Les nouveaux maires du Gard #7 : Pascale Eugène à La Grand-Combe

Objectif Gard
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46 Vues de vidéo·22 août 2026
Ce samedi, c'est ici, à la Grande Combe,
que nous sommes venus à la rencontre de Pascal Eugène,
la nouvelle maire de la commune, depuis mars dernier,
de cette belle cité minière.
Et puis la Grande Combe, c'est bien évidemment
toute une histoire que l'on va vous raconter ce samedi.
Bonjour madame Lumère.
Bonjour M. Samari.
Merci beaucoup de nous accueillir ici à la Grande Combe.
C'est moi qui vous remercie.
On est très heureux d'être là.
J'étais en train de me dire quand je suis arrivé tout à l'heure,
qu'est-ce qu'elle est belle, cette place de la mairie.
Et vous avez une magnifique église.
Tout à fait, tout à fait.
La place est belle, l'église aussi.
Notre Grande Combe, en général, est très belle.
Une sacrée richesse, effectivement,
dans cette belle commune du Haut d'Alès.
Oui, dépend des Compagnes Blanches.
Exactement.
Et puis aujourd'hui, vous l'avez compris sur Objectif Gard,
tout au long de l'été, on a une série à la rencontre des nouveaux maires.
Et vous êtes la nouvelle maire de cette commune de la Grande Combe.
J'aurais aimé que vous puissiez tout de suite me parler de ce nouveau costume
que vous avez endossé au mois de mars dernier.
Racontez-nous vos premiers pas.
Mes premiers pas, écoutez, tout se passe pour le mieux.
Tout va bien, mais je mesure chaque jour l'ampleur de la tâche, en fait.
Donc, je suis élue, moi, depuis 2008 sur la liste de M. Malavieille.
Toujours dans l'ombre, parce que c'est ce que vous aviez dit
un peu dans les derniers échanges avec Objectif Gard.
On avait fait des interviews avec vous.
Vous aviez expliqué que ce rôle dans l'ombre, vous allez bien.
Et aujourd'hui, vous êtes dans la lumière.
Maintenant, je suis dans la lumière.
Donc, c'est un peu plus compliqué pour moi, évidemment.
C'est vrai. Voilà, enfin compliqué.
Voilà, il faut que je m'y fasse.
Voilà, moi, j'aime bien travailler.
Effectivement, j'aimais travailler dans l'ombre.
Bon, maintenant, mon rôle est différent.
Je dois faire face à la lumière, comme vous dites.
Exactement.
Bon, l'exercice qu'on vous propose, c'est un échange en vidéo.
Et c'est l'idée aussi de mettre en lumière cette belle ville de la Grande Combe.
Je vous en remercie.
Mais avec grand plaisir.
Qu'est-ce qui vous a le plus surprise quand vous êtes arrivé à la tête de la ville ?
Alors, au niveau de, je voulais dire, des missions, des missions de maires.
En fait, c'est comment dire ?
C'est la multitude, la multitude des sujets qui arrivent quotidiennement.
Voilà, et qu'il faut gérer, affronter.
Trancher aussi.
Trancher, bien sûr.
Bien sûr, aussi. Oui.
Bon, ça vous est arrivé ?
Vous avez l'habitude ?
Oui, puis bon, on apprend.
On est là pour apprendre tous les jours, tous les jours.
Voilà.
Et puis, il y a quelque chose qui était assez intéressant,
parce que je crois qu'il n'y avait qu'une liste, effectivement, sur la Grande Combe
lors des dernières municipales.
Est-ce que ça oblige à une responsabilité supplémentaire ?
Parce que malgré tout, quand il n'y a pas d'opposition,
des fois, c'est peut-être un peu frustrant dans une campagne électorale.
Et puis après, il faut travailler pour l'ensemble des habitants.
Alors, frustrant pendant la campagne ?
Pas vraiment, parce qu'on pensait qu'il allait y avoir au moins une autre liste.
Donc, on a su au dernier moment qu'on était seul.
Voilà. Mais maintenant, effectivement, que nous sommes seuls
et qu'il n'y a pas d'opposition, nous sommes encore plus redevables,
on va dire, et nous devons faire encore plus nos preuves auprès des citoyens.
Pascal Eugène, on le disait,
vous avez travaillé en tant qu'élu
municipal, et puis aujourd'hui, vous êtes à la tête de la commune.
Qu'est-ce que ça a changé ?
Est-ce que ça vous a obligé à forcer un peu dans votre caractère aussi ?
Ou pas vraiment, vous considérez de manière naturelle
le travail qui est le même ?
Alors, de manière naturelle, oui.
Je ne peux pas me changer, je ne peux pas me transformer.
Je fais, comment vous expliquez, je fais en fonction de ce que je ressens.
Voilà, j'essaie de faire au mieux pour satisfaire de la meilleure des manières
les demandes qui me sont posées.
La mairie de la Grande Combe, bien évidemment,
elle est synonyme de Patrick Malavieille,
parce que c'est très compliqué de ne pas en parler,
d'autant plus que Patrick Malavieille, il y a quelques semaines,
a reçu la Légion d'honneur.
Je sais que vous avez eu l'occasion de l'accompagner
pour cette cérémonie, pour cet événement.
J'étais présent, donc je l'ai vu, effectivement.
Il y avait même une pointe d'émotion auprès de vous
parce que vous avez connu aussi un parcours politique à ses côtés.
Laurence Baldi, derrière, qui a été maire de la commune.
Puis aujourd'hui, c'est vous.
Quelle est la patte, Pascale Eugène ?
Qu'est-ce que vous avez envie de laisser comme trace après Patrick Malavieille ?
Comme trace ?
C'est trop tôt, peut-être ?
Oui, oui, oui, on commence juste là.
Donc voilà, ça fait cinq mois, j'ai le temps d'y réfléchir.
Puis je n'ai pas... Comment dire ?
Vous avez peut-être une différence dans l'appréciation des dossiers,
dans la façon aussi avec les habitants, peut-être ?
Et c'est bien normal.
Bien évidemment.
Déjà, Patrick est un homme et moi, je suis une femme.
Donc déjà, les sensibilités ne sont pas tout à fait les mêmes.
On ne voit pas tout à fait les choses de la même manière,
mais c'est une richesse, en fait.
Et puis, bon, il faut savoir que Patrick Malavieille, c'est mon ami de...
On va dire, ça fait presque 50 ans qu'on est amis.
J'ai été sa secrétaire parlementaire lorsqu'il était député, en fait.
J'ai fait ma carrière...
C'est pour ça que je l'ai dit.
Voilà, c'est...
Patrick et moi, c'est...
En tout cas, je m'appuie...
Comment dire ?
Je m'appuie énormément sur lui.
Et puis, il est là pour m'aider.
Il est là, voilà, pour me guider quand j'ai des doutes.
Et voilà, on fait...
Je pense qu'on fait du bon travail, voilà, dans la même lignée.
On connaît bien évidemment les difficultés qui existent sur la Grande Combe.
Aussi, la volonté de vouloir changer l'image.
Vous avez beaucoup évoqué ce sujet.
Si on revient avec Romain en 2032,
quel est le cap que vous avez envie de fixer là pour les années qui viennent
et pour ce mandat ?
Alors, c'est-à-dire les objectifs que nous avons ?
Oui, tout à fait.
Déjà, au niveau de la ville,
je pense qu'il y a un gros travail au niveau de l'habitat à faire
puisque notre ville est née de la mine.
Il y avait beaucoup, beaucoup de population.
On était à 15 000 habitants.
On n'est pas tout à fait 5 000.
Donc, il y a beaucoup d'habitations qui sont inhabitées.
Donc, les logements deviennent insalubres, etc.
Ça attire des gens, surtout au niveau des propriétaires.
Tout le monde n'est pas délicat.
Donc, il y a une nécessité de retravailler cette rénovation de l'habitat
pour redonner de la dignité aussi aux habitants.
Oui, qui le méritent, qui souffrent
et qui méritent d'avoir un habitat.
Tout à fait.
Alors, on est ici devant un bar que vous avez choisi.
Pourquoi vous avez fait le choix de ce bar ?
Parlez-nous de ce rendez-vous, ici, des habitants.
Alors, le Glacier Culturel, c'est Virginie Schwarz qui l'a ouvert,
je crois qu'il y a deux, trois ans.
Elle en a fait un lieu où les gens se retrouvent,
passent des bons moments ensemble et où il y a systématiquement
et très régulièrement des expos.
Ah, très bien.
Donc, c'est très, très intéressant.
Eh bien, on va aller peut-être boire un verre
et puis aller à la rencontre, effectivement, de cet établissement.
Allons-y.
Bonjour.
Déjà, il fait meilleur.
Il fait meilleur.
Déjà, il y a la climatisation, on n'est pas mal.
Bonjour, merci de nous accueillir.
Eh bien, on est ravis.
Patrick Malavia, il disait récemment qu'aujourd'hui,
certains habitants de la Grande Combe y sont, y habitent par nécessité
et que demain, il faudrait que ce soit un choix d'habiter à la Grande Combe.
Je présume que vous partagez ce constat.
Comment faire concrètement
pour qu'il y ait une attractivité qui soit à nouveau là, à la Grande Combe ?
Alors, déjà, au niveau de ce que je vous disais au niveau de l'habitat,
parce qu'en fait, on a un habitat délabré, donc avec des petits loyers.
C'est la raison pour laquelle
il y a des gens qui ne peuvent pas se loger ailleurs et donc ils subissent.
Voilà. Après, pour améliorer la situation, il faudrait arriver à créer de l'emploi.
Donc, nous avons quand même le parc Frédéville
qui est en train de voir le jour, enfin.
Exactement.
Voilà. Donc, ça a été compliqué.
Ça a demandé beaucoup, beaucoup de travail.
Merci beaucoup, Virginie.
Merci. Merci.
Qui a demandé donc beaucoup, beaucoup de travail et d'implication
et particulièrement de M. Malavieille,
qui a dû intervenir auprès des différents services.
Et puis, il y a des travaux également sur l'avenue Nelson Mandela.
Tout à fait. Donc, là, nous avons terminé la tranche 1 des travaux.
Donc, nous aurons une belle entrée de ville.
Voilà. Elle est déjà très belle, mais elle va s'améliorer encore
puisque les travaux ne sont pas complètement terminés.
Et nous allons attaquer donc fin septembre, je pense,
et que nous aurons toutes les autorisations.
La tranche 2 qui arrivera donc jusqu'à l'entrée, jusqu'au niveau du garage Peugeot.
Il y a une question qui est revenue, bien évidemment,
à l'occasion des municipales.
C'est la question de la tranquillité publique, la question de l'insécurité
que connaît aussi, comme d'autres communes, la Grande Combe.
Vous avez d'ailleurs, si je ne me trompe pas,
composé au sein de votre équipe une délégation spécifique
sur la tranquillité publique.
Pourquoi ce choix?
Pourquoi c'est une question aujourd'hui prioritaire à la Grande Combe?
Alors, je pense que c'est une question prioritaire dans beaucoup de communes,
pas seulement à la Grande Combe.
Pour la tranquillité publique, c'est la base.
Les gens doivent pouvoir se déplacer tranquillement, en toute sécurité.
En fait, pour tout vous dire,
je pense qu'il n'y a pas beaucoup d'insécurité à la Grande Combe.
Il y a beaucoup de petites incivilités, ce qui n'est pas tout à fait la même chose.
Mais nous avons pour projet de créer de toute façon une police municipale.
Ça, je pense que c'est important
pour être facilitateur dans les relations.
Parce que donc, pour faire de la médiation, pour discuter avec les gens.
Pourquoi vous agissez comme si, comme ça?
En fait, voilà, parce qu'il y a souvent de petites incivilités,
sans parler de gros problèmes,
de gros problèmes majeurs de sécurité sur la ville.
Quels sont les autres problèmes du quotidien qui reviennent chez les habitants?
Il y a la question de l'emploi.
On en a parlé, le cadre de vie.
Les choses sont en train de se métamorphoser aussi.
Avec ces travaux d'entrée de ville, la place, on en a parlé tout à l'heure.
La zone économique également, qui est pourvoyeur d'emploi.
On l'espère pour les prochaines années.
Est-ce qu'il y a d'autres sujets qui reviennent effectivement
auprès des habitants aujourd'hui?
Les gens, non, il y a beaucoup de petites questions,
mais entre voisins, voyez vous, voilà de.
Comme je vous disais, de petites incivilités, tout ça, mais après.
Non, il n'y a pas de cadre culturel parce que c'est riche sur la Grande-Côme.
Bien évidemment, il se passe beaucoup de choses.
On doit insister également sur la question de la politique de la ville,
parce qu'effectivement, sur le volet social, il y a un accompagnement
très important qui est fait à travers la municipalité.
Comment ça se passe?
Qu'est ce qu'on peut nous dire là dessus?
Parce que la question de la jeunesse Grande-Côme est extrêmement importante.
Alors, nous avons un tissu associatif extrêmement important sur la ville.
Voilà qui est donc, beaucoup d'associations
sont aidées dans le cadre de la politique de la ville.
Donc, il y a beaucoup, un énorme travail qui est fait.
La municipalité, bien évidemment aussi.
Mais au niveau associatif, il y a un gros travail qui est fait envers les jeunes.
Nous, de notre côté, nous travaillons également.
Donc, nous travaillons sur notre centre de loisirs, sur la mise en place
de l'EVS.
Nous avons également une saison culturelle riche.
Alors, nous essayons de mettre un peu tout,
un peu tout, comment dire, tous les niveaux, un peu de culture,
un peu plus populaire.
Enfin, voilà une saison qui plaise, qui plaise à tout le monde,
qui apporte à tous quelque chose.
Et qui soit populaire.
Et qui soit populaire, mais dans le bon sens.
Culturelle également.
Bien sûr.
Un dernier mot, peut être, parce que là, encore une fois, on se projette en 2032.
Quelle sera votre interrogation?
Sur quoi vous vous direz?
J'ai réussi mon mandat?
Déjà, si les gens sont heureux,
je voudrais arriver à faire en sorte que
que les gens soient bien,
soient souriants, soient heureux de vivre à la Grande Combe.
Voilà, que nous ayons d'autres populations qui arrivent,
qui amènent d'autres fraîcheurs
pour que tout ça fasse un bon mélange.
Et voilà, je souhaiterais réussir vraiment à le vivre ensemble.
Notre ville est bâtie sur des valeurs de solidarité, de paix.
C'est vraiment ce à quoi je tiens.
Voilà, je voudrais réussir cette mission.
Merci beaucoup, Pascale Jeanne.
Merci à vous.
Merci même le maire de nous avoir accueillis ici à la Grande Combe.
On était très heureux de passer ce moment avec vous.
Mais moi également. Merci beaucoup.
A très bientôt.
A bientôt.
Chaque samedi avec Objectif Gard, on part à la rencontre des nouveaux maires.
Rendez-vous samedi prochain dans une toute nouvelle commune.
