Il porte le nom de divine proportion, de section d'or, de golden ratio ou de nombre d'or et, à en croire certains, il serait au cœur des mathématiques, et l'explication universelle de l'harmonie et de la beauté. Des idées qui trouvent leurs origines il y a plusieurs millénaires, et ça tombe bien, j'ai deux minutes pour en parler.
une vidéo qui s'appuie essentiellement sur le livre "Le nombre d'or, radiographie d'un mythe", de l'historienne de l'art Marguerite Neveux.
en 1927 le diplomate roumain mathilagica
publie esthétique des proportions dans
la nature et dans les arts dans lequel
il introduit le nombre d'or comme
marqueur universel de la beauté il
s'appuie sur les travaux de
philosophalement du XIXe siècle comme
Gustave Fechner et son rectangle d'or ou
adolesing et sa section d'or eux-mêmes
se sont appuyé sur les recherches du
mathématicien de la Renaissance Lucas
passioli et de sa divine proportion qui
lui s'est fortement inspiré des travaux
d'Euclide et de son partage en moyenne
et extrême raison bref l'histoire du
nombre d'or est tumultueuse et ça tombe
bien j'ai deux minutes pour en parler
j'ai ouvert cette chaîne youtube il y a
8 ans et il y a ce sujet que j'ai à
peine évoqué et qui semble chez certains
au cœur des mathématiques le nombre d'or
pour ceux qui ne connaissent pas le
nombre d'or c'est un nombre qui est
partout et qui est ni plus ni moins que
la clé pour appréhender la beauté du
monde qui nous entoure pour comprendre
de quoi il s'agit prenons l'exemple un
contournable le Parthénon il s'agit du
splendide de temple grec qui surplombe
l'Acropole construit au 5ème siècle
avant notre ère sa beauté s'explique
mathématiquement et c'est l'une des plus
grandes découvertes de l'histoire de
l'art on peut en effet inscrire la
façade du monument dans un rectangle
mais pas n'importe lequel puisqu'il est
1,618 fois plus long que haut on dit que
ce rectangle est le rectangle d'or et
que son format est de 1,618 ce nombre
1,618 c'est le fameux nombre d'or la
perfection fait nombre on le note avec
la lettre grecque fi initiale de Phidias
sculpteur de la monumentale statue
d'Athéna qui se trouvait au Parthénon et
dont il a dirigé les travaux des
rectangles aux proportions d'or peuvent
alors être retrouvés dans tous les
pratique de la peinture par exemple le
visage de la Joconde s'inscrit
exactement dans ce rectangle le cadre de
la naissance de Vénus de Botticelli est
un rectangle d'or parfait et la grande
vague de Kanagawa forme une spirale d'or
une spirale contenue dans des rectangles
d'or à briquet on pourrait multiplier
les exemples avec tous les plus beaux
tableaux de l'histoire de la peinture et
ça ne se limite pas à la peinture on
retrouve le nombre d'or en architecture
avec le Parthénon ou la grande pyramide
de Khéops mais on peut aussi évoquer la
Cité Radieuse à Marseille on le retrouve
en graphisme dans le logo d'Apple par
exemple ou de façon encore plus évidente
dans celui de National Geographic bref
en art le nombre d'or est partout pour
comprendre ce lien entre le nombre d'or
et la beauté il y a un dessin
incontournable réalisé par Léonard de
Vinci l'Homme de Vitruve illustre les
proportions parfaites d'un corps humain
et on y retrouve bien entendu 1,618 en
divisant le côté du carré par le rayon
du cercle cela permet de comprendre
certaines prescriptions de beauté comme
celle proposée par la mathématicienne
Lili Cernat qui permet de déterminer la
longueur parfaite pour une jupe dans le
même esprit on peut aussi calculer le
degré de perfection d'un visage en le
comparant avec un masque parfait
construit à partir du nombre d'or les
plus haut scores de perfection sont
atteints par les plus belles top models
de la planète allez de petit dernier
exemple pour la route qui permettent de
comprendre en quoi la spirale d'or est
indubitablement à l'origine de tout ce
qui est parfait voici par exemple de
parfaits petits chats dont l'enroulement
suit une spirale d'or ou bien cette
coiffure en tout point parfaite euh non
attendez ça c'est clairement n'importe
quoi ou alors c'est tous ces exemples
depuis le début qui sont n'importe quoi
est-ce que tout ça c'est bien sérieux
reprenons j'ai été beaucoup trop
affirmatif dans cette introduction la
façade du Parthénon rentrerait
parfaitement dans un rectangle d'or oui
à condition de prendre dans le cadre
quelques marches ce n'est pas aussi
parfait qu'on aimerait le croire même
chose avec la grande vague la
superposition des spirales est plutôt
approximative l'exemple de l'homme des
Vitruve et lui plutôt fallacieux puisque
quand on divise le côté du carré par le
rayon du cercle on est plus proche de
1,64 que de 1 618 cette différence n'est
pas négligeable ensuite si je cherche
des rectangles d'un format précis dans
une peinture pour peu que ce que
j'étudie est un minimum de complexité je
vais finir par le trouver on peut
trouver des rectangles d'or dans le
visage de Mona Lisa mais je peux aussi
sans difficulté et trouver des
rectangles du format d'une feuille A4
enfin il y a d'énormes biais de
sélection la naissance de Vénus a un
cadre proche des dimensions du nombre
d'or certes mais c'est plutôt rare dans
l'oeuvre de Botticelli on a donc
volontairement occulté le reste de son
œuvre pour valider notre thèse même
chose avec la grande pyramide de Khéops
les ratios dans cette pyramide qui sont
proches du nombre d'or ne le sont pas du
tout sur les autres pyramides malgré
tout tout n'est pas complètement faux
non plus le logo de National Geographic
par exemple il suffit de le mesurer pour
constater que c'est bien rectangle d'or
quasi parfait à 0,5% près il ne m'a pas
fallu faire beaucoup de recherches pour
trouver tous ces exemples d'oeuvres
d'art parfaites parce que liés au nombre
d'or je me suis contenté de lire le
premier livre venu et de regarder
quelques vidéos sur le sujet les
exemples que l'on y retrouve sont
toujours appelés même Léonard de Vinci
les sculpteurs grecs Le Corbusier etc et
pour comprendre pourquoi ce sont
toujours un peu les mêmes exemples
d'artistes qui reviennent il me semble
judicieux de retracer l'histoire du
nombre d'or la dénomination nombre d'or
apparaît pour la première fois en 1927
dans le livre l'esthétique des
proportions du diplomate roumain matin
dans cet ouvrage ainsi que dans le
suivant le nombre d'or préfacé par
l'académicien Paul Valéry JK va définir
le nombre d'or comme étant le nombre 1 +
√5/2 soit 1,618
0,33988 avec une infinité de décimales
derrière quand j'ai dit en début de
vidéo que le nombre d'or était égal à
1,618 j'ai fait une horrible
approximation j'espère que vous me le
pardonnerez JK détaille dans son livre
des propriétés mathématiques du nombre
d'or en le présentant comme un nombre au
moins aussi important que pi ou E mais
il s'attarde surtout sur ses propriétés
esthétiques selon JK le nombre d'or est
une constante mathématique associée à la
vie et qui gouverne l'art sous toutes
ces formes ce n'est pas une thèse qu'il
sort de nulle part il s'appuie en effet
sur les travaux de nombreux
scientifiques avant lui les
mathématiciens et philosophes antiques
comme Pythagore Platon ou Euclide sur
des savants de la Renaissance notamment
Léonard de Vinci et son les
scientifiques allemands du 19e siècle
comme Fechner et zazing tout sont en
effet travaillés autour du nombre d'or
bien avant qu'il ne porte ce nom on peut
alors se demander pourquoi autant de
scientifiques à travers les siècles ce
sont intéressés à ce nombre
1+√5/2 qu'est-ce qu'il a de si attrayant
à vrai dire il a fallu plusieurs
millénaires avant que le nombre d'or
soit considéré comme un nombre à part
entière ce qui a intéressé les
mathématiciens c'est plutôt la
proportion d'or et sa plus ancienne
trace écrite remonte au début du
troisième siècle avant notre ère on est
donc deux siècles après Pythagore et
Euclide d'Alexandrie rédige la première
version de l'un des plus grands
best-sellers de l'humanité juste après
la Bible les éléments il s'agit d'un
traité de mathématiques en 13 volumes
qui expose l'ensemble des connaissances
de l'époque en géométrie l'étude des
figures et en arithmétique l'étude des
nombres la forme est contrairement
moderne puisque chaque résultat il est
associé à sa démonstration c'est le plus
ancien ouvrage de mathématiques
présentées de la sorte qui a pu
traverser les siècles chacun des livres
traite de sujets différents par exemple
le livre 1 parle des bases de la
géométrie on y retrouve par exemple la
propriété des angles d'un triangle
d'avoir leur somme égale à 180 degrés le
livre 2 lui traite des identités
remarquables et des équations du second
degré présentés de façon géométrique
l'algèbre ne sera inventé que bien des
siècles plus tard le livre 3 parle des
propriétés des cercles et ainsi de suite
dans la 11e proposition du Livre 2
Euclide présente alors une construction
qui semble aussi curieuse qui utile il
propose de partager le côté d'un carré
en deux segments de telle sorte que
l'air du rectangle construit à
l'intérieur du carré sur le petit
segment soit égal à l'aire du carré
construit sur l'autre segment il montre
ensuite une construction géométrique qui
permet de réaliser ce partage et donne
la démonstration de sa validité ce
partage porte alors le nom de partage en
moyenne et extrême raison on peut alors
se demander pourquoi Euclide a jugé
pertin cette notion dès le livre 2 ce
qu'il faut comprendre c'est que cette
construction ne doit être considérée que
comme un outil nécessaire à des
constructions géométriques plus
élaborées ainsi dans le livre 4 le
partage en moyenne est extrême raison
intervient dans la construction d'un
triangle isocèle dont les angles de la
base sont deux fois plus grands que le
dernier angle ce triangle isocène lui va
intervenir à son tour dans la
construction du pentagone régulier le
polygone a 5 côtés égaux et 5 angles
égaux au passage on peut remarquer que
les diagonales d'un pentagone régulier
se coupe les unes les autres en moyenne
et extrêmes raisons construire des
pentagones réguliers c'est au cœur de
l'ultime libre des éléments le 13e celui
qui traite de la construction des
solides de Platon un solide de Platon
c'est un solide le plus régulier
possible toutes les faces sont
identiques et sont des polygones
réguliers avec 6 exemplaires d'un carré
on pourra construire un cube avec
respectivement 4 8 et 20 exemplaires
d'un triangle équilatéral il est
possible de former un tétraèdre régulier
un octaèdre régulier ou un nikosaèdre
régulier enfin avec 12 pentagones on
obtient le dernier des cinq solides de
Platon le dodécane régulier bref sans
partage en moyenne et extrême raison il
est impossible de construire de
pentagones réguliers et donc impossible
de construire tous les solides de Platon
et pour un mathématicien de l'Antiquité
grecque c'est loin d'être anodin les
solides de Platon font partie des objets
mathématiques les plus importants de la
géométrie grecque dans la pensée de
Platon l'univers physique est en effet
écrit en langage mathématique et ses
solides sont liées aux quatre éléments
le feu au tétraèdre la terre occupe
l'eau à l'octaèdre et l'aire à
nicosaèdre enfin le dernier solide le
dos des cadres représente l'univers
Euclide donne au début du livre 6 une
autre définition du partage en moyenne
et extrême raison une ligne édite coupée
en moyenne et extrême raison lorsque la
droite entière est au plus grand segment
comme le plus grand segment est au plus
petit en notation plus moderne on peut
voir cette définition sous la forme de
deux rapports dans un segment qui
doivent être égaux on peut aussi voir ce
problème de Clide sous la forme d'un
problème géométrique équivalent
considérons un rectangle quel doit être
le format de ce rectangle pour que si on
retire un carré le rectangle restant
possède le même format que le rectangle
initial ce rectangle que l'on recherche
c'est le rectangle d'or et on pourra
vérifier que le carré partage le
rectangle en moyenne et extrême raison
ce rectangle gain c'est proportions
identiques lorsqu'on lui retire un carré
on peut donc à nouveau retirer un carré
au petit rectangle ce qui nous donne un
nouveau rectangle aux proportions
toujours identiques en poursuivant de la
sorte on peut construire une infinité de
rectangle d'or en boîte et c'est en
traçant un quart de cercle dans chacun
des carrés retirés que l'on obtient une
spirale la fameuse spirale d'or plus
précisément ce que l'on appelle le
format d'un rectangle c'est le rapport
entre sa longueur et sa largeur si
j'appelle ABCD le CRAN rectangle et ebcf
le petit rectangle alors il faut que le
format de ABCD c'est-à-dire AB sur ad
soit égal au format de ebcf soit EF sur
EB puisque ad est égal à EF et que EB
est égal à AB moins ad on a donc
l'égalité AB sur ad = ad sur AB - AD en
notant x le format du grand rectangle je
vous laisse vérifier que l'on obtient
l'équation x² - x - 1 = 0 il s'agit
d'une équation du second degré qui
possède alors deux solutions réelles que
l'on peut calculer avec la bonne vieille
méthode du discriminant et une seule des
solutions est positive x = 1 +
√5/2 le rectangle ABCD a donc pour
format le nombre d'or et le Point E
coupe alors le segment AB en moyenne et
extrême raison le calcul que je viens de
vous proposer est cependant complètement
anachronique puisque la construction de
Clean n'utilise en réalité que des
raisonnements géométriques et qui n'est
pas question de mélanger cela avec des
nombres bon quitte à être anachronique
parlons rapidement des propriétés
mathématiques du nombre d'or déjà
puisque ce nombre est la solution de
l'équation x² - x - 1 = 0 il est ce que
l'on appelle un nombre algébrique
c'est-à-dire un nombre qui est la
solution d'une équation polynomiale les
nombres qui s'écrivent avec des racines
sont en général algébriques comme racine
carrée de 2 ou racine cubique de 2 mais
il existe des nombres qui ne le sont pas
comme eux ou pi ces nombres sont appel
des nombres transcendants et c'est
d'ailleurs cette propriété de PI qui
rend impossible célèbre problème de la
quadrature du cercle bref le nombre d'or
n'est pas un nombre transcendant c'est
un nombre algébrique mais il y a une
propriété encore plus importante c'est
que le nombre d'or est un nombre
irrationnel on dit qu'un nombre est
rationnel quand il peut être écrit sous
la forme d'une fraction de deux entiers
comme 3/4 5/8 ou 857 sur 289 au
contraire quand il est impossible
d'exprimer un nombre sous la forme d'une
fraction de deux entiers on dira que ce
nombre est irrationnel on peut démontrer
que le nombre d'or ne pourra jamais
s'exprimer de façon exacte comme un
quotient de deux nombres entiers c'est
donc un nombre irrationnel cette
propriété peut sembler un peu
anecdotique en 2023 mais pour un
contemporain de Pythagore c'est tout
autre chose remontons donc au sixième
siècle avant notre ère Pythagore ce
n'est pas qu'un théorème utile à l'étude
de l'orthogonalité des dabs de Pogba
c'est surtout une figure incontournable
à des mathématiques de l'Antiquité on ne
connaît pas grand chose de sa vie mais
on connaît malgré tous les préceptes de
sa communauté végétarisme exercice
spirituel et bien entendu pratique des
mathématiques chez les pythagoriciens
les nombres sont centraux mais pas
n'importe quel nombre les nombres
entiers positifs pas de nombres à
virgule il faudra attendre le 16ème
siècle pour ça pas de nombreux négatifs
qui ne seront pas acceptés comme étant
des nombres avant le 19e siècle pas de
zéro non plus qui sera popularisé par
les mathématiciens arabes du 10e siècle
et le nombre 1 n'est pas considéré comme
un nombre apparentiel c'est simplement
l'unité les fractions sont malgré tout
considérées pour ce qu'elles
représentent des rapports entre de
nombre entier mais elles ne sont pas
encore vues comme des nombres pour un
mathématicien grec un nombre c'est donc
uniquement un nombre entier supérieur ou
égal à 2 les nombres peuvent se
représenter de manière figurée d'où la
notion de nombreux carrés comme 1-49 ou
16 ou de nombreux triangulaires comme 1
3 6 ou 10 ces représentations permettent
de faire des démonstrations comme par
exemple le fait que les sommes de
nombreux à pairs consécutifs à partir de
1 sont toujours un nombre carré autre
exemple si on retire une unité du carré
d'un nombre impair alors le résultat
sera toujours divisible par 8 une notion
très importante en arithmétique et celle
du PGCD plus grand diviseur comment
montrer que deux grandeurs donnés sont
toutes les deux un multiple entier d'une
même autre grandeur une méthode qui
fonctionne bien et celle des
soustractions successives qui portent
aussi le doux dans différents on part de
deux quantités dont on cherche le
diviseur commun et on remplace la plus
grande des deux par la différence entre
les deux on obtient alors deux nouvelles
quantités et on répète le processus
jusqu'à ce que les quantités soient
égales on obtiendra alors le PGCD si
j'applique ça par exemple sur les
nombres 91 et 35 je commence par
remplacer 91 par la différence de 91 et
35 on a donc maintenant 56 et 35 on
recommence on obtient alors 21 et 35 en
poursuivant on aura 21 et 14 puis 7 et
14 et enfin 7 et 7 le PGCD de 91 et 35
c'est donc 7 le plus grand de leur
diviseur commun on peut se convaincre
aisément que la méthode est
soustractions successives fera
apparaître des nombres entiers de plus
en plus petits mais toujours positif ce
qui implique qu'il y aura nécessairement
qu'un nombre fini d'étapes on dira alors
que les deux grandeurs comment survables
mais ça c'est pas toujours le cas et
c'est quelque chose qui aura
révolutionné la pensée mathématique
grecque qu'est-ce qui se passe en effet
si on applique l'anti Farès à des
grandeurs géométriques prenons pour cela
une des figures géométriques les plus
simples le carré appelons-le ABCD on va
chercher le PGCD géométrique du côté AB
et de sa diagonale AC quelle serait leur
mesure commune commençons par chercher
la différence entre AB et AC avec un arc
de cercle centré en a on peut reporter
le point B sur la diagonale AC on
obtient alors le Point E le PGCD de AB
et AC est donc le même que celui de AB
et de leurs différences qui est EC il
faut donc à présent calculer la
différence entre AB et EC pour cela un
petit raisonnement géométrique s'impose
on commence par tracer en e la
perpendiculaire AAC cette droite coupe
le côté BC en F dans le triangle EFC
l'angle E est un angle droit par
construction et l'angle C mesure 45
degrés le dernier angle F mesure donc
aussi 45 degrés si bien que EFC est un
triangle ce qui implique donc que la
longueur EC est égale à la longueur EF
on peut dans un second temps observer
les triangles AFE et AFB c'est de
triangles on le côté af en commun on
leur côté AE et AB égaux et sont tous
les deux des triangles rectangles ils
sont donc égaux si bien que la longueur
EF est égale à la longueur FB on a donc
finalement EC = BF la différence entre
AB et EC que l'on cherche c'est donc
aussi la différence entre BC et BF c'est
FC le PGCD de AB et EC c'est donc le
PGCD de FC et EC sauf que FC et EC ce
n'est rien d'autre que la diagonale et
le côté d'un carré le carré cefg
autrement dit la mesure commune entre la
diagonale et le côté d'un carré c'est
aussi la mesure commune d'une diagonale
et du côté d'un carré plus petit qui
lui-même est la mesure d'une diagonale
et du côté d'un carré plus petit et
ainsi de suite ce processus pourrait
donc être poursuivi à l'infini les deux
longueurs n'ont donc aucune mesure
commune elles ne peuvent donc pas être
toutes les données nombres entiers car
si c'était le cas le processus nous
aurait donné leur PGCD en un nombre fini
d'État on dit alors que le côté d'un
carré et sa diagonale sont
incommensurables quand on est un
Pythagore ici et qu'on voit le monde
mathématiquement uniquement à travers le
prisme des nombres entiers ou de leur
rapport cette révélation a de quoi
choqué selon la légende le premier
mathématicien qui avait fait cette
découverte aurait été jeté à la mer car
une telle anonymie se devait de rester
caché aujourd'hui on ne parle plus
vraiment de grandeur incommensurable
mais de nombre irrationnels le nombre
racine carrée de 2 qui est le rapport
entre la diagonale de n'importe quel
carré et de son côté en est un exemple
il ne peut pas s'écrire sous la forme
d'une fraction de deux entiers c'est
aussi le cas du nombre d'or 1 + √5/2 et
de manière générale des nombres qui
s'écrivent comme la racine carrée d'un
nombre qui n'est pas un carré chez les
savants grecs de l'antiquité saisir
rationnel n'existe pas en tant que
nombre mais ils sont malgré tout très
bien identifiés dans des constructions
géométriques comme dans la diagonale
d'un carré par exemple mais aussi dans
la hauteur d'un triangle équilatéral ou
dans les diagonales des pentagones mais
ce sont simplement des propriétés des
figures géométriques il ne viendrait
donc pas à l'idée d'un savant grec
d'utiliser volontairement des rapports
incommensurables dans l'élaboration
d'une oeuvre les théories esthétiques
grecques ne s'appuient en fait pas du
tout sur le nombre d'or pour comprendre
ça il faut revenir à l'Homme de Vitruve
ce que devient si des signes ce sont les
proportions idéales d'un corps humain au
sens de Vitruve un architecte grec du
premier siècle en effet dans
l'architecture grec et c'est ce que
Vitruve explique dans son Traité des
architectorat les proportions des
bâtiments doivent obéir à des règles
mathématiques qui s'appuient sur les
nombres entiers et leur rapport je vous
renvoie à la vidéo d'architecton qui
explore plus précisément le sujet pour
le corps humain on est dans les mêmes
considérations géométriques un homme
debout les bras écartés peut s'inscrire
dans un carré tandis que les membres
étendus il pourra s'inscrire dans un
cercle centré sur le nombril la hauteur
d'une tête du sommet du crâne jusqu'au
bas du menton c'est 1/8 de la hauteur
d'un homme et la distance entre le haut
de la poitrine et le sommet de la tête
c'est un sixième de la hauteur autrement
dit selon les canons esthétiques Grecs
les proportions idéales d'un corps
humain sont des rapports rationnels
entre des nombres entiers le nombre d'or
étant une grandeur par nature
irrationnelle c'est forcément un
contresens de l'appliquer à des
créations grecques comme le Parthénon ou
d'inspiration grecque comme l'homme de
Vitruve et puisqu'on parle de l'Homme de
Vitruve il faut évoquer le cas Léonard
de Vinci dont le nom revient très
souvent quand on évoque les œuvres dans
lequel le nombre d'or est censé
apparaître de la scène jusqu'à la
Joconde de Vinci étant la figure du
génie authentique tous les sujets
auxquels il s'est intéressé se doivent
d'être d'importance majeures il n'a
pourtant jamais écrit de sa main quoi
que ce soit en lien avec le nombre d'or
malgré tout il a participé à la
conception d'un livre mettant sur le
devant de la scène ce qui deviendra le
nombre d'or des divinats proportionnées
de Lucas patioli publié en 1509 Pacioli
c'est un professeur de mathématiques
mais surtout un moine Francis quin
contemporain de Devinci au début du 15e
siècle il s'intéresse aux éléments de
clean et s'émerveille du partage en
extrémé moyenne raison qui permet la
construction de Pentagone ou de dodéca
une telle perfection ne peut être selon
lui que l’œuvre de Dieu qu'il rebaptise
alors divine proportions le livre de
patioli reste avant tout un ouvrage de
mathématiques dans lequel il démontre
dans la pure tradition de Clide les
liens entre sa divine proportion et les
polyènes recherches à Platon l'ouvrage
ne prête donc en aucun cas des
propriétés esthétiques à cette
proportion divine les seuls apports de
Vinci aux écrits de patiolis se résument
en fait à une série de dessins de
géométrie représentant une grande
variété de volume lors de la publication
de son livre en 1509 patioli y ajoute
plusieurs appendices notamment un traité
d'architecture inspiré de Vitruve mais
sans rapport direct avec la première
partie les théories esthétiques qui y
sont développées qui concerne
l'architecture et le corps humain sont
inspirés directement de celle des Grecs
et s'appuie donc sont les rapports de
nombres entiers aucun lien avec la
proportion divine il n'y a donc a priori
aucune bonne raison à ce que les
artistes de la Renaissance est
volontairement utilisé cette proportion
d'or dans leurs œuvres il ne s'agit à ce
moment de l'histoire que d'une notion
mathématiques le souci c'est qu'avec le
temps l'implication de Devinci dans le
livre ainsi que l'indépendance entre les
différentes parties de devenir flou
donnant naissance à partir du XVIIIe
siècle au mythe d'un lien entre
proportions divines et canon esthétique
au cours des siècles qui vont suivre de
nombreux scientifiques comme Johan
Kepler ou Michel chasal vont
s'intéresser de près à cette proportion
divine mais sécher les psychologues
allemands du 19e que cette notion de
proportion divine va prendre une autre
direction dans les années 1850 en
Allemagne on cherche une réponse
scientifique à la question qu'est-ce que
le beau de nombreux auteurs vont
proposer leur réponse si possible
mathématiques on a par exemple le
médecin Franz liarzik qui propose une
théorie esthétique qui s'appuie sur un
carré magique de côté 7 ou le moins de
bénédictin odilow Wolf qui trouve dans
l'hexagramme une loi unique et
fondamentale de la perfection mais la
théorie qui restera c'est celle du
philosophe Adolphe zeizing la théorie de
la section d'or en 1854 il publie
nouvelle leçon sont les proportions du
corps humain et il y propose une loi
universelle qui gouvernerait la beauté
son hypothèse c'est que l'harmonie
réside essentiellement dans les
proportions lorsqu'un segment est
découpé en deux le rapport entre les
deux morceaux n'est a priori pas égal au
rapport entre le plus en morceaux et le
tout sauf dans le cas d'un découpage
selon la divine proportion ce qui fait
de ce découpage une parfaite harmonie de
proportion sous la plume de zeizing la
divine proportion prend alors le nom de
section divine et est considéré alors
aussi bien comme une proportion que
comme un nombre à part entière 1 + √5/2
zazing s'empresse alors de vérifier que
sa section dorée est le maître étalon de
l'harmonie dans l'art et dans la nature
et quand on cherche on trouve il montre
par exemple que le squelette humain suit
parfaitement les mesures de sa section
dorée quitte à Tordre un peu les
proportions humaines pour que son
exemple soit plus recevable il retrouve
aussi sa section dans les minéraux les
plantes ou l'architecture zeizing se
voit opposer certaines critiques en
particulier par gustafechner qui trouve
sa loi un peu trop arbitraire il se
propose alors en 1876 de mettre tout le
monde d'accord avec une expérience
scientifique il présente à 250
volontaires plusieurs rectangles de
carton blanc de même surface mais de
formats différents allant d'un carré de
format 1 jusqu'à un rectangle allongé de
format 5/2 les volontaires la valeur
choisir celui qui le juge le plus
agréable et rejeté celui qu'il juge le
moins agréable en dehors de toute
application pratique les participants
peuvent éventuellement choisir plusieurs
rectangles il ressort alors de cette
expérience que un peu plus d'un tiers
des participants ont préféré le
rectangle de format 34 sur 21 qui
s'approche le plus d'un rectangle d'or
les deux rectangles de formats les plus
proches celui de format 3/2 et celui de
format 23 13e sont eux aussi plébiscités
les autres rectangles eux ont eu bien
moins de succès réciproquement quand il
s'agit de rejeter des rectangles aucun
participant n'a désigné le rectangle
d'or c'est plutôt le rectangle trop long
qui a été écarté une première étude qui
va finalement dans le sens de zazing
bien que la conclusion ne soit pas
complètement franche Fechner ne s'arrête
pas là et réalise une seconde expérience
en présentant cette fois-ci à ses
volontaires différentes croix issues du
commerce qui présentent diverses
proportions cette fois-ci c'est la croix
de Saint-André de rapport 1- qui est
préférée ce qui va à l'encontre des
résultats de l'expérience précédente
depuis Fechner de nombreux psychologues
ont étudié la question en 19 95 le
psychologue canadien Christopher Green a
d'ailleurs compilé une quarantaine
d'études de 1864 jusqu'à 1992 et les
différents résultats sont loin d'être
unanimes bien qu'il tourne pour la
plupart autant d'une préférence pour le
rapport 1,6 celle-ci n'est jamais très
marquée et jamais précisément sur le
rapport d'or j'ai moi-même tenté de
reproduire cette expérience en 2017 sur
Twitter sur un échantillon de 772
personnes à qui j'ai demandé de noter
des rectangles de 0 à 5 le rectangle
d'or à l'orientation paysage a reçu la
meilleure note moyenne suivi de près par
le rectangle de format 16/9 et le
rectangle de format racine carrée de 2
bref il semble se dégager une légère
préférence des gens pour les rectangles
au format proche du rectangle d'or mais
rien qui ne justifie d'en faire une
règle déterminante ainsi avec les
travaux de zazing et Fechner la section
d'or a pris une assise scientifique et
les idées ont commencé à se diffuser
dans les milieux artistiques de la fin
du 19e siècle c'est à partir de ce
moment que rencontrer des rapports
proches du nombre d'or au détour d'une
peinture ne sera plus forcément une
coïncidence les peintres pointillistes
du mouvement néo-impression comme George
sera Paul Signac ou Camille Pissaro sont
parfois associés au nombre d'or leur
travail sur les couleurs et la lumière
se voulant guider par la science ces
artistes ont en effet été plutôt proches
du critique d'art Charles-Henry grande
défenseur d'applications géométriques à
l'art dont entre autres celle de la
section dorée comment juger alors si le
fait de retrouver le nombre d'or dans
une peinture est un choix de l'artiste
ou bien une coïncidence prenons par
exemple parade de cirque de George Sora
sa composition est clairement
géométrique avec des lignes horizontales
et verticales très marquées on peut voir
par exemple que le personnage central
est situé très exactement sur la
verticale centrale quand on observe les
trois musiciens de gauche on peut voir
que le troisième est situé sur une
verticale qui coupe le cadre selon une
section dorée ou alors aux hypothèses il
est placé sur la ligne des 3/8 les deux
autres étant placé à 1/8 et 2/8 cette
deuxième hypothèse semble un peu plus
plausible l'artiste a probablement
découpé son cadre en deux puis en deux
puis encore en deux d'où les découpage
selon des huitièmes et le problème des
fractions 3/8 c'est
semble quand même énormément à un
partage selon le nombre d'or l'apparente
omniprésence de la section d'or dans les
peintures peut donc s'expliquer assez
simplement par la tendance des artistes
à utiliser des partages simples en
moitié car et huitième et ce bien avant
les terroristes de zazing la section
d'or commence à vraiment avoir de l'écho
chez certains artistes au début du 20e
siècle en particulier dans le mouvement
puriste incarné par Amédée aux enfants
et c'est nature morte ou Le Corbusier et
ses cités radiuses leur credo c'est que
la création artistique doit se
rapprocher de l'esprit scientifique
grâce à l'approche expérimentale de
Fechner la section d'or devient l'une
des premières lois esthétiques des
puristes à la fin de sa vie aux enfants
reviendra dans ses Mémoires sur ces
années puristes il reconnaît alors que
cette recherche de proportion parfaite
appuyée sur des principes mathématiques
étaient complètement illusoire selon lui
l'art est fait d'illusion relative les
couleurs viendront nécessairement
déformer les rapports formels depuis un
siècle le nombre d'or a poursuivi son
chemin et s'est fait une petite place
dans la culture populaire on le retrouve
par exemple au centre de de la série de
2012 Touch ou bien en 2008 dans une
enquête dans un épisode de la quatrième
saison de la série Esprits Criminels
l'apparition la plus remarquée restera
malgré tout en 2004 lorsque Dan Brown
écrit DaVinci code il convoque le
symbole du nombre d'or et tout ce qui
lui est associé du Parthénon jusqu'à la
Joconde c'est cette imaginaire
ésotérique qui fait aujourd'hui du
nombre d'or un concept central de la
géométrie sacrée que l'on retrouve dans
les courants New Age cette idée que la
perfection géométrique serait capable de
soigner vos énergies en éloignant les
mauvaises ondes et autres joyeusetés de
ce genre on le retrouve aussi dans
certaines thèses complotistes assurant
que les égyptiens n'ont pas pu
construire seul leur pyramide la preuve
c'est le nombre d'or dans un tout autre
registre on pourrait aussi parler de
cette traîne sur Instagram ou Tik Tok
qui consiste à photoshoper le visage
d'une célébrité pour le faire entrer
dans un masque basé sur le nombre d'or
une façon détournée d'utiliser l'aura de
la science et des mathématiques pour
justifier l'utilisation de la retouche
d'image ça va même jusqu'à ce chirurgien
esthétique qui a établi un classement de
beauté des stars selon le nombre d'or
afin d'encourager les autres femmes
faire appel à ses services bref dans
tout ça je n'ai pas vraiment parlé des
applications du nombre d'or en
mathématiques et pour cause elles sont
plutôt rares on lui trouve quelques
curiosités notamment en lien avec la
suite de Fibonacci et il apparaît dans
quelques constructions géométriques à
ses plaisantes il a aussi quelques
propriétés algébriques assez
intéressantes mais à part ça pas grand
chose c'est très loin d'être la
constante mathématique la plus
passionnante bien loin derrière les
nombres comme pi ou e le dernier point
que je n'évoquerai pas dans cette vidéo
ce sont les liens entre le nombre d'or
et la nature oui il y a bien des liens
entre le nombre d'or et la pousse de
certains végétaux mais ce n'est pas du
tout une règle absolue la plupart des
spirales de la nature de la coquille des
escargots au bras de la galaxie en
passant par les ouragans ou
l'enroulement de l'ADN n'ont rien à voir
avec le nombre d'or bref la proportion
divine la section dorée le nombre d'or
appelé le comme vous voulez il a eu ces
heures de gloire dans le passé mais il
serait peut-être temps maintenant de
passer à autre chose
[Musique]
[Musique]