Présentée par Agathe Lecaron, La Maison des Maternelles est le rendez-vous quotidien consacré à la parentalité et petite enfance. Dans ce magazine, l’animatrice et les spécialistes qui l’entourent ont pour ambition de répondre aux interrogations des jeunes parents, proposant ainsi une émission de service. En toute liberté, de façon positive et décomplexée !
- H.Loussaief: Merci d'être là.
Autrice, illustratrice...
En général, on a un auteur et un illustrateur.
Là, tout en un.
- A.Lecaron: Notre invitée...
- J.Fauveau: Je suis venue accompagnée.
- H.Loussaief: Vous êtes enceinte de votre 2e enfant.
C'est votre découverte de la daronnie.
Pour ceux qui nous regardent, c'est la parentalité.
- J.Fauveau: C'est l'arrivée du côté obscur de la force.
- H.Loussaief: Cette découverte vous a donné l'envie
d'écrire ce bouquin?
- J.Fauveau: Tout à fait.
Quand je suis tombée enceinte, j'ai passé pas mal de temps
à la Fnac à la recherche d'un bouquin drôle qui me fasse
comprendre où je mettais
les pieds, qui me ressemble, qui ne me fasse pas
me sentir mauvaise mère avant de l'être.
Je n'en ai pas trouvé.
Du coup, j'ai décidé de l'écrire.
J'ai pris des notes au fur et à mesure de ma grossesse
pour que ce soit rigolo et déculpabilisant.
- H.Loussaief: L'objectif, ce n'est pas de faire
un énième guide technique.
Il y en a déjà.
- J.Fauveau: Il y en a beaucoup.
Là, c'est pour rigoler et se détendre.
- H.Loussaief: Vous utilisez beaucoup l'humour.
J'aimerais parler du mode toc-toc.
- J.Fauveau: C'est quand on décide qu'on a envie d'un enfant.
Juste avant, tout le monde nous rappelle qu'il y a
une horloge biologique qui tourne.
Après, on se dit qu'on va enclencher le projet bébé,
mais sans se prendre la tête, de manière détendue.
Pour moi, c'était le cas.
Impossible de le faire à la légère.
Tout de suite, c'était le stress,
le rétroplanning, caler les rendez-vous avec mon copain
pour les parties de jambes en l'air.
Il fallait que ça se fasse tout de suite.
- H.Loussaief: Qui vous a mis cette pression?
- J.Fauveau: Toute seule.
Au bout d'un mois, je me demandais pourquoi je n'étais pas enceinte.
- A.Lecaron: J'ai voulu faire un test d'ovulation
au bout d'un mois.
- J.Fauveau: En fait, ça prend parfois un peu de temps.
- H.Loussaief: Vous utilisez l'humour.
C'est pour déculpabiliser les femmes?
- J.Fauveau: Oui, pour faire rire.
On n'est pas à la seconde.
Il y a le temps.
- H.Loussaief: Page 19, vous parlez de l'annonce de la grossesse
à vos parents.
Vous dites: "J'aurais bien aimé, moi aussi,
faire une annonce magnifique
comme dans les séries américaines."
Ca n'a pas été votre cas?
- J.Fauveau: J'avais trop hâte de le dire.
J'étais avec le bâton de pipi en sortant des toilettes.
Ce n'était pas très romancé.
Je n'avais pas commandé le super truc.
C'était plus le bâton.
- H.Loussaief: Comment vous l'avez annoncé, vous?
- A.Lecaron: La première...
Si, je me souviens...
Après, il m'a engueulée parce que j'avais mal accroché
le tableau.
La 2e, c'est mon petit garçon de 18 mois qui lui a apporté
un papier "bon pour une petite soeur".
Bon, c'est un garçon!
- H.Loussaief: Vous développez aussi le concept de "mommy brain".
C'est la charge mentale?
- J.Fauveau: C'est un mal dont je souffre actuellement.
A partir du moment où vous tombez enceinte,
votre cerveau se réorganise.
Quand le bébé arrive, vous aurez besoin plus
du côté intuitif et empathique pour comprendre le bébé
et moins du côté rationnel.
Le côté rationnel, c'est-à-dire prendre le bon côté du métro,
ne pas perdre sa carte bleue ou ses clés,
il prend moins de place et vous oubliez plus de choses.
- M.Perarnau: J'avais laissé le chien dehors.
Le pharmacien m'a appelée.
J'avais rentré tous les gosses, mais le chien, je ne sais pas...
- H.Loussaief: J'ai l'impression que le "mommy brain",
c'est un truc de femme qui a une trop grosse
charge mentale dans la vie de tous les jours.
J'ai l'impression que la charge mentale
est tellement grande...
- J.Fauveau: On peut l'associer.
- H.Loussaief: En tant que coparent, on devrait peut-être
récupérer un peu de charge mentale.
Ne me jugez pas, Agathe!
- A.Lecaron: Je vous juge.
- H.Loussaief: Vous parlez du congé maternité et vous mettez
le mot "congé" entre guillemets.
- J.Fauveau: Ce n'est pas vraiment un congé.
Si on arrive à se doucher avant 15h et à petit-déjeuner,
c'est une bonne journée.
- H.Loussaief: C'est un congé exceptionnel.
Quelle est la place du papa et du coparent dans votre livre?
- J.Fauveau: Beaucoup.
Le bébé, on le fait à 2.
Il s'est impliqué dès le début de la grossesse.
Je voulais que le coparent puisse se retrouver dans ce livre
et puisse avoir les meilleurs outils
pour accompagner sa compagne pendant la grossesse.
Je lui explique tout ce qui se passe
pendant la grossesse, qu'il puisse capter, les nausées...
- H.Loussaief: Pour le 2e enfant, il comprend un peu mieux?
- J.Fauveau: Il sait un peu ce qui l'attend...
Non, on pense savoir, mais je pense que c'est un peu le tsunami.
- H.Loussaief: On ne veut pas faire peur aux futures mamans
qui nous regardent, mais j'aimerais aller
à la page 122.
Pour moi, c'est une vérité absolue.
Ca décrit le jeune daron.
Voilà ce qu'il est.
Il a une tâche de vomi sur le pull.
C'est comme ça que vous voyez le jeune parent?
- J.Fauveau: Aujourd'hui, je suis maquillée et coiffée
pour l'émission, mais en général, je ressemble plus à ça.
Si on n'a pas une tâche de vomi ou de compote sur le t-shirt,
ce n'était pas une bonne journée.
- A.Lecaron: Très, très suspect.
- J.Fauveau: "Bienvenue en daronnie", c'est très drôle.
J'ai pris énormément de plaisir à le lire.
Avec ma compagne, on s'est amusées à se dire "tu te rappelles,
tu étais comme ça".
Merci de m'avoir invitée.
Quand j'avais le bébé de 3 mois, c'est vous que je regardais
à 3h du matin.
Je regardais votre replay.
- A.Lecaron: Merci.
Je conseille d'acheter ça enceinte.
Au travers de l'humour, ça permet de vous attendre
à ce qui vous attend.
Oui, Agathe!
25 ans de métier et je n'arrive toujours pas
à faire une phrase alors qu'on est dans le 2e volet de l'émission.