FAIT DU SOIR Du Louvre au Musée bleu : la Vénus d'Arles en majesté

Objectif Gard
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128 Vues de vidéo·31 août 2026
Près de 400 ans après sa découverte, la Vénus d'Arles est de retour en terre provençale.
Au musée départemental Arles Antiques, elle est le clou de l'exposition Le Passage de Vénus,
fruit d'une collaboration étroite entre le Musée Bleu et le Louvre.
Découverte dans les vestiges du théâtre antique en 1651,
cette statue en marbre datant de la fin du 1er siècle avant notre ère est considérée comme un chef-d'œuvre de l'art antique.
Offerte au roi Soleil et transportée à Versailles,
elle est depuis la fin du 18e siècle l'un des florons du département des antiquités grecques, étrusques et romaines du Louvre.
A Arles, la visite tant attendue de ce joyau des collections nationales revêt une signification toute particulière.
Pour les Arlésiens, la Vénus d'Arles c'est l'Arlésienne,
c'est vraiment cette femme dont on entend toujours parler et qui ne vient jamais.
Donc il y a un mythe local qui est réellement ancré.
Cette exposition est venue d'une demande populaire,
c'est-à-dire qu'on a entendu depuis de nombreuses années beaucoup d'Arlésiens et de Provençaux
nous dire que ce serait quand même bien de faire quelque chose autour de la Vénus d'Arles.
Donc on a accepté ce défi avec le Louvre.
Ce qui est magnifique avec cette sculpture, c'est qu'elle raconte toutes ces histoires.
C'est un archétype de la Vénusté et c'est ce qu'on a voulu mettre en avant dans cette exposition.
Toutes les facettes, toutes les multiples facettes de la Vénus,
c'est de montrer combien en fait le mythe perdure aujourd'hui.
Autour de la Vénus d'Arles, pas moins de 80 œuvres de toutes les époques sont exposées,
dont une trentaine proviennent également des réserves du musée du Louvre.
Ici, l'importance de Vénus pour la ville fait qu'on a voulu bien sûr qu'elle passe dans sa ville
et qu'on parle de tout ce que représente Vénus.
Et moi j'ai choisi des œuvres pour leur qualité,
parce que comme la Vénus d'Arles est un chef-d'œuvre,
quitte à ensuite développer le discours, il fallait que les œuvres,
la trentaine d'œuvres du Louvre qui se trouvent autour, soient pratiquement au niveau.
C'est terrible à dire, mais devant une œuvre comme la Vénus d'Arles,
ou à côté, vous ne pouvez pas mettre des choses médiocres.
Cette exposition se veut un véritable dialogue passionné entre l'art antique et l'art contemporain,
autour des métamorphoses multiples de la déesse de l'amour et de la beauté.
Mais bien plus qu'une simple célébration artistique,
cette exposition explore les dimensions symboliques, philosophiques et anthropologiques de la déesse.
Ainsi, l'exposition met en regard des pièces antiques avec des œuvres peintes par Gustave Moreau,
photographiées par Man Ray ou détournées par Andy Warhol,
illustrant comment Vénus continue d'inspirer, d'interroger et de se réinventer.
On a cherché les œuvres qui pouvaient l'illustrer,
évidemment Ludovic Logier qui est au Louvre médite là-dessus.
On a obtenu aussi des œuvres du musée de Lyon, du musée de Naples, du musée archéologique de Naples
et de beaucoup d'autres collections privées et publiques
pour pouvoir montrer aussi de l'art ancien et de l'art contemporain de différentes époques.
Et les artistes ont tous répondu oui.
Par exemple Pistoletto, qui a représenté cette Vénus avec des chiffons,
qui insiste sur la nécessité de recycler complètement les dieux dans notre esprit
pour continuer à leur porter un culte, m'a dit, lorsque je lui ai demandé de participer,
je suis un serviteur de Vénus, tout ce qu'elle voudra, je le ferai.
L'exposition Le passage de Vénus est à découvrir au musée départemental Arlantique jusqu'au 31 octobre prochain.
