🗞️ Les actus d’Houssem Loussaïef ❤️ En couple, il faut cultiver le désir 🧑🧑🧒 Une technicienne au service des jeunes parents 🤔 Comment éduquer les enfants aux émotions ? 👯♀️ Quand les collégiens racontent l’amitié
Présentée par Agathe Lecaron, La Maison des Maternelles est le rendez-vous quotidien consacré à la parentalité et petite enfance. Dans ce magazine, l’animatrice et les spécialistes qui l’entourent ont pour ambition de répondre aux interrogations des jeunes parents, proposant ainsi une émission de service. En toute liberté, de façon positive et décomplexée !
Cette musique nous rend fou. Et alors celle-là, le Sky Daddy Mushroom, t'en écoutes ?
Je connais pas. Ah si, trop bien. Bonjour à tous. Bienvenue dans la maison des maternelles.
On va faire ça maintenant. Tous les matins, on va adapter le bonjour.
Parce que parfois ça sera un bonjour heavy metal, parfois un bonjour un peu jazzy.
J'espère que vous allez bien. On est très heureux, comme vous le voyez, de vous accueillir chaque matin sur France 2 dans la maison des maternelles.
Ça, ça n'a pas changé. On est très heureux aussi d'accueillir les personnes qui viennent nous raconter leur histoire.
Et c'est Cécile aujourd'hui qui est sur le canapé de la maison des maternelles et qui vient nous parler de sa fille.
Sa fille, entre l'âge de 4 et 6 ans, a arrêté de grandir. Alors, pourquoi ? Elle va nous expliquer tout ça.
Qu'est-ce qu'elle a mis en place ? Elle va tout nous raconter. Ce sera dans quelques instants. Yasmine Ouglisse.
Oui. J'ai pas envie de parler de ce que je vais faire parce qu'en fait, c'est bientôt Noël. Ah, et alors ?
Alors, je vous ai fait un cadeau. Ah, ouais. Qu'est-ce que c'est ? Vous êtes prêtes ?
Oh là là, je suis sûre que c'est magnifique. Est-ce que je l'ai fait moi-même ? Vous l'avez fait vous-même ?
Oh, c'est sublime. Ah bah écoutez, attendez. Je me suis dit qu'une sculpture... Ah, voilà.
Et en plus, c'est comme les œufs de Pâques, il y a des trucs à l'intérieur. Ah oui, sauf que c'est le bout cassé.
Sauf que c'est le bout cassé qui était... Oh, merci, c'est magnifique.
Ça vous plaît ? Oui.
Ça vous représente qui ?
C'est mon mari. Ouais, c'est vachement ressemblant. Il a l'air fâché, fâché, dis donc.
Merci, Yasmine.
Avec plaisir.
Je suis extrêmement touchée. Donc, vous ne parlerez pas de ce que vous faites dans la deuxième émission ?
On adore aller voir, prendre la température dans les collèges. Aujourd'hui, on va parler d'un thème qui leur parle tout particulièrement.
C'est l'amitié.
D'accord.
Les copains.
Oui, les copains.
Marie-Père Arnaud qui a emprunté le traîneau du Père Noël pour venir de sa montagne.
Il est bien sympathique de me l'avoir traité.
Oui, c'est vrai, il est sympa.
Oui, il est sympa.
Vous avez visité la cave et tout ?
Oui, oui, on a pris quelques meules en passage.
Oui, c'est bien.
Et les elfes sont au taquet ?
Au taquet, au taquet.
Très bien. Les lutins, pas les elfes, c'est pareil ?
Oui, c'est pareil.
Aujourd'hui, on va parler des émotions. Est-ce que c'est important d'éduquer nos enfants aux émotions ? Si oui, pourquoi ? On en parle énormément.
Est-ce que ça a vraiment du sens de connaître nos émotions ?
Moi, je pense que oui.
Ça peut aider dans la vie ?
Ça peut aider.
On en parle dans la deuxième émission.
Vous avez un invité ?
Oui, un invité.
C'est Pierre Dubol, psychologue clinicien, qui va venir nous parler du livre « Le petit traité du désir » et comment la communication, par exemple, peut permettre d'augmenter le désir.
Quelles sont aussi les valeurs qu'il faut transmettre avant de transmettre le désir, avant d'apprendre le désir.
Avec Pierre Dubol, on va se régaler, on va apprendre beaucoup, beaucoup de choses.
Je n'ai jamais remarqué ce petit mouvement de rame.
Non, mais j'essaie d'entraîner les gens avec moi.
Oui, mais ça marche.
Ils sont tous là pour regarder les actus douces.
C'est quoi le mot cette fois-ci ?
Mousse ?
Douce, douce.
Pousse, pousse.
Pousse, mousse, c'est les actus douces.
On va se pousser.
On démarre avec une interdiction qui devrait se généraliser.
C'est l'actu scolaire.
Nombreux sont les établissements à interdire les téléphones portables.
Cette fois-ci, on en sait un peu plus sur les intentions du gouvernement.
Alexandre Portier, ministre délégué chargé de la réussite scolaire, aimerait généraliser le dispositif appelé « pause numérique ».
Vous en avez déjà entendu parler, Marie ?
Bien sûr.
Bien évidemment, le ministre parle d'urgence nationale.
Il affirme que tous ceux qui ont testé cette fameuse pause numérique ont de bons retours.
On parle là de 180 collèges.
L'idée est donc de généraliser l'interdiction des téléphones portables en école élémentaire.
En école élémentaire et en collège d'ici septembre 2025,
Nicole Belloubet, ancienne ministre de l'Éducation nationale, avait imaginé une généralisation,
elle, dès le mois de janvier, dans quelques semaines.
Les téléphones portables, c'est out et c'est dans des boîtes à partir de septembre 2025.
Pour Marie, ça fait bien longtemps que c'est comme ça, même chez elle.
Même chez vous ?
Oui, je n'ai plus de téléphone, ils sont dans la boîte.
On enchaîne avec une start-up qui veut changer l'humanité.
C'est l'actu futuriste.
Oui, Marie.
Petit jingle.
Ça fait très futuriste.
Oui, mais oui.
Et si notre monde, Marie, n'était peuplé que de petits génies ?
Ça vous embêterait, vous, je pense, non ?
En tout cas, dans la maison des maternelles, il n'y a que des génies.
C'est vrai.
Une start-up américaine propose de sélectionner l'embryon pour garantir un QI élevé à son futur enfant.
Ah ben, c'est encore autre chose.
Techniquement, cela passerait par une analyse d'embryon et une fécondation in vitro.
Vous imaginez bien que les pratiques de cette start-up sont très contestées
et créent de la réticence au point de vue de l'éthique.
Mais l'entreprise se défend et va même plus loin dans ses intentions, dans le tri des embryons.
Elle affirme pouvoir dégager un QI élevé d'au moins 6 points,
mais aussi d'éviter certaines maladies ou encore éviter l'obésité de l'enfant.
Chacun se fera son avis en termes d'éthique.
Cinq couples ont déjà donné leur accord pour tester ce dispositif contre la somme de 50 000 euros.
Il faut quand même payer 50 000 euros si on veut un enfant un peu plus intelligent.
Terminons avec une petite mignonnerie, c'est l'actu Petit Mouchoir.
Servez-vous, les mouchoirs sont là, allez-y.
On va écouter l'histoire de Paul qui a retrouvé sa soeur jumelle Claudine
81 ans après avoir été séparée à la naissance.
La magie de Noël a opéré en Seine-Maritime.
Paul et Claudine sont nés le 16 avril 1943, sont nés sous X.
Paul a tout de suite appris par le biais de ses parents adoptifs qu'il avait une soeur jumelle.
Il a décidé de la chercher tout au long de sa vie.
Il a eu du mal, il a galéré même, il faut dire les termes.
Les archives des berceaux de Rouen n'étaient pas disponibles
puisque le bâtiment a brûlé, il est dans un désarroi total.
Sa fille Laura décide de lancer un appel sur Facebook,
sur une page appelée « Une bouteille à la mer, perdu de vue, je te recherche ».
Elle envoie un message, elle raconte l'histoire de son père.
Une semaine plus tard, une spécialiste de généalogie vient à son secours
et lui dit « J'ai peut-être une piste ».
Quelques jours après, elle parle avec la fille de sa tante qu'elle ne connaît pas au téléphone.
Et 81 ans après la séparation, vous les voyez à l'image,
Claudine et Paul se sont retrouvés entre larmes et émotions.
Les deux ne vivaient qu'à 70 km l'un de l'autre alors qu'ils ne se sont pas vus pendant 81 ans.
Ils se sont promis de ne plus jamais se séparer.
Ils se sont tout de suite reconnus.
C'est trop mignon.
Merci.
Peut-être que vous avez un frère jumeau quelque part ?
Non, mais les frères et sœurs c'est possible caché.
Salut papa, bisous.
Merci beaucoup.
Très content votre papa.
Il n'est pas au courant non plus je pense.
Merci beaucoup Sam.
C'était vraiment la magie de Noël.
Et on va rejoindre maintenant Cécile qui va nous raconter son histoire « Les yeux dans les yeux ».
Une histoire absolument hallucinante qui pourrait peut-être vous ouvrir des horizons si vous viviez la même chose.
Alors si vous nous regardez, c'est que vous êtes peut-être voire sûrement parent.
Et quand vous allez chez le pédiatre, qu'est-ce qu'on regarde en premier ?
C'est la courbe de croissance.
Dans le carnet de santé, on regarde poids, taille confondue.
Et il y a un calcul savant qui nous permet de savoir si la croissance de notre enfant va bien.
Bonjour Cécile.
Bonjour.
Vous êtes la maman d'Iris qui a 8 ans et de Gaïa qui a 4 ans.
C'est précisément en observant la courbe de taille de votre fille aînée que vous avez compris qu'il y avait un problème.
C'est-à-dire qu'Iris ne grandissait plus du tout.
Merci de venir partager ce parcours avec nous.
Parce que je le disais tout à l'heure, votre témoignage peut peut-être aider les personnes qui nous regardent et qui vivent la même chose.
Tout d'abord, est-ce qu'il y a dans votre famille des antécédents d'hommes ou de femmes qui sont beaucoup plus petits que la moyenne ?
Alors de mon côté, pas vraiment.
Je suis pile dans la moyenne.
Du côté de ma famille, globalement, les personnes sont aussi dans la moyenne.
J'ai une tante qui est un peu petite.
En revanche, du côté de mon mari, c'est vrai que lui est plus petit.
Il fait 1m60, ce qui est petit pour un homme.
Et sa famille est également petite.
Alors il est mexicain, donc c'est un contexte géographique et génétique différent.
Oui, les Mexicains, dans l'ensemble, sont plus petits que la moyenne.
Oui, ça peut arriver effectivement.
Donc on sait que de ce côté-là, ils sont plus petits.
Donc ça ne vous inquiétait pas d'avoir un petit modèle ?
En revanche, à quel moment est-ce que vous vous êtes dit que là, il y a quelque chose qui ne va pas ?
En gros, moi, depuis le départ, je me suis dit que les chiens ne font pas des chats.
Donc effectivement, on aura des enfants petits.
En revanche, dès la fin de la grossesse, le gynéco nous alerte.
Parce qu'à l'écho du troisième trimestre, on prend un certain nombre de mesures.
Notamment, on mesure le fémur.
Et là, il nous dit que le fémur d'Iris est vraiment petit.
Même si celui de mon mari est aussi petit.
Donc il commence à surveiller.
Il fait plusieurs échos rapprochés.
Et on continue à suivre.
A la naissance, Iris naît avec un mois d'avance.
Mais globalement, ça va.
Elle faisait combien quand elle naît ?
Elle faisait 46 centimètres avec un mois d'avance.
Ça va.
Après, je me suis demandé si elle avait été bien mesurée.
Mais en tout cas, ça allait.
Et ensuite, en gros, les premières années ont été compliquées.
Parce qu'Iris mangeait très mal.
Elle vomissait beaucoup.
Elle avait du reflux.
Donc du coup, on surveillait de très près à la fois sa croissance et son poids.
Mais bon an, mal an, elle grandissait.
Elle prenait du poids.
Donc elle n'était pas très grande.
Mais ça allait.
Et en revanche, vers 5 ans, je me suis dit que l'écart avec ses copines commençait à se creuser.
Et donc là, je l'ai mesurée à la maison, sur le mur.
Et je me suis dit, oh là là, elle a pris à peine 2 centimètres en un an.
C'est combien normalement ?
C'est plutôt 6 centimètres à cet âge-là.
Je me suis dit, là, il y a un problème.
Et puis je voyais bien qu'elle avait cassé complètement.
Donc là, vous avez consulté, j'imagine, à ce moment-là ?
Oui, c'est ça.
Alors là, la première étape, c'est quand même d'aller voir la pédiatre.
Qui dit, oui, effectivement, ce n'est pas génial.
Elle aussi me dit, bon, peut-être qu'elle ne mange pas assez.
Donc le premier réflexe, c'est de se dire, il faut qu'elle ne mange plus.
Elle donne des compléments.
Mais on voit que ça ne suffit pas.
Il risque aussi qu'elle ne grandisse pas.
Et donc l'étape suivante, ça va être de faire un bilan à l'hôpital.
Un bilan très complet.
Où on va à la fois voir si l'enfant s'écrète bien l'hormone de croissance.
Donc ça dure assez longtemps.
On va faire des radios pour voir aussi l'âge osseux de l'enfant.
Alors on va en parler.
Parce que c'est vrai que vous avez dû, et c'est bien grâce à vous.
On va le voir.
Que vous avez pu aller au bout du processus avant de poursuivre votre récit.
On a demandé au docteur Anne-Sophie Lambert,
qui est pédiatre au service d'endocrinologie et diabète de l'enfant à l'hôpital Bicêtre.
À quel moment est-ce qu'il faut s'inquiéter de la taille de son enfant ?
Et dans quel cas est-ce qu'il faut consulter un spécialiste ?
Tout enfant doit avoir une courbe de croissance qui est bien réalisée dans le carnet de santé.
C'est vraiment très important que les enfants soient mesurés au moins une fois par an.
Chez le pédiatre ou chez le médecin traitant.
Ce qui facilite le diagnostic.
On parlera de retard de croissance.
Soit quand un enfant grandit en dessous des normes des courbes de croissance.
Donc on parle de moins de dérivation standard.
Soit quand un enfant grandissait régulièrement, puis petit à petit s'éloigne de sa courbe initiale.
Ou bien quand un enfant est à distance des courbes familiales.
Et c'est là finalement le plus difficile.
Puisque l'enfant peut se trouver dans des courbes normales, mais à distance de sa génétique.
Et c'est ça qui est un petit peu pernicieux dans votre histoire.
C'est que vous, elle n'était pas vraiment à distance des courbes puisque vous êtes plutôt petit.
Mais en revanche, il y avait quand même des choses qui vous interpellaient.
Et il faut toujours faire confiance à une mère.
Est-ce qu'à 5 ans, elle avait conscience, Iris, qu'elle était petite pour son âge ?
Est-ce que c'était quelque chose qui était source de complexe pour elle ou pas ?
Alors ça commençait, c'est vrai que 5 ans c'est encore petit.
Là on voit la photo, mais c'est assez flagrant.
Là elle est avec des copines du même âge et elle fait une tête de moins.
Donc nous effectivement, on s'en rendait complètement compte.
C'était assez compliqué, c'était douloureux pour nous.
Je ne changeais jamais ses vêtements.
Vous étiez la seule maman qui ne changeait pas les vêtements quand il s'abîmait.
Vous avez fait des économies, c'est bien.
Elle commençait à s'en rendre compte.
Notamment quand elle voyait des adultes ou des enfants qu'elle ne connaissait pas.
Et qui lui disaient, non mais ce n'est pas possible.
Tu n'es pas en grande section, tu n'es pas en CP.
Tu es en petite section, tu es trop petite.
C'était hyper vexant pour elle, c'est clair.
Surtout à cet âge-là où on n'a qu'une seule envie, c'est de ressembler à nos congénères.
Alors vous décidez, je le disais tout à l'heure, de prendre le problème à bras le corps.
D'entamer ce fameux parcours médical.
Par quoi est-ce que vous commencez alors ?
Donc à nouveau, on est allé voir la pédiatre.
Ensuite on a fait ce bilan à l'hôpital.
Donc bilan sanguin, radio.
Et puis on fait aussi une IRM pour vérifier qu'il n'y a pas un problème du côté...
C'est lourd quand même.
Oui, c'est très lourd.
Alors c'est quasiment une journée d'hospitalisation.
Et franchement c'est très très difficile.
Pour Iris ça a été dur parce que pendant trois heures, c'est des prélèvements sanguins très réguliers.
Pour vérifier la sécrétion d'hormones de croissance.
Donc elle, elle l'a mal vécu.
Je sais que d'autres enfants l'ont mieux vécu.
Parce qu'elle est carrément hospitalisée pour faire ça, c'est ça.
C'est une hospitalisation de jour.
Et comment elle a vécu ça ?
C'était très dur.
Les prélèvements, elle est agent.
Elle était très faible.
J'ai même carrément demandé à arrêter au bout d'un moment.
Parce qu'il y avait déjà eu trois heures de prélèvements.
Et je voyais qu'elle n'était pas bien.
Donc j'ai arrêté.
Mais à nouveau elle, elle l'a très mal vécu.
Je sais que d'autres enfants le vivent un peu mieux quand même.
Oui, ça dépend aussi sur qui on tombe.
Il y a beaucoup de paramètres qui comptent.
Qu'est-ce que disent les premiers résultats alors ?
Le jour J, c'est un peu la douche froide.
Parce qu'en fait, les médecins nous disent qu'elle n'a pas de déficit en hormone de croissance.
C'est un des cas de figure évoqué par le docteur Lambert.
Mais finalement, ils n'envisagent pas les autres cas de figure.
Ils disent qu'elle n'a pas de déficit de hormone de croissance.
Il n'y a pas de problème.
Le souci vient d'ailleurs.
Et ils nous disent, un peu comme notre pédiatre,
c'est parce qu'elle ne mange pas assez.
Et en fait, on nous dit qu'elle ne mange pas assez.
Donc elle ne grandit pas assez.
On nous envoie vers un gastro-entérologue de l'hôpital
qui est censé justement l'aider à manger plus pour grandir plus.
Alors que moi, je sais que ce n'est pas le problème.
Vous savez bien que ça n'a rien à voir avec ça.
Donc j'imagine que vous vous sentez bien démunie.
Mais vous prenez le problème à bras le corps.
Vous ne baissez pas les bras.
Non, je n'ai pas lâché l'affaire.
Et c'est là que j'ai découvert un groupe Facebook génial
en fait de mamans, d'enfants qui ont des problèmes de croissance.
Et donc ça m'a permis justement de bien comprendre
les différents cas où il peut y avoir un souci de croissance
et ce qu'on peut faire.
Et je me rends compte que oui, il y a un problème avec ma fille,
que ce n'est pas normal qu'elle ait cassé sa courbe de croissance comme ça.
Et en fait, en posant des questions,
on me recommande une endocrinologue fantastique.
Et donc je prends rendez-vous avec elle
pour avoir un deuxième avis d'une spécialiste du sujet.
Est-ce que vous pouvez nous donner le nom du groupe Facebook ?
On ne sait jamais, ça pourrait peut-être aider des personnes qui nous regardent.
Avec plaisir.
Ça s'appelle Traitement par Hormones de Croissance.
Et donc c'est vraiment un groupe génial pour avoir des conseils
et bien comprendre les différents cas de figure évoqués par le docteur Lambert.
Et puis surtout, moi ça m'a permis d'anticiper sur le traitement
et de comprendre concrètement comment on allait répondre à ce problème.
Alors on va en parler de ce fameux traitement,
parce que c'est ce que vous a proposé l'endocrinologue en question tout de suite,
qu'elle a commencé, Iris, quelques mois plus tard.
Elle avait à peine 6 ans.
Comment est-ce que vous avez décidé de faire ce traitement ?
Ce n'est pas anodin, évidemment.
On sait très bien que donner un traitement à son enfant, quel qu'il soit,
c'est quand même un sujet.
Qu'est-ce qui vous a poussé à franchir le pas ?
Moi franchement, je n'ai pas hésité.
Parce que si on reprend les courbes de croissance,
ce qui est intéressant, c'est aussi de prolonger la courbe.
De se dire, mon enfant, il est là.
S'il continue comme ça, quelle taille il fera à l'âge adulte ?
C'est la partie droite de la courbe qu'on ne garde pas souvent.
Et moi, si je prolongeais, Iris à l'âge adulte, elle ferait 1m45.
Et je me suis dit, ce n'est pas possible.
C'est à la limite du handicap.
Dans une société où les gens sont de plus en plus grands,
je ne voulais pas qu'elle fasse cette taille-là.
Donc pour moi, le traitement, c'était une évidence.
C'était lourd, mais il fallait y aller.
Après, il fallait convaincre Iris et son papa.
Iris, elle était consciente du problème,
mais quand je lui ai dit, la première fois,
on va te faire des piqûres tous les jours,
elle pensait que c'était une blague.
Elle a rigolé.
Elle m'a dit, non, je ne vais pas faire ça.
Et son papa était aussi un petit peu inquiet des effets secondaires.
Donc il a fallu rassurer tout le monde.
Et là aussi, l'endocrinologue a bien joué son rôle.
Et puis, on a dit, on y va.
Oui, c'est vrai qu'on se dit quand même,
on a cette responsabilité-là.
Votre petite-fille, si quant à l'âge adulte,
elle a 1m45 et qu'elle sait que vous auriez pu faire quelque chose,
ça peut être compliqué aussi.
Elle aurait pu vous le reprocher.
On a voulu savoir quels étaient les effets secondaires
de ce traitement, de ces hormones de croissance.
Réponse du docteur Anne-Sophie Lambert,
endocrinologue et spécialiste du diabète de l'enfant,
à l'hôpital Bicep.
Le traitement par hormones de croissance,
comme tout traitement,
comporte un bénéfice certain
et des effets secondaires minimes que l'on connaît.
C'est une hormone de synthèse.
Il n'y a donc aucun risque de maladie de Crossfeldt-Jakob.
Il n'existe également aucun risque de surmortalité ou de cancer.
Les effets secondaires sont minimes et on serait bien les gérer,
comme des maux de tête à l'initiation du traitement,
l'éventuelle aggravation d'une scoliose,
mais qui n'est pas en rapport avec l'hormone de croissance,
juste avec l'accélération de la vitesse de croissance
et éventuellement, comme toute injection,
des douleurs au site d'injection.
Alors, comment est-ce que ça s'est passé pour Iris ?
Parce que quand elle a dit « Ah ben non, pas une piqure par jour ! »
finalement, comme c'est contraignant,
est-ce que ça s'est bien passé ?
Est-ce que ça se passe bien ?
C'était difficile au début.
Ça a été difficile pendant longtemps.
Donc, concrètement, il faut faire des piqures six jours par semaine.
Et donc, il y a un petit boîtier, on appuie sur le bouton
et pendant plusieurs secondes, il y a l'injection d'hormone.
Et au début, oui, pour Iris, c'était très compliqué.
Elle avait mal.
C'est une petite fille qui est hypersensible.
Donc voilà, elle sentait la douleur et puis elle ne voulait pas le faire.
Franchement, ce n'est pas la même chose de dire « Je suis trop petite »
et tous les jours de devoir faire cette piqure.
Elle trouvait ça très injuste.
C'est vrai que grandir, normalement, c'est la chose la plus naturelle pour un enfant.
Et elle disait « Mais pourquoi moi ? J'ai besoin de faire ça pour grandir. »
Donc ça a été, franchement, assez difficile pendant longtemps.
Et là, ça va un peu mieux.
On est à deux ans de piqure, ça va un peu mieux.
Notamment parce que sa petite sœur, on va en reparler, je crois,
commence les piqures.
Donc là, elle se dit « Bon, ça reste injuste, mais au moins, on est deux dans le même bateau. »
Est-ce que Gaïa a la même chose que sa grande sœur ?
Alors, Gaïa, elle n'a pas exactement la même chose.
On peut peut-être en parler, oui.
Donc, elle a quatre ans et elle, c'était différent.
C'est l'autre cas de figure envisagé par le Dr Lambert.
C'est que dès la naissance, on nous a alerté sur le fait qu'elle était vraiment tout en bas des courbes.
Et donc, elle était vraiment trop petite.
Et donc là, dans ces cas-là, on suit la croissance de l'enfant.
Et on attend jusqu'à ses quatre ans pour voir s'il rattrape,
et s'il remonte un petit peu dans les courbes.
Et donc, elle n'est pas remontée.
Donc là, on était très bien suivis.
Et on savait que dès qu'elle atteignait ses quatre ans,
on pourrait déclencher le traitement, comme pour Iris.
Alors, on ne sait pas toujours très bien,
mais ces traitements à base d'hormones de croissance,
ils demandent une logistique vraiment très lourde pour toute la famille.
Ce n'est pas que pour la petite Iris.
C'est aussi pour les parents.
Oui, donc les piqûres, c'est six jours par semaine.
On a le droit à un jour off.
Donc nous, c'est le samedi parce que ça coupe un petit peu pendant le week-end.
Le traitement doit être gardé au frais.
Donc ça, c'est une contrainte.
Mais il faut le sortir un peu avant la piqûre pour ne pas que ce soit trop froid.
Et puis, c'est vrai que tous les mois, il faut aller chercher le traitement.
Tous les trois mois, on a rendez-vous à l'hôpital pour vérifier que tout se passe bien.
Il y a des bilans sanguins réguliers.
Et puis, ça veut dire que pendant les vacances, il faut emmener.
Maintenant, on a deux appareils à emmener.
Et puis, c'est toute une logistique.
Mais bon, franchement, nous, on l'a intégré dans le quotidien.
Ça se passe bien.
C'est le rituel du soir.
On mange, on fait la piqûre.
Il n'y a aucun regret ?
Non.
Franchement, non.
Moi, je montre les courbes de croissance de mes filles à tout le monde.
Je suis hyper fière d'elles.
Alors racontez justement, qu'est-ce que ça a changé pour Iris ?
Tout à coup, elle s'est mise à grandir.
Les résultats se sont vus tout de suite ?
Franchement, on appelle ça les piqûres magiques.
Alors, ça dépend des enfants.
Donc, Iris, ça fait deux ans qu'elle fait le traitement.
Elle a pris plus de 20 centimètres.
Donc, elle a pris quasiment un centimètre par mois.
Donc là, elle était descendue dans les couloirs de croissance,
comme l'a expliqué le docteur Lambert, quasiment au troisième.
Elle est remontée.
Elle est même en train de dépasser son couloir naturel.
Donc, peut-être qu'elle sera dans la moyenne.
Voilà.
Et donc, c'est vrai que c'est assez fulgurant.
Donc, nous, on le voit.
Elle, elle le voit.
Chez nous, quand on fait les petits traits sur le mur,
ça a vraiment un sens particulier.
Parce qu'elle voit à vue d'œil, en fait, leur progrès,
comment elles grandissent.
C'est hyper motivant pour elle.
Et puis, elle voit, bien sûr, qu'elle rattrape
par rapport aux autres enfants.
Donc, ça, c'est très puissant.
Oui, c'est génial pour elle, quand même.
Ça concrétise, quand même.
Ça justifie la piqûre tous les jours.
Et pour Gaïa aussi, parce que quatre ans, c'est petit.
C'est petit, mais à nouveau, en fait,
elle, elle a toujours vu sa sœur faire les piqûres.
Donc, pour elle, c'est intégré dans le quotidien.
Et elle le vit assez bien, franchement.
Elle s'est moins posée de questions aussi, je crois.
L'avantage aussi, quand ils sont plus petits,
c'est que justement, ils se posent moins de questions.
Ils y vont.
Ça fait mal.
Mais de toute façon, il n'y a pas le choix pour le faire.
Merci beaucoup, Cécile, d'être venue nous parler
de vos deux petites merveilles ce matin
dans la maison des maternelles.
Parce que cette émission, elle sert à ça aussi.
C'est tout à coup, quand on est un peu
dans des déserts médicaux.
Vous auriez pu vous arrêter là.
Vous auriez pu vous arrêter à,
il faut la faire manger un peu mieux
parce qu'elle ne mange pas assez.
Ce qui est évidemment totalement incongru.
Et vous avez bien senti que ce n'était pas le cas.
Et donc voilà, ça va permettre d'ouvrir peut-être
des portes diagnostiques à des parents qui nous regardent.
Merci encore.
Ce n'est pas fini.
Dans un instant, on se retrouve pour la maison des maternelles
à votre service.
Vous allez retrouver Marie-Père Arnaud,
qui est là, qui va nous aider à éduquer nos enfants
sur les émotions qui parfois débordent.
Encore un gros sujet aussi, ça peut vous intéresser.
Les petits collégiens se sont confiés à Yasmine
et Oussem parle avec son invité
de désirs et de libido dans le couple.
A tout de suite.
Les maternelles à votre service.
Au garda, comme tous les jours.
Oui, merci Oussem.
Oui, du dos Marie.
Un petit relâchement.
Un petit relâchement, j'ai l'impression.
Marie, on va les aider, nos enfants,
à reconnaître leurs émotions et à les canaliser surtout.
Oui, on va apprendre déjà pourquoi c'est important
d'éduquer aux émotions.
Ce sont des choses qu'on ne faisait pas, nous, enfants.
Personne n'a jamais éduqué aux émotions.
Et on se rend compte que ça donne des adultes
un peu plus épanouis quand on sait reconnaître
et gérer ses émotions.
Yasmine, vous êtes allée voir les collégiens ?
Oui, j'adore.
Vous savez, quand j'ai un peu de temps.
Comme je n'en ai pas assez chez moi, des enfants,
je vais dans des collèges.
Donc, les ados,
est-ce que ce ne serait pas l'âge, l'adolescence
ou vraiment l'amitié ?
Il n'y a que ça qui compte.
C'est vrai.
Mais à l'âge adulte aussi, je trouve.
Mais enfin, on a moins le temps.
Moi, je l'apprends.
On t'aime, votre invité.
On va parler de désirs
avec un psychologue clinicien.
Qu'est-ce que ça veut dire, le désir ?
Quels sont les types de désirs ?
Et surtout, comment faire en sorte
que ce désir soit toujours présent dans un couple ?
Et même aussi, quand on veut éduquer nos enfants au désir.
Il s'appelle Pierre Dubol.
Il sort un livre.
Il est juste devant la maison des maternelles.
Pierre, bonjour.
Bienvenue dans la maison des maternelles.
On est très heureux de vous recevoir.
Je le disais, vous êtes psychologue clinicien,
spécialisé dans les thérapies cognitives,
comportementales et émotionnelles.
Vous sortez ce livre-là
en compagnie de Laura Strombonicuzzi,
qui est une illustratrice.
Petit traité du désir,
sexe, communication et bienveillance.
Vous y parlez de plaisir, de communication,
à travers des questions récurrentes
qui vous sont faites
dans vos consultations dans la vie de tous les jours.
Moi, je voulais savoir,
c'est quoi le but premier de ce livre-là ?
C'est un guide ?
C'est un guide qui peut être
principalement pour les personnes concernées,
mais ça peut aussi servir
pour les professionnels qui accompagnent dans ces questions-là.
L'idée, c'est d'avoir à la fois
de la théorie pour pouvoir comprendre
pourquoi nos désirs sont de telle façon ou d'une autre façon,
pourquoi il y a eu aussi des problématiques dans le désir,
et après, à chaque fois,
il y a une proposition d'exercice
applicable, pratique aux pratiques.
Vous invitez à ce que ce livre soit
un livre de prévention ?
C'est un livre de prévention dans le sens où,
dès l'instant où on va parler de ces sujets,
on va pouvoir parler de toute la palette
qui existe en termes de désirs des différentes personnes.
Et donc, forcément, au passage,
on respecte aussi les différentes identités.
Donc oui, c'est de la prévention
sur le consentement, tout ça.
Vous ouvrez une réflexion sur la lecture
qu'on a de notre propre désir ou le désir
de notre partenaire. Quelle est la clé,
selon vous, pour qu'on ait une meilleure lecture
de ce désir-là ?
Évidemment, c'est la communication. Ça, c'est la base.
Alors, on dit tout le temps que la communication, c'est la clé,
mais on ne sait pas comment communiquer.
Très souvent, en fait, c'est pour ça qu'il y a plein d'exercices,
c'est qu'il y a des choses auxquelles
on penserait avec des amis,
on penserait avec des voisins, peut-être au travail,
mais on ne pense jamais le faire dans le couple,
parce qu'il y a beaucoup d'implicites dans le couple,
notamment, par exemple, si je parle du phénomène
de fidélité, dans certains couples,
ça va être certaines choses, dans d'autres, d'autres choses.
Dans le désir, c'est pareil. Il faut tout redéfinir
par le questionnement, par le fait de poser
ces choses-là à chaque fois qu'on a une nouvelle relation.
Et il y a des désirs qu'on n'explique pas trop.
Par exemple, moi,
ce qui m'attire le plus, c'est le désir intellectuel.
Je sens des doutes dans votre regard.
Pas du tout. Je n'ai aucun jugement
concernant Oussam.
J'ai l'habitude de vos mensonges, en plus.
Pourquoi, selon vous, on connaît très peu
tous les types de désirs ?
Pour nous, dès qu'on parle de désir, c'est tout de suite le désir sexuel.
Et pourtant, vous l'expliquez
dans le livre, il y a beaucoup d'autres désirs.
Je pense que, déjà, il y a souvent
un stéréotype de genre
sur le désir. Le problème, c'est
qu'en fonction de son genre, on ne va pas pouvoir exprimer
son désir de la même façon, avec la même liberté.
On va très vite être discriminés
si on a une femme qui exprime beaucoup de désirs, par exemple,
alors que les hommes, c'est quasiment l'inverse.
S'ils n'expriment pas de désirs, ils sont moins puissants.
Il y a déjà un stéréotype très fort dessus.
Il y a deux types de désirs,
spontané et réactif. Déjà, si on connaît
la différence entre l'un et l'autre,
spontané, c'est une évocation, une image,
un scénario qui vient me stimuler.
Et réactif,
ça va être plutôt si quelqu'un
met en place toute une ambiance,
s'il y a des discussions, tout un
programme qui va commencer à faire monter
petit à petit l'envie d'être dans cette salle d'échange.
Page 56, vous parlez des relations intimes
après l'arrivée d'un bébé.
Vous donnez des clés qui peuvent favoriser
la libido.
Les clés, déjà, ça va être...
Déjà, il y a forcément
des livres qui en parlent très bien.
Je pense à « Réinventer sa vie après bébé ».
C'est un super livre.
Mais en manière générale,
s'il y a cette injonction à devoir retrouver de la libido.
Déjà, il y a un oubli,
c'est qu'il y a des personnes qui ont des désirs
et de la libido aussi pendant la grossesse.
Il y a un gros tabou là-dessus.
Pourquoi, selon vous, il y a un tabou là-dessus ?
Je pense qu'il y a plein d'images préconçues.
J'ai utilisé une que j'entends très souvent.
Par exemple, la peur de blesser le bébé
pendant un rapport, ce genre de choses.
Quand on vérifie, toutes les données scientifiques
montrent que c'est plutôt quelque chose qui va être positif.
Par exemple, pendant un orgasme,
le bébé va être comme dans un jacuzzi, par exemple.
C'est réel.
Un petit spa pour le bébé.
Jusqu'à ce qu'on vide la piscine.
Après, c'est fini.
En tout cas, il y a vraiment des stéréotypes là-dessus.
Il y a cette injonction à devoir redevenir
une personne qui va être
la personne qui apporte le désir.
La charge mentale sexuelle est souvent
pour la femme aussi.
Il y a un peu cette idée-là de se dire
on va enlever toutes ces injonctions-là
et dans les exercices, il y a la réappropriation du corps
qui a été chamboulée.
Vous parlez de charge mentale à l'instant,
même à travers le désir qui est encore
une chose octroyée aux femmes.
Dans le livre, vous parlez
d'une expression qu'on entend très souvent
qui est le devoir conjugal.
Vous dites que c'est une manière
d'ajouter une charge mentale aux femmes.
Le devoir conjugal,
je l'associe vraiment au fait de devoir se rappeler
des dates d'anniversaire, de devoir se rappeler
des rendez-vous chez le médecin,
toutes les choses que souvent on donne à la maman
de la famille. Il y a un peu cette responsabilité-là
de devoir dégager du temps, dégager de l'énergie
et très souvent, en plus dans la pop culture,
on voit souvent ces scènes-là
où c'est la femme qui refuse
et l'homme qui va être frustré.
Dans ce que j'observe tous les jours,
les troupes du désir, ils n'ont pas de genre,
ils n'ont pas d'âge et ils n'ont pas
d'époque plus qu'une autre.
Ce n'est pas associé à une personne.
Est-ce que c'est possible de ne pas avoir de désir ?
Oui, bien sûr. Il y a d'ailleurs des personnes
qui ont une identité sexuelle qui s'appelle asexualité,
donc c'est apprivatif,
qui vient tout simplement dire
que cette personne n'a pas de désir,
d'attirance, sachant que si on le revendique
assez tôt, on peut le sentir très très bien
dans cette posture. Et les personnes
asexuelles peuvent aussi être en couple avec des personnes
qui ne sont pas asexuelles. Il y a un respect
aussi, une écoute sur tout ça.
Page 118,
j'ai trouvé cette page très intéressante.
Vous parlez du consentement et vous parlez d'un outil
qui s'appelle le Violentomètre.
Est-ce que vous pouvez m'expliquer ce qu'est cet outil ?
Quel est le Violentomètre ? Je pense que ça peut aider énormément
de parents dans l'explication
en tout cas du consentement pour
leurs enfants. Alors c'est vrai que le consentement,
je suis content que vous ayez réussi à le cibler
sur une page parce qu'en fait, il aurait fallu presque
le mettre à toutes les pages. À un moment, c'était
vraiment nécessaire. Le Violentomètre, c'est pas
un outil qu'on a créé nous-mêmes, c'est
évidemment un outil qui existait déjà,
qui a été créé en 2019, il me semble, par la mairie
de Paris, l'adjointe aux maires de la mairie de Paris.
Et donc, qui était
un outil qui est là pour faire de la
prévention sur les violences faites aux femmes,
aux jeunes femmes. Donc
le Violentomètre était plutôt orienté hétéro
et plutôt orienté envers les violences, envers les femmes.
Avec Laura Stromboni,
on a décidé de le rendre plus inclusif
en ne mettant pas forcément d'orientation
de genre, d'orientation sexuelle
parce que la réalité, c'est que sur le terrain, on vérifie
que toutes ces situations peuvent se faire
et surtout, c'est pas forcément que dans un couple.
Ça peut être aussi parfois des situations qu'on subit
de la famille, qu'on subit d'amis.
Une dernière question et après,
c'est vraiment la question
que j'avais en tête depuis le début de notre échange,
c'est comment une maman
qui nous écoute et qui nous regarde peut expliquer
le consentement et cette idée de Violentomètre
à son enfant ?
C'est vrai que c'est une question vaste aujourd'hui parce que quand on parle de consentement,
les personnes viennent s'inquiéter quand on parle
de pratiques sexuelles. La réalité, c'est que le consentement
c'est déjà sa propre enveloppe physique.
Ce qu'on a le droit de faire avec,
ce qu'on a le droit de laisser faire aux autres personnes
et donc dès l'instant où on échelonne
un petit peu des âges en fonction
des différentes proximités, on le fait
très bien pour dire que ce n'est pas quelqu'un
qu'on connaît, donc on ne parle pas des inconnus
dans la rue, des choses comme ça.
On le dit pour l'échange, donc on peut le dire aussi
pour le corps.
Petit traité du désir, sexe, communication
et bienveillance, surtout la bienveillance.
Merci d'être venu dans la maison d'Emmanuel.
Merci beaucoup Pierre, tout de suite nous partons
à vos côtés.
Et nous allons partir dans la région du Havre
ce matin aux côtés d'une technicienne
d'intervention sociale et familiale
qui s'appelle une TISF.
Marie-Virginie se rend au domicile
de parents qui ont besoin
d'une aide morale, physique
ou matérielle. Vous allez voir, c'est un reportage
de Marie-Virginie.
Nous partons chez Mme Chapuis
pour l'aider sur le temps du midi
puisqu'elle a ses jumeaux
qui ont 3 ans.
Un de ses grands qui a 13 ans
et puis la petite dernière qui a 8 mois.
C'est parti !
Bonjour !
Ça va Hicham ?
Ouais ?
T'es pas à la cantine ce midi ?
Non.
Ok.
Mon rôle auprès des familles
c'est d'être vraiment dans le concret.
C'est-à-dire qu'en fonction
de leurs difficultés, c'est de les
accompagner,
de leur montrer comment ils peuvent
améliorer les choses
au sein de leur famille, comment poser
un cadre à la maison,
donc imposer des
règles et puis montrer aux parents
comment faire pour s'y tenir.
Est-ce que vous voulez que je donne à la petite ?
Comme ça vous gérez les garçons.
Coucou !
Oh la la, t'en as partout !
Ouais !
Comment ça se passe l'école pour les jumeaux ?
Très bien.
Ils pleurent même pas,
ils poussent même tout le monde pour rentrer en classe.
Ils sont prêts, c'est d'y aller ?
Voilà, c'est ça.
Ils font tous du sport.
Hicham et les jumeaux font du hand
et lui fait du team contact.
Team contact ?
Ouais.
Et en plus j'entraîne aussi ce soir.
On fait une petite pause ?
Au quotidien, la TISF peut aider au niveau
des repas,
quand les enfants crient.
J'avais beaucoup besoin d'aide pendant un moment
parce qu'ils m'écoutaient pas trop.
Donc vous voyez, il n'y a pas de télé.
On a réussi à travailler à ce niveau-là.
En 2-3 rendez-vous, ça a été très rapide.
Et là maintenant,
c'est plus les accompagnements qui m'aident beaucoup.
Faut pas avoir honte d'appeler de l'aide.
Hop, super !
Allez, au revoir les garçons !
Au revoir !
Allez, bon après-midi !
A vous aussi !
Notre métier, c'est de les accompagner
sur un temps fixé
pour guider les familles
vers l'autonomie.
Nous voilà repartis
pour aller chez un papa
en situation de handicap
qui est en fauteuil.
Et donc,
on va avec lui chercher son fils
à l'école et puis
on gère un peu le goûter
et les devoirs
avec son fils.
Qu'est-ce que t'as fait aujourd'hui ?
On a fait le sport.
On va faire 6 tours de terrain
plus sauter.
T'as beaucoup de devoirs ce soir ?
Deux.
Ça va ?
C'est pas grand-chose.
Le test sur Charlie Chaplin.
Charlie Chaplin.
C'est des personnes de confiance
et c'est un soutien en plus pour moi.
Si je te dis une ?
Déterminant.
Manger.
Faire.
C'était toute la leçon
à revoir ?
Oui.
Donc t'as pas tout lu.
On n'est pas Mary Poppins
donc on va pas tout révolutionner.
On fait aussi avec les valeurs
de la famille,
avec ce que les parents
veulent inculquer à leurs enfants
tout en faisant bien attention
qu'effectivement ce soit positif
pour l'enfant et que ce soit adapté
pour lui.
Il en reste 35 minutes.
Qu'est-ce que tu veux faire ?
On peut faire du billard ?
On vient pas que pour le négatif
ou que pour poser
les sanctions.
Non, on est aussi là
pour partager du bon temps
avec la famille
et pouvoir s'amuser.
10 !
On va remercier l'association ADO
qui accompagne 200 familles
dans la région du Havre
de nous avoir permis de mettre en image
ce métier qui est particulièrement utile.
Vraiment une très très belle association.
En cas de besoin,
sachez qu'il est possible de solliciter les services
d'une TISF par l'intermédiaire
de votre caisse d'allocation familiale.
Voilà quelque chose qu'on ne sait pas forcément
et ça peut vraiment être
une bulle pour vous.
N'hésitez pas au moindre...
Déjà, si vous y pensez,
il faut le faire.
C'est l'instant tuto.
Un peu de sens dans nos vies
C'est la mission
de Marie.
C'est un nouveau jingle mon petit chou.
Alors Marie,
vous nous parlez régulièrement
de la météo des émotions,
à quoi ça sert pour nos enfants ?
C'est vrai qu'il y a énormément de choses
qui permettent de travailler les émotions.
Il y a un engouement pour ce qu'on appelle
l'éducation émotionnelle.
Elle est d'ailleurs depuis 2015 dans les programmes
de l'éducation nationale. Même à l'école,
normalement, vos enfants ont dû
apprendre les émotions.
En maternelle, il me semble.
Il y a la boule à neige quand on est en colère.
Il y a le coussin de colère.
Il y a la boîte qui va manger mon énervement.
Il y a plein de petites choses qui se sont multipliées.
Petit quit des émotions,
on sait qu'on s'accorde à dire
qu'il y a six émotions principales.
Les émotions, c'est quoi ? C'est quelque chose qui nous arrive
et qui va avoir un impact psychologique
et physiologique.
C'est-à-dire que si je suis en colère,
je le ressens, je suis toute vénère.
En plus, j'ai envie de casser des trucs.
Si je suis triste, j'ai envie de m'enquêter
et de rester là avec mon petit plaid
en train de chialer.
Il y a six émotions fondamentales qu'on connaît.
La joie, la tristesse, etc.
Il y a des émotions qui vont se développer.
Ces premières, elles sont là
dès le tout petit âge,
vers deux ans.
On commence à avoir ces émotions-là chez l'enfant.
Et les émotions secondaires,
on va avoir la honte, la sympathie,
l'embarras, le mépris.
Tout ça va se surajouter au fil des ans
et au fil des expériences de vie qu'on va faire.
Pourquoi on en parle ?
Parce qu'on s'est rendu compte qu'en règle générale,
mieux on se connaît, enfant,
plus on apprend à se connaître et à gérer
ce qui nous arrive, plus on est un adulte épanoui.
Il y a de plus en plus de choses qui existent
pour sensibiliser. Vous avez probablement vu
vice-versa, le 1, le 2.
Le 1 qui va vraiment décrire les émotions
de base et le 2 qui va parler des émotions
des adolescents. C'est pareil, un dessin
animé qui n'existait pas de notre temps,
mais qui permet
vraiment de déclencher des discussions
dans la famille. Nous, c'est vrai
qu'on a du mal à faire des petits points d'introspection.
Par exemple, vous rentrez chez vous, vous êtes crevé,
vous êtes vénère, vos enfants sont relous.
À aucun moment vous dites
« Là, je suis énervée, car vraiment,
Oussème m'a gonflée et je n'ai pas
de patience avec mes enfants ». On ne le fait pas
spontanément. Par contre, ce qui serait bien,
c'est que nos enfants aient ce réflexe-là
de le faire. Le premier conseil que j'ai,
c'est que nous, déjà, parents,
on exprime nos émotions.
Parce qu'en fait, plus on va le verbaliser,
et comme les enfants, vous le savez, sont dans le mimétisme
plutôt que dans l'apprentissage, plus on va le verbaliser,
plus ça va leur sembler naturel.
Par exemple, je suis triste que mon ami Agathe
ne vienne pas manger à la maison ce soir.
Oui, mais je vais quand même
me faire une petite soirée
raclette sans elle.
C'est quand même pas mal.
Où je vais lire mon nouveau livre à la place.
Donc là, j'ai verbalisé mon émotion
et je l'ai transformée. J'en ai fait quelque chose.
Il faut aussi que les enfants puissent voir que
l'émotion qui nous atteint, elle n'est pas figée.
On peut la transformer, on peut la gérer.
Alors, j'ai une question. Moi, quand je suis
stressée, je me suis dit
la même chose, il faut que je leur dise.
En fait, j'ai un truc au travail, je suis stressée.
Mais j'ai l'impression que ça l'a stressée.
Que je sois stressée.
En fait, de dire que tu n'y es pour rien.
Je vis quelque chose au travail qui me stresse
un petit peu. Là, j'ai plutôt besoin d'aller
me mettre sous la couette avec une petite tisane
et dans un quart d'heure, on fera un jeu
ou on fera autre chose. T'es pour rien, mais j'ai
besoin d'être un petit peu seule. En fait, il faut que
l'enfant comprenne que c'est naturel.
Ça arrive aux adultes comme aux enfants et on peut
trouver des solutions, mais qu'ils ne sont pas responsables.
Alors après, des fois, ils sont responsables.
Oui, voilà.
Je suis stressé, c'est de ta faute.
C'est de ta faute, désolé.
Ce qui est important, en tout cas, c'est de prendre les émotions des enfants au sérieux.
Et donc, il y a plein de petits outils qui existent.
Je vais vous en montrer quelques-uns, on les connaît.
Un outil que j'ai trouvé vraiment très sympa,
et alors typiquement pour l'âge de votre fils, je trouve,
c'est je découvre les émotions. Donc ça, c'est un livre
que les enfants voient très souvent à l'école maternelle.
C'est le monstre, la couleur des émotions.
En fait, chaque émotion est représentée
par une couleur et un monstre différent.
Et à l'intérieur de ce coffret, alors évidemment,
vous avez un petit peu tout. C'est-à-dire
qu'on a le guide à destination des parents
avec plein de petites activités à faire.
Et dans le coffret, justement,
des activités. Donc on a cette fameuse
roue des émotions qui va nous permettre de dire
est-ce que j'ai peur ? Est-ce que je suis en colère ?
Est-ce que je suis amoureux ? Etc.
On a le petit miroir pour regarder
la tronche qu'on fait quand on est en colère
ou quand on est fâché, etc.
On a plein de petits exercices
pour faire ressortir ces émotions.
La joie, etc.
On a le petit visage qu'on va pouvoir
animer selon les émotions
qui nous traversent.
Là, on n'est pas content.
Et on a les fameuses petites bouteilles
des émotions où on va pouvoir...
Agathe, vous allez me faire l'émotion de la sérénité.
Tenez.
C'est la plus difficile à expliquer pour les enfants.
L'idée,
c'est vraiment d'avoir
cette petite activité pratique
et de pouvoir verbaliser à l'aide d'une histoire,
à l'aide de moments qu'ils ont vécu.
Vous, par exemple, Agathe, quand vous faites du surf...
Je suis sérène.
Je ne suis pas sérène quand je fais du surf.
Cet été, un requin, quand même.
La sérénité...
Vous voulez peut-être la peur.
Il y a tous les neurotransmetteurs.
Adrénaline, sérotonine, dopamine.
Tout se met là.
Regardez comment je me sens bien.
Vous en voulez un petit plus, je crois.
J'ai besoin.
Je ne suis pas que sérène.
Parfois, plusieurs émotions peuvent se mélanger.
C'est super.
Dernier outil que je voulais vous montrer,
c'est une petite nouveauté qui s'appelle les Emovi.
Ça a été créé par des parents
qui avaient envie de pouvoir proposer
un outil pour les un peu plus grands.
Chaque petit coussin représente des émotions.
Vous voyez qu'il y en a un peu plus
puisque c'est destiné aux enfants un peu plus grands.
Là, on a la colère, la sérénité.
On a le dégoût qu'on n'avait pas forcément
pour les plus jeunes.
C'est accompagné d'un livret.
C'est à destination des parents
et même des professionnels qui peuvent accueillir des enfants
qui ont du mal à verbaliser leurs émotions.
On le sait dans certains cas d'aphasie
ou de TSA,
les troubles du spectre autistique.
On a du mal, parfois,
à lire les émotions sur le visage des autres
et à soi-même reconnaître les émotions.
Avec ces petits coussins,
on va avoir, grâce au guide,
des exercices pour les reconnaître,
pour les décrypter
et trouver des solutions pour les gérer.
Donc, ça va être un coussin de colère
si je suis très énervée,
et surtout des solutions qui correspondent à l'enfant
parce qu'évidemment, les enfants étant tous différents,
on ne gère pas de la même façon nos émotions.
Merci beaucoup, Marie.
Yasmine Ouglis,
et c'est suffisamment rare pour être mentionnée,
a réussi à faire parler
des collégiens.
Vous n'y croyez pas ? Moi non plus.
...
Donc, il est temps
de leur donner la parole à nos ados.
Est-ce que je me suis lancée,
après la cantine,
est-ce que je me suis lancée
sur une question philosophique
type la vie a-t-elle un sens ?
La réponse est non.
Nous avons parlé de quelque chose
qui est très important pour eux,
c'est l'amitié, mais qui est quand même un peu philosophique.
On se pose quand même des questions.
Ils ont entre 11 ans et 14 ans,
puisqu'on a des 6e et des 3e dans ce groupe-là.
Donc, quelle place
à l'amitié dans leur vie ?
C'est ce que j'avais envie de savoir.
Et à travers leurs réponses aussi,
de savoir si on est amis de la même manière
quand on est une fille ou un garçon.
Figurez-vous qu'il y a une question
très importante pour eux,
c'est est-ce que l'amitié fille-garçon
est possible ?
Est-ce que vous voulez la réponse ?
On l'attend tellement !
Je n'étais pas seule, j'étais accompagnée
de Marius Doy et Alexandre Benyaya.
On s'est incrustés au collège
à Alphonse d'Odéa, Paris, dans le 14e.
Regardez.
On va parler d'un sujet
qui vous concerne tous,
je pense, c'est l'amitié.
L'amitié
fille-garçon, pour vous,
c'est quoi ?
Pour moi, ce n'est pas une amitié, ça n'existe pas.
Pourquoi ça n'existe pas ?
Parce que ça ne peut pas coller.
Tu ne peux pas avoir les mêmes centres d'intérêt
avec une fille ?
Si, tu peux,
mais tu ne peux pas être amie avec une fille.
Des sentiments, ça ne se contrôle pas.
Tu ne peux pas être attirée physiquement,
mais une fois que vous apprenez à vous connaître,
si mentalement ça colle,
ça va se faire tout seul.
Ça te fait peur ?
Non, je n'ai pas peur.
Mais c'est juste que,
vu que ça va se faire tout seul,
la personne ne va pas vouloir le dire
pour ne pas gâcher cette amitié.
C'est pour ça que l'amitié fille-garçon n'existe pas.
Pour toi, il y aurait forcément
une ambiguïté ?
Oui.
En soi, le fait de voir souvent la personne,
ça peut décrocher une vraie attirance.
Si je la vois beaucoup souvent,
c'est qu'il y a quelque chose.
Ce n'est pas juste parce que tu t'entends bien avec elle ?
Oui.
Tu es d'accord avec ça ?
Non, pas trop.
Pourquoi ?
Je trouve qu'un garçon et une fille peuvent être amis
sans qu'il y ait forcément des sentiments.
Oui, bien sûr.
Une fille va dire que l'amitié fille-garçon existe.
Et après, le jour où ça va les surprendre,
le garçon va dire
qu'il a des sentiments pour elle
ou qu'elle l'aime.
Alors que ça se voyait depuis le début.
Par exemple, un garçon va voir
si un autre garçon est attiré par une fille.
Ça se voit à l'œil.
Moi, je vais le voir directement.
On a parlé de la différence
entre l'amitié et l'amour.
Mais quelle est la différence
pour vous entre
une copine et une amie
ou un copain et un ami ?
Une copine, c'est quelqu'un
que tu fais par exemple dans la cour ou dans une journée.
Mais tes copines,
pour l'instant.
Et une amie, c'est quelqu'un que tu connais
depuis plus longtemps
et que tu parles plus avec elle,
que tu gagnes plus de choses avec elle.
C'est la connaissance.
Copine, amie.
Et après, il y a peut-être meilleur ami.
Sœur d'une autre mère.
Moi, je trouve que tu ne peux pas avoir plein d'amis.
Parce que du coup, tu te confies à trop de personnes.
C'est mieux d'avoir 5 vrais amis
avec qui tu sais
que tu restes toujours ensemble.
Il n'y a pas de meilleurs potes.
Mais vous êtes vraiment 5 et vous êtes tout le temps ensemble.
Que d'avoir ta 20 amies.
Je préfère avoir plein de très bonnes copines
qu'une meilleure amie
et quelques copines.
Mais ce n'est pas un fonctionnement qui est comme ça.
C'est-à-dire qu'au collège,
à votre âge,
il y a les meilleurs amis, quoi qu'il se passe.
Si, un peu.
Et moi, j'avoue que
des fois,
ça m'énerve un peu. C'est trop.
En gros, c'est l'exclusivité qui te gêne.
Oui, voilà.
Est-ce qu'un ami peut te reprocher
de passer trop de temps avec l'autre ami ?
Ça dépend. Parce que des fois, dans des groupes,
il y a des tensions.
Et ça fait qu'il y a,
par exemple, des amis qui ne deviennent plus amis.
Et qu'après,
quand je vais avec une,
ça ne fait pas à l'autre.
Et entre garçons, ça arrive, ça aussi ?
Moi, je trouve que ça n'arrive que chez les filles, ça.
Chez les garçons, si tu veux traîner avec quelqu'un,
tu traînes avec quelqu'un.
Ce n'est pas parce que moi, je suis en conflit avec quelqu'un
que toi, tu n'as pas le droit de traîner avec cette personne
parce que tu es mon ami.
Ça, c'est que chez les filles, ça.
Et ce sera ma dernière question.
On peut souffrir en amitié
autant qu'en amour, d'après vous ?
Moi, je préfère perdre
une fille.
Une fille.
Vous m'avez compris.
Je préfère la perdre
que perdre un de mes amis.
Écoutez,
au moins, j'ai eu les réponses de tout le monde.
Vous n'avez pas du tout le même point de vue.
C'est ça qui est intéressant.
J'ai une photo ?
Ouais !
Yasmine,
vous voulez une photo avec moi ?
Ouais !
J'adore le large.
Vous avez vu, Théophile,
c'est un sujet, je vous avoue qu'en plus,
c'est lui qui voulait parler de ce sujet.
C'est vraiment lui qui voulait parler de ce sujet
et pour lui, il préfère perdre un pote
que perdre une amoureuse.
C'est un vrai sujet,
cette amitié fille-garçon.
Vous avez vu que ça divise.
Évidemment, sur les réseaux sociaux,
ils en parlent aussi énormément.
Je vais vous dire,
il y a vraiment des grosses discussions philosophiques
qui se passent sur TikTok et ça, il faut que vous le sachiez.
J'ai même trouvé des ados
qui convoquent les philosophes
pour donner une réponse à cette question.
Je peux vous assurer que même
Nietzsche est cité.
Même si je connaissais bien Nietzsche,
effectivement, Nietzsche a écrit,
dans un de ses livres,
des femmes peuvent très bien lier amitié
avec un homme, mais pour la maintenir,
il faut peut-être le concours
d'une petite antipathie physique.
J'ai été assez étonnée
de trouver cette référence à Nietzsche sur TikTok.
Si vous, ce soir, voulez parler
de ce débat avec vos enfants,
je vous conseille plutôt de convoquer
Pierre de Lastarac et Héléna de Lastarac
parce que c'est le gros sujet.
Le sujet, c'est leur amitié fille-garçon.
Elle est née dans le château.
Elle vit dans le château depuis toujours ?
J'ai cru.
Pendant l'aventure de Lastar Academy.
Cette amitié est née.
Les jeunes ont fantasmé,
les ados ont fantasmé
une histoire d'amour au point que
on n'arrête pas de leur en parler.
Aujourd'hui, ils sortent un album.
Moi, je me suis arrêtée à Jennifer et Mario.
C'était en 2001.
Paris Latino.
On a reçu Héléna.
Jean-Pascal Lacoste.
On a reçu Héléna sur le plateau.
Vous vous rappelez ?
Je parlais de l'histoire d'amitié.
Je me suis arrêtée
à Jennifer et Mario et à Georges Alain.
Hélodie et Michel.
Elle a partagé son gain.
Avec vos ados,
vous parlez plutôt de Pierre et Héléna
et de cette merveilleuse histoire d'amitié.
J'ai le duo de Michel et Hélodie.
Je l'ai dans mon téléphone.
Je l'ai réécouté. C'est magnifique.
Je vais vous faire écouter autre chose.
Quand on me dit histoire d'amitié,
Amitié qui s'élance
Entre nous deux
Pas une histoire d'amour
Qui finit dans le jeu
Amitié qui commence
Entre nous deux
Magique adolescence
Tout est un jeu
Ça nous met pas en trance ?
C'est ma chanson préférée au monde.
Moi, j'étais Elsa dans ma tête.
Parfois, c'était Vanessa Paradis.
Jour de neige
Ça, c'était Elsa.
Vous voyez, comme je la connais bien, je savais.
Elle savait que c'était un beau cadeau pour moi.
Là, on entre dans le petit bazar
de la maison du maternel,
mais reculons.
J'ai un livre.
On se fait engueuler.
C'est une petite pépite.
Une pépite généreuse.
Vous connaissez l'initiative coeur
et le mécénat chirurgie cardiaque.
On a déjà beaucoup parlé.
Ils sortent en partenariat avec le coeur 43
un ouvrage qui s'appelle
Les doudous lyriques en voyage
qui est non seulement un livre pour enfants
dans lequel on va suivre des animaux
qui sont chargés de récupérer
toutes les comptines
et toutes les chansons du monde
et en plus, évidemment, ils ont un petit QR code
à scanner pour accompagner ce livre
avec des chants chantés par un coeur lyrique
qui sont sublimes.
Je vous invite non seulement à vous procurer
ce livre puisque, évidemment, tous les bénéfices
seront reversés à l'association Mécénat chirurgie cardiaque
et en plus, vous allez passer un excellent moment.
C'est chez Actes Sud Jeunesse.
J'ai envie de vous dire, vous mettez une petite
peps dans votre vie.
Les chansons sont vraiment très très chouettes.
Un appel à témoin ?
Ah, je pensais que c'était encore un livre.
Appel à témoin !
En fait, très bien.
Malgré l'interdiction du bisutage
dans la loi,
cette pratique perdure dans bien des établissements.
Vous ou votre enfant en avez été
la victime. Venez témoigner
sur notre plateau. Vous nous envoyez un mail
lmdm arrobase de p2l.com
Et le prénom du jour, c'est quoi ?
Prénom.
Le prénom du jour, c'est Blanche.
Alors, vous savez que parfois, sur l'étymologie
et le sens des prénoms, c'est un peu
bizarre. Là, c'est très clair.
Le prénom Blanche tire ses
origines du latin albus, qui signifie
blanc.
On peut aussi parfois, quand on va chercher
les origines germaniques, trouver une
signification comme arbre frissonnant.
Là, pas du tout. C'est Blanque. Soit
brillant et clair. Donc tout va dans
le même sens. La popularité
Les parents de Blanche sont ravis.
Il va vous laisser doucement. Il reste 50 secondes d'émission.
On commence en anglais.
C'est Glenn.
Mais il n'a pas la règle, il est trop jeune.
C'est en quelle année, ça ? C'est 86.
Voilà, 86.
Oui, c'est ça. Je devais avoir 13 ans.
Mais vous étiez bien jeune, quand même.
Elle avait déjà des bouts.
Forcément, c'est les cheveux. On est toujours
fan de quelqu'un qui nous ressemble un petit peu.
Et Elsa, elle avait les grands yeux bleus et les cheveux frisés.
Donc vous étiez fan de Vanessa Paradis. Et vous de Zidane.
Oui, on se ressemble beaucoup.
Vanessa Paradis, elle avait plutôt un peu des cheveux comme moi.
Frisés et tout ça.
Elle se les lissait comme moi.
Je parlais comme ça pour essayer de faire comme elle.
Ça ne marchait pas du tout.
J'ai gonflé mes lèvres.
Merci de nous avoir suivis. Vous avez vu le QR code
qui est en bas de votre écran ? Vous le scannez en direct.
Vous allez sur france.tv.
A demain, 9h.
Dans la maison du matin, à 9h30.
Au revoir.