Audition de Bruno Le Maire sur le dérapage du déficit public | Les grands débats - 12/12/2024
L
LCP - Assemblée nationale
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4 janv. 2025
il est très facile de faire porter sur
mes seules épaules la responsabilité de
la dégradation des compte public en 2023
et en
2024 si facile que tout le monde ou
presque depuis mon retrait d'Ave
publique empruné ce chemin dans un
unanimisme suspect indigne de notre
démocratie bonjour et bienvenue sur LCP
dans cet épisode retour sur une audition
marquante nous sommes le 12 décembre les
projecteurs sont braqués sur Bruno Le
Maire l'ex-ministre de l'économie et des
finances est convoqué par la
représentation nationale il doit
s'expliquer sur le dérapage du déficit
public le maire est face au députés de
la commission des finances laquelle
s'est constituée en commission d'enquête
et veut donc comprendre les raisons de
l'écart entre le déficit prévu pour 2024
4,4 % et la réalité du déficit qui
pourrait atteindre jusqu'à 6,1 % au
final soit plus de 50 milliards d'euros
de décalage dès le début de son audition
l'ancien ministre prend un ton offensif
et accusateur il ni toute faute toute
dissimulation cette assemblée taxes
dépenses censure
elle vote toutes les dépenses
nouvelles manière un peu baroque de
redresser des comptes
elle supprime toutes les
économies manière un peu surréaliste de
maîtriser les déficits
elle a depuis longtemps perdu le sens
des réalités économiques et budgétaires
elle a même perdu au passage le budget
2025 qui est la première victime
collatérale de la censure la seconde
victime elle est déjà connue ce sera le
rétablissement rapide des comptes
publics que de temps perdu alors
évidemment il faut quand même donner le
change faut quand même faire semblant de
vouloir réduire la dette et les déficit
pour sauver des apparences donc suivant
les orientations des groupes un coup on
joue avec des artifices un coup on joue
avec le feu au NFP on aime jouer avec le
feu donc on multiplie les taxes les
impôts les prélèvements de toutes sortes
dans un pays qui a déjà le triste record
de la pression fiscale en Europe on fait
croire que seuls les riches seront taxés
mais on prévoit une augmentation de un
point des charges sur tous les salaires
même les salaires les plus modestes on
invente le travail qui paye moins le
travail qui ne paye plus Monsieur
Mélenchon connaît son
histoire il sait que toutes les
révolutions en France ont été précédé
par un mouvement de colère contre les
impôts alors lui et ses affidé charge à
mort la barque fiscale dans le secret
espoir de voir se lever le vent de la
évolution de renverser maintenant le
gouvernement et demain le président de
la République pour le président de la
République vous trouverez sur votre
chemin tous ceux moi le premier qui
croit encore dans la force de nos
institutions pour le gouvernement en
revanche nous y sommes avec l'aide de
qui avec la complicité du rassemblement
national qui lui préfère les artifices
une pincée de lutte contre la fraude un
poil de migrants en moins et hop les déf
dis comme par magie et sans effort parce
que le déficit est toujours la faute des
autres jamais notre responsabilité
collective à tous Madame Le Pen a voté
la censure sous le regard attendri au
balcon de l'Assemblée nationale de
Monsieur Mélenchon qui jubil triste
jubilation des extrêmes qui aggrave la
situation de la France à quel moment
a-t-il été sérieusement question du
redressement des comptes de la nation
dans vos débats jamais où avez-vous
proposé et documenté des économies
durables sérieuses significatives dans
vos débats nulle part alors oui oui je
suis responsable devant nos compatriotes
de tous mes actes de toutes mes
décisions de tous mes choix comme
ministre des
Finances je suis responsable des
dépenses que nous avons engagé pour
faire face au covid et à la crise
inflationniste je suis responsable des
erreurs de prévision sur les recettes de
mes services qui étaient sous mon
autorité et qui ont été documenté devant
vous par les directeurs des
administrations je suis responsable des
économies que nous avons décidé présenté
engagé début 2024 et que vous avez
toutes combattu et
rejeté jamais en revanche jamais vous ne
me ferez porter la responsabilité de cet
aveuglement collectif qui vous interdit
de voir une chose simple ni les impôts
ni les bouts de ficell ne régleront le
problème de la dette et des déficits en
France qui remonte à 50 ans notre
chômage de masse notre effondrement
industriel depuis
1980 notre modèle social le poids des
retraites sont la seule véritable
explication de la situation où nous
sommes ils sont le fruit des erreurs
économiques des décennies passées car
les erreurs de politique économique se
paye cher et elle se paye longtemps la
retraite à 60 ans les 35 heures les
embauches massives de fonctionnaires la
multiplication des échelons
administratifs des autorités
indépendantes des commissions des
agences tout cela un coup la dette que
nous remboursons maintenant au prix fort
nous avons financé à crédit les
promesses de tous ceux qui refusent les
réalités économiques et nous
continuerons de financer à crédit notre
modèle si nous revenons sur la réforme
des retraites et si vous redistribuez
toujours plus nos richesses nouvelles
qui seront les débideurs les jeunes qui
sont les grands sacrifi de la dette les
actifs qui se saignent pour payer des
retraites de plus en plus coûteuses et
indexer sur les prix quand leurs
salaires ne sont pas indexés sur les
prix que peut devenir une nation qui
désespère ses jeunes et qui épuise ses
travailleurs la seule solution durable
au problème des déficits et de la dette
est donc dans la transform
en profondeur notre modèle économique et
social en C ans nous avons engagé ce
chantier nous avons transformer un
modèle économique et social à bout de
souffle réformer les retraites réformer
le marché du travail créer 2,5 millions
d'emplois nous avons fait venir des
investisseurs nous avons ouvert des
usines nous avons baissé les impôts nous
avons valorisé le travail nous avons
généré une croissance depuis 2017
supérieure en moyenne à celle des
Allemands ou des Britanniques nous avons
fait donner les forces économiques de la
nation pas assez certainement sur une
durée très courte certainement aussi
mais au moins viions-nous commencer à
remettre la France sur les bons rails
ceux de la formation par alternance du
travail du travail du travail et de la
production lors de cette audition devant
la commission des finances Bruno Le
Maire maintient sa ligne de défense il
justifie l'écart dans les prévisions par
une erreur d'évaluation des recettes
commise par les services de Bercy est dû
à l'épidémie de covid et à la crise
inflationniste après le déclenchement de
la guerre en Ukraine loin de touté à
coupa l'ex grand argentier défend la
politique économique et budgétaire qu'il
a mené pendant 7 ans à Bery des propos
aux accents de réquisitoires contre
certains députés qui l'accusent
d'irresponsabilité en 7 jours avec la
censure vous avez fait dérailler à
nouveau la France
devant qui est-ce que je prends la
parole ce matin je parle devant des
parlementaires qui viennent de voter en
commission 60 milliards de dépenses
supplémentaires dans le budget 2025
après avoir proposé tout groupe confondu
plus de 400 milliards de dépenses
supplémentaires dans le budget 2024 et
vous dites vouloir rétablir les comptes
publics hypocrisie je parle devant des
parlementaires qui ont combattu le
nouveau Pact de stabilité européen je
parle devant des parlementaires qui a de
rares exceptions prês ont tous voulu la
facture des mesures exceptionnelles de
soutien face au covid et qui refuse
maintenant de sortir de ces mesures je
parle devant des parlementaires qui se
précipitent au 20h pour annoncer que les
retraites seront bien revalorisé au 1er
janvier et vous dites vouloir réduire le
poids de la dette hypocrisie je parle
devant des parlementaires qui prétendent
vouloir le bien de nos compatriotes mais
qui offrent à longueur de séance
publique le spectacle des invectives des
menaces verbales et du bruit hypocrisie
dans ces moments exceptionnels il aurait
fallu le courage du compromis vous avez
choisi la surenchère il aurait fallu de
la sérénité vous avez choisi le désordre
il aurait fallu de la stabilité vous
avez choisi la fuite en avant quel est
le risque maintenant pas la faillite
financière immédiate et brutale nous en
sommes pour le moment protégés par la
zone euro que certains nager voulaient
quitter et que beaucoup continue de
critiquer le vrai risque est ailleurs ce
sont les taux lentement mais sur
nous serons étranglés par le nœud
coulant des taux d'intérêt qui rendent
le financement de notre dette de plus en
plus coûteux demain la charge du
remboursement de la dette sera notre
premier poste de dépens pas les hôpitaux
pas les écoles pas les enseignants pas
les universités pas la défense pour
faire face au retour de la guerre en
Europe pas la lutte contre le
réchauffement climatique non ce sera par
aveuglement collectif la charge de la
dette la France ne risque pas la mort
subite la France risque la mort
lente pour prévenir ce risque nous avons
engagé le redressement des comptes en
2017 nous sommes revenus sur les 3 % en
2018 en 2019 et nous sommes sortis de la
procédure pour déficit excessif pour la
première fois depuis 11 ans en 2020-
2021 2022 nous avons été rattrapés par
la crise économique la plus grave depuis
1929 le covid nous avons fait le choix
de la protection maximale pour sauver
notre économie et sauver nos emplois
nous avons protégé notre potentiel
fiscal par conséquent notre capacité à
renflouer les comptes en sorti de crise
alors oui ces mesures de protection
massive ont un coût environ 15 points de
dette supplémentair permettez-moi de
rappeler une chose de 2008 à 2010 cela a
été 35 points de dett supplémentaire
pour sortir de la crise financière 15
points de dette donc pour faire face au
covid à la crise énergétique et la
flambée des prix 15 point de dettes pour
sauver des milliers d'entreprises des
centaines de milliers d'emplois des
compétences des savoir-faes uniques des
artisans des commerces des boutiques des
hôtels des restaurants des sites
industriels que nous avons mis parfois
50 ans à développer 15 points de dette
pour éviter à nos compatriotes une
explosion de leur facture de gaz ou
d'électricité 15 points de dette pour
éviter que des territoires entiers ne
SOMB dans la misère et le chômage de
masse a-t-on déjà
oublié et qui peut critiquer
certainement pas vous vous demandiez
toujours plus la dette covid est notre
dette collective elle aurait été deux
fois plus importante si je vous avais
écouté en 2022 en 2023 sur ma
proposition nous avons engagé la sortie
de ces dispositifs exceptionnels qui
était pour ici les députés de la
majorité précédente en face de moi qui
d'autre
personne est-ce que nous aurions pu et
dû sortir encore plus rapidement de ces
dispositifs est-ce que des mesures
d'économie plus fortes plus radicales
auraient été justifié certainement et
d'ailleurs j'en ai proposé un certain
nombre mais vous reconnaîtrez avec moi
que jamais je n'ai trouvé nulle part le
soutien nécessaire pour faire adopter
ces mesures fin 2023 et demi 2024 alors
que nous étions engagés dans le
redressement des comptes nous avons dû
faire face comme en Allemagne à une
perte brutale de recette fiscale à
hauteur de 42 milliards d'euros des
dépenses nouvelles des collectivités
locales à hauteur de 12 milliards
d'euros sont venus alourdir la facture
il a donc fallu prendre des décisions
d'économies drastique rapide impopulaire
pour tenir les comptes toutes ces
décisions je les ai proposé au Président
de la République à elzabeth Borne et à
Gabriel Atal nous les avons prises et je
les ai assumés publiquement 25 milliards
d'euros au total 25 milliards d'euros
sous forme d'annulation de crédit de sor
du bouclier tarifaire sur l'électricité
de doublement de la franchise sur les
médicaments ou de prélèvements sur les
énergéticiens ou de taxation des rachats
d'action 25 milliards d'euros qui
représente un montant inédit de
correction budgétaire en cours d'année
nous avons fait face 25 milliards
d'euros qui auront été au bout du compte
les seules économies de
2024 populair ces décisions certainement
pas nécessaire
certainement la plupart de ces mesures
ont été prises par décret d'autres
auraient pu être prises par une loi de
finance rectificative au printemps
2024 la voix du projet de loi de
finances rectificative me semblait la
seule manière de mettre la question des
finances publiques au cœur du débat
politique chacun le sait chacun se fera
son idée mais quel que soit le vecteur
une chose est sûre toutes ces économies
vous les avez écarté d'un revers de la
main vous avez même exigé de revenir
dessus alors qui êtes-vous pour
juger la dégradation des comptes s'est
poursuivie à l'été
2024 à ce moment je ne disposais plus ni
des leviers ni de la légitimité pour
prendre de nouvelles mesures de
redressement efficace et rapide après la
dissolution la gestion des affaires
courantes ne me permettait pas de
prendre des mesures à la hauteur de la
situation en septembre 2024 j'ai quitté
le ministère des Finances en laissant
avec Thomas casaznav un plan de
rétablissement des comptes qui
permettait à date de contenir le déficit
public autour de 5,5 % en 2024 il
proposait de nouvelles mesures
courageuses l'augmentation de la
franchise sur les consultations
médicales ou une nouvelle réforme de
l'assurence chômage par exemple il ne
proposait en revanche aucune aucune
augmentation d'impôt car je n'ai pas
changé d'avis depuis 7 ans la solution
est dans la croissance et dans la baisse
des impôts
la solution n'est certainement pas dans
les augmentations
d'impôts monsieur le Président Monsieur
le Rapporteur général messieurs les
rapporteurs mesdames et messieurs les
députés il est très facile de faire
porter sur mes seules épaules la
responsabilité de la dégradation des
comptes publics en 2023 et en 2024 si
facile que tout le monde ou presque
depuis mon retrait d'avis publique
empruné ce chemin dans un unanimisme
indigne de notre
démocratie facile mais faux la
dégradation brutale des comptes publics
en 2023 et en 2024 tient avant tout et
vous le savez tous à une erreur de
prévision des recettes lié à la crise du
covid et la crise inflationniste nous
avons réagi vite nous avons réagi fort
la plupart du temps contre vous facile
mais 20 car il aurait été infiniment
plus utile de nous mettre d'accord sur
des mesur d'économie nécessaire pour
faire face à cet accident et redresser
la trajectoire de nos comptes facile
mais dangereux car nous risquons de
passer à côté du seul débat essentiel
celui du modèle économique qui permettra
à la France de réduire sa dette de
retrouver sa pleine souveraineté
financière et de voter enfin pour la
première fois depuis un demi-siècle un
budget à l'équilibre hélas nous en
sommes loin hélas nous nous en éloignons
après cette diatribe lancée au députés
qui enquête sur le dérapage du déficit
public c'est autour du président de la
commission des finances Éric kochrel de
prendre la parole suivie par le
rapporteur ériic cioti tous deux vont
adopter un ton très offensif en réponse
à Bruno Le
Maire cette politique de l'offre n'a pas
eu les effets que vous nous aviez
annoncé sur l'emploi d'abord vous
défendez un bilan 2 millions emplois
créé mais lorsqueon y regarde de plus
près 38 % des créations d'emploi
marchand depuis 2017 sont en fait des
apprentis
entre 2017 et 2022 le nombre
d'auto-entrepreneurs a augmenté de
700000 je le rappelle à partir d'un
amendement qui avait été voté ici dans
le projet de loi de finance
rectificative 2017 c'est un des premiers
amendements qui a été proposé par la
majorité qui doublait le plafond
autorisé pour les auto-entrepreneurs et
qui a expliquer l'explosion de ceci 2
millions de travailleurs vivent sous le
seuil de pauvreté pour 2025 ce sont
143000 qui devront être détruits et le
tôau de chômage devrait remonter à 8 %
fin 2025 au regard de ces chiffres
estimez-vous que votre politique est
permis de créer autant d'emplois que
vous le
dites déjà plus que vous ne le dites
monsieur le Président puisque vous avez
dit que nous avons créé 2000 emplois 2li
nous en avons créé
200ion c'est ce que vous et je constate
que dans les discussions que nous
pouvons avoir et compris les discussions
politiques le chômage n'est plus un
sujet nous avons le triste privilège de
faire partie des doyens de cette
assemblée monsieur le Président avec le
rapporteur général et un certain nombre
d'autres personnes mais peu nombreux
finalement dans cette commission je me
souviens d'un temps pas si lointain où
le chômage de masse était la
préoccupation numéro 1 des parents et
des grands-parents en France où tout le
monde vivait avec l'angoisse au ventre
de ne pas avoir un emploi pour son fils
et un emploi pour sa
fille ce temps-là il est révolu et il
est révolu grâce aux décisions de
politique économique que nous avons
prise qui ont permis la création de 2,5
millions d'emploi il y a 700000
apprentis mais tant mieux il est évident
que l'une des voies qui permettra à la
France de redresser c'est la
valorisation de
l'apprentissage c'est la valorisation de
tous les métiers industriels les métiers
de la main toujours défendu cette idée
simple que l'intelligence de la main
vaut l'intelligence de l'esprit et qu'en
engageant tous nos jeunes dans la même
voie universitaire on fait une erreur
fondamentale pour l'avenir du
pays vous nous dites que le seuil de
pauvreté touche aujourd'hui un nombre
important de travailleurs moi ce que je
sais Monsieur le Président c'est qu'il y
a 14 % de personnes qui sont sous le
seuil de pauvreté en
France et que c'est un scandale dans un
pays développé comme le nôtre mais si
vous prenez le chiffre des chômeurs
c'est 34 % de chômeurs qui sont sous le
seuil de pauvreté donc quand on combat
le chômage et quand on crée du travail
pour tous en France comme nous l'avons
fait depuis 7 ans on combat la pauvreté
qui est un scandale dans une grande
nation comme la France enfin sur la fin
de la politique de l'OF je suis bien
obligé de constater que depuis plusieurs
mois qu'elle est mise à l'arrêt on ne
peut pas dire que ça donne des résultats
concluants sur l'activité économique du
pays je pas vu qu'elle était mise à
l'arrêt mais donc ça vous le le le
descriptif que je fais de ces 2 millions
de travailleurs dont on voit que quand
on dit au français il y a 2 millions
d'emplois créés pour eux c'est des
emplois réels ce le descriptif que je
vous fais y compris les travailleurs
pourv très important ça vous inspire pas
spécialement de de commentaires mais mon
commentaire monsieur le Président
qualité DEES emplois mais monsieur mon
commentaire monsieur le Président c'est
qu'il veut bien commencer par quelque
chose et la première chose par quoi il
faut commencer c'est créer des emplois
tous ceux qui promettent mon et
merveilles et qui ont détruit des
emplois à force de vouloir inventer des
emplois qui seraient parfait sont
responsables du chômage de masse dans
notre pays ce que je sais c'est que nous
avons tourné la page du chômage de masse
depuis 7 ans ce que je sais c'est que
nous avons le taux d'emploi aujourd'hui
qui est le plus élevé depuis
1975 c'est une réalité chiffrée est-ce
qu'il faut dans un deuxième temps
améliorer ses emplois améliorer les
perspective de rémunération et améliorer
la formation certainement mais mieux
vaut faire les choses dans le bon ordre
créer les emplois et les améliorer
plutôt que les détruire vousz on a sans
arrêt dit enfin vous avez sans arrêt dit
que les baisses d'impôts
étaaiitessenciéêre autofinancé par des
hausses de recettes puisqu'elle devait
favoriser la croissance et l'emploi et
dans les vous avez parlé de la réussite
du fait que quelque part les les
mauvaises résultats de ce que j'ai
compris serait plutôt le fait que la
politique de l'offre a
déraillé pour autant c'est évidemment
pas une politique de de de la relance
par la demande notamment qui est à
l'œuvre dans ce pays depuis des mois or
un des objectifs prioritaires que vous
vous étiez fixé était la baisse des
déficits et donc la dernière prévision
est de 6,1
%. donc ma question c'est est-ce que
vous considérez que cette politique
fiscale qui a consisté justement à
accroître la baisse des recettes et
notamment tous les chiffres le monde en
faveur quand même des plus fortunés de
nos concitoyens ou en tout cas de
manière de manière de manière plus
importante est-ce que vous estimez que
rétrospectivement tout ça est une
réussite par rapport au
déficit il n'y a jamais de réussite
totale ni d'échec
définitif vous trouverez l'auteur de
cette
citation je considère que la baisse des
impôts est une nécessité absolue dans
notre
pays je considère que nous avons la
pression fiscale la plus lourde de tous
les pays européens sur les ménages comme
sur les entreprises et que donc les
Français sont fondés de dire stop avec
les
impôts stop avec les
taxes stop avec les nouveaux
prélèvements
obligatoires si on veut libérer les
forces économiques du pays si on veut
redonner confiance aux gens dans le
travail et dans la capacité à vivre
digement de son travail oui il faut
réduire les impôts les taxes et les
prélèvements dans notre pays je regarde
d'ailleurs sur les rettes d'impôts sur
les sociétés nous avons baissé
les taux nous avons maintenu les taux à
25 % contre vents et Maré y compris la
période du covid y compris la période de
l'inflation et nous avons eu des
recettes d's qui sont passé de 31
milliards en 2015 à 57 en
2023 donc oui je persiste et je signe
notre responsabilité collective c'est
regarder comment une dépens publique
plus
efficace rendre aux Français ceux qui
sont ENIT d'attendre de leur
contribution à travers les impôts et les
taxes et certainement pas d'augmenter
leurs impôts qui est toujours une
solution de facilité est-ce que vous
reconnaissez pas que donc j'ai j'ai
parlé de déséquilibre de système fiscal
et d'imprévisité des rentrées fiscales
alors j'ai bien écouté votre audition
par le Sénat vous y avez indiqué qu'il
existait je cite un mur entre
l'évaluation des recettes et la décision
politique pour éviter toute manipulation
contrairement au niveau de la croissance
qui faisait l'objet d'un arbitrage
politique au plus haut niveau de l'État
comme nous l'a bien rappelé Jérôme
Fournel lors de son ait
mais les auditions et les documents
transmis montrent bien que ce mur est
perméable à trois niveaux le niveau de
croissance est une composante du niveau
de recette donc lorsque vous habiterez
sur le taux de croissance vous habitez
par incidence sur le niveau des recettes
ensuite la composante de la croissance
n'est pas un choix neutre estimez par
que les ménages all réduire leur épagne
n'est pas un choix technique c'est
estimé que les conditions de vie sont
satisfaisantes les ménages n'ont pas à
se prémunir contre l'avenir c'est donc
estimé que la politique économique
fonctionne avec la baisse des salaires
réels les moin bien dotés sont obligés
de désépargner quand on ménage qui on
les moyens d'épargnés il se restreignent
de consommer pour constituer un matelas
pour encaisser le choc qu'ils anticipent
il était donc bien optimiste je dis ça
en lien avec ce que nous ont expliqué
notamment votre ancien directeur du
cabinet et directeur du Trésor il était
donc bien optimiste d'envisager une
diminution du taux d'épargne enfin la
lecture des notes de vos anciens
services montre bien des interventions
du politique sur les hypothèses afin de
reuser le niveau des recettes dans le
compte du 13 septembre 2023 on peut dire
par exemple que des hypothèses sont
prises pour je cite remonter le taux de
prélèvement obligatoire comme arbitré ou
encore dans celui du 18 octobre 2023 le
trésor proposé de s'écarter du consensus
interdirectionnel sur les prision de
recettes en prenant en compte une
augmentation des recettes de plus 0,6
milliards de TVA dans le PFG 2023 on
regarde une légère surprise positive en
août qui semble relativement défenda
vis-à-vis du HCF je cite je vis donc
savoir si vous maintenez vos propos sur
ce mur finalement entre l'administration
et le politique
oui je les maintiens monsieur le
Président le ministre des finance
n'intervient à aucun moment sur
l'évaluation des recettes fiscales alors
vous me dites que nous fixons
l'évaluation de la croissance oui je
l'ai dit au Sénat je le redis ici pu on
a eu suffisamment d'heures de débat
ensemble sur le niveau de la croissance
pour que je ne vous dise pas le
contraire maintenant quand j'ai fixé le
niveau de la croissance à 1 % 2023 dans
cette même commission tout le monde est
tombé dessus en disant il est trop
optimiste il y aura une récession je
constate que au bout du compte en 2023
on a fait 0,9 points de croissance pas
très loin de notre évaluation en 2024
j'ai fixé la croissance à 1,4 nous
l'avons corrigé en février à 1,1 vous
aviez estimé que c'était trop élevé
c'est évidemment votre droit je rappelle
que toutes les prévision de croissance
ont été validé par le Haut Conseil des
finances publiques et considéré comme
plausible
toutes je rappelle également que le
Conseil constitutionnel dans son avis de
décembre 23 à rejeté le Grif
d'insincérité sur notre budget et sur
les prévisions de
croissance alors vous me dites
l'arbitrage sur les
croissances conduit un arbitrage sur les
recettes vous avouez que c'est quand
même un tout petit peu jésuite oui
forcément si nous fixons un taux de
croissance il va y avoir incidence sur
les recettes mais je ne fixe pas un taux
de croissance pour gonfler les recettes
je fixe un taux de croissance en
fonction de ce que j'ai valu être le
potentiel de croissance de la France et
ses capacités année après année
et je constate une fois encore que année
après année sauf en 2020 nos prévisions
se sont avéré proches de la réalité
enfin sur le rendement des taxes la TVA
de l'impôt sur les sociétés de l'impôt
sur le revenu je le redis ce sont les
services qui font l'évaluation du
rendement des recettes et c'est
évidemment beaucoup mieux comme ça parce
que imaginez que le ministre commence à
se mêder du rendement des recettes en
disant sur l' c'est prévu ça moi je
pense qu'il faut un milliard de plus ou
2 milliards de plus plus vous crieriez à
la manipulation je pense qu'il est bon
et sain d'avoir une séparation entre le
politique et l'administratif sur
l'évaluation du rendement des taxes et
des
impôts j'ai quelques scrupules à à vous
poser des
questions puisque dans dans votre
intervention très très politique et et
très offensive et finalement nous nous
en comprenons les les les finalités
puisque offensive est souvent un moyen
de de diversion il y a un propos
permettez-moi de vous le dire qui m'a
extrêmement choqué et et qui confine
finalement à une forme
d'antiparlementarisme de populisme comme
certains convoquent à dessin et à de
multiples reprises ce mot souvent
galvaudé c'est cette question que vous
avez posé qui êtes-vous pour nous
juger monsieur le ministre nous sommes
les représentants du peuple français et
nous exerçons notre mission
constitutionnelle de contrôle qui est
peut-être la plus importante du
Parlement et finalement cette phrase
elle traduit une forme de de mépris de
condescendante de
certitude qui je veux permets de vous le
dire avec la longue amitié qui nous unit
nous avons milité milité dans des
mêmes dans des mêmes formations très
longtemps très
longtempsz pas vos désir très très
longtemps bah c'est des faits ils
peuvent être regardés vous avez
participé à une primaire un
moment
couronné mais j'allais le dire j'allais
rajouter qu'elle était couronnée de peu
de succès mais elle était dans le cadre
d' d'une même famille
politique ce que je veux souligner
monsieur le monsieur le ministre c'est
que vous ne pouvez pas dire aujourd'hui
qui êtes-vous pour juger vous avez
dessiné un tableau à votre avantage et
c'est totalement légitime
vous avez dressé des constats de
l'effondrement français que je peux
partager quand vous évoquez les la
retraite à 60 ans les 35 heures la fin
du
nucléaire ce sont des des décisions
dramatiques pour l'économie française
qui naturellement ont coûté des
centaines de milliards d'euros de dettes
de déficit de perte de de productivité
de compétitivité pour nos entreprises de
pouvoir d'achat pour nos ménages mais
quand même monsieur le ministre quand
même quand vous vous décrivez ce ce
tableau idylique de l'économie française
je voudrais vous rappeler que vous avez
été ministre 7 ans le seul
ministre de l'économie du président
Macron avant la dissolution vous avez
beaucoup parlé de censure vous n'étiez
plus dans cette assemblée monsieur le
ministre mais vous avez beaucoup fait
porter à cette censure intervenue la
semaine dernière tous les mots que subit
aujourd'hui l'économie
française vous avez évoqué sans doute
auis d'évoquer le mot dissolution quand
vous évoquez
légitimement les le risque sur les taux
d'intérêt et vous avez raison c'est une
menace extrêmement lourde il ne vous
aura pas échappé bien entendu vous étiez
encore ministre que le spread avec
l'Allemagne c'est considérablement
dégradé 30 points de base le jour même
de la dissolution en tout cas le le
lendemain matin instantanément et que la
censure a plutôt conduit à le réduire
parce qu'elle a abouti à faire baisser
un budget qui augmenta de 40 milliards
d'euros les prélèvements obligatoire à
la charge des entreprises et des ménages
mais permettez-moi de vous dire dans ces
7 ans vous avez eu l'honneur d'être
ministre de la France comme nous nous
avons l'honneur d'être parlementaire et
d'assumer ses
responsabilité la dette s'est accrue de
973 milliards d'euros les déficits
commerciaux cumulés s'élèvent à 563
milliards d'euros les déficits publics
s'élèvent à 1050 milliards d'euros le
chômage vous avez et vous avez raison de
souligner et nous nous en réjouissons
tous la diminution du chômage mais je
rappelle que l'écart avec la moyenne des
pays de l'Union Union européenne est de
1,6 points et que seul l'Espagne la
Finlande et la Suède ont des taux de
chômage plus élevé que la France dans
l'Union européenne nous sommes à 76 la
Pologne est à 2 l'Allemagne est à 5 et
demi donc tout cela monsieur le ministre
devrait appeler à un peu plus de
modestie au regard d'une situation qui
souligne quelque part l'effondrement
économique français la situation elle
est très grave vous l'avez légitimement
et parfaitement décrite mais j'ose vous
rappeler que vous en êtes plus que
responsable vous en êtes comptable
puisque vous avez géré cette économie
depuis 7 ans je ne comptez pas faire ce
préambule mais la teneur de votre
intervention qui je vous le redis m'a
profondément surpris et choqué m'a
invité à porter ce message de de
rectification
ceci étant dit monsieur le ministre je
voudrais vous vous interroger mes
collègues de la commission des finances
le rapporteur général le feront tout
autant que moi tout au long de cette
audition et je leur laisserai faire mais
quelques points néanmoins monsieur le
ministre
sur les deux dérapages 2023- 2024 de de
tous nos nos comptes
publics pourquoi alors que la direction
du budget
dirction générale du budget du Trésor
vous vous adresse une Note le 7 décembre
2023 vous n'engagez pas les mesures
correctrices dans le projet de loi de
finances pour 2024 il était encore temps
pourquoi parallèlement vous pr vous
maintenez jusque tard dans l'année 2024
une prévision de croissance à 1,4 que
tout le monde
et c'était le consensus des économistes
jugé
irréaliste donc première famille de de
question monsieur le ministre je vous
laisse peut-être répondre sur ce point
et puis je je souhaiterais évoquer
ensuite peut-être les les questions
sur sur les arbitrages qui ont conduit à
l'absence de
PLFR merci monsieur le rapporteur il
vous a pas échappé que je ne suis ni un
grand fan de la dissolution ni un grand
fan de la censure parce que je suis un
grand fan de la stabilité et que je
considère que la stabilité de la
politique économique et fiscale c'est la
seule manière d'obtenir des résultats
durables solide dans notre pays et pour
nos compatriotes vous avez parlé des
spread je tiens juste à rappeler que
lorsque j'étais ministre des Finances
sauf pendant la période du covid les
spread entre la France et l'Allemagne
sont restés table autour de 25 points
quand ils ont bondi jusqu'à 90 points à
la suite des événements politiques et 70
points aujourd'hui donc oui
effectivement je suis en droit de poser
cette question quiêtes-vous pour juger
quels événement politiques Monsieur Je
je viens de m'exprimer monsieur le
rapporteur je ne suis ni un fan de la
dissolution ni un fan de la censure car
je suis un fan de la stabilité et qu'il
n'y aura pas de reconstruction
économique française sans cette
stabilité que d'ailleurs nous avons
pendant 7 ans et pendant 7 ans avec le
président de la République que vous le
vouliez ou non les chiffres sont têtus
nous avons le taux d'emploi le plus
élevé que nous ayons obtenu depuis 40
ans nous avons rouvert des usines dans
un pays qui est fermé par série
entière nous avons recréé des filières
de production et des filières de
formation notamment dans le nucléaire
auquel vous êtes si attaché c'est nous
qui avons relancé le
nucléaire nous avons ouvert des
possibilités nouvelles je le redis dans
les batteries électriques dans les
véhicules électriques dans l'hydrogène
ou dans les pompes à chaleur cette6
points c'est pas suffisant certainement
et certainement qu'on doit faire mieux
en terme de taux de chômage mais la
question qu'on devrait tous se poser
collectivement ici c'est pourquoi est-ce
que la France de tous les pays
développés est le seul pays à ne jamais
avoir atteint depuis 50 ans le plein
emploi à 5 % c'est nos choix collectifs
et c'est ces choix contre lesquels je me
bats oui quand je PLA pour une réforme
de l'assurance chômage qui aille plus
loin et que vous avez refusé monsieur le
rapporteur c'est la condition à payer
pour retourner sous les 7,6 points de
taux de chômage oui il faut un meilleur
système éducatif
oui il faut un autre système de
formation oui il faut arrêter de vendre
cette illusion de 80 % d'une classe
d'âge au bac et tout le monde à
l'université et tout le monde en
formation théorique parce que vous
n'aurez jamais 5 points de taux de
chômage si vous n'avez pas une meilleure
formation par l'apprentissage par
l'alternance si vous ne défendez pas
cette idée simple que l'intellig de la
main vaut l'intelligence de
l'esprit vous n'aurez jamais 7,5 % et
vous ne passerez jamais à 5 % de taux de
chômage si vous n'êtes pas capable de
continuer à réduire le coût du travail
dans notre pays et c'est ce débat là que
nous devrions avoir enfin vous parlez
d'effondrement économique français
pardon j'ai vu une réalité radicalement
différente c'est un peu regrettable
qu'il faille attendre des pays étrangers
la reconnaissance de ce qui a été fait
en France pendant 7 ans et que les
parlementaires de la République ne
soient même pas capable de reconnaître à
quel point notre politique économie
améliorer la vie de millions de nos
compatriotes enfin vous me dites est-ce
que la correction aurait dû être faite
fin 2024 mais la N jod la directrice du
Budget a répondu non ça nétait ni
souhaitable ni techniquement possible
fin 2023 pour le budget 2024 ça n'était
pas techniquement possible parce que les
évaluations de la note du 7 décembre éta
trop incertaine et ça n'était pas
souhaitable parce qu'on ne refait pas le
budget de la France sur la base d'un
pressentiment on le fait sur la base
certitude et de données
statistiques merci monsieur le ministre
je suis encore contraint de faire une
petite rectification sur la réforme de
l'assurance chômage non seulement j'y
étais favorable mais je rappellerai que
le groupe auquel j'appartenais alors
avait déposé un
contrebudget Véronique louvagip êre
témoin où nous avions porté cette
réforme de l'assurance chômage et et de
façon plus accentuée que vous ne l'avez
fait que vous l'avez ensuite abandonné
vous étiez encore ministre en tout cas
le Premier ministre ce qui à mon sens
est une une erreur importante entre les
deux tours des élections législatives
pour des raisons électorales bien
évidentes et qui s'éloignent très
nettement de l'intérêt général je pense
que par rapport à votre propos liminaire
vous pourriez élargir vos perspectives à
ceux qui qui ont ont eu aussi cette
attitude qui a eu des conséquences très
lourdes pour les pour les finances
publiques euh deème question monsieur le
monsieur le ministre sur ce qui s'est
passé à partir de de février euh vous
avez souligné que vous avez pris un
arrêté d'annulation de crédit ce qui est
ce qui est une mesure
forte de 10 milliards
d'euros je rappellerai néanmoins je vous
interroge sur le
la relativité de de ces chiffres qu'il y
a eu un report de 2023 sur 2024 de
crédit de l'ordre de 16 milliards
d'euros de de dépenses qui naturellement
atténu l'effort
d'annulation que vous que vous portez
que vous que vous exprimez aujourd'hui
mais vous avez
évoqué la
l'arbitrage donc manifestement et on
aimerait ça voir si cet arbitrage sur
la la non présentation d'un PLFR a été
pris par le Président de la République
ou par le le premier ministreon j'ai
entendu nous avons entendu hier l'ancien
directeur de cabinet du premier ministre
mais j'aimerais avoir votre réponse
j'aimerais savoir comment à la veille
des échéances
électorales et quel rôles les échéances
électorales européennes ont joué dans la
les prise de décision ou plutôt dans les
prises de non décision qui ont eu des
conséquences très lourdes est-ce que
c'est le président de la République
lui-même le secrétaire général de de
l'Élysée le Premier ministre qui ont
décidé de reporter ces décisions qui
naturellement ont eu des conséquences
budgétaires et des conséquences sur
l'endettement extrêmement
lourdes je pense que le directeur de
cabinet du premier ministre a
parfaitement répondu hier les décisions
sur un projet de loi de finance
rectificative elles sont connues
elleséissent à des règles
constitutionnelles c'est le premier
ministre qui prend cette décision et il
y a un arbitrage qui est rendu entre le
Premier ministre et le président de la
République le ministre des finances
étant suffisamment exprimé sur le sujet
et sur cette opportunité du projet de
loi de finance rectificative en revanche
sur le lien avec les élections
européennes moi je trouve un peu étrange
de le faire pour une raison qui est
simple c'est que depuis 2024 je n'ai
cessa d'annoncer des décisions
impopulaires de réduction des dépenses
je vois certains de vos collègues une
fois encore qui défile à la télévision
pour systématiquement dire faut surtout
pas revenir sur bouclier tarifire
surélectricité moi le 21 janvier je suis
allé défendre l'idée qu'il fallait
sortir du bouclier tarifire sur
l'électricité que c'était une mesure
exceptionnelle pour faire face à la
crise inflationniste mais qui avait pas
de raison de maintenir éternellement un
bouclier tarifaire sur l'électricité
c'est décision populaire non c'est à 5
mois des élections européennes quand
ensuite nous annonçons 10 milliards
d'euros de baisse des crédit de l'État
concrètement c'est de l'argent en moins
pour la transition climatique c'est de
l'argent en moins pour l'aide au pays en
voie de développement c'est de l'argent
en moins pour certains outils essentiels
de l'État c'est de l'argent moins pour
les universités mais c'est pas facile à
annoncer donc on nous dise pas qu'on a
pris aucune des décisions courageuses
avant les élections européennes parce
que les faits montrent que nous avons eu
le courage avec le président de la
République et le Premier ministre de
l'époque d'annoncer des décisions
impopulaires pour établir les comptes
publics sur tous les bancs les députés
de la commission des finances veulent
des réponses ils interpellent Bruno
leemire souvent vivement pour tenter de
comprendre comment de tels écarts de
prévisions ont pu se produire ils
estiment que l'exministre de l'économie
et des finance resté 7 ans à Bercy et
comptable de la
situation pas un procès politique parce
que on n'a pas besoin de faire votre
procès il y a un flagrant délit de de
faillite donc nous on nessaie pas de
savoir si vous êtes coupable ou pas
coupable vous êtes de toute évidence
coupable C an ministre 1000 milliards de
dettes dérapage historiqu des finances
publiques reprise de la
désindustrialisation reprise du chômage
donc c'est pas le sujet nous le sujet
c'est qu'on essaie de comprendre comment
des gens aussi brillants et intelligents
que vous ont pu à la fois tout bien
faire et à la fois tout échouer parce
qu'on aimerait pas reproduire les mêmes
erreurs parce que comme visiblement on
est légèrement moins intelligent et
brillant que vous on est un peu plus
prudent sur la façon dont on pourrait
mieux faire les choses ma première
question c'est-ce que finalement c'est
pas vous qui avez raison le monsieur le
Maire d'avant 2017 quand il disait
d'Emmanuel Macron Emmanuel Macron c'est
du socialisme un visage plus avenant un
visage plus ouvert mais c'est toujours
le socialiste Emmanuel Macron c'est
l'homme sans projet parce que c'estomme
sans conviction c'est de la soupe donc
finalement comme visiblement vous êtes
responsable de rien depuis C ans est-ce
que le vrai responsable c'est pas
Emmanuel Macron tel que vous l'aviez
décrit avant de d'être son
ministre en tout cas le vrai responsable
la dégradation des débats public
monsieur Tangui c'est vous parce que
quand vous transformez des mensonges en
vérité forcément il y a plus de débat
possible vous dites qu' y a
désindustrialisation et pardon on a
ouvert 600 usines et il y a eu un
million d'emplois industriels qui ont
été détruits avant donc quand on
transforme le mensonge en vérité de
toute façon il y a plus de débat public
qui soit possible
quand vous dites chômage de masse et
pardon monsieur Tangui mais s'il y a
bien une chose que la majorité
précédente a réussi c'est d'atteindre le
taux d'emploi le plus élevé depuis
1974 donc il y a pas de débat possible
si au lieu de partir des faits vous
partez des
mensonges euh vous avez accuser les
oppositions d'être responsablebl de
toutes vos erreurs le le vous avez tous
les pouvoirs entre 2017 et 2022 vous
avez l'Assemblée nationale avec une
écrasante majorité donc vous faites le
budget de A à Z et vous ne reprenez
jamais d'amendements des vraies
oppositions euh ensuite en
2022 pardon et en 2023 et même pour le
budget 2024 vous faites des 493 donc
c'est vous qui écrivez le budget de A à
Z vous entendez la plume de A à Z les
oppositions ne sont responsables même
pas d'une virgule de ce budget et sur
ces trois budgets ces budgets 493 il y a
les deux plus gros dérapages de la 5e
République donc donc si les oppositions
sont responsables de toutes vos erreurs
comment un budget que vous avez écrit
dans les couloirs de matinon et de Bery
de A à Z peuvent être de la
responsabilité des
oppositions parce que si nous avions
suivi vos recommandations monsieur
Tangui je pense que nous aurions creusé
le déficit encore plus largement vous
revenez d'ailleurs à 2017- 2022 moi je
voudrais juste rappeler une chose c'est
que nos déficits publics tels que nous
avons annoncés ont été tenus pendant
cette période où nous avions la
majorité l'écart en 2017 il a même été
de 07 on a fait mieux que prévu ensuite
nous avons amélioré encore les choses la
seule exception c'est l'année 2020 où
effectivement nous avons connu le covid
donc ça a été tenu et nous avons été
sérieux en revanche si on suit vos
recommandations c'est peut-être pour ça
qu'on a utilisé le 493 monsieur Tangui
c'est que tout simplement ce que vous
proposiez ça n'était que des dépenses
supplémentaires janvier 2024 j'annonce
la sortie du bouclier tarifaire vous y
opposez de manière assez virulente mais
si Monsieur Tangui d'ailleurs Madame Le
Pen vient de faire tomber le
gouvernement parce que nous nous
voulions pas revenir sur le bouclier
tarifaire sur l'électricité mais
voilà aucun débat n'est possible
monsieur Tangui s'il y a pas une ligne
claire entre la mensonge et la vérité
lorsque je me suis exprimé sur la sortie
du bouclier tarifaire vous avez même eu
cette expression c'est la taxe Macron ou
la taxe le maire ou la taxe àal ça
dépendait du plateau de télévision sur
lequel vous vous trouviez enfin à chaque
fois vous attaqueiez cette décision de
rétablir la taxation la fiscalité sur
l'électricité c'est votre droit mais
vous pouvez pas revenir 6 mois plus tard
en disant bah non je me suis jamais
battu contre ça
si vous êtes opposé au décret
d'annulation de février 2024 c'était
quand même 10 milliards d'euros
d'économie vous êtes opposé à la réforme
des retraites donc chacun sait que c'est
la mesure d'économie la plus
significative pour redresser les comptes
enfin en juillet 2024 vous avez fait
campagne active d'ailleurs je le
reconnais bien volontiers vous avez
proposé la nationalisation des
autoroutes 40 à 50 milliards d'euros de
dépenses vous avez proposé l'exonération
de l'impôt sur le revenu pour les moins
de 30 ans 3,5 milliards d'euros mesure
de grande justice fiscale dont
bénéficieront tous ceux qui ont créé
leur entreprise et qui vivent très bien
vous avez proposé une baisse de la TV
sur l'essence pour 10 milliards d'euros
vous avez proposé l'augmentation du même
vieillesse pour 1 milliard d'euros au
total il y a 70 milliards d'euros de
dépenses supplémentaires
donc vous comprenez pourquoi nous avons
pas suivi parce que si nous avions suivi
nous serions allés droit dans le mur et
nous aurions alourdi d'environ 100
milliards d'euros les dépenses publiques
de l'État alors de l'autre vous dire on
fait des économies enfin vos économies
elle se résume à l'aide médicale d'État
5,2 milliards et 5 milliards sur la
contribution de l'Union européenne en
fait monsieur Tangi vous faites des
dépenses en milliards d'euros et des
économies en millions bah forcément ça
marche marche moins
bien si si si allez-y vous avez pas fini
votre
temps c'est aucune réponse donc vous
avez la majorité pour écrire les budgets
de 2017 à 2022 vous faites des 493 2022
2024 ce sont les pires dérapages
budgétaires de la 5e République comment
vous justifiez mais vous a échappé qu'il
y avait eu une crise du covid en 2020
monsieur
Tangui vous AZ échappé qu'il y avait une
crise inflationniste et les pires
dérapages budget de la 5e République
mais pardon là aussi vous êtes dans le
mensonge en 2017 2018 et 2019 contre
vous nous avons rétabli les comptes
publics nous sommes revenus sous les 3 %
nous sommes sortis la procédure pour
déficit excessif
ensuite nous avons protégé nous avons
protégé massivement mais je pense que
vous étiez pour et cess de faire des
propositions pour aller encore plus loin
dans la protection de nos compatriotes
après nous avons voulu rétablir les
comptes faire face à un accident comme
il y en a eu d'autres en Allemagne et
ailleurs nous avons pris des décisions
vous avez aussi toutes refusé je vois
pas comment vous rétablissez des comptes
en ne cessant de proposer des dépenses
supplémentaires vous attendez 2022 pour
faire la réforme des retraites les
effets économiques de la réforme des
retraites ne sont pas du tout valables
sur les budgets précédents et qui ont
mis la France dans cette situation la
réforme du chômage bon il y a 600000
emplois libre en moyenne sur sous vos
mandats il y a 5 millions de chemurs de
mal employés DIRIS que vous nous
expliquz en quoi la réforme rformme des
retraites de
2022 fait des économies sur les 7 ans
précédentes et deuxièmement en quoi une
réforme du chômage pourrait inventer les
4,5 millions d'emplois qui manqu même si
tout le chômage le chômage résiduel
était supprimé sachant que la moitié
c'est juste des gens qui Chang de poste
ou qui attendent une vacation cé la
dernière question pourrez vous
réinscrire après les les autres
interventions ce qui est sûr et certain
Monsieur tong c'est que si on revient
sur la réforme des retraites là pour le
coup elle ne produira absolument aucune
économie la réforme des retraites mais
je suis sous cerment donc je dis des
choses vraies contrairement à vous qui
dites des choses fausses la réforme des
retraites la réforme des retraites elle
permet de générer de 15 à 17 milliards
d'euros d'économie à terme si vous
revenez dessus vous privez d'une
économie structurelle indispensable pour
notre pays quant à la réforme de
l'assurance chômage nous l'avons
accompagné de dispositif de formation on
peut certainement aller beaucoup plus
loin monsieur Tangui sur le sujet mais
vous constaterez puisque vous aimez la
5e République et que vous faites le
récit de la 5e République regardez quand
est-ce que le taux d'emploi a été le
plus élevé depuis
1974 c'est quand nous menions notre
politique économique je trouve qu'on
s'éloigne un petit peu de de la
motivation qui était de rechercher les
les causes des écarts et je pense qu'il
faut que nous soyons vigilants à ce que
cette commission d'enquête ne se
transforme pas en une commission
d'enquête sur la politique économique
voilà c'était une remarque une question
à à monsieur le ministre vous avez
évoqué ici et nous vous avons déjà
entendu le dire dire que pour diminuer
la dépense publique il faut agir sur le
la dépense publique concernant la la
sphère sociale contenu du poids de cette
dépense dans la totalité de la la
dépense en revanche est-ce que vous
estimez que cela peut se faire en
faisant adhérer l'opinion publique sans
s'attaquer également en même temps ou
préalablement à la dépense publique de
l'État parce que ce que l'on entend
régulièrement de la part de nos
concitoyens
c'est l'État ne fait pas d'effort sur
son train de vie et cetera alors on
pense aux opérateurs aux agences aux
commissions aussi à l'enchevêtrement au
superposition avec les différentes
sphères que vous avez évoqué et moi je
je voudrais savoir si pour vous vous
pensez qu'on peut s'attaquer à la sphère
sociale sans s'attaquer préalablement
pour faire adhérer l'opinion publique à
ce qu'on concerne à ce qu'on appelle le
train de vie de
l'État je partage totalement votre
appréciation madame
député je pense que faes partie de petit
nombre que j'ai cité au début de mon
intervention qui a toujours été attaché
au rétablissement des comptes publics et
je vous en
remercie nous ne pourons demander aucun
effort au
français si nous ne sommes pas capables
de réduire le train de vie de
l'état de simplifier l'organisation
administrative du
pays de supprimer des couches
administratives dans le milfeuille
français
pour que chacun sente bien que l'effort
est équitablement partagé et d'ailleurs
je vais vous dire quand nous avons fait
les économies en 2024 j'ai proposé au
Président de la République dans la
première série de 10 milliards d'euros
d'économie que ces 10 milliards d'euros
portent exclusivement sur les dépenses
de l'État parce que je partage à 1000 %
votre conviction nous ne pouvons pas
dire aux Français que les remboursement
de médicaments seront peut-être pas au
même niveau que le remboursement des
consultations médicales faudrait être un
peu plus
exigeant que sur les retraites il faudra
peut-être pas d'indexation totale je
l'ai proposé au Président de la
République fin août 2023 que
l'indexation des retraites ne soit que
partielle qu'on protège les plus petites
retraites mais que pour les autres on
accepte que l'indexation ne soit pas
totale par souci d'équité entre ceux qui
travaillent et ceux qui sont à la
retraite c'est parfaitement conscience
que c'est des efforts qui sont demandés
à nos compatriotes mais moi j'ai la
conviction contrairement à beaucoup de
responsablebl politique que les
retraités sont parfaitement capables
d'entendre que eux aussi devront faire
un effort pour que les jeunes qui
travaillent n'est pas à supporter un
poids de la dette trop élevé je crois à
la solidarité française et je crois à
l'esprit de responsabilité des Français
donc oui sur la dépense de l'ta il a des
efforts à faire sur les opérateurs
évidemment je l'ai proposé sur les
agences sur des choses qui peuvent
paraître symboliques mais auquell je
suis très attaché la taille du
gouvernement la taille du gouvernement
c'est la première chose que vont voir
nos compatriotes un gouvernement
restreint avec une dizaine de ministres
une quinzaine au maximum tous pleinement
engagés dans leur mission c'est une
façon de dire à nos compatriotes oui
nous nous serrons nous aussi les
responsables politiques la ceinture
parce que les temps difficiles ils le
sont pour tout le monde donc je pense
que votre appréciation qui est
d'ailleurs aussi politique que technique
est parfaitement justifiée oui Véronique
louvagi juste réponds parce qu'on va pas
à chaque fois revenir la chose dans les
causes de la variation on a la liberté
de penser que les causes sont liés à la
politique économique et d'ailleurs bon
le maire a placé dans son introduction
la question à ce niveau-là voilà donc on
va par revenir à chaque fois parce que
vous-même vous venez de le faire vous
dites le train de vie de l'État c'est
une raison c'est vous vous c'est c'est
très politique donc je je je propose
queà chaque fois on revienne pas
là-dessus moi je pense que c'est la
politique économique monée et je à
partir de là je je mène des des
questions qui à mon avis peuvent décpter
les causes voilà je suis d'accord avec
vous deux je pense qu'à la fois nous
devons aller jusqu'au bout de la
compréhension de ce qui s'est passer sur
les recettes et c'est un sujet technique
et très complexe et sur lequel nous
n'avons pas encore je le dis très
humblement toutes les réponses mais là
où je rejoint parfaitement le président
de la commission des finances c'est que
le sujet majeur c'est la politique
économique et je redis que sans une
politique économique visant à créer une
nation de production il n'y aura pas de
rétablissement des comptes en
France voilà pour les temps fort de
cette audition fleuve de Bruno Le Maire
devant la commission des finances qui
s'est constitué en commission d'enqute
qu pour tenter de comprendre les raisons
du dérapage du déficit public Bruno Le
Maire qui assume sa politique et accuse
l'Assemblée nationale d'être
irresponsable en ayant voté la censure
fin de cet épisode on se retrouve très
vite sur LCP pour voir ou revoir une
autre séquence parlementaire à bientôt
[Musique]
