"LA STRATÉGIE DE MACRON C'EST DE DIVISER LES PAUVRES" THOMAS PORCHER FUSTIGE LA RÉFORME DU RSA

Le Média
76 abonnés
6 Vues de vidéo·7 janv. 2025
pour ne rater aucune de nos vidéos
n'oubliez pas de vous abonner et
d'activer la cloche les baisses d'impôt
de production quelle est la condition
là-dessus rien qu qu les prévisions
c'est quoi c'est se dire ah bah ça va ça
va créer plus d'emplois mais on n sait
rien et là là on s'attaque on leur donne
cadeaux 20 milliards directs après tous
les cadeaux qui ont été faits là on en
redonne on dit bah c'est un Paris mais
il y a pas de souci moi je pense que le
chômage n'est pas une question
individuelle le chômage c'est une
question de de conjoncture et d'ailleurs
quand la conjoncture tombe les chiffres
du chômage explose quand elle reprend il
rediminue donc c'est un problème
macro-économique c'est pas un problème
individuel
bonjour tout le monde je suis ravi de
vous retrouver pour un nouvel épisode de
l'instant Porchet avec tous les discours
qu'on entend autour de nous notre
meilleure arme c'est de les connaître et
de les comprendre nous voulions surtout
vous dire un immense MERCI MERCI à vous
nos 5000 donateurs qui avveent fait de
notre campagne de don de fin d'année un
véritable succès grâce à votre
générosité nous avons récolté plus de
270000 € pour continuer à faire vivre
votre média un média qui vous garantit
une information libre au sein d'un
paysage médiatique français contrôlé par
les OL
pour soutenir votre méd deire pérenne
vous pouvez vous abonner à partir de 5 €
par mois ou même devenir sociétaire de
notre coopérative rejoignez-nous dès
maintenant sur
soutenez.lemediatv.fr et encore merci
bonjour Thomas salut lis alors cette
semaine Macron traque de nouveau les
sans emplois et le nouveau gouvernement
qui n'a pas grand-chose de nouveau veut
convaincre la gauche pour éviter la
censure sur le budget c'est
[Musique]
parti le RSA revenu de solidarité active
est désormais soumis à condition
d'effectuer 15 he d'activité par semaine
pour toucher ces fameux
635,71 pour une personne seule c'est la
loi plein emploi qui est entrée en
vigueur ce 1er janvier après 2 ans
d'expérimentation cette activité
encadrée par un contrat d'engagement
peut relever de la formation
professionnelle des candidatures à des
offres d'emploi ou des démarches
administratives mais aussi du travail
gratuit comme des associations l'ont
constaté même si l'État se défend
catégoriquement de ça les
expérimentations sur les 49 départements
ont montré deux choses très importantes
d'abord un retour à l'emploi à
l'insertion professionnel de longue
durée de 42 % des bénéficiaires de cette
expérimentation et une deuxième chose
que je trouve très importante qui soit
pas dans les chiffres mais qui est au
clés de tout c'est aussi un retour à
l'estime de soi et à la confiance en soi
qui permet de se dire j'ai des projets
je peux y arriver en 2023 18
départements ont testé le dispositif et
47 à partir de mars 2024 et les retours
de terrain ne sont pas si réjouissants
déjà cette condition d'activité a des
contours assez flous la loi inscrit que
les activités demandé dans le plan
d'accompagnement consistent en des
actions de formation d'accompagnement et
d'appui dans un sens très large la loi
précise que les activités inscrites dans
le contrat d'engagement doivent avoir
comme objectif l'insertion sociale et
professionnelle de la personne mais
laisse le référent d'accompagnement
définir avec le bénéficiaire les
activités adaptées à la situation
affirme France travail auprès de check
news libération les 15 heures peuvent
être ravisés en cas de handicap
invalidité ou garde d'enfants par
exemple Libé ajoute que la loi précise
bien que le président du conseil
départemental peut décider la suspension
en tout et parti et pour une durée qu'il
fixe du versement du Revenu de
Solidarité Active lorsque sans motif
légitime le bénéficiaire refuse
d'élaborer ou d'actualiser le contrat
d'engagement ou ne respecte pas tout des
obligations énoncées dans ce contrat une
loi donc contour flou un accompagnement
qui peut vite dériver en travail gratuit
alerte des associations et organisation
le rapport d'akitas ATD carmonde Secours
Catholique rapporte par exemple qu'à
Villier enveexin dans l'heure le maire
de la ville n'ayant pas les moyens
d'embaucher du personnel pour entretenir
le cimetière communal a fait travailler
quatre bénéficiaires du RSA c'est ce
qu'indique leur rapport Thomas qu'est-ce
que tu penses là de cette mesure est-ce
qu'il faut obliger comme ça de réaliser
des heures pour revenir à l'emploi
est-ce que c'est
efficace alors non c'est pas efficace
bon ce qu'il faut savoir c'est que déjà
qui sont les allocataires du du RSA vous
avez en fait un tiers de personnes qui
sont à locatair depuis plus de 5 ans
donc là on est vraiment sur des des des
gens qu' qu' qu' des qu' on eu des
accidents de vie ou ou qui sont éloignés
de plus en plus du marché du travail et
là c'est des situations très difficile
et on a un quart un quart qui tous les
ans retrouve automatiquement un emploi
c'est des gens par exemple qui vont être
au RSA parce que ils ont fini les études
après 25 ans ils ont rien au début ils
touchent le RSA et puis ils vont très
vite retrouver un emploi donc on a quand
même 25 % qui tous les ans sortent
naturellement du RSA et et ils sortent
ils en sortent d'autant plus qu'il y a
de l'activité et de l'emploi euh qui
sont créé ça c'est la première chose
qu'il faut dire la deuxième chose qu'il
faut dire c'est qu'il faut absolument de
manière purement idéologique et je le
dis refuser euh que l'on fasse du
chômage un problème individuel il faut
vraiment comme on a aujourd'hui tout le
monde qui balance ses idéologies dans
tous les sens même si elles sont
contredit par les faits nous aussi on va
balancer notre idéologie il faut refuser
euh quelqu'un qui va faire du chômage un
problème individuel il est beaucoup plus
simple de trouver un emploi quand vous
avez de la croissance quand vous êtes en
en récession il y a il y a des il y a
des périodes où des étudiants qui
sortent diplômés trouvent rapidement un
emploi il y a des périodes où des gens
qui ont moins de diplôme en trouvent
plus rapidement et d'autres non donc le
chômage n'est pas un problème individuel
c'est un problème macroéconomique c'est
un problème de de de conjoncture
économique donc à par moment où on part
de ça et ben on refuse toutes les
incitations ou toutes les obligations
que l'on supplémentaires que l'on doit
attribuer au chômeurs parce que personne
personne personne n'aime être au chômeur
et ça c'est c'est comment vous dire une
fake news qui a été d'abord prise en en
compte par les par les libéraux puis
aujourd'hui reprise beaucoup par
l'extrême droite parce que on s'attaque
toujours euh derrière à des gens pauvres
et les gens pauvres sont souvent plus
issus de l'immigration que que les
autres parce qu'ils vivent dans des
quartiers plus plus difficiles et et et
et la dernière chose que que je que je
dirais c'est que on donne tellement
d'argent à des gens très riches sans
aucune condition qu'il faut pareil de
manière idéologique refuser le fait que
lorsqu'on a des aides sociales on doit
fixer des conditions supplémentaires
parce que derrière on sait ce que ce que
et tu l'as très bien dire ce que ce
qu'on veut faire derrière c'est queon
veut poser des conditions plus
difficiles pour pouvoir radier plus
facilement est-ce que tu partages ce
risque là de de faire du travail gratuit
de de faire glisser des compétences de
encore subventionner des entreprises
pour qu'elles prennent des gens au RSA
parce que c'est de l'argent public du
coup donc est-ce qu'il y a encore ce
risque de travail gratuit là tu l'as
très bien dit dans l'exemple que tu as
donné c'està-dire que il y avait pas
d'emploi pour ça donc on utilise des des
des gens qui touchent le RSA pour faire
ces tâches là et puis ça peut pour des
petites tâches créer un effet de
turnover où on se dit bon bah là on a un
travail gratuit pour quelques heures bah
pourquoi ne pas en profiter puis après
on en profitera parce qu'il y a quand
même plus de 2 millions de personnes qui
ont le RSA donc on peut faire tourner un
petit peu un petit peu ces ces ces ces
gens-là et le but quand on est au
chômage c'est de trouver un emploi
stable dans avec un contrat en CDI c'est
ça le but c'est que tout le monde
travaille peut-être plus de gens
travaillent mais dans des bonnes
conditions c'est ça la la la la vraie
raison c'est pas d'utiliser des des gens
qui ont une allocation qui qui est très
faible qui ne leur permet pas de sortir
de la pauvreté qui est juste un soutien
dans la pauvreté mais qui ne leur permet
pas de sortir de la pauvreté ou de vivre
une vie aussi bien que quelqu'un qui
travaillerait c'est faux de dire ça et
là on va on s'attaque à ces choseslà et
et et je veux dire tant qu'il y aura pas
de création d'emploi dans des filières
ou ou ou de la l'activité économique bah
vous pouvez leur obliger à faire ils
seront mis à des tâches que personne ne
veut faire pour un petit peu d'heure
pour les occuper mais ça ça pas ça c'est
pas parce queon leur demande de faire 15
he que comme par magie ils vont les
emplois vont se créer et que on va leur
trouver un déboucher tout de suite c'est
surtout l'inverse quand on voit la
situation en France avec ces 300 PSE
dénombrés en 2024 ces 300000 emplois
menacés on n'est pas sur la route du du
plein emploi quoi si on était dans une
dans une période de forte activité je
veux dire cette réforme d'un point de
vue libéral j viens pourrait plus
peut-être se justifier en disant bah
regardez il y a de l'activité donc là
l'économie est tellement dynamique
qu'elle absorbe des gens qui sont au
chômage mais on est même pas dans cette
période on est dans une période
d'instabilité politique d'instabilité
économique depuis le covid c'est à peu
près ça grosso modo et là on nous passe
cette réforme bon pour moi c'est c'est
c'est une réforme purement idéologique
qui a pour but on de s'attaquer à tout
ce qui est on va dire les dépenses
sociales et en particulier les minimas
sociaux et ça fait longtemps que c'est
cette réforme elle est comme ça dans en
fait c'est c'est c'est un c'est un
serpent de mer c'està dire que ça avait
commencé avec Sarkozi en 2007 puis
Macron voulait poursuivre là-dessus
c'était un petit peu la la la réforme
jumelée à l'assurance chôage l'assurance
chummage c'était quand même là on
touchait vraiment ça concernait beaucoup
6 millions de personnes là c'est le
petit frère le RSA 2 millions de
personnes personne donc on s'attaque à
cette partie là parce qu'on s'est déjà
attaqué à l'assurance chômage donc il y
a vraiment une volonté pour moi toutes
ces réformes je je le dis très
clairement toutes ces réformes elles ont
pour but de mettre des barrières ou de
rendre plus difficile le statut de de de
de d'allocataire du RSA comme si c'était
un statut que tout le monde voulait
avoir et comme on le rend plus difficile
et ben à un moment si les conditions ne
sont pas respectées on peut radier plus
facilement et quand on radie B on sort
les gens des statistique et on a un très
beau chiffre donc peut-être qu'il y aura
peut-être que le but de Macron c'est à
la fin de son kaken comme il a plus il a
plus grand ch chose à défendre à part le
taux de chômage la croissance va pas
être au rendez-vous euh les baisses
d'impôts n'ont pas eu tous les effetscés
qu'il espérait politiquement il ne vaut
pratiquement plus rien aujourd'hui donc
la seule chose qui pourra tenir à la fin
le déficit il sera pas résolu donc la
seule chose ça va être son fameux taux
de chômage qui a répété beaucoup on a le
taux de chôumage le plus faible depuis
15 ans et cetera et ce taux de chamage
il ne va pas le réduire par de
l'activité il va le réduire par des
radiations en sortant ces gens des
statistiques et comme ils sortiront des
statistiques il aura un beau chiffre
statistique mais il aura autour de cette
statistique une armée de pauvres puis
comme tu disais Emmanuel Macron il passe
quand même des Caps dans des décisions
politiques dans des lois et cetera là on
touche quand même à un minima social qui
est quand même un un acquis très fort en
France qui est de vous toucherez quelque
chose pour ne pas sombrer dans l'extrême
pauvreté même si on parle encore une
fois de 600 € par mois donc je ne sais
pas qui envie quelqu'un qui gagne 600 €
par mois mais c'est-à-dire que là c'est
conditionné à une activité don la moié
sont des familles monoparentales voilà
donc là on casse qui ont un enfant à
charge on casse complètement le principe
du minima social c'est c'est un nouveau
cap dans ce que rêve Emmanuel Macron de
faire pour moi c'est le fil conducteur
de Macron c'està dire que Macron bon il
a très bien compris que sur la partie de
la dépense publique qui est dédié aux
fonctionnaires il y a plus grand-chose à
tirer hein euh même si c'est pas qu' qui
va remettre de l'argent mais il y a plus
grand chose à tirer il l'a vu avec
l'hôpital l'armée la police bon on peut
plus toucher la justice ça doit un petit
peu augmenter donc il y a plus grand
chose à tirer l'éducation hein c'est là
qu'ils veulent faire des efforts mais
sur le reste donc il faut s'attaquer à
l'autre partie qui qui est plus de 50 %
de la dépense hein qui est la dépense
sociale donc les retraites il l'a fait
plus ou moins mais je pense que ça va ça
va se poursuivre et d'ailleurs monsieur
beou c'est quelqu'un qui qui qui veut
réformer les les retraites et qui qui a
toujours défendu la réforme des
retraites il y a l'assurance maladie
l'assurance chômage et puis tous les
minimas sociaux et je dire le RSA c'est
c'est 2 millions de personnes plus de 2
millions de personnes qui le touche on
est vraiment sur une partie extrêmement
faible c'est moins d'1 % du PIB c'est
rien du tout on est pour une pour une
puissance et puis cet argent là est
réinjecté dans l'économie puisque les
gens ne vont pas épargner avec ça ils
vont pas les placer à l'étranger ils
vont pas faire des montages fiscaux pour
que ça c'est réintroduit dans dans
l'économie ça ça se dépense au super
marché ou ailleurs donc vraiment c'est
quelque chose qui qui qui a un coup très
proche de de de zéro mais il y a une
volonté voilà de se dire si tu es au
chômage et que tu l'as voulu comme tu
l'as voulu et ben il faut qu'on te pose
des conditions et si tu ne les respectes
pas on te radera quel que soit
l'efficacité de ces conditions il faut
faut les poser et et le et le but et
d'ailleurs les associations l'ont dit un
des buts qu'ils ont mis en avant c'est
quand même le fait que il y a une
volonté peut-être de de radier oui c'est
ça bah c'est ce que j'avais dire en fait
il y a alternative que aussi qui a écrit
un article dessus qui a écrit que les
bénéficiaires se sentaient parfois
fliqués infantilisés déjà qu'on sait que
le période du chômage c'est pas en terme
de de morale et cetera on n'est pas au
top interrogé par l'Association des
journalistes de l'information sociale
fin novembre thbao guillli directeur
général de France travail a lui-même
redit que les contrôles allaient se
poursuivre d'ici 2025 ces équipes
devront effectuer 600000 contrôles un
chiffre qui s'élèvera à 1,5 million
d'ici 2027 cette stratégie n'élas pas
surprenant surprenante dans un contexte
où les services publics de l'emploi sont
affaiblis par les coupes budgétaires des
suppressions de postes ont été annoncées
à France travail dans l'heure le
département a clairement annoncé son
objectif de baisser de 3000 le nombre
d'allocataires du RSA d'ici 2028 c'est
ce que notent les associations et c'est
ce que rapporte alter echo il y a
victoire bche aussi qui est membre de la
direction nationale de la CGT chômeurs
et précaire qui a alerté déjà sur cette
traack au sans emploi RSA chômeur en
avril dernier lors d'une action à France
travail ce qu'il veut faire en tapant
sur les chômeurs donc en baissant le
droit à l'indemnisation le temps
d'indemnisation et en radiant
massivement je veux dire les privés
d'emploi qui ont acquis un droit à
l'assurance chômage et en tapant aussi
sur les allocataires du RSA avec RSA
contre activité c'est de faire en sorte
de créer un vivier de maindœuvre pas
cher qui sera tellement pris à la gorge
qui sera contraint d'aller faire
n'importe quel boulot à n'importe quel
prix n'importe où et n'importe quand et
et que ça on le
refuse non pas qu'on refuse de
travailler mais on refuse de finalement
de servir en fait de prétexte au
gouvernement et au patronat pour baisser
drastiquement euh je veux dire notre
système enfin pour briser notre système
social et pour baisser les salaires de
tout le monde voilà alors que le
patronat est lui-même responsable du
chômage c'est lui qui délocalise euh
c'est lui qui préfère supprimer des
emplois euh plutôt que que que
d'embaucher des gens c'est lui qui
préfère ne pas remplacer des des des
salariés des salariés en retraite ou
ayant quitté leur emploi euh pour faire
travailler deux fois plus une même
personne pour le même salaire
aujourd'hui tous les salariés disent les
conditions de travail se dégrade il y a
trop de boulot et plutôt que finalement
de partager équitablement le temps de
travail et de payer les gens
correctement et ben le patronat il dit
on s'en fout complètement de toute façon
on aura 3 millions de personnes qui
seront tellement pris à la gorge que en
fait ils accepteront ces boulots là et
c'est ce ch chantage là que nous on
refuse d'autant plus que c'est pas
seulement un chantage c'est que c'est
une réalité parce que quand bien même en
fait tous les leur emplois en tension
pourries je veux dire il serait pris il
resterait des millions de chômeurs en
France et donc du coup tous ces gens-là
et ben ils créveront la dalle est-ce que
toi aussi tu parles d'une traque aux
pauvres aux chômeurs aux gens du RSA en
plus en s'appuyant sur l'idée rant vous
savez les classes moyennes si vous
galérez c'est pas du tout à cause des
des riches qui s'enrichissent mais c'est
à cause des gens qui gagnent 500 € c'est
exactement ça la stratégie la stratégie
c'est vraiment d'opposer toujours les
pauvres entre eux pour pas qu'ils
aillent regarder d'autres choses et et
donc voilà on oppose ceux qui ont sont
au chômage à ceux qui ont un travail
très mal payé parce que c'est ça aussi
c'est-à-dire qu'il y a une telle
austérité bon il faut il faut faut dire
la vérité jamais personne qui est au
chômage gagne plus que s'il allait
travailler ça c'est faux c'est un
mensonge qui a été véhiculé par les
libéraux qui a été repris aussi par
l'extrême droite parce que il partagent
là-dessus les mêmes idées he ça c'est
clair et net ça c'est faux mais il y a
une telle austérité salariale que la
différence entre effectivement le
chômage et le travail peut-être plus
faible parce qu'il y a une telle
austérité sur les bas salaires que ça
peut être le cas mais quand on travaille
on gagne toujours mieux quand on est au
chômage et quand on travaille on a un
statut social parce que la vie aussi
c'est un statut social on r rencontre
des gens on a des possibilités de
carrière et cetera ce qui n'est pas le
cas quand le chômage et il faut vraiment
voir les les les l'état de de santé
mental des gens qui vivent le chômage
c'est jamais une partie de plaisir
d'accord et je veux dire même si vous
allez interroger trois mecs dans la rue
qui sont au chômage qui vont vous dire
oui je gagne de l'argent sans travailler
B sou ça un an et demi hein c'est une
façon de de de reprendre un peu de
dignité c'est une réalité alors quand on
dit ça dé gens mais oui il y a aussi des
effets psychologiques c'està-dire que
beaucoup de gens refusent d'être dans la
position victimaire parce qu'elle est
aujourd'hui dans notre monde on respecte
beaucoup plus un Truant qu'une victime
voilà et donc beaucoup de gens refusent
cette politique cette position
victimaire et préfèrent se présenter
comme des truants en disant oui je
profite du système et tant mieux aller
travailler mais c'est dans la réalité
des faits c'est faux c'est faux puis le
chmage on a cotisé pour en plus voilà la
plupart des gens qui sont au chômage
vivent cette situation de manière très
difficile et préférer avoir un emploi et
s'insérer dans l'emploi et surtout plus
le chômage est de longue durée plus les
chances d'avoir un emploi sont difficile
et c'est très difficile dans la vie en
société parce que la vie en société
c'est la rencontre de gens petit amis
petit copains et cetera enfin et là euh
ce que vous faites c'est quand même
votre statut social en partie donc c'est
important d'avoir d'avoir un emploi donc
le chômage est toujours mal vécu et et
le RSA on est vraiment sur des
situations difficiles je veux dire 50 %
sont des familles monoparentales euh
certains ont des ont eu des problèmes de
santé des accidents de vie donc on s'est
dit à un moment voilà on va prendre une
petite partie de la richesse qui est
créée pour la la donner euh à ces
gens-là pas pour qu'ils sortent de la
pauvreté encore une fois pour qu'ils
aent une béquille euh euh dans la vie et
des gens sont prêts à taper sur cette
béquill là alors que ceux qui retrouvent
un emploi on sort très rapidement je
vous l'ai dit les chiffres un/art
sortent tous les ans du du RSA et tr et
trouvve un emploi donc là il y a une
volonté vraiment de bah voilà de
s'attaquer au plus pauvres en leur
posant des conditions alors que des
milliards par exemple les baisses
d'impôt de production c'est 100 milliers
c'est les deux tranches et quasiment 20
milliards quelle est la condition
là-dessus rien qu les prévisions c'est
quoi c'est se dire ah bah ça va ça va
créer plus d'emplois mais on en sait
rien et là là on s'attaque on leur donne
cadeaux 20 milliards direct après les
cadeaux de des baisses de de d's
impô sur les sociétés de 18 milliards
après tous les cadeaux qui ont été faits
là on en redonne on dit bah c'est un
Paris mais y a pas de souci et dans les
même temps les dividendes et voilà et et
qu'est-ce qu'on fait là on s'attaque à
quelque chose qui qui doit valoir 12
milliards grosso modo le RSA qui fait
vivre 2 millions de personnes les plus
pauvres et ben on s'attaque à ça en
disant voilà on va fixer des règles
supplémentaires parce que quelque part
ceux qui touchent le RSA n'ont pas envie
de s'en sortir et donc donc c'est pas
acceptable vraiment il faut là je pense
qu'il faut mettre il faut pas un moment
il y a une partie de la gauche une
partie de la gauche vraiment
a été un peu un peu sensible à ça à
toutes les les réformes de l'assurance
chômage à se dire que voilà il faut
faire en sorte d'être plus sévère quand
il y a une reprise d'activité avec les
chômeurs ça veut dire qu'il ne trouvent
pas d'emploi des des gens de de même des
économistes plutôt de gauche ont été
sensibles à ça je pense qu'il faut
mettre des des des limites il faut
mettre des limites aujourd'hui il y a
des adversaires qui qui ont une vraie
idéologie et qui appliquent des réformes
qui n'ont pas fonctionné qui continuent
à vous dire que ça a fonctionné par
idéologie qui fonctionne mais pour
certains voilà pour certains mais mais
pas pour l'ensemble de la population enf
enfin qui qui qui qui qui
ne ouais ouais exactement exactement
mais qui ne qui ne tiennent pas les
promesses qu'ils nous ont donné au début
bah je pense que nous aujourd'hui on
doit fixer des limites moi je pense que
le chômage n'est pas une question
individuelle le chômage c'est une
question de de conjoncture et d'ailleurs
quand la conjoncture tombe les chiffres
du chômage explosent quand elle reprend
il rediminue donc c'est un problème
macro-économique c'est pas un problème
individuel donc il doit pas être traité
au niveau individuel traité dans les
dans les la politique économique amener
et c'est c'est pareil pour la question
la question du RSA qui touche je dire
c'est vraiment les gens les plus pauvres
qu'est-ce qui va se passer là ces
gens-là vont s'inscrire à à France
travail alors que le gouvernement retire
des moyens à France travail tu l'as dit
donc il va y avoir plus de gens qui vont
être mis donc est-ce qu'ils vont être
plus de gens qui vont être qui vont
aller demander à France travail des des
des des choses et il y aura moins de de
gens qui seront employés donc quel
service va être délivré un service de
moins bonne qualité
euh le service
d'accompagnement c'est un service quand
même qui est plus difficile le service
de radiation c'est un service qui est
très simple donc il y a des chances moi
je pense dans ce contextelà que il y ait
un certain nombre de gens qui soient
perdus qui soi radié qui est du non
recours aussi déjà
ouiàcoupours un tiers de non recours et
là ça a montré dans les territoires
d'expérimentation que les gens en fait
ils étaient soit perdus soit ils avaient
peur et disaient bon ben je vais même
pas le demander quoi alors que c'est
déjà le cas il y a déjà beaucoup de
monde qui demande pas le RS alors qu'ils
y auraient le droit voilà exactement un
tiers donc c'est c'est c'est pour ça
qu'il faut il faut on ne peut être
copposé à cette on peut être qu'pposé à
à cette réforme là qui qui est
parfaitement scandaleuse et qui montre
encore une fois que une partie de la que
notre société est vraiment dans ce que
certains ont appel la pauvrophobie
c'est-à-dire qu'il y a vraiment des
attaques successives contre les
personnes les plus fragiles en opposant
la population alors on va attaquer les
retraités ils sont très riches et
cetera les jeunes contre les retraités
et là ça va être ceux qui travaillent et
qui ont des bas salaires les courageux
contre ceux qui touchent le RSA qui sont
les méchants et c'est pas possible de de
d'avoir des gris de lecture pareil il
faut s'interdire d'avoir ce type de gris
de
lecture vous le savez ou peut-être pas
et on vous comprendrait on a un nouveau
nouveau gouvernement malgré la censure
et les élections législatives on
retrouve de nouveau Bruno rotaillot
Gérald daranin mené par François Baayou
on retrouve aussi manuel Vals la
composition est très macronistes ou
plutôt les républicains qu'est-ce qui
change du dernier gouvernement me
direz-vous on saurait pas trop vous
répondre l'objectif pour ce gouvernement
est d'éviter une nouvelle censure
comment ça va être possible dans la
mesure où rien n'a changé ce qui va
déterminer c'est le vote sur le budget
déjà en retard le nouveau ministre de
l'Économie Éric Lombard annonce 50
milliards d'économies plutôt que les 60
prévus par le gouvernement Barnier par
contre aucune hausse d'impôt de prévu
comparé au projet initial particulier ou
entreprise on vient d'en parler il vise
toujours entre 5 % et 5,5 % de déficit
Thomas concrètement qu'est-ce qui va
changer pas grand-chose à mon avis
baerou va faire un plan qui va
ressembler très fortement à l'autre
peut-être même qu'il va retirer les les
haut impôts nous verrons nous verrons ce
qui va se
passer mais le vrai problème de fond
c'est c'est quoi c'est c'est que là nous
rentrons dans une crise politique et
cette cette instabilité politique
effectivement elle elle entraîne une
instabilité budgétaire qui peut
entraîner une hausse des taux c'est
c'est la prime de risque en fait grosso
modo là on a les taux qui diminuent il
diminuent par rapport d'avant donc il y
a pas de souci mais comparativement aux
autres pays ils ont augmenté il y a que
l'Italie qui est qui est au-dessus on
est au touche à touché avec la Grèce
audessus du du Portugal l'Espagne mais
on reste à des taux qui sont très
faibles mais il est vrai que cette
instabilité si elle continue elle peut
elle peut entraîner une prime de risque
donc là ça c'est le contexte général
dans ce contexte là euh il va falloir
faire peur et donc là il va falloir
avoir du sang froid parce que les gens
vont dire écoutez il faut accepter
absolument ce budget austéritaire parce
que si vous ne l'acceptez pas c'est la
crise grecque et cetera et cetera et
cetera et ce budget austéritaire nous
savons qui va payer on l'a vu avec le
sujet avant ce seront toujours la même
chose ceont les chômeurs les malades et
les vieux c'est tout ce qui est la
dépense sociale et là c'est là qu'il va
falloir que les partis politiques alors
de gauche surtout hein et je je
m'adresse plutôt à la gauche qui se
rapproche du centre et Ben et du sang
froid parce que il faut pas qu'il cède
en disant bah non on peut pas on doit
céder non il faut avoir du sang froid
parce que la dernière fois quand ils ont
cédé pour le
pacte qui avait été le PACT de stabilité
qui avait été fait en Europe on dit bon
allez c'est bien c'est bien bah on a eu
10 ans d'austérité derrière et des pays
qui ont qui ont fortement souffert donc
là je pense qu'il va falloir faire il y
a un risque très clair le problème de la
dette est pas un problème en soi
c'est-à-dire que si on est on est
crédible la dette il y a pas de souci
elle va rouler notre dette mais mais
cette instabilité politique peut
entraîner des primes de risque qui va
faire augmenter la la charge d'intérêt
et là-dessus il faut vraiment que les
que les politique et du sang-froid et
que les décisions ne portent pas sur des
des choses qui soient qui qui qui
portent atteinte aux populations les
plus fragiles or or c'est la voie qui
qui s'ouvre là justement l'austérité la
réduction des dépenses dans les services
publics la hausse des impôts pour les
plus riches et cetera c'est vraiment ce
qui crise enfin c'est la grosse ligne
rouge entre le programme du NFP et le
programme libéral macronist républicain
et ensuite extrême droite franchement
sur l'économie on peut tous les mettre
dans le même panier mais le ministre de
l'Économie pense pouvoir convaincre une
partie de la gauche en gros le NFP sans
LFI on regarde je pense qu'il y a des
convergences possibles avec le Parti
socialiste mais aussi avec le Parti
communiste et avec les Verts pourquoi
moi je suis pour la justice fiscale il y
a dans ce pays euh des mécanismes par
exemple d'optimisation fiscale qui font
que des personnes qui ont des revenus
importants ne payent pas leur part
d'impôts il s'agit pas de proposer des
impôts nouveaux il y a déjà vraiment
toute la panoplie h quiient il s'agit de
vérifier que chacun paye sa juste part
de l'impôt ça c'est un point par exemple
sur lequel nous pouvons trouver des
convergces donc est-ce que tu crois à
cette annonce de justice fiscale comme
je disais majeure opposition entre
programme du NFP et programme macroniste
mais la justice fiscale tout le monde
est pour c'est ce qu'a dit d'ailleurs
Barnier Barnier Ditis pour la justice
fiscale voilà faut l'appliquer qu'est-ce
qu'il entend par justice fiscale s'il y
a justice fiscale bon ben il y a un
redressement de l'impôt des des des des
Hauses de fortune et des grandes
sociétés dans ce cas c'est c'est donc où
est la justice fiscale parce que le vrai
problème aujourd'hui de de l'injustice
fiscale c'est que les petits ont une
pression fiscale supérieure au gros
c'est tout c'est c'est que ce soit des
PME par rapport aux grandes entreprises
que ce soit les les les classes moyennes
et même les classes moyennes supérieures
par rapport aux très riches qui arrivent
à échapper à l'impôt c'est ça le vrai
problème donc si si on veut un moment de
la justice fiscale il va aller à un
moment falloir fouiller dans ce qu'on a
dit plusieurs fois ici dans les 1500
filiales des des des 40 plus grandes
entreprises dans les dans les mécanismes
de prix de transfert ou dans les
mécanismes employés par les gens les
plus riches pour récupérer une partie de
l'argent au moins les dénoncer quoi ce
qui se passe dans l'Europe va falloir et
là il y a des possibilités il y a et là
on parle pas de quelques millions on
parle de milliards qu'on pourrait
récupérer mais visiblement c'est pas la
voie qui s'ouvre donc si vous ne voulez
pas augmenter les impôts comment vous
allez faire des économies qui va les
porter bah ça va être les services
publics et les servic publics sont déjà
à donc ça va être la dépense sociale
retraite assurance maladie assurance
chômage minima sociaux aidees social
pourqui il y a pas de convergence
possible entre le ministre de économie
et cette partie moi je pense qu'il ne
faut pas se laisser avoir par le
discours de la peur parce que là c'est
là on est dans le discours Dracula le
film d'horreur c'està dire le scénario à
la grec on va perdre il est peut-être là
mais s'il est là c'est à cause de Macron
c'est Macron qui explique la moitié du
déficit c'est Macron qui a créer de
l'instabilité politique mais c'est pas
pour ça qu'il faut lâcher et accepter
que les couples que les fors soient pris
par les plus faibles il faut refuser ça
grave aussi voilà oui il y a oui ce sera
grave aussi puis les fait on le connaît
c'estàd que les plus pauvres vont
trinquer ils vont tout payer et puis les
plus riches vont être très bien comme il
s'est passé en Grèce il faut refuser ça
oui il y a un risque mais dans ce risque
là il faut garder du sang froid et ne
pas céder à la panique et et je je pense
que si le ministre s'adresse au PS aux
écologistes et à d'autres c'est qu'il
sent que ils sont beaucoup plus méables
que que que d'autres partis et je pense
que dans ces je veux dire eux ne sont
pas malléables et donc il faut que la
gauche le NFP ne soit pas méable non
plus sur ces questionsl je le rappelle
he si la gauche se compromet sur
l'austérité les services publics les
salaires et cetera boulevard pour les
ouais sû ce qu'elle a déjà fait
d'ailleurs par ailleurs et il faudrait
pas qu' qu'elle refasse la même chose
merci à vous chez vous d'avoir suivi cet
épisode de l'instant porscher j'attrape
une dernière fois votre attention avant
de se quitter la situation politique est
inédite historique de direct par jour du
terrain du reportage mais aussi de
l'enquête le média c'est 25
travailleuses et travailleurs qui
produisent de l'information au quotidien
nous voulions surtout vous dire un
immense merci hein grâce à vous nos 5000
donateurs qui avaient fait de notre
campagne de fin d'année un véritable
succès grâce à votre générosité nous
avons récolté plus de 270000 € pour
continuer à faire vivre votre média un
média qui garantit uneinformation libre
au sein d'un paysage médiatique français
contrôlé par les milliardaires pour
soutenir votre média de manière pérenne
vous pouvez vous abonner à partir de 5 €
par mois ou même devenir sociétaire de
notre coopérative rejoignez-nous dès
maintenant sur
soutenez.lemediatv.fr spectateurs
abonnés donatrices et sociaux je vous
dis à la semaine prochaine
[Musique]
