Découvrez le mystère du Temple de Salomon ! Au travers des récits bibliques, nous retracerons l’histoire épique de la construction de ce temple sacré, qui aurait été érigé il y a 3000 ans et reste encore aujourd’hui un sujet de fascination pour de nombreux chercheurs et historiens.
Sur un plan plus historique, nous tenterons de retracer l’histoire de ce monument, si tant est qu’il ait vraiment existé. Dans tous les cas, cela va nous conduire à étudier l’histoire complexe du peuple hébreu.
En plus de l’histoire et du mythe, nous analyserons également le symbolisme associé au Temple de Salomon. Nous plongerons dans les secrets de la franc-maçonnerie et de son lien avec le Temple de Salomon, ainsi que son influence sur l’histoire et la culture.
- Israël Finkelstein, La Bible dévoilée : Les nouvelles révélations de l’archéologie - Israël Finkelstein, David et Salomon : La véritable histoire des fondateurs d’Israël - Thomas Römer, L’Invention de Dieu - Thomas Römer, aux origines de la Torah - Thomas Römer, Moïse, législateur et prophète - André Parrot, Le Temple de Salomon : Mythes et réalités - Michael Avi-Yonah, Le Temple de Jérusalem : De Salomon à Hérode - Pierre Bordreuil et Thomas Römer, Le Temple de Salomon : De l’archéologie à l’histoire - Régine Pernoud, Le Temple de Salomon : Mythes, réalités et enjeux - Patrick Negrier, les textes fondateurs de la franc-maçonnerie - La Bible
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- Landing, Godmode - Hero’s Theme, Twin Musicom - Transcend, Audionautix - Canon In D major, Kevin Macelod - Ruined Temple, Josh Kirsch/Media Right Productions - Tempting Fate, Audionautix - Echoes of Time V2, Kevin Macleod - Frost Waltz, Kevin Macleod - Metaphysik, Kevin Macleod - Dragon and Toast, Kevin Macleod - No2 Remembering Her, Esther Abrami - For Originz, Kevin Macleod
Introduction "00:00" Générique : "00:54" 1 - Le Mythe du Temple : "01:19" La description du Temple : "06:05" Lieu de la théophanie : "10:51" L'expédition de Shishak : "11:35" La destruction du Temple : "12:28" 2 - Histoire réelle du Temple : "13:31" 3 - L'architecture symbolique : "24:04" 4 - Le Temple et la Franc-maçonnerie : "27:46" 5 - Le Temple de la Haute-Science : "33:54" Conclusion : "36:08"
Bonjour à tous et bienvenue pour cette nouvelle vidéo.
Alors aujourd'hui, nous allons remonter le temps afin de nous intéresser à l'un
des sanctuaires les plus mythiques de l'Histoire.
S'il est bien un lieu considéré comme sacré par les trois religions monothéistes,
c'est bien le Temple de Salomon.
L'édifice aurait été édifié par le roi Salomon au 10e siècle avant Jésus-Christ
et fut détruit 4 siècles plus tard par les babyloniens.
Mais malgré cela, le temple disparu s'est métamorphosé en symbole dans les cénacles
ésotériques, à commencer par l'afro-maçonnerie.
Seulement voilà, le Temple de Salomon a-t-il réellement existé sur le plan historique?
Et bien rien n'est moins sûr.
Alors dans cette émission d'aujourd'hui, je vous propose de découvrir la légende
biblique du Temple de Salomon mais aussi l'histoire vraie du Temple de Jérusalem ainsi que la
symbolique ésotérique de ce temple mythique.
D'après le récit biblique, le Temple de Jérusalem fut édifié par le roi Salomon
au 10e siècle avant notre ère.
Le projet n'ayant pu être réalisé du temps du roi David, c'est son fils qui va
édifier le sanctuaire du dieu des Hébreux.
Voici tout d'abord l'extrait biblique qui concerne le projet.
Salomon fit dire à Hiram « Tu sais que David, mon père, n'a pas pu bâtir une
maison à l'éternel.
Son dieu, à cause des guerres dont ses ennemis l'ont enveloppé, jusqu'à ce que l'éternel
les eut mis sous la plante de ses pieds.
Maintenant, l'éternel, mon dieu, m'a donné du repos de toute part.
Plus d'adversaires, plus de calamités.
Voici, j'ai l'intention de bâtir une maison au nom de l'éternel, mon dieu, comme l'éternel
l'a déclaré à David, mon père, en disant.
Ton fils, que je mettrai à ta place sur ton trône, ce sera lui qui bâtira une maison
à mon nom.
Notons que dans ce récit, la création du temple émane de la volonté divine, ce n'est
pas un simple caprice des hommes.
Il est d'ailleurs stipulé, dans le récit biblique toujours, que le temple sera la
maison de l'éternel.
Il faut comprendre par là que c'est le lieu où se produit la théophanie ou encore
la manifestation du divin si vous préférez.
Pour accomplir sa tâche, Salomon sollicite l'aide du roi phénicien Hiram de Tyr, qui
lui fournit des ouvriers qualifiés et le bois de cèdre nécessaire pour la construction
du bâtiment qui va s'étaler sur sept années toujours d'après le récit biblique.
Voici d'ailleurs un autre extrait afin de comprendre cette phase de la construction.
Lorsqu'il entendit les paroles de Salomon, Hiram eut une grande joie et il dit « Béni
sois aujourd'hui l'éternel qui a donné à David un fils sage pour chef de ce grand
peuple.
» Hiram fit répondre à Salomon « J'ai entendu ce que tu m'as envoyé dire.
Je ferai tout ce qui te plaira au sujet des bois de cèdre et des bois de cyprès.
Mes serviteurs les descendront du Liban à la mer et je les expédierai par mer en radeau
jusqu'au lieu que tu m'indiqueras.
Là, je les ferai délier et tu les prendras.
Ce que je désire en retour, c'est que tu fournisses des vivres à ma maison.
» Le plan de l'édifice ou le projet architectural
fut préalablement donné par la divinité à David qu'il avait transmis à son fils
Salomon.
Il y a donc ici une idée de plan divin avec cet édifice.
Ce n'est pas un simple bâtiment quelconque, il doit forcément émaner d'une composition
symbolique en rapport avec les lois divines et les rites religieux qui doivent y être
célébrés.
Voici l'extrait en question.
David donna à Salomon son fils le modèle du portique et des bâtiments des chambres
du trésor, des chambres hautes, des chambres intérieures et de la chambre du propriatoire.
Il lui donna le plan de tout ce qu'il avait dans l'esprit, touchant les parvis de la
maison de l'éternel et toutes les chambres alentours pour les trésors de la maison
de Dieu et les trésors du sanctuaire et touchant les places des sacrificateurs et des lévites,
tout ce qui concernait le service de la maison de l'éternel et tous les ustensiles pour
le service de la maison de l'éternel.
À ce stade, une symbolique importante mérite d'être notée.
Dans la tradition biblique, David est le roi guerrier par excellence qui établit le royaume
mythique d'Israël dans ses frontières, mais à contrario, Salomon est le roi de
la paix, celui qui doit assurer la prospérité et l'avenir du royaume.
De ce fait, c'est à Salomon que revient la tâche d'édification du temple qui devient
un symbole d'unité entre le peuple d'Israël et la divinité.
Un seul temple, un seul dieu, un seul peuple.
Ainsi, toujours d'après le récit légendaire, le temple fut bâti sur le mont de Moria qui
correspond à l'actuel mont du temple à Jérusalem.
Ce lieu, éminemment symbolique dans le récit biblique, correspond à l'endroit où Isaac
faillit être sacrifié par son père Abraham.
C'est un lieu qui marque l'obéissance et la soumission suprême à la divinité.
Notons à ce stade que l'architecture sur les hauteurs est un classique de la religion
antique en réalité, les cieux étant associés à la demeure de la ou la divinité et les
montagnes font office de lieux de contact ou de communication.
Cette approche symbolique n'est pas réservée aux seuls hébreux, on la retrouve dans la
plupart des cultes antiques mais également ultérieurs.
La montagne étant une sorte d'axis mundi naturelle, un escalier céleste qui permet
de connecter le monde des hommes et le monde des dieux.
Pour le moment, revenons au récit biblique.
La construction du temple va durer pendant 7 années sans qu'aucune pierre ne soit
taillée à l'intérieur de l'édifice.
On notera l'importance du symbolisme dans les dimensions et les décorums du monument.
Pour cela, voici un long passage biblique concernant la construction du temple et la
démesure du projet.
La maison que le roi Salomon bâtit à l'éternel avait 60 coudées de longueur, 20 de largeur
et 30 de hauteur.
Le portique devant le temple de la maison avait 20 coudées de longueur répondant à
la largeur de la maison et 10 coudées de profondeur sur la face de la maison.
Le roi fit à la maison des fenêtres solidement grillées.
Il bâtit, contre le mur de la maison, des étages circulaires qui entouraient les murs
de la maison, le temple et le sanctuaire, et il fit des chambres latérales tout autour.
L'étage inférieur était large de 5 coudées, celui du milieu de 6 coudées et le troisième
de 7 coudées car il ménagea des retraites à la maison tout autour en dehors afin que
la charpente n'entrera pas dans les murs de la maison.
Lorsqu'on bâtit la maison, on se servit de pierres toutes taillées et ni matériaux,
ni haches, ni aucun instrument de fer ne furent entendus dans la maison pendant qu'on
la construisait.
L'entrée des chambres de l'étage inférieur était au côté droit de la maison, on montait
à l'étage du milieu par un escalier tournant et de l'étage du milieu au troisième.
Après avoir achevé de bâtir la maison, Salomon la couvrit de planches et de poutres de sel.
Il donna 5 coudées de hauteur à chacun des étages qui entouraient toute la maison et
il les lia à la maison par des bois de sel.
L'Eternel adressa la parole à Salomon et lui dit « Tu bâtis cette maison, si tu marches
selon mes lois, si tu pratiques mes ordonnances, si tu observes et suis tous mes commandements,
j'accomplirai à ton égard la promesse que j'ai faite à David, ton père, j'habiterai
au milieu des enfants d'Israël et je n'abandonnerai point mon peuple d'Israël. »
Après avoir achevé de bâtir la maison, Salomon en revêtit intérieurement les murs
de planches de cèdre depuis le sol jusqu'au plafond.
Il revêtit ainsi de bois intérieur et il couvrit le sol de la maison de planches de cipres.
Il revêtit de planches de cèdre les 20 coudées du fond de la maison depuis le sol jusqu'au
haut des murs et il réserva cet espace pour en faire le sanctuaire, le lieu de récit.
Les 40 coudées sur le devant formaient la maison, c'est-à-dire le temple.
Le bois de cèdre à l'intérieur de la maison offrait des sculptures, de coloquintes et
de fleurs épanouies, tout était de cèdre et on ne voyait aucune biais.
Salomon établit le sanctuaire intérieurement au milieu de la maison pour y placer l'arche
de l'Alliance de l'Éternel.
Le sanctuaire avait 20 coudées de longueur, 20 coudées de largeur et 20 coudées de hauteur.
Salomon le couvrit d'or pur.
Il fit devant le sanctuaire un autel de bois de cèdre et le couvrit d'or.
Il couvrit d'or pur l'intérieur de la maison et il fit passer le voile dans des
chaînettes d'or devant le sanctuaire qu'il couvrit d'or.
Il couvrit d'or toute la maison, la maison toute entière et il couvrit d'or tout l'autel
qui était devant le sanctuaire.
Il fit dans le sanctuaire deux chérubins de bois d'olivier sauvage ayant 10 coudées
de hauteur.
Chacun des deux ailes de l'un des chérubins avait 5 coudées, ce qui faisait 10 coudées
de l'extrémité d'une des ailes à l'extrémité de l'autre.
Le second chérubin avait aussi 10 coudées.
La mesure et la forme étaient les mêmes pour les deux chérubins.
La hauteur de chacun des deux chérubins était de 10 coudées.
Salomon plaça les chérubins au milieu de la maison, dans l'intérieur.
Leurs ailes étaient déployées, l'aile du premier touché à l'un des murs et l'aile
du second touché à l'autre mur, et leurs autres ailes se rencontraient par l'extrémité
au milieu de la maison.
Salomon couvrit d'or les chérubins.
Il fit sculpter, sur tout le pourtour des murs de la maison, à l'intérieur et à l'extérieur,
des chérubins, des palmes et des fleurs épanouies.
Il couvrit d'or le sol de la maison, à l'intérieur et à l'extérieur.
Il fit à l'entrée du sanctuaire une porte à deux bâtons de bois d'olivier sauvage,
l'encadrement avec les poteaux équivalait à un cinquième du mur.
Les deux bâtons étaient de bois d'olivier sauvage.
Il fit sculpter des chérubins, des palmes et des fleurs épanouies, et il les couvrit
d'or.
Il étendit aussi l'or sur les chérubins et sur les palmes.
Il fit de même pour la porte du temple, les poteaux de bois d'olivier sauvage ayant
le quart de la dimension du mur et deux bâtons de bois de cibre.
Chacun des bâtons était formé de deux planches brisées.
Il fit sculpter des chérubins, des palmes et des fleurs épanouies et il les couvrit
d'or qu'il étendit sur la sculpture.
Il bâtit le parvis intérieur de trois rangées de pierres de taille et d'une rangée de
poutres de sel.
La quatorzième année, au mois d'Osive, les fondements de la maison de l'Eternel
furent posés.
La onzième année, au mois de Bulle, qui est le huitième mois, la maison fut achevée
dans toutes ses parties et telles qu'elles devaient être.
Salomon la construisit dans l'espace de sept années.
Voici la fin de ce long récit sur l'édification du Temple.
Ce dernier devient le cœur ou l'épicentre de la religion des Hébreux, le seul et unique
sanctuaire pour le Dieu unique.
Le texte biblique nous fait le portrait d'un lieu majestueux aux dimensions impressionnantes
et répondant à des codes géométriques précis, voire même symboliques.
Si l'édifice est le lieu central du culte, là où se manifeste la théophanie, c'est
également en son sein que sont conservées les reliques les plus importantes de la
religion des Hébreux, à commencer par l'Arche d'Alliance qui contient les tables de la
loi de Moïse, ou encore la Ménorah, le chandelier à cette branche, ainsi que nombre d'autres
trésors plus communs.
Par la suite, un autre événement du récit mythique doit attirer notre intérêt, c'est
le pillage du Temple de Salomon lors du règne de son successeur, Roboham, et je vous cite
un extrait du texte.
La cinquième année du règne de Roboham, Chichac, roi d'Egypte, monta contre Jérusalem.
Il prit les trésors de la maison de l'Eternel et les trésors de la maison du roi, il prit
tout, il prit tous les boucliers d'or que Salomon avait fait.
Ici, on nous présente l'invasion du pharaon Chichac sur le royaume Hébreu, ainsi que
le pillage du Temple par ce même pharaon.
C'est ici que certains hypothétisent le déplacement de l'Arche d'Alliance en
Egypte, ce qui fera d'ailleurs l'objet du film Indiana Jones à la recherche de
l'Arche perdue.
Mais au-delà du récit mythique, ce qui nous intéresse, c'est la contextualisation
historique que nous offre cette histoire.
Nous allons y revenir dans la partie suivante.
Dans la suite du récit biblique, le Temple continue à prospérer pendant quelques siècles
jusqu'à sa destruction par les armées de Nabuchodonosor II en 586 avant Jésus-Christ.
Cet événement est présenté comme un fléau divin envoyé sur le peuple hébreu en raison
de leur perte de feu.
Ces derniers se sont détournés de l'enseignement de Moïse et Yahvé envoie les babyloniens
sous forme d'un châtiment divin.
C'est ici que se termine l'histoire des hébreux avec leur déportation dans la
cité de Babylone, mais c'est aussi ici que commence l'histoire des juifs lorsqu'ils
retourneront dans la ville de Jérusalem pour y bâtir le second Temple sur les ruines
du précédent.
Toute cette histoire est de l'ordre de la légende bien entendu, et si certains événements
historiques se retrouveront de façon romancée, une bonne part forme le mythe fondateur du
Temple de Salomon.
Alors maintenant, quittons le récit biblique et la mythologie pour étudier cette affaire
sur le plan de l'histoire et de l'archéologie.
Sur un aspect plus historique, il n'existe aucun élément archéologique qui permet
de valider l'existence réelle du Temple de Salomon, et encore moins aux dates bibliques
supposées, soit au Xe siècle avant Jésus-Christ.
En premier lieu, aucun élément ne permet de penser que la monarchie unifiée d'Israël,
des règnes de David et Salomon, ait réellement existé.
Même dans le cas où ceci fut réel, Israël ne représentait pas dans tous les cas une
grande puissance contrairement à ce qu'affirme le récit biblique, c'était au mieux un
petit état sans réelle influence géopolitique de ce temps.
Il semble donc peu probable qu'un édifice aussi majestueux ait existé à Jérusalem
au Xe siècle avant notre ère.
Vous pourriez me dire que la fameuse expédition du pharaon Shishak lors du règne de Roboam
a pourtant bel et bien existé.
Et bien c'est vrai, mais en réalité, le pharaon porte le nom de Shechon premier et
a régné sur l'Egypte entre 945 et jusqu'à 924 avant Jésus-Christ, sur le plan des dates,
cela est cohérent.
Alors si l'expédition militaire du pharaon a bel et bien eu lieu, notons qu'à aucun
moment il ne mentionne la ville de Jérusalem, ni même les hypothétiques trésors qu'il
y aurait pillés.
Pourtant, le pharaon n'est pas avare et ne manque pas de faire inscrire la liste
de ses nombreux exploits des villes conquises et pillées au Proche-Orient.
Alors, pourquoi ne cite-t-il pas la cité de Jérusalem ?
Et bien en fait, la raison est relativement simple, les éléments archéologiques nous
montrent que dans ce créneau de date, Jérusalem était plus proche du village que de la ville,
il n'avait donc aucune importance stratégique ni même économique pour le pharaon d'Egypte.
A cette période, il ne s'agissait pas d'un centre important et ne pouvait de fait pas
avoir des trésors aussi considérables, du moins pas ceux qu'on lui prête dans la Bible.
De plus, le lieu semble avoir été occupé par un petit nombre d'habitants, proche
des 3000 personnes, sensiblement toujours au Xe siècle avant notre ère.
Ce ne sera qu'au VIIIe siècle avant notre ère que Jérusalem va commencer à prendre
de l'importance dans la région, alors de fait, si un temple d'importance fut édifié
sur ce site, ce n'est probablement pas avant cette période.
Alors pour appuyer mon propos, je me base principalement sur les travaux de l'archéologue
Israël Finkielstein.
Il est probable que le premier temple de Jérusalem fut édifié sous les règnes des
rois Ézéchias ou éventuellement Josias, soit au VIIe siècle avant Jésus-Christ.
On pourrait rétorquer que le texte biblique est plus ancien puisqu'il est censé dater
de la période de Moïse et de ses successeurs directs, Joshua, Samuel, etc.
Mais la réponse est tout aussi simple.
En premier lieu, l'existence de Moïse n'est pas prouvée sur le plan historique, pas plus
que celle de Josias ou de Samuel et des premiers rois, et l'étude de la Bible présente plusieurs
incohérences chronologiques mettant en doute sa date de composition qui est de fait tout
aussi légendaire.
Alors cette fois-ci, en m'appuyant sur les travaux du professeur Thomas Romer, il me
semble plus crédible que les textes bibliques ne furent pas composés avant le VIIe siècle,
soit la période de règne des rois Josias et Ézéchias, et donc de façon concomitante
avec l'édification réelle du temple de Jérusalem.
Il est probable que les érudits de cette époque aient composé la Torah ainsi que
les récits de David et de Salomon pour légitimer les désirs de conquête du roi Josias, en
se référant à un passé mythique.
Pour le comprendre, il nous faut faire un petit point historique sur cette époque.
Ce moment de l'histoire des Hébreux est particulièrement important.
Au VIIIe siècle avant Notre-Ère, il existait deux royaumes hébreux, celui de Samarie,
ou le royaume du Nord, et celui de Juda, ou le royaume du Sud, où se situe Jérusalem.
Si le royaume du Nord a rayonné et ce depuis le IXe siècle avant J.C., le petit royaume
du Sud n'a pas vraiment fait parler de lui.
Mais en 722 avant J.C., le royaume du Nord est conquis par les armées assyriennes et
une bonne part de la population va migrer vers le petit royaume du Sud.
Alors ce petit état enclavé va alors rapidement se développer et c'est probablement ici
que le temple de Jérusalem sera édifié.
Il me semble important de noter que préalablement, les Hébreux du royaume du Nord ou de Samarie
possédaient déjà un sanctuaire d'importance dans la ville de Bethel.
Et pendant longtemps, le royaume de Juda a vécu dans l'ombre du royaume du Nord et
le lieu le plus sain des Hébreux était naturellement celui de Bethel et absolument pas Jérusalem.
Mais avec la chute du royaume de Samarie et le développement du royaume de Juda au Sud,
le sanctuaire de Jérusalem va progressivement supplanter celui de Bethel.
Alors lors du règne du roi Josias, soit entre 640 et 609 avant J.C., ce dernier va souhaiter
conquérir les anciennes terres de Samarie ou le royaume du Nord.
Pour cela, il s'appuie sur le mythe de la monarchie unifiée de David et de Salomon
et sur l'ancien temple mythique qui aurait déjà été présent à Jérusalem afin de
renforcer son pouvoir.
On peut même supposer que ce soit en réalité le temple de Bethel qui ait servi de modèle
pour le temple mythique de Salomon.
Les dates du moins seraient déjà beaucoup plus cohérentes.
Pour revenir à Jérusalem, quelle que soit la datation exacte du monument et son édificateur,
le temple de Jérusalem sera bel et bien détruit par les armées babylodiennes de Nabuchodonosor
en 586 avant J.C.
Sur ce point, le récit biblique est fidèle à la réalité historique.
Et comme vous l'aurez compris, c'est d'ailleurs toute la difficulté de ce texte car il mélange
les éléments historiques avec des récits légendaires.
Alors dans la suite des événements, les Hébreux du royaume de Juda, le royaume du Sud, seront
envoyés en captivité à Babylone et ce n'est qu'une cinquantaine d'années plus tard
qu'ils pourront retrouver leurs terres ancestrales.
Cela coïncide avec la chute de l'Empire babylonien et la naissance de l'Empire Perse
de Cyrus le Grand mais à ce stade, l'ancien royaume de Juda est devenu une province de
l'Empire Perse Achimédide, ce n'est plus un état indépendant.
C'est la naissance de la province de Judée et ses habitants, les Juifs, sont les descendants
des Hébreux du royaume de Juda.
De retour d'exil, l'architecte Zorobabel va entreprendre l'édification d'un nouveau
temple sur les ruines du précédent et ce lieu va devenir le cœur de la religion juive
pour plusieurs siècles malgré les occupations Perse, grecque, romaine qui se succéderont
au cours du temps.
Il me semble important à ce stade de vous rappeler qu'une bonne part des écrits bibliques
seront également composés lors de cette période, à commencer par le livre de la
Genèse qui certes est le premier dans le texte mais n'a pas été écrit en premier car
il reprend une bonne part des mythes mésopotamiens qui ont été collectés lors de la période
de l'exil à Babylone.
Au niveau du temple de Zorobabel, appelé couramment le second temple, contrairement
au temple de Salomon qui est probablement mythique ou du moins édifié seulement au
7e siècle avant JC, celui de Zorobabel est bel et bien réel mais il n'a rien de
commun avec les descriptions bibliques du temple mythique.
Il possède tout d'abord une architecture qui est en tout point cohérente avec les
styles proches orientaux de la même époque.
Quelques temps plus tard, au premier siècle avant notre ère, suite aux guerres et aux
tumultes de la région, le temple avait souffert des affres du temps et c'est Hérode le
Grand qui va entreprendre un grand chantier de restauration.
Le temple de Jérusalem prendra alors le nom d'usage de temple d'Hérode mais ce
monument sera lui aussi détruit en l'an 70 de notre ère par les légions romaines
de l'empereur Titus.
Depuis lors, la littérature judaïque prophétise la création d'un troisième temple lorsque
le peuple juif aura retrouvé sa terre natale, ce qui est aujourd'hui partiellement le
cas avec la création du pays d'Israël en l'année 1947.
Néanmoins, le temple ne fut pas rebâti, en partie dû à la présence d'autres
monuments religieux sur le mont du temple, soit l'emplacement du temple d'Hérode
et préalablement du temple de Zorobabel.
Lorsque les musulmans ont conquis le Proche-Orient au 7e siècle de notre ère face aux chrétiens
byzantins, ils ont édifié plusieurs mosquées sur le mont du temple, lieu supposé du temple
de Salomon mais bien réel du temple de Zorobabel, notamment la mosquée Al-Aqsa et
le Dôme du Rocher vers entre environ l'an 685 de notre ère.
Plus tard, lors des croisades, sont les chrétiens qui s'emparent de Jérusalem en 1099 et
prennent possession du mont du temple, alors le Dôme du Rocher sera alors provisoirement
transformé en église, le Templum Domini, et la mosquée Al-Aqsa deviendra le siège
de l'ordre du temple, d'où leur nom de Templi.
Le mont du temple va repasser dans les mains des musulmans en 1187, puis finalement revenir
aux juifs après la guerre des six jours en 1967.
En réalité, le mont du temple est sur le territoire palestinien mais l'état d'Israël
possède un contrôle tacite sur le secteur.
Bien que la chronologie historique soit plus complexe, elle nous montre l'importance
symbolique attachée par les trois religions du livre au mont du temple et à l'hypothétique
temple de Salomon.
De nos jours, le mur des Lamentations est considéré comme un vestige du second temple,
celui de Zorobabel, et représente le lieu le plus saint du judaïsme.
Dans les faits, le mur des Lamentations, ou mur occidental, est en réalité un vestige
de l'esplanade du temple d'Hérode, mais à aucun moment il ne fit partie du temple
de Salomon, qui, pour sa part, se cache dans le royaume des mythes.
Alors, je pense que vous commencez à comprendre la problématique.
Comment un temple qui n'a aucune validité historique a pu inspirer autant de mythes
et stimuler l'imaginaire de plusieurs sociétés initiatiques ? Comment un bâtiment imaginaire
a pu devenir le symbole de la perfection architecturale ? Et bien, c'est ce que nous
allons tenter de voir dans la suite de cette vidéo.
Au cœur de la période médiévale, l'église et les rois se réfèrent toujours aux rois
mythiques David et Salomon ainsi qu'aux fameux temples.
Tel le concept du mythe de l'éternel retour cher à Mircea Eliade, le temple et la monarchie
unifiée d'Israël représentent une sorte d'âge d'or aux yeux des croyants aussi
bien juifs que chrétiens.
Ainsi, pour les juifs, ils attendent le retour du messie et la reconstruction du temple pour
la troisième fois.
De leur côté, les chrétiens prennent le modèle symbolique du temple de Salomon pour
édifier leur cathédrale.
Bien sûr, le style architectural est totalement différent, mais au vu des représentations
artistiques du temple de Salomon à l'époque médiévale, on peut clairement voir l'inspiration
symbolique.
La différence principale vient du fait que le temple de Salomon était censé être
un lieu unique pour le culte de Yahvé alors que les églises et cathédrales chrétiennes
sont autant de maisons de la divinité disséminées sur tout le territoire.
En réalité, l'unicité du temple dans la culture hébraïque s'explique par la
taille réduite du territoire, ce qui le rendait accessible pour chaque individu, ce qui n'est
évidemment pas le cas du christianisme qui nécessite de nombreux sectuaires à travers
tout le monde chrétien.
Pour illustrer mon propos et la portée symbolique du temple de Salomon dans le cadre du christianisme,
je vous cite un extrait issu d'un manuscrit appartenant à une confrérie de bâtisseurs
composée en 1410.
L'art y fut exercé et les instructions observées ainsi que le prouve la construction
du temple de Salomon que commença le roi David.
Le roi David aimait bien les maçons et leur donna des instructions fort proches de ce
qu'elles sont aujourd'hui.
La construction du temple au temps de Salomon, comme il est dit dans la Bible au premier
livre des rois chapitre 5, Salomon avait 80 000 maçons sur son chantier et le fils
du roi de Tyre était son maître maçon.
Il est dit, chez d'autres chroniqueurs et en de vieux livres de maçonnerie, que Salomon
confirma les instructions que David son père avait données aux maçons.
Et Salomon lui-même leur enseigna leurs coutumes, peu différentes de celles en usage aujourd'hui.
Et dès lors, cette noble science fut portée en France et en bien d'autres régions.
Il y eut autrefois un noble roi de France qui s'appelait Carolus II, c'est-à-dire
Charles II.
Et ce Charles fut choisi roi de France par la grâce de Dieu et aussi de sa naissance.
Certains disent qu'il fut choisi par suite des événements, ce qui est faux puisque selon
la chronique, il était du sang des rois.
Ce même roi Charles fut maçon avant d'être roi.
Après être devenu roi, il accorda l'affection et protection aux maçons et leur donna des
instructions et coutumes de son invention, qui sont encore en usage en France.
Il leur ordonna aux maîtres et compagnons de tenir une assemblée une fois par an, d'y
venir discuter et prendre des mesures concernant tout ce qui n'irait pas.
Cet extrait que je viens de vous citer est issu du manuscrit Cook, un document qui sera
par la suite utilisé dans le cadre de la franc-maçonnerie.
Ce document nous présente le temple de Salomon comme l'oeuvre la plus parfaite et que
chaque chantier de cathédrale doit aspirer à la même perfection.
Pour cela, la science de la maçonnerie fut transmise de génération en génération
via une chaîne de transmission ininterrompue, bien que mythique, vous l'aurez tout à fait
compris.
Alors maintenant, voyons plus en détail la légende du temple de Salomon et surtout
sa symbolique au sein de la franc-maçonnerie.
Dans le cadre de la franc-maçonnerie, la légende du temple de Salomon est omniprésente.
On trouve tout d'abord plusieurs occurrences dans les rituels, notamment les instructions
morales qui sont lues aux apprentis du régime écossais rectifié, dont voici un extrait.
Les trois coups sur le cœur vous dessignent l'union presque inconcevable qui est en vous
de l'esprit, de l'âme et du corps qui est le grand mystère de l'homme et du maçon
figuré par le temple de Salomon.
Le tapis que vous voyez devant vous représente le temple fameux qui fut élevé à Jérusalem
par le grand roi Salomon à la gloire du grand architecte de l'univers.
Il est le type fondamental de la franc-maçonnerie et l'objet continuel des profondes méditations
des maçons.
Vous ne sauriez donc trop vous attacher à étudier le sens de tous les symboles qu'il
vous offre.
Dans les instructions maçonniques de ce rite, le temple de Salomon est placé en analogie
avec l'homme.
Ce dernier doit se construire et se perfectionner grâce à tous les outils que lui propose
la maçonnerie.
L'homme serait lui-même un temple en construction au sens microcosme composé d'une double
nature spirituelle et matérielle.
Et inversement, le temple de Salomon représente le macrocosme et le modèle de perfection
à atteindre.
Alors bien sûr, le temple des récits bibliques n'a probablement jamais existé sur un plan
historique, mais ce dernier devient un symbole et même un archétype pour les francs-maçons.
Voici un second extrait, toujours dans les instructions du grade d'apprenti au régime
rectifiable.
Que représente la loge ? Le temple de Salomon réédifié mystiquement par les francs-maçons.
Pourquoi le temple de Salomon sert-il d'emblème aux francs-maçons ? Pour leur rappeler qu'ils
doivent bâtir dans leur cœur un temple à la vertu et tâcher de le rendre aussi parfait
que celui qui fut achevé par Salomon à la gloire du grand architecte de l'univers.
Si les francs-maçons travaillent à réédifier le temple, c'est en premier lieu que ce dernier
est détruit.
Mais ici, les francs-maçons ne nous parlent pas du temple au sens physique, mais de l'édifice
au sens mystique.
Si l'on reprend l'analogie entre l'homme et le temple, cela voudrait dire que c'est
l'homme qui est brisé en réalité.
Et sur ce plan, ce récit devient une allégorie de la chute de l'homme après l'épisode
du jardin d'Eden.
Alors toujours avec une double lecture, sur le plan tout d'abord du microcosme, l'homme
aurait perdu le lien avec le divin ou sa nature spirituelle et se trouverait ainsi piégé
dans la matière.
Le travail du franc-maçon consisterait de fait à reconstruire ce lien d'union mais
à l'échelle individuelle.
Le temple de Salomon étant le lieu de la théophanie pour les hébreux, si l'homme
est un temple, cela illustre l'union du corps et de l'esprit, et donc de la nature divine.
Mais en deuxième lecture, sur le plan du macrocosme, les frères d'une loge forment
l'égrégore qui réédifie le temple lors de chaque tenue, chaque individu devenant
l'une des pierres de l'édifice.
Le temple de Salomon y devient alors l'humanité dans sa forme la plus parfaite.
Mais la question qui se pose c'est pourquoi les francs-maçons prennent le temple de Salomon
spécifiquement en référence ? Après tout, le grand temple des hébreux n'est pas le
seul à représenter la fonction théophanique d'union des hommes avec le divin.
Pour prendre quelques exemples, le Parthénon d'Athènes ou le temple de la Magdamater
à Rome et bien d'autres sanctuaires de l'antiquité illustrent les mêmes concepts,
de plus ils ont réellement existé.
Mais la raison en fait est relativement simple.
Les précurseurs de la franc-maçonnerie au XVII et du VIIIème siècle étaient tous
de tradition chrétienne, catholique ou protestante.
Ils ont utilisé l'édifice le plus admirable de leur religion, qu'il soit réel ou mythique.
Ensuite, l'élément suivant est l'aspect du rite.
Les francs-maçons se réunissent dans une loge, mais pas dans le temple, puisque celui-ci
est techniquement ou symboliquement détruit et qu'il doit justement être reconstruit.
C'est donc à chaque cérémonie que les francs-maçons entrent dans la loge et réédifient
ou reconstruisent le temple via une cérémonie théophanique ou un égrégore.
Encore une fois, nous sommes clairement ici face au mythe de l'éternel retour tel que
défini par Myrcea Eliade.
Dans toutes les traditions rituelles de l'humanité, les cérémonies ont toujours pour but de
revenir mystiquement au temps parfait des origines via un jeu scénique.
C'est l'Eucharistie chrétienne qui rejoue le dernier repas du Christ, c'est la fête
eulésienne qui rejoue la recherche de Perséphone par Déméter ou encore les aborigènes Arunta
qui célèbrent chaque année la création du monde autour du totem sacré.
C'est le retour de l'âge d'or, le moment parfait où le sacré est connecté à la
matière où l'homme est connecté au divin.
Mais bien au-delà de la franc-maçonnerie, vous aurez bien compris que le temple de Salomon
pourra être utilisé comme symbole par toutes les traditions ésotériques qui se revendiquent
de la Bible.
Judaïsme, christianisme, islam portent ces éléments en commun, soit l'idée du saint
des saints, le lieu de communication avec le divin.
Bien sûr, le symbole du temple de Salomon n'aurait aucune puissance évocatoire pour
les personnes qui se placent hors de la tradition biblique.
D'ailleurs, les autres religions de la planète ou les traditions ésotériques possèdent
aussi leurs propres lieux réels ou imaginaires qui véhiculent les mêmes concepts.
Alors pour ma part, je pense que le temple de Salomon n'est qu'un nom pour désigner
un concept symbolique et certains lui en préféreront d'autres plus adaptés à leur cadre religieux
et leurs références culturelles.
Et justement, dans la dernière partie de cette vidéo, nous allons sortir du cadre
limitatif des religions abrahamiques pour nous intéresser au concept du temple de
la haute science tel que défili par l'occultiste Pierre-Vincent Tipiob.
Dans un cadre ésotérique, l'individu qui entreprend la quête des mystères va toujours
chercher à accéder à un temple symbolique, un lieu de connaissance ou de gnose qui peut
le réconcilier avec sa nature divine transcendantale.
Je précise que j'utilise le terme mystère dans son sens originel qui voulait dire l'initiation
aux choses du sacré et non pas seulement aux termes choses bizarres ou fausses étranges
ou fausses incompréhensibles qui est utilisé dans le langage courant.
Pour les adeptes des mystères, accéder à ce temple correspond à produire la théophanie
personnelle suivant les termes on l'appellera éveil mystique, illumination ou encore le
satori.
Dans cette lecture, le temple de la haute science de Pierre-Piobbe, le temple de Salomon
des francs-maçons, le tombeau de Christian Rosenkreuz pour les rosicruciens ou encore
le mandala du Taizokai des bouddhistes Shingon deviennent tous respectivement des lieux symboliques
où se trouve la gnose ou les mystères du sacré au sens larve et l'on pourrait dire
qu'il s'agit simplement de chemins différents pour accéder à la même chose.
Pierre-Piobbe nous disait justement qu'il existait plusieurs portes à ce temple symbolique
et si l'on revient au concept microcosme de l'individu, le temple ce serait nous
et la réponse se trouverait donc dans le labyrinthe des questions et des réponses
comme le disait Hugo Pratt.
Il y a ici l'idée d'un pèlerinage intellectuel et bien sûr celui-ci peut être accompagné
de cérémonie dans un lieu bien réel afin d'unir le corps et l'esprit.
A ce niveau, le temple de Salomon devient bien plus qu'un simple monument en l'honneur
d'une quelconque divinité, il est la représentation du lien détruit entre l'homme et sa propre
nature divine.
De ce fait, son existence réelle n'a plus vraiment d'intérêt dans cette lecture
et heureusement car son historicité est loin d'être prouvée.
Alors bien qu'étant probablement un lieu imaginaire, le temple de Salomon n'en est
pas moins un concept d'une grande richesse dans une perspective ésotérique et c'est
sûrement pour cette raison que son succès ne se dément pas au gré des siècles.
Nous voici arrivés à la fin de ce voyage et j'espère avoir éveillé votre intérêt
pour ce sujet.
Pour ceux d'entre vous qui souhaiteraient en apprendre plus, je vous recommande deux
de mes anciennes vidéos qui traitent respectivement de l'histoire de Moïse et de l'exode des
Hébreux entre mythes et réalité ainsi que ma vidéo sur l'histoire des royaumes hébreux,
le royaume de Samarie et le royaume de Judas mais aussi les hypothétiques règnes de David
et Salomon.
Vous pourrez également si vous le souhaitez vous procurer mon dernier livre Arcana Mundi
les rites initiatiques où je développe plus en détail tout être symbolique autour des
temples à mystère.
Tous les liens se trouvent en description sous la vidéo.
Alors comme à l'habitude, pensez à liker et partager la vidéo si ce travail vous a
plu et pensez également à vous abonner pour être notifié des prochaines vidéos à venir
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de l'académie.
Dans tous les cas, de mon côté, je vous dis à très bientôt pour de nouvelles enquêtes
historiques, ésotériques mais également mythologiques sur la chaîne Arcana les mystères
du monde.
Et sur ce, à très bientôt.