10 ans après, l’esprit Charlie est-il toujours présent ?

Mosaïk Cristal
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merci de nous rejoindre sur mosaïque
cristal une émission spéciale pour un
jour spécial il y a 10 ans jour pour
jour la rédaction du journal satirique
Charlie Hebdo a été attaqué de
terroristes ont pris d'assaut les locaux
à Paris aujourd'hui on pense aux 12
personnes abatttues les dessinateurs
Kabu Charb honoré tinus et volanski la
psychanalyste els ka les omiste Bernard
Maris le correcteur Mustapha Ourad les
policiers Franck brin Solaro et Michel
Renaud et Ahmed Merabet gardien de la
paix après cet attentat la foule s'est
mobilisée je suis Charlie c'était le
message affiché partout en France et
même au-delà alors est-ce que cet esprit
Charlie est toujours d'actualité
aujourd'hui quel regard sur la
caricature pour en parler j'ai à mes
côté deux invités tout d'abord Claude
mer alias Claude bonjour alors vous êtes
un ancien rédacteur pour flu gassial
notamment ou encore
la grosse Berta vous étiez au côté de
Cabu et j'ai aussi à mes côtéés pierre
Oswald vous êtes professeur d'histoire
géographie mais également directeur du
festive actu des ateliers d'éducation au
médias et l'information pour les jeunes
merci beaucoup à vous deux d'être
présent pour cette émission particulière
aujourd'hui alors Claude merou Claude
plus plutôt vous avez côtoyé longtemps
plusieurs membres de la rédaction de
Charlie Hebdo quel est votre sentiment
aujourd'hui sur ce triste annivers aire
c'est surtout un sentiment de
tristesse choses veaines voilà de colère
un peu
frustration et puis surtout ouais
triste est-ce que vous vous souvenez de
ce 7 janvier 2015 comment vous aviez
appris la nouvelle ououi ben je
travaillais pas le jour-là donc j'étais
chez moi et ça a commencé par des des
SMS d'amis dessinateurs qui disait il se
passe un truc à Charlier BDO voilà au
début on rigole on se dit bon c'est pas
grave c'est pas puis au fur de la au fur
à mesure de la matinée qui se
déroulait on a compris que c'était
justement très grave et voilà et j'ai
passé je me rappelle j'ai passé toute la
matinée debout devant la télé h mais
c'était un moment particulier bah
c'était ouais c'était
[Musique]
assez
incompréhension on se demandait voilà on
disait bon c'est peut-être pas
s le premier truc j'ai dit bon était
peut-être pas là il était au ski voilà
alors bon c'est surtout US que je
connaissais voilà j'ai fréquenté un peu
Cabu comme ça on s'est croisé mais tinus
ça faisait des années que je le
connaissais et et vous pierre oseval
est-ce que vous vous souvenez vous aussi
de ce de ce jour comment vous aviez
appris ce qui ce qui s'était passé je me
souvens que c'était un mercredi c un
mercredi et et bon alors j'ai cours moi
le mercredi matin et et j'apprends ça
vers midi et et c'est vrai que les
informations nous parviennent par par
brib au fur à mesure de la
journée l'avantage entre guillemets pour
nous c'était de préparer en une
après-midi ce qui allait se passer le
lendemain parce que dans ces cas-là on
bah on s'attend à des réactions d'élèves
qui sont qui qui qui sont ce qu'elles
doivent être c'est-à-dire certainement
de l'abattement de la tristesse et puis
et puis rester le point d'interrogation
de ce qui allait des des des des
réactions qui allent qui qui allaient
être être partager et euh on savait pas
trop quoi à quoi s'attendre on va dire
là-dessus en dehors de ça oui je pense
qu'on a tous une partie de nous qui qui
qui a été qui a été touché je veux dire
moi j'ai je suis un lecteur de Charlie
depuis depuis que je suis étudiant enfin
donc oui évidemment c'est c'est c'est
c'est c'est une partie de nous qui qui a
été touché euh forcément ouais et
quelles étaient les premières réactions
de de vos élèves justement ben le le
lendemain bah les réactions é celle de
de deune sorte de d'abattement je dirais
hein ça c'est c'est vraiment le ce qui
ce qu'il faut ce qu'il faut se dire euh
évidemment on en parle beaucoup dans les
familles au collège on est dans une
sorte de réceptacle de des émotions qui
qui peuvent se s'échanger dans dans les
familles et donc on reçoit ça le jeudi
matin et on doit faire face à ça d'une
manière ou d'une autre et donc on a tous
été là d'abord à écouter donc les élèves
et on s'est rendu compte d'un certain
nombre de choses hein c'est déjà que le
contexte bah on l' on l'IT pas forcément
vu venir c'est-à-dire on en parlait mais
mais on l'avait pas forcément vu venir
et et et et et et je me souviens une des
premières réactions c'était de voir que
les élèves étaient étaient
énormément dans un relais de
désinformation qui pouvait lire sur sur
Internet et on s'est on s'est très vite
aperçu entre collègues qu'il fallait
faire quelque chose euh dans ce domaine
en tout cas contrecarré ce phénomène de
désinformation on en parlait mais c'est
ça nous a un peu sauté à la figure à ce
moment-là ouais ou il y a eu aussi
beaucoup de de réactions de de la
population on se souvient notamment du
grand rassemblement du 11 janvier qui a
réuni notamment plus de 1,5 million de
personnes à Paris et au total 4 millions
dans toute la France notamment à saralb
un jour qui a marqué les esprits dans
notre territoire aussi des
rassemblements ont été organisés dans
les jours qui ont suivi l'attentat
direction Beach saralb sargemine et
forbac avec nos reportages sortie des
archives après une allocution de
Jean-Claude Picard directeur de radio
Studio 1 et organisateur de ce
rassemblement Gérard Ambert maire de BCH
a pris la parole pour appeler à ce que
je cite l'endoctrinement la bêtise
l'ignorance et l'aveuglement stupide ne
grandissent et ne grandrainent notre
société pour faire de ce rassemblement
un moment républicain la communauté
franco-turque s'est également jointe à
ce moment solennel c'est important parce
que en tant que communauté turque on
voulait montrer que on était contre ces
actes terroristes en d'autres lieux et
d'autres circonstances la vere de grê
qui s'est abattu sur saralbe dimanche en
aurait sans doute découragé plus d'un
cette fois-ci sous les parapluies cela a
au contraire soudé un peu plus la foule
venu rendre hommage aux victimes des
terroristes journalistes policier agent
d'entretien ou otage sur le parvis de la
mairie c'est tout d'abord Pierre Jean
Didot qui prend la parole face au
rassemblement de plus de 400 personnes
il fait sien les mots de la lettre de
françois Barouin adressé au maire de
France c'est une véritable chaîne
humaine nationale que nous formons toute
génération confondu au-delà des
divergences d'opinion le jour d'après
l'effroid a fait place au recueillement
place Aristide Brant à forbac ils sont
600 d'après les renseignements généraux
l'appel au rassemblement a été lancé des
mercredi après-midi sur les réseaux
sociaux par des membres du Parti de
gauche il a été relayé par la presse et
par le bouch
il n'y aura pas de prise de parole il y
a pas de on veut pas politiser cette
affaire donc l'idée c'est juste d'être
ensemble de trouver un moment comme ça
où on se sert les coudes voilà on sert
les coudes face à la barbarie un
regroupement silencieux le contraste est
saisissant il y a 15 jours seulement la
zone piétonne était encore habitée par
l'esprit des fêtes de fin d'année mais
ce jeudi soir à sargemine l'ambiance est
au recueillement de à 300 personnes se
sont regroupé sur la place sacroix pour
manifester leur indignation et dire non
à la barbarie des armes dans un pays
libre j'ai pris l'initiative de
distribuer des stickers totalement c'est
une initiative que j'ai pris toute seule
parce que je trouvais que c'était
important avec les moyens qu'on a de
faire une petite action tous ensemble
les manifestants ont observé une minute
de silence et ont chanté la Marseillaise
à plusieurs reprises cont
[Musique]
euh pierre est-ce que vous aviez
participé à l'un de ces rassemblements
oui moi je me souviens que j'étais à
j'étais à la manifestation de MESS euh
ouais on était allé en famille euh je me
souviens d'une manifestation très
conviviale très respectueuse euh j'y
avais croisé beaucoup de beaucoup de
collègues enfin et les gens les gens ils
venaient euh euh vraiment je je je je
trouve pour la même raison enfin peu
importe l'opinion peu importe euh ouais
le le l'opinion qu'on pouvait avoir de
Charlie enfin il y avait vraiment cette
question de ça ne peut pas se passer
quoi voilà ouais et vous cl vous avez
aussi participé euh oui moi j'ai pas le
chagrin grégire mais bon je me suis dit
je vais quand même y aller aller à messe
ça me paraissait un peu loin donc je
suis allé à saintavol où j'habite
et pour me donner une contenance j'avais
pris un appareil photo comme ça j'ai ça
me permettait d'avoir un peu de recul
parce que je sais pas à quoi je
m'attendais et en fin de compte ou
c'était très fraternel très enfin
convivial pas le mot juste mais mais il
y avait un partage voilà il y avait une
solidarité a il y avait voilà il y avait
une osmose entre les gens communion ou
ouais voilà une communion ouais et ça
j'étais cétait quand même sensible à ça
oui cétait assez inédit finalement
commeemblement les gens parlaient entre
eux on a fini sur la place de la mairie
il y avait il pleuvait tout d'un coup il
y a eu un arc-en-ciel je sais pas
comment les services de la mairie ont
fait ça c'était balaise mais voilà il y
avait ça faisait du bien h et donc je je
l'ai dit tout à l'heure en introduction
et on l'a vu dans les images je suis
Charlie c'était vraiment le message
qu'on voyait partout dans les
manifestations sur les réseaux sociaux
euh qu'est-ce qui représentait à ce
moment-là pour pour vous
je suis Charlie c'est pas enfin c'est
c'est c'est c'est avant tout le le le le
le le le côté accepter
j'allais dire le le le le patrimoine
qu'est déjà Charlie hebbdo et derrière
Charlie hebbdo à rakiri c'est-à-dire le
fait que la caricature la satire fait
partie de l'histoire de la presse
française et que oui ça c'est je
derrière je suis Charlie c'est c'est ça
c'est c'est un bout de de l'histoire
aussi médiatique française et le le
rappeler ça ça nous paraissait je pense
à tous important lecteur ou pas lecteur
ENF Charlie c'est c'est cette histoire
là ce patrimoine qu'on partage tous et
on a beau être d'accord ou pas d'accord
avec des dessins avec et cetera je pense
qu'il y avait cette
cette comment dire cette ce ce cri qui
est de dire on ne tue pas pour des
dessins je pense avant tout c'était ça
ouais je suis Charlie c'est c'est avant
tout ça est-ce qu'il a encore un sens
aujourd'hui ce je suis Charlie selon
vous oui il aura toujours un sens faut
faut être la liberté de la presse pour
le droit de le droit au blasphème le
droit à choquer les gens presque bon pas
les insulter mais bon on peut être
voilà professeur churon disait un bon
dessin de presse c'est un coup de PO
dans la gueule oui c'est ça oui c'est ça
c'est c'est c'est
c'est en fait c'est interpellé c'est
c'est c'est
interpell le citoyen qu'on qu'on est et
qui est amené à débattre de tous les
sujets et euh être re d'accord ou pas
d'accord en tout cas recevoir cette
cette cette cette ce point de vue
tranchant quelque part et ouais c'est
c'est je pense que il y a il y a ça
derrière le slogan je suis Charlie c'est
ça ouais puis la liberté de la presse en
général c'est
pas et puis ce ce slogan a même traversé
les les frontières on se plonge à
nouveau en 2015 de l'autre côté de la
frontière nos voisins allemands en SAR
sétait aussi mobilisé regardez
[Musique]
banderol sono et discours d'un côté file
silencieuse et hommage ému de l'autre la
ludwiig plat ne raisonne pas toujours
d'une seule et même voix ce samedi après
la minute de silence observée par
l'Assemblée les discours politiques se
sont imposés là où certains espérai un
consensus dépourvu des faitsez préféré
un rassemblement silencieux ce matin que
des manifestations politiques oui en
effet j'aurais préféré et c'est ce que
j'attendais oui mais si certains se
montrent critiqu chacun ici respecte la
liberté de parole et l'hommage aux
victimes des attentats s'exprime coûte
que cûte pour moi Charlie Hebdo c'est
l'un des l'un des journaux qui
permettait d'élever le débat et
notamment l'un des morts des des
personnes assassiné Bernard Maris était
une des personnes que j'ai écouté le
plus notamment à France interre et et je
l'ai pleuré mercredi jeudi des
rassemblements on aussi été organisés à
mess le soir même des person sétait déjà
réuni puis les jours qui ont suivi des
milliers de personnes étaient dans les
rues voici des images tournées en
janvier 2015 un rassemblement qui
marquera l'histoire 45000 citoyens se
sont déplacés dimanche à messe pour
défendre les fondements de la République
la liberté de la presse et la liberté de
penser répondant à l'appel des instances
religieuses des partis politiques et
autres associations se retrouvant dans
les valeurs du rassemblement le cortège
silencieux a pris son départ de la place
Maelle pour finir son parcours place de
la Rép publ la mine grave crayon
affichette et une de l'bdomadaire en
main place de la République Yan
Lindingre rédacteur en chef de flux
glacial qui collabore avec le journal
satirique a pris la parole il a raconté
cette journée tragique du 7 janvier en
tant qu'observateur son magazine est
voisin de charliedo dans le 11e
arrondissement de Paris après
l'énumération des noms des victimes la
foule a observé une minute de silence
puis dans un élan spontané à entoné
nationale al c'est aussi la liberté
d'expression qui a été touché par cette
attentat Claude donc vous vous avez
travaillé pour notamment flu glacial ou
encore la grosse Berta est-ce que cet
événement a changer des choses dans
votre manière de travailler et là oui et
là i parce qu'on en tient compte on se
dit bon ça ça va faire réagir ça
retourne maintenant avec Internet voà il
suffit que on dis je vais pas sortir
l'éternel on peut plus rien dire parce
que déjà avant on pouvait rien dire mais
voilà il suffit qu'on quelqu'un sente
blesser sans t'attaquer et puis c'est
tout de suite un
déferlement de choses
infames donc ça je pense qu'il y a
beaucoup de dessinateurs même de
journalistes qui en tiennent compte vous
vous censurez vous-même un petit peu
parfois pas vraiment censuré mais bon
dire bon je vais pas aller sur le
terrain là voilà pas mettre les pieds
euh bon après il y a toujours l'attrait
d'un bon
gag et là des fois je suaip m pour faire
un bon gag
alors mais bon c'est un peu ça il faut
continuer à rigoler il faut voilà c'est
pas et et concernant la la liberté
d'expression donc pierre Roswald vous
vous êtes très proche de de la jeunesse
euh comment vous abordez justement cette
question de la liberté d'expression avec
eux bah je je je crois que si on doit
rendre hommage à à si je fais un
parallèle he à Samuel Patti euh
aujourd'hui euh c'est avant tout le fait
de dire que il a bien fait son métier
euh un premièrement parce que il a
enseigné l'éducation média et
l'information et donc la place de la
caricature dans la presse aujourd'hui et
surtout qu'il l' fait avec méthode
c'estàd que on ne on
ne pour sensibiliser les jeunes de
collège ou de lycées ou d'école primaire
à la caricature il y a une façon de
faire on ne peut pas euh comme ça euh
choquer euh euh euh de de façon on va
dire trop rapide ou trop euh voilà il y
a y a il y a vraiment une façon de faire
je pense que euh quand quand on le fait
en collège et en lycée on convoque
l'histoire on convoque la géographie on
convoque la sociologie on explique euh
les l'histoire justement de la presse en
France on va euh prendre des cartes pour
montrer l'état de la liberté
d'expression dans le monde et on va
aussi se rendre compte à quel point on
est dans un pays euh libre euh et que
c'est une c'est quelque chose de de de
précieux euh qu'il faut euh qui qu'il
faut qu'il faut protéger et je pense que
les élèfes sont assez conscients de ça
enfin quand on quand on en parle et
quand on commence par ce biais-là euh à
se rendre compte de ça ça passe beaucoup
mieux parce que on se dit ah oui euh
mince je je j'ai j'ai le droit j'ai j'ai
le droit de de de de regarder euh des
dessins de de de de d'avoir une presse
qui est très diverse finalement euh et
j'ai la chance de d'être d'appartenir
pays qui protège cette liberté
d'expression ouais et et vous évoquez
régulièrement avec eux ce qui s'est
passé à Charlie abdo ou encore Samuel
Paty alors régulièrement ça fait partie
on va dire des des questions qui peuvent
se poser dans des cours d'éducation
média à l'information vous savez
l'éducation média l'information est
devenue centrale presque prioritaire à
un moment donné aux alentours des années
après les attentats justement il il y a
vraiment une prise de conscience dans
l'éducation nationale qu'il faut et
élargir le concept d'éducation Médale et
l'information donc oui il y a il y a
différentes façons on va dire de mener
ces ces cours là ça passe par des cours
théoriques ça passe par des ateliers ça
passe par de des des des des pratiques
pédagogiques qui se font parfois hors
temps scolaire à l'intérieur des classes
tout dépend mais y a il y a différentes
façons de faire le MI se fait très
souvent en histoire géographie en
enseignement moral et civique peut se
faire aussi au CDI mais aujourd'hui je
pense
que elle peut se faire dans dans
quasiment toutes les disciplinesf et
donc vous êtes enseignant au collège
est-ce que les jeunes comprennent ce que
représent justement ces ces attentats
oui dans la très grande majorité oui
enfin je veux dire il y a il y a
globalement il y a une
incompréhension sur sur le fait de dire
bon ben on pourquoi tu es finalement
pour des dessins ou pour
euh une expression quelle qu'elle soit
pourquoi tu es pour ça euh surtout en
considérant le fait que notre boussole
étant la loi ces journalistes ces
dessinateurs restent dans dans le cadre
de la loi donc pourquoi une telle
violence finalement pour des gens qui ne
font que s'exprimer donc la la très très
grande majorité des élèves comprennent
ça après on est on n jamais comment dire
on néchappe pas à ces convictions
j'allais dire euh la laent en soi va en
dehors de ça à n'a pas forcément le même
filtre que l'adulte et donc il va
falloir amener les choses et puis
expliquer faire de la pédagogie et et et
pour lui faire comprendre que ça fait
partie de
notre de de notre moyen de de de
débattre aussi hein donc on est ici dans
dans l'apprentissage de la citoyenneté
et nous avons aussi donné la parole aux
habitants du du territoire qu'ont-ils
ressenti il y a 10 ans que reste il de
cet esprit Charlie selon eux on les
écoute vous qu'est-ce que vous avez
ressenti il y a 10 ans lors de
l'attentat contre la rédaction de
Charlie
Hebdo j'étais pas ça m'a fait mal hein
c'est pas ma conception de la liberté
quelque chose
inimaginable
impossible une attaque contre la liberté
de la presse contre la liberté tout
court dans notre pays
une grande tristesse pour tous ces morts
les journalistes les policiers qui
étaient là pour les
protéger et beaucoup de questions
sur qu'est-ce qui peut se passer dans
notre pays on était choqué
attristé la sensation ben de ne plus
avoir la possibilité de s'exprimer
librement voilà nous on a on a réagi de
notre côté justement on nétait pas
abonné et justement suite à ça on s'est
abonné on voulait montrer qu'on qu'on
soutenait à notre manière Charlie Hebdo
et qu'on soutenait la liberté
d'expression de chacun c'est c'est atro
c'est inadmissible c'est
incompréhensible
c'est dramatique
brutal brutal très violent bah c'est
catastrophe quand on a appris ce qui
s'était passé à à Paris c'était vraiment
le le comble et et pour vous qu'est-ce
qui reste de l'esprit Charlier
aujourd'hui je pense que les gens sont
devenus prudents il y a quand même une
retenue ce n'est plus aussi libre
qu'avant c'est beaucoup de méfiance ou
les gens se contrôlent s'autocontrôle
s'autocensure alors ce qu'il en reste je
n'en sais rien ce qu'il doit en rester
c'est l'exigence de la
citoyenneté du vivre
ensemble des
trois mot de notre République la liberté
l'égalité la fraternité la fraternité
républicaine on se respecte et on
respecte les opinions des autres les
religions des autres moi je pense plutôt
que malheureusement le le soufflet est
un peu retombé il y a eu des
manifestations mais aujourd'hui il y a
pas vraiment de grandes avancé en
matière de liberté d'expression je crois
même que c'est de de pire en pire
malheureusement par exemple les on voit
les humoristes qui ont peine à
s'exprimer on voit des émissions de télé
qui avaient lieu il y a quelques 10 20
qui aujourd'hui ne passerait plus c'est
pas à cause de des attentats des
assassinats qu'il faut baisser la garde
premièrement et de tout laisser tomber
il faut montrer à ces assassinsin à ces
terroristes que on est plus fort
que alors le journal satirique Charlie
Hebdo est connu aussi voir surtout pour
ses
caricatures selon vous est-ce que on
peut rire de tout finalement ah oui je
suis formel on peut rire de tout
bon comme disaent des ProGES pas
forcément avec n'importe qui comme un
autre disait pas avec de la semoule dans
la bouche mais on peut rire de tout il y
a rien de sacré il y a pas de sujet où
faut être un peu plus bah après il y a
des sujets qui sont
tchis qu'on évite voilà qu'il faut
prendre avec des pincettes mais voilà
moi je suis bon mes deux grands maîtres
c'est churon et Cavana puis Gotlib aussi
dans un autre voilà c'est il y a rien de
sacré on peut rire des handicapés avec
les handicapés on peut rire des
religions avec les religieux çaempêche
pas voilà je vois pas où est où ça pose
problème tant qu'on ninsulte pas les
gens tant qu'on reste dans les limites
de la loi qu'on reste correct voilà on
peut on peut rire de tout et et vous
travaillez ben encore aujourd'hui
parfois avec des des
dessinateurs des caricaturistes est-ce
que eux au fur à mesure des années après
ce qui s'est passé se sont aussi mis un
peu des limites où ont repensé un petit
peu leur manière de de travailler oui et
non je pense que bon moi je travaille
surtout avec le frais de Touron au
canard bon enfin je travaille c'est un
grand mot je passe quelques idées de
temps en temps quand j'ai une bonne idée
puis faudrait pas que ça se perde voilà
mais je pense pas qu'il ait changé
fondamentalement sa manière de
travailler bon il a jamais été dans le
dans les leçons de donner des leçons ou
de lui il est plutôt dans le GAC dans
l'humour donc il a pas tellement changé
sa façon de travailler après chez
Charlie bon il y a des fois j'ai
l'impression qu' pousse un peu le
turceur la provoque c'est peut-êtreune
impression
voilà mais je pense pas que
fondamentalement il y a des gens qui a
vraiment beaucoup changé le leur façon
voilà il se méfient ils font font
attention comme disait un monsieur dans
le reportage avant c'est plus du
contrôle que de la censure voilà mais il
y a quand même quelque chose qui a
changé finalement oui bah forcément
c'est comme après le 11 septembre c'est
des trucs c'est tellement choquant c'est
tellement que il y a un avant il y a un
après pierre selon vous on peut rire de
de tout euh c'est une bonne question non
mais moi je pense qu'il faut ouais mais
moi je peux ça dépend à qui non moi je
pense qu'il faut oui euh oui évidemment
et puis je pense qu'il faut revenir sur
le rôle du rire dans la société aussi
hein je veux dire avant tout c'est
s'amuser enfin il faut savoir faut
savoir relâcher aussi s'amuser euh
je repensais ce matin j'ai dit mais en
fait le dessin en soi est un geste très
naturel dès l'enfance enfin on a tous
fait on voit tous des enfants la
première chose qu'ils font lorsqu'ils
ont une table et puis et puis des des
des des des des feuilles et puis des des
crayons bah ils dessinent donc c'est
c'est un geste éminemment je pense
humain euh et et et et je pense que
Charlie à travers les les le dessin de
presse puisquil peut se faire par
ailleurs c'est c'est c'est c'est la
continuité de ce geste naturel donc oui
c'est c'est ça fait partie de nous
j'allais dire donc ouais je pense que
voilà avec évidemment cette Bousso qu'il
faut comme je disais avant garder qui
est qui est qui est faire la différence
entre et ben voilà l'incitation à la
haine au rejet et puis le rire pour
interpeller et pour débattre parce que
je pense que c'est ça ce qui est
fondamental à comprendre dans l'esprit
Charlie c'est que Charlie hebbdo c'est
avant tout interpellé pour faire réfl
quelque part c'est c'est aussi ça ce
qu'on ce qu'on enseigne aux jeunes ouais
et il y a d'autres jeunes qui se sont
intéressés au métier de journalisme 200
lycéens de 14 établissements du Grand
Est ont participé au projet Charlie
Hebdo la conception d'un numéro spécial
pour commémorer les 10 ans de l'attentat
il est paru aujourd'hui alors pendant
plusieurs mois ils ont rencontré les
équipes de la rédaction et chaque chaque
établissement avait une page à écrire
alors on y reviendra longuement vendredi
vous découvrirez les coulisses de la
création de ce journal au côté des
élèves alors ils étaient très jeunes en
2015 ils avaient pour certains 4 5 ans
Pierre est-ce que vous enfin que
pensez-vous de ce projet justement qui
implique la jeunesse au côté de l'équipe
de de Charlie ben c'est très bien c'est
c'est il faut multiplier ce genre de de
de de partenariat avec avec l'extérieur
he l'éducation nationale est est friante
de de ce genre de de collaboration hein
donc avec des journalistes on le fait
nous-même à travers notre notre notre é
événement le Festiv actue est un c'est
ce qu'on a voulu aussi he c'est inviter
des des acteurs donc des journalistes
des dessinateurs et donc oui forcément
c'est c'est oui c'est c'est ce qu'il
faut donc
ouais c'est intéressant bien sûr et pour
vous aussi cl c'est important de de les
sensibiliser à justement à ces questions
de liberté de la presse dès le plus
jeune âge et en plus au côté de de
l'équipe de Charlie Hebdo c'est pas pas
c'est bien et puis je pense déjà leur
apprendre à lire un dessin parce qu'il y
a beaucoup de gens qui savent pas lire
dessin c'est il prennent ça au premier
degré alors que souvent ça cache autre
chose ça en ayant l'air de se moquer ça
dénonce ça dénonce quelque chose je
pense au dernier un des derniers dessins
de coco qui avait fait un peu polémique
où elle dessinait des gens de Gaza avec
un gars qui courait après un rat voilà
elle se moquait pas des des gens de Gaza
elle se moquef elle dénonçait la
situation dans laquelle on les avait
plongé et souvent les gens voient le
truc au premier degré et restent euh en
surface et donc je disais ces jeunes ont
été encadrés par l'équipe de Charlie
Hebdo notamment ris dessinateur et
directeur de la publication et Gérard
billard le rédacteur en chef il se sont
déplacés pour travailler au côté des des
lycéens on les écoute donc il y a
beaucoup de gens qui pensent savoir ce
qui'est charlibdo qui en fait l'ont
jamais ouvert qui savent que il y a des
il y a des il y a des couvertures qui
font polémiques il y a des dessins qui
font polémique mais ce qu'il y a ce
qu'il y a
dedans ils en savent au fond ils en
savent rien
donc il y a c'est si déjà on arrive
à à montrer à ces lycéens à C ces jeunes
générations que il y a quelque chose
dans charlido il faut qu'il l'ouvre et
c'est valable pour tous les journaux
avant de avant de avant de penser
quelque chose d'un journal d'un livre
d'un film bah faut l'ouvrir faut le lire
ou faut faut le voir avant d'en
parler il faut pas faut pas répéter faut
pas répéter tout ce que tout tout ce qui
se dit sur les réseaux sociaux ou ou ou
dans dans dans un repas de famille ou ce
genre de chose on est toujours étonné de
voir que ça imprègne finalement
le ça imprène des mentalités plus qu'on
pense en fait ça s'exprime peut-être pas
évidemment Dee manière aussi
spectaculaire que des manif aussi
énormes mais en fait quand on va à la
rencontre des lecteurs c'est très vif
encore et moi je pense que c'est une
penser que ça a disparu ça une autre
forme évidemment et je pense que pour
beaucoup de gens c'est très ancré et
pour eux parfois même on se rend
peut-être pas forcément compte quand on
est au journal mais quand on va vers eux
pour char c'est important et même à
l'étranger dès qu'on va à l'étranger on
est tour bien reçu c'est je pense que
les les journalistes qui font du
reportage sont toujours plutôt bien
accueillis et depuis 10 ans chaque année
des commémorations ont lieu dans les
établissements scolaires retour sur
l'une d'entre elles 3 ans après
l'attentat au lycée Simon Lazar de
sargemine c'est à travers l'écriture de
poème d'ikou ou encore d'une lettre
ouverte que cette jeunesse engagée
s'exprime les lycéens ont aussi lu la
lettre d'Antoine leris vous n'aurez pas
ma haine écrite suite à l'attentat du
Bataclan où sa femme a été tuée je sais
pas qui vous êtes et je me pas le savoir
vous êtes des âmes mortes si ce Dieu
pour lequel vous tuez aveuglement vous a
fait à son image chaque balle dans le
corps de ma femme aura été une blessure
dans son cœur l'action des élèves ne
s'est pas déroulé à une date anodine du
calendrier 2015 le 11 janvier la marche
républicaine organisée partout en France
a rassemblé plus de 4 millions et demi
de personnes dans les rues l'espoir de
nos élèves c'est que cette date du 11
janvier devienne une date inscrite dans
le calendrier républicain et cet espoir
je le caresse avec mes élèves parce que
j'estime que l'engagement dont ils font
preuve mérite une reconnaissance on peut
pas faire une journée particulière pour
tous les attentats mais sans doute
faudra-t-il inscrire dans notre
calendrier républicain une journée du
souvenir des victimes d'actes de
terrorisme un lâché de 99 ballons bercé
par la chanson engagée et pacifiste de
Nena n TR balance a clôturé ce
rassemblement en laissant place à
l'espoir d'un monde
meilleur les hommages ne sont pas
terminés jeudi un événement place de la
presse sera organisé à messe par le Club
de la Presse une après-midi composé de
Tabl rondes et d'ateliers on on écoute
Cédric Rouillon l'un des organisateurs
qui nous on dit plus jeudi les les
citoyens les acteurs les professionnels
qui s'intéressent à ces questions de la
transmission de l'information ils sont
invités à vivre une succession de de
temps pour commencer à 14h avec un un
temps d'hommage aux victimes où on se
rappellera naturellement des événements
de charliedo mais surtout encore une
fois de de l'impact local qui avait eu
c'est la mobilisation notamment dans le
au niveau de MESS et au niveau de la
presse locale après on a une table ronde
avec les dessinateurs de presse locaux
aussi qui sont ceux qu'on a l'occasion
de lire parfois dans différents journau
et quotidiens Laurin et puis après on
enchaînera avec un certain nombre de
restitutions notamment en lien avec les
l'université de mes les étudiants d'une
part en journalisme on aura ensuite une
des une succession d'ateliers de
réflexion qui seront plus en de manière
qui seront plus analysé de manière
prospective pour analyser qui est devenu
le métier de journaliste aujourd'hui
est-ce que effectivement on a une vraie
ou liberté de la presse dans les médias
actuels et et surtout qu'est-ce que peut
devenir le métier de journalistme
notamment dans des face à des enjeux qui
nous dépassent un peu tel que ce tel que
l'intelligence artificielle on a voulu
ouvrir cette porte après ça c'est c'est
vraiment une une invitation justement à
ce que chacun puisse se réappropri veens
aussi discuter parce que le métier de
journaliste il a aussi besoin d'être
remis en cause ça c'est une conviction
comporte on doit pas on doitir pas avoir
peur de on doit pas cette crainte de de
fuir de de de voilà d'éviter le débat
d'éviter le débat il faut être il faut
rentrer dans le débat et place de la
presse on espère que c'est une première
édition qui va s'installer dans le temps
alors l'événement est gratuit et ouvert
à tous mais attention l'inscription est
obligatoire rendez-vous sur le site
internet du club de la presse de MESS
laoren il se déroulera dans un salon de
la gare SNCF de mes la liberté de la
presse la liberté d'expression est-ce
que c'est finalement un combat sans fin
selon vous ça doit être un combat sans
fin en ça devrait pas mais on est poussé
à le faire maintenant on voit que les
milliardaires mettent la main sur tous
les organes de presse qui soit radio
télé et papier voilà il il faut réagir
comment vous voyez un petit peu cette
évolution dans le
futur avec des
espoirs pas très optimiste ouais je pas
très optimiste non non bah quand on
regarde ce qui se passe en Amérique avec
Trump P musk voilà quand on regarde ici
radio téléboloré
voilà là c'est pas ça pousse pas
l'optimisme joyeux et pareil pour le
dessin de presse on manque de plus en
plus de
support les journaux deviennent frileux
ils veulent plus publier parce qu'ils
ont peur des procès ils ont peur de ceci
alors que dans le tempsakiri av des
procès sans arrêt ça leur coûtait un
argent fou mais bon alors que maintenant
les journaux ben sont beaucoup plus
dociles
et et évite évite d'aller au front et
aujourd'hui vous vous écrivez un petit
peu moins qu'avant mais vous écrivez
toujours encore vous participez à à
quelques quelques parutions oui oui là
j'ai un bon là c'est du dessin de presse
ça s'appelle non catané bon il y a eu
deux numéros il y a un numéroos par an
donc c'est pas fatiguant et puis je
travaille aussi pour l'ARF qui est une
une jolie revue éclectique bon tout ça
ça se trouve sur internet parce
que c'est pas en kiosque c'est une
diffusion par internet mais voilà je
travaille encore pour ces deux supports
OK et et vous pierre comment vous voyez
l'avenir justement avec la liberté de la
presse la liberté d'expression comment
ça peut évoluer bah la liberté
d'expression il faut la défendre de
toute façon hein je veux dire ça fait
partie dans liberté d'expression il y a
liberté c'est une valeur républicaine
donc je crois qu'on a pas le choix de de
de de défendre la liberté d'expression
euh les élèves en ont de toute façon
tout à fait conscience lorsqu'il parlent
de liberté ils pensent avant tout à la
liberté d'expression c'est ce qui
revient c'est ce qui revient presque
naturellement non moi je pense qu'il
faut s'intéresser à un changement de
contexte l'arrivée du numérique
l'explosion la multiplication des
réseaux euh des des médias et des
réseaux sociaux donc ça aussi il faut y
faire faut y faire attention euh bah de
nouveaux défis j'en parlais avant le
défi de la désinformation donc apprendre
aux élèves à bien s'informer sur sur
internet devient essentiel et c'est un
c'est un travail de tous les instants
j'allais dire pour nous et puis accepter
aussi que l'information c'est le c'est
parfois le temps long parce qu'on on est
dans un rène on est dans une époque de
temps très court où tout est très rapide
où l'information circule très vite et on
se prend finalement peu le temps de la
réflexion et donc on se documente de
moins en moins je parle vraiment de la
vraie documentation et ça on initie les
élèves hein nous c'est notre travail
aussi c'est c'est de les faire
comprendre leur faire comprendre que
l'information c'est se prendre le temps
de s'informer euh et et et et
d'apprendre et et pas et ça passe pas
forcément par du du court terme ça passe
vraiment aussi par du long terme et donc
ça oui c'est intéressant ouais vous
sensibilisez vos vos élèves mais vous
sensibilisez aussi les jeunes à travers
votre festival festive actu est-ce que
vous pouvez en parler un petit peu c'est
c'est quoi son son objectif bah le
festive actu c'est le c'est alors je
vais me vter un peu mais c'est le le
plus grand festival d'éducation média et
l'information euh en en Lorraine en
Alsace aussi en tout cas dans le Grand
Est euh on l'a voulu transversal donc on
accueille euh à la fois des maternelles
jusqu'aux universités euh et puis même
en dehors de de de l'école puisqu'on
accueille on accueille des écoles de
théâtre parfois des centres éducatifs
fermés l'objectif est de laisser une
liberté d'expression justement aux
jeunes
donc en leur disant bon ben si une
actualité vous interpelle faites-en un
film euh et donc on on diffuse des
court-métrages qui vont de 1 à 15
minutes sur une actualité qui les a
interpellé alors ça peut être tout ça
peut être l'écologie ça peut être la
politique le sport enfin peu importe et
après on en discute et donc se sont
développés toute une série d'ateliers
d'éducation médiia d'information autour
de cette diffusion de de ces filmsl dans
une salle attenante à l'espace des
anciennes forges j Tiin bandel et et ça
marche ça marche puisqu'on accueille euh
chaque chaque année alors la prochaine
édition c'est en 2026 mais on accueille
40 je CIS qu'on a 45 films la dernière
la dernière édition donc ça fonctionne
et le festival va célébrer ces 10 ans du
coup en 202 an ouis en juin 2026 ouais
ouis ouais ok alors on va vous dévoiler
un dernier extrait sorti de nos archives
une séquence filmée lors d'une
manifestation de saralb avec un clin
d'œil à nos journalistes j'ouvre cette
bouteille de champagne pour que vivent
les iconoclastes pour que vive la
liberté pour que vive Charlier d' voilà
et dans les pour que vive l'esprit de
[Applaudissements]
Charli à Charli à la
liberté à la presse libre c'est vous
al cette émission était aussi
l'opportunité pour nous journalistes de
rendre hommage à la rédaction de Charlie
Hebdo et saluer la liberté de la presse
alors merci à vous deux d'avoir été
présents pour cette émission
spéciale et Merci à VOUS téléspectateurs
de nous avoir suivi
