L’intégrale de l’émission du 10 janvier 2025

Mosaïk Cristal
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52 Vues de vidéo·11 janv. 2025
Durant trois mois, 200 lycéens de 14 établissements de la région Grand-Est ont été plongés dans l'esprit Charlie.
Ils n'avaient que 5 à 7 ans en 2015.
Pour commémorer les 10 ans de l'attentat contre le journal satirique,
la rédaction de Charlie Hebdo a travaillé avec ses élèves pour créer une édition spéciale de l'hebdomadaire.
Je vous propose de vous dévoiler les coulisses de la création de ce journal.
Suite à des directives du rectorat de l'académie Nancy Metz reçues à la fin de ce projet,
nous ne pourrons pas vous dévoiler les noms des élèves ni de leur établissement.
Nous tenons tout de même à vous montrer les étapes de leur travail de longue haleine.
On démarre par la conférence de rédaction organisée à l'hôtel de la région à Metz le 1er octobre 2024.
Les élèves ont travaillé aux côtés de l'équipe de Charlie Hebdo,
notamment le rédacteur en chef et le directeur de publication.
Il y a bientôt presque 10 ans, le 7 janvier 2015,
beaucoup d'entre vous étiez en école primaire,
vous aviez beaucoup de lycées,
et vous vous en souvenez peut-être parlé dans le 11e arrondissement de Paris.
Dans les locaux de Charlie Hebdo, la France a vécu l'horreur.
Ce jour-là, les dessinateurs Kabu, Charles, Honoré Tignous et Olinsky,
la psychanalyste Elsa Kania, l'économiste Bernard Maris,
le correcteur Mustapha Ouat,
tous les membres de la rédaction de Charlie Hebdo vont être sauvagement tués, sauvagement assassinés.
Avec eux, il ne faut pas les oublier, seront également abattus Frédéric,
un salarié de la société chargée de la maintenance du bâtiment,
Franck, un policier qui assurait la protection du charme,
et Michel Renaud, cofondateur du festival Rendez-vous du carnet de voyage
qui avait été invité à assister à la conférence de rédaction.
Un gardien de la paix également, Ahmed Merhabet,
a été tué sur le boulevard Richard Lenoir par l'un des bioterroristes en commun.
Et lorsque Charlie Hebdo a proposé aux régions de participer à un numéro,
nous avons tout de suite validé l'opération.
Et je voudrais encore remercier la rédaction de Charlie Hebdo qui est présente aujourd'hui.
C'est un honneur pour vous de les avoir avec vous aujourd'hui.
Soyez prêts à travailler.
Allez-y, caricaturez, exprimez-vous, apprenez, créez,
et surtout, grâce à votre travail, apprenez aux autres par la suite.
Bon courage à vous, et bon travail.
La démarche pour nous elle est importante, c'est d'aller transmettre aux nouvelles générations
un peu ce que c'est pas seulement Charlie Hebdo, mais aussi ce que c'est que de faire un journal,
que de faire un journal satirique, que de faire un journal papier,
parce que la presse papier aussi, c'est un moyen de communication
qu'il faut continuer de valoriser et de soutenir,
donc c'est beaucoup de choses qu'on essaye de transmettre avec vous,
et qu'ensuite, si on vous les a bien transmises, vous les transmettrez à votre tour, autour de vous.
Donc c'est pour nous important de transmettre notre goût et notre plaisir de faire un journal,
et en plus un journal satirique, d'information, et un journal où quand même
on a du plaisir à faire, il va falloir qu'on coordonne un peu tout ça.
Donc nous on est à votre écoute, pour entendre vos propositions,
et voir comment on peut faire un beau journal, pour le numéro 7 janvier 2025.
Donc maintenant, comme vous le disiez, c'est à vous de jouer, et nous on est là pour vous aider.
Donc la caricature, d'une manière générale, c'est vrai que ça fait rire,
ça fait rire quand c'est les autres, et ça fait souvent moins rire quand c'est soi-même.
Donc l'art de la caricature, comprendre la caricature, c'est aussi essayer de comprendre un petit peu
qu'est-ce que ça dit une caricature, qu'est-ce que ça dit d'une personne,
qu'est-ce que ça dit d'un événement, pour essayer de comprendre l'événement.
Donc quand on regarde une caricature de soi-même, pour regarder ce qu'il y a dans cette caricature,
essayer de comprendre un petit peu ce que ça dit de soi-même,
je pense que c'est la première question qu'on doit se poser quand on regarde une caricature.
Entraînez-vous, la caricature c'est toujours un bon exercice, parce que ça oblige aussi à comprendre
un peu mieux ce qu'on a en face de soi, pour bien comprendre la psychologie de la personne.
Donc si vous voulez bien caricaturer pour le prof, vous-même, il faut bien comprendre
qui vous avez en face de vous, quelle est sa psychologie, comment il raisonne,
ça aide, c'est pas que des traits, c'est pas que de dessiner un nez et des yeux,
c'est aussi d'essayer de ressortir la personnalité de la personne.
C'est ce qui est le plus difficile, mais c'est ça qui est marrant, puis c'est ça qui excite dans la caricature.
On essaie aussi d'aborder des sujets sur le long terme, et pas non plus parfois se perdre
dans des débats franco-français de politiciens qui, 6 mois après, sont oubliés.
On essaie de faire, c'est pas dire un journal intemporel, mais un journal qui essaie d'aborder des problèmes,
parce qu'intemporel est universel, c'est aussi comme ça qu'on essaie de faire le bras tout le semain.
Quand on écoute les médias, on est inondé par une quantité d'informations, et on a parfois du mal à faire le tri
entre ce qui est très important, ce qui est moyennement important, ce qui n'est pas important,
et faire un journal comme Charlie, c'est aussi d'aider le lecteur à bien hiérarchiser ce qui est prioritaire
et ce qui l'est moins. Donc quand vous faites un journal, il faut penser à hiérarchiser l'info, comme on dit.
C'est quelle forme vous donnez à toutes ces idées ? Parce qu'il y a des idées qui relèvent, dans tout ce que vous avez énoncé,
qui relèvent effectivement du dessin, de la caricature, qu'appellent de la caricature.
Il y en a d'autres qui seront plus appropriées parce que ça exige une enquête, ça exige quelque chose de plus écrit,
donc ce sera plutôt un article. Il y a d'autres idées qui relèvent plus du domaine de la chronique d'opinion.
Donc à ça aussi, il faut que vous ayez toujours ça en tête, c'est-à-dire quelle forme on donne à notre idée
et quelle sera la forme qui pourra mieux la servir.
Si vous faites un journal qui répète ce qu'il y a déjà ailleurs, votre journal n'est pas original et il n'apporte rien.
Donc là encore, comme je le disais précédemment, quand vous choisissez un thème ou un sujet ou un angle, ce qu'on appelle un angle sur un sujet,
vous vous dites, qu'est-ce qui n'a pas déjà été dit ? Si ça a déjà été dit, c'est pas la peine de le répéter.
Donc il faut se creuser le chou, si je puis dire, que ce soit en texte, dessin, reportage, interview, pour poser des questions,
des choses qui, à vos yeux, vous n'avez vues nulle part avant.
Donc il faut déjà bien observer ce que font les autres avant et déjà ensuite, travailler votre propre originalité de pensée.
Donc ça, c'est ce qu'on appelle un chemin de fer, c'est-à-dire que vous avez là une espèce de maquette des types, des 16 pages du journal.
Si vous regardez bien, il y a des espaces qui sont un peu irisés, c'est les espaces dessins.
C'est-à-dire que le journal est structuré de cette manière-là, Kabu tenait beaucoup à ça, mais il est moitié dessin, moitié texte.
C'est ce que je vous disais tout à l'heure, qu'il y a des thèmes, aujourd'hui, à notre époque, qui sont des thèmes nouveaux,
qui n'avaient pas une telle place, qu'il y a une espèce qu'avant, on ne l'entendait pas.
Par exemple, le numérique, on n'en parlait pas avant, on ne l'entendait pas.
Donc on estime que c'est quelque chose qui est en train de transformer la société, nous.
Confondément, on estime que toutes les semaines, il faut avoir un regard fait pour savoir ce qui s'est passé cette semaine dans le monde numérique.
Même chose pour le réchauffement climatique.
Toutes les semaines, il se passe des choses partout dans le monde.
Ça touche la société du monde de manière très profonde, et ça c'est inédit.
Donc on va essayer de reprendre tout ça.
Est-ce que quelqu'un a déjà un thème qu'il aimerait tout de suite nous proposer, qu'on puisse rapidement noter ?
Moi, le sujet qui m'attire le cœur, c'est l'égalité homme-femme.
Car malgré le fait qu'on soit en 2024, dont les valeurs de la République,
qui est liberté, égalité, fraternité,
l'égalité n'est toujours pas présente, en l'occurrence par rapport au salaire.
Il y a encore des domaines dans lesquels ce n'est toujours pas pareil.
Et il y a encore d'autres sujets dans lesquels ça se rejoint.
Il y a des médias qui sont à la pote sur la matière des grands millionnaires et des milliardaires.
Par exemple, Vincent Bolloré.
Tu parlais de la guerre.
La guerre, oui, on va le paralyser.
Effectivement.
Les réseaux sociaux.
Vous avez d'autres thèmes qui vous tiennent à cœur ?
La guerre.
J'ai rangé des thèmes moins sérieux.
Comme les tropes.
N'avez-vous décidé ?
Décidément.
Et du coup, le récord de fin du coup.
Le laxisme qui peut parfois être très présent dans la justice, notamment sur les violeurs.
Quand on fait le journal le mercredi, on essaie aussi d'anticiper ce qui se passera dans une semaine, dans quinze jours.
On ne met pas dans le journal uniquement des articles ou des dessins qui parlent de ce qui s'est passé la semaine précédente.
On peut aussi faire des dessins, des articles sur ce qui va se passer.
Donc, vous, vous devez faire un exercice qui n'est pas évident.
C'est d'imaginer dans quel état d'esprit le lecteur se retrouvera la semaine du 7 janvier 2025,
quand, dans l'actualité, tout le monde parlera les 10 ans de l'attentat du 7 janvier.
Donc, vous voyez l'exercice qu'il faut faire.
Là, ce que vous faites, vous faites un journal un peu de la semaine.
Alors là, ce que vous devez faire, c'est un journal unique.
Effectivement, c'est marrant comme tout, mais pour l'instant, ça part dans tous les sens.
C'est très fouillis.
On sent que chaque lycée et chaque élève participant a ses envies, auxquelles il tient.
Il ne faut pas essayer de trouver comment on peut utiliser ses envies pour, au bout du compte, faire un journal.
Ce qu'on a essayé aussi de leur suggérer, c'est qu'on peut faire passer des idées
en traitant certains sujets pas forcément de manière journalistique,
mais aussi de manière humoristique et satirique.
C'est toujours un point de vue.
Justement, on était en train de discuter pour savoir si tel sujet était plus approprié
pour du dessin satirique ou pour de la chronique, pour des dessins humoristiques ou pour du reportage.
La satire aussi, c'est un travail journalistique.
Ce n'est pas que de faire des blagues.
Donc, ça oblige à réfléchir aux thèmes qu'on traite
et ce qui est approprié à la satire plus qu'au journalisme.
Il y a toujours un point de vue.
Même quand on fait une dépêche, même quand on travaille à IFP,
même quand on fait une dépêche à IFP, il y a toujours un point de vue.
La façon dont la dépêche est construite, la façon dont l'article est construit,
vous partez toujours de vous-même.
Vous allez interviewer précisément sur quoi ?
Alors, on va lui demander ce qui l'a poussé à créer son association.
On va enquêter sur ses précédentes interviews
et on va essayer de se démarquer des autres,
lui poser des questions auxquelles elle n'a pas encore pu répondre.
On va vraiment chercher le creux de son association,
voir si elle y a déjà pensé avant l'attentat qui s'est passé à son fils,
voir si la cause l'a touché déjà avant,
voir si elle la touche toujours autant maintenant.
On va vraiment prendre la température sur tous ses ressentis
et vraiment essayer de se démarquer des autres interviews qu'elle a pu mener.
Peut-être qu'il serait plus intéressant de partir de son témoignage
ou alors de lui demander, par exemple,
quand il y a eu les attentats de Mérat, que son fils a été tué,
est-ce qu'elle s'imaginait, est-ce qu'elle pensait, par exemple,
que ça allait continuer, que ce n'était qu'un début ?
En fait, Mérat, c'était un début.
On peut séparer, sur le même thème,
faire un papier qui va venir surplomber l'autre
et en dessous faire un petit entretien avec cette dame.
Peut-être une enquête, justement, sur l'évolution des attentats.
L'évolution des attentats à l'heure actuelle.
Il y a eu Mérat et après il y a eu tout le reste.
Il faut essayer d'arriver à tout ça.
Après il y a eu Samuel Paty, après il y a eu Dominique Bernard.
C'est-à-dire comment, en partant de Mérat,
on arrive à la situation dans laquelle on est aujourd'hui
où, en fait, on voit bien que l'alibi, entre guillemets, des terroristes,
en disant qu'on vous tue parce que vous avez caricaturé le prochain,
parce que vous êtes moqué de notre religion,
parce que vous buvez au bistrot, parce que vous faites la fête,
parce que vous écoutez de la musique, parce que vous regardez un feu d'artifice.
Évitez d'aller sur le terrain où tous les autres vont.
Tous les autres sont déjà allés avec elle.
Et avec elle, on est toujours allé sur le terrain émotionnel.
Oubliez l'émotion.
Essayez d'être plus sûr.
Mais vous, qu'est-ce que vous en pensez ?
Est-ce que vous imaginiez ça ?
Comme il y a un entretien,
je ne pense pas qu'il y aura beaucoup d'autres dessins du même style dans le journal.
Il y aura peut-être un reportage en dessin, mais c'est autre chose.
Là, c'est bien d'avoir un portrait de cette femme.
À l'intérieur, vous faites le portrait de cette dame
et vous pouvez faire une bulle dans laquelle vous lui faites dire une phrase de l'interview.
Vous pouvez utiliser tous les formats que vous voulez.
Ça peut être un rond, ça peut être un carré.
De retour dans leur établissement respectif,
les élèves ont commencé à travailler sur leur page avec les équipes pédagogiques.
Des rendez-vous pris parfois en dehors des heures de cours,
preuve de leur implication pour ce projet d'envergure.
On est là pour le projet Esprit de Charlie.
Vous vous rappelez, on a plusieurs étapes à faire.
Le cœur du projet, c'est la réalisation du numéro spécial Grand Est de Charlie Hebdo
qui est fait par nos élèves.
Ça, c'est un des aspects.
Il faut qu'on ait fini le 15 novembre ou plus tard.
On y reviendra après pour rentrer un peu plus dans le détail.
Il y a également l'autre aspect qui est important,
c'est la commémoration du 7 janvier 2025.
C'est-à-dire que ça sera les 10 ans des attentats de Charlie Hebdo.
On a discuté de toutes les thématiques,
on a discuté de chaque page du journal qu'elle est.
Après avoir analysé des articles de presse,
plusieurs numéros de Charlie Hebdo,
les élèves étaient prêts à se glisser totalement dans la peau de journalistes.
Ils ont mené des interviews, des micro-trottoirs, réalisé des enquêtes
et évidemment des caricatures.
Pour préserver l'anonymat pour chaque article,
je ne pourrais pas vous dévoiler plus de coulisses de leur travail.
Direction maintenant Strasbourg pour la séance de bouclage du journal.
Les lycéens se sont tous retrouvés à la maison de la région de Strasbourg
pour découvrir en avant-première la première version de leur journal.
David, on est très heureux de revenir vers vous
pour finaliser ce numéro que vous avez fait
parce que c'est vous qui avez fait tout le travail.
On a été plutôt agréablement surpris par ce qu'on a pu voir,
même s'il y a des choses qu'on va améliorer dans la journée.
En tous les cas, vous avez beaucoup de choses à dire.
C'est plutôt réconfortant de voir que vous avez toute la parole
et que vous n'avez pas eu peur de vous expliquer.
C'était quand même le but de ce travail,
c'est de vous donner la parole et de mettre en force ce que vous avez à dire.
Aujourd'hui, on va finaliser tout ça et faire un beau numéro,
un peu comme on le fait quand on fait les bouclages de Charlie Hebdo.
Je ne suis pas plus tout seul, je suis venu avec Fanny,
qui travaille à la maquette de Charlie Hebdo,
qui va vous montrer comment la maquette est installée.
Je suis venu aussi avec Lorraine et Picrouz qui vont du conseil aussi.
Il y a peut-être des choses à améliorer, à rectifier.
En tous les cas, ce que vous avez fait pour l'instant, c'est plutôt très bien
et je crois que ça va faire un très bon numéro.
C'est vrai, il va falloir qu'on fasse des choix.
Il y a un super travail depuis l'âge déjà.
Ils ont bien bossé et ils ont des idées.
Après, il faut les aider à les mettre en forme.
Mais ils ont de l'inspiration, ils ont envie de dire des choses.
Des fois, ils ont des idées marrantes.
Après, c'est de la technique.
Mais en tous les cas, visiblement, ils aiment ça.
Ils aiment dessiner et ça les intéresse de voir comment on fait
pour mettre en forme une idée d'une manière graphique.
Ils ont bien saisi les problèmes de leur temps.
De ce point de vue-là, ils sont plutôt réveillés.
Ils savent où ils sont.
Maintenant, c'est vrai, c'est toujours des problèmes un peu inquiétants.
Il ne faut pas non plus qu'ils perdent espoir.
Ils sont dans le pessimisme.
Le fait de faire des dessins, peut-être que ça permet de transformer ça
et de mettre à distance la dimension un peu inquiétante de certains sujets.
Il ne faut pas qu'ils aient peur de dire ce qu'ils pensent.
Le fait d'aller vers eux, c'est une manière de leur dire
que vous avez le droit de le faire et qu'il faut oser dessiner,
dire ce que vous pensez et ne pas avoir peur.
C'est super bien fait, les dessins parlent beaucoup.
Notre page, je ne pensais pas que ça donnerait aussi bien.
Franchement, ça a été super intéressant de voir le travail des différents lycées.
Comme dit, je trouve que c'est vachement bien fait,
que les dessins sont vachement bien faits.
Même la mise en page, tout était très bien.
J'étais très fière de nous et du travail qu'on a réalisé.
Ça nous a vraiment démontré toutes ces heures de travail,
où est-ce que ça a terminé, ce que ça a pu rendre.
Donc oui, en effet, beaucoup de fierté.
Le fait de pouvoir partager ça avec d'autres jeunes
qui ont fait exactement la même chose que nous, le même travail,
je pense qu'ils doivent ressentir, on doit tous ressentir la même fierté.
Et puis, quand on peut discuter avec les autres, pouvoir se concerter,
et que les autres nous disent qu'on a fait du bon travail,
qu'ils aiment beaucoup nos illustrations ou bien notre texte,
ça fait d'autant plus plaisir.
On a vu beaucoup d'idées, en fait.
Bon, il a fallu un peu aider, mais en tous les cas,
ce qui est assez réconfortant, c'est que vous avez beaucoup de bonnes idées.
Et j'espère que vous en aurez encore beaucoup à l'avenir.
Si ça peut vous donner l'envie de continuer, de dessiner,
d'écrire et de dessiner ce que vous avez envie.
En tout cas, merci pour votre contribution.
Alors, une mention spéciale pour les dessinateurs,
parce que je suis passé plusieurs fois.
Franchement, il y en a qui peuvent aller plus tard, je pense,
faire de la caricature, parce que vous nous avez aujourd'hui
prouvé que vous aviez l'idée.
Il y a des très, très beaux dessins,
et c'est totalement dans l'esprit charmi, je pense,
les dessins qui ont pu être faits.
En tout cas, félicitations à toutes et à tous,
parce qu'il y a des sujets qui ont été étudiés
qui ne sont pas forcément des sujets faciles.
Quand on parle de religion, quand on parle d'égalité homme-femme,
vous avez su les aborder comme Charlie sait le faire.
En tout cas, félicitations à vous encore une fois.
Merci et à bientôt.
Après le bouclage, place à l'impression,
le 16 décembre, plusieurs lycéens se sont rendus
à l'imprimerie de Toul pour découvrir pour la première fois
leur journal papier.
C'est ensuite le 7 janvier dernier,
date du 10e triste anniversaire des attentats de Charlie Hebdo,
que ce journal a été diffusé.
22 000 exemplaires ont été distribués
dans 300 établissements de la région.
A l'intérieur, des articles sur la caricature,
la laïcité, l'écologie, le harcèlement scolaire,
l'égalité homme-femme, le numérique ou encore les attentats.
Des thématiques fortes, chacune illustrée
avec des dessins réalisés par des élèves.
Vous pouvez retrouver ce journal dans une version numérique
sur le site de Charlie Hebdo
ou sur le site de la région Grand Est.
Bonjour tout le monde,
c'est un week-end plutôt ensoleillé qui nous attend.
Demain déjà, le ciel sera plus dégagé
et on pourra profiter des rayons du soleil,
mais pas de sa chaleur.
Les températures minimales descendront jusqu'à moins 3 degrés
et les maximales ne dépasseront pas les 2 degrés.
Demain, nous fêtons les Paulins
et il fera jour de 8h22 à 16h56.
Passez tous une belle journée et un excellent week-end !
Depuis 15 ans à vos côtés,
le groupe Eric Wagner vous souhaite une très belle année 2025.
Anticipé, c'est l'avenir !
