Plus d’une centaine d’œuvres issues des plus grands musées sont rassemblées pour mettre en lumière la place, le rôle et l’image des femmes dans la société des 15ᵉ et 16ᵉ siècles. L'exposition s’appuie sur les avancées historiques des dernières décennies et offre une mise en perspective historique à un enjeu majeur de nos sociétés contemporaines.
Pour cette visite privée exceptionnelle, vous êtes accompagnés par Elsa Gomez, conservatrice du patrimoine et co-commissaire de l'exposition.
Exposition "Le Sceptre & la Quenouille. Être femme entre Moyen Âge et Renaissance" 8 mars - 17 juin 2024 Musée des Beaux-Arts de Tours
Commissariat de l’exposition : Elsa Gomez, conservatrice du patrimoine au musée des Beaux- arts de Tours Aubrée David-Chapy, agrégée et docteure en histoire moderne
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bienvenue au musée des BeauxArts de tour
pour découvrir l'exposition le sceptre
et laquenouille être femme entre
Moyen-âge et Renaissance qui se tient du
8 mars au 17 juin 2024 donc je suis Elsa
gomèz conservatrice ici au musée et
coommissaire de l'exposition avec aubré
David chapi qui est historienne et
spécialiste notamment du pouvoir féminin
à la
Renaissance c'est une exposition qui est
reconnue d'intérêt national par le
ministère de la Culture et qui a été
réalisée en partenariat avec la
Bibliothèque nationale de France et avec
la participation exceptionnelle du musée
du Louvre et du Musée national de la
renaiss
l'exposition s'intéresse au rôle à la
place et à l'image des femmes dans la
société au 15e et au 16e siècle
principalement en France et en Europe du
Nord et comme le sujet est riche et que
l'on souhaitait l'aborder sous un
spectre social qui soit le plus large
possible nous avons fait appel à des
œuvres et des objets de nature très
diverses donc les visiteurs pourront
découvrir des peintures des sculptures
des gravure mais aussi des objets d'art
des livres manuscrits ou imprimés des
documents d'archiv ou encore des objets
archéologiques nous avons choisi de de
resserrer notre propos sur les 15e et
16e sièclle parce que c'est une période
qui est signifiante à plusieurs titres
d'abord parce que ça nous permettait
d'être à la charnière de cette partition
académique un peu artificielle entre
deux grandes périodes de notre histoire
qui sont le Moyen-âge et la Renaissance
et donc d'aborder cette période non pas
dans une idée de rupture mais bien dans
sa continuité qui était plus pertinente
pour traiter le sujet qui nous
intéressait et puis c'est aussi une
période qui est marquée par de profondes
rletion et des débats idéologiques sur
ce qu'on pense être la nature féminine
et la place des femmes au sein de la
société donc une période
particulièrement intéressante à étudier
pour l'histoire des femmes et qui se
trouve également être marquante en fait
pour l'histoire de tour et de sa région
puisque les 15e et 16e sièclle c'est une
période où la Touren est l'une des
résidences privilégiées des rois de
France et c'est une période qui n'avait
pas été traité ici au musée dans une
grande manifestation depuis maintenant
12 ans donc nous souhtions euh vraiment
aussi la remettre en valeur l'exposition
se structure autour de cinq grandes
sections d'abord le couple et les
relations conjugale puisque même si
c'est une exposition sur les femmes ça
n'aurait pas eu de sens d'exclure les
hommes mais l'objectif était plutôt
d'essayer de montrer les de donner à
comprendre les relations entre les sexes
dans un cadre dans lequel on ne choisit
généralement pas son conjoint on y
reviendra la deuxième section explore
les rôles sociaux d'évolu aux femmes et
les activités qui en découlent et qui
structurent leur quotidien qui peuvent
varier selon l'appartenance sociale donc
là on s'intéresse à la maternité au
travail au moment de sociabilité et à la
dévotion à Dieu mais aussi aux autres la
troisième section explore l'imaginaire
construit autour de l'être féminin à
l'époque sous un prisme essentiellement
masculin qui fait de la femme un être
fondamentalement ambivalent et puis les
4e et 5e sections exploreent des
personnages de femmes fortes réel ou
imaginaire donc d'abord ces figures de
femmes guerrières qui mêlent des
qualités féminines et mascul
et qui amène à s'interroger sur le rôle
qu'ont pu jouer effectivement les femmes
en contexte guerrier et puis des femmes
qui ont exercé brillamment un réel
pouvoir politique et qui ont dû tout
faire pour légitimer aux yeux des autres
ce pouvoir avec des personnages célèbres
de la période notamment les reennes de
France Anne de Bretagne et Catherine de
Médicis ou encore Louise de Savoie la
mère de François prier alors ce qui m'a
frappé lors de la préparation de cette
exposition c'est de voir à quel point
c'est certains stéréotypes de
comportement sexuel qui existe toujours
aujourd'hui trouve un ancrage ancien
finalement et j'ai trouvé ça très
intéressant de comprendre d'où nous
venaent certaines constructions
culturelles dont nous héritons
aujourd'hui c'est aussi l'un des
intérêts de cette exposition pour moi
c'est de proposer un éclairage
historique une épaisseur historique sur
l'un des grands enjeux de notre société
contemporaine et de venir en éclairer
certains
fondements
[Musique]
donc nous nous trouvons dans la première
section consacrée au couple et aux
relations conjugales et donc depuis que
le mariage a été institué comme
sacrement entre le 12e et le 13e siècle
l'église a structuré peu à peu la
société autour du noyau constitué par le
couple et sa descendance et le statut
matrimonial est quelque chose de
fondamental pour une femme puisque c'est
ce qui détermine la place de chacune
dans la société selon qu' l'on est une
jeune fille vierge une épouse ou une
veuve et le mariage à l'époque avant
d'être une union entre deux individus
c'est avant tout une union entre deux
familles avec des enjeux financiers et
sociaux importants ce qui implique que
ce ne sont pas les sentiments qui
président à l'Union et que on ne choisit
généralement pas son conjoint les femmes
elles ont pour mission de servir les
intérêts familiaux par leur mariage et
l'important c'est vraiment l'ajustement
du rang et la consolidation et la
transmission des patrimoines alors il
arrive pourtant que certaines femmes
vivent en dehors du mariage on sait que
le concubinage existe par exemple mais
le cas le plus fréquent c'est celui de
n'être plus marié puisque la mortalité
importante rend le vach fréquent aussi
bien pour les hommes que pour les femmes
avec des conséquences différentes
puisque effectivement lorsqu'on dispose
de ressources financières suffisantes
être veuve peut s'avérer une situation
intéressante puisque on est libéré de
toute tutelle masculine et qu'on
récupère sa pleine capacité financière
et juridique que l'on aurait pas
nécessairement en tant que femme mariée
et puis le vage peut placer les femmes
en position de chef de famille ça a été
le cas notamment d'Antoinette de Bourbon
nous avons un portrait dans l'exposition
la duchesse de Guise qui à la mort de
son époux a choisi de ne pas se remarier
et qui a vraiment elle dirigé de main de
d'une main de fer le clan de sa famille
le clan des Guises jusqu'à sa mort en
revanche dans les milieux moins
favorisés le veuvage peut conduire à des
situations de grande précarité puisque
les femmes il perdent souvent beaucoup
sur le plan sur le plan économique et là
on va avoir tendance à chercher à se
remarier le plus rapidement possible
alors cette dimension de pacte social et
financier qui est le mariage ressort
dans la représentation des couples
mariés et on en a un exemple ici avec ce
ce portrait d'un couple de bourgeois
hollandais respectable du 16e siècle qui
répond vraiment à toutes les conventions
du genre dans le mariage chrétien le
lien conjugal est pensé dans un double
rapport à la fois égalitaire et
hiérarchique entre l'homme et la femme
qui trouve son origine dans les
commentaires du texte biblique de la
création d'Ève à partir d'Adam et ça
ressort également dans la représentation
donc on voit que les époux sont chacun
en pendant il sont chacun sur un panneau
donc représenté en buste de tr/4 ils se
tournent l'un vers l'autre dans une
attitude de collaboration et de
reconnaissance mutuelle he selon le
modèle du couple chrétien donc ils sont
traités sur un pied d'égalité mais on a
quand même des subtiles différences de
traitement qui montre la domination du
mari sur sa femme on voit qu'il a une
attitude plus dynamique he il s'avance
vers le spectateur il a son bras avancé
il a également un regard plus décidé il
est vêtu de manière plus ostentatoire VO
que son épouse avec ce manteau fourré
qu'il sert fermement et puis il tient
aussi dans la main qui est au premier
plan une feuille de papier qui permet de
mettre l'accent sur son rôle social à
l'extérieur et sur ses affaires à
l'inverse on voit que son épouse a une
attitude qui est plus en retrait elle a
le regard dans le lointain elle a les
mains resserrées sur elle et elle tient
dans ses mains un chapelet ce qui permet
de mettre l'accent sur sa piété et sa
dévotion qui sont des qualités que l'on
attendait particulièrement d'une bonne
épouse donc on voit que là voilà on a
une représentation de couple dans
laquelle chacun est à sa place chacun
joue son rôle et ce n'est pas du tout
une mise en scène amoureuse mais ce
qu'on met en avant ici c'est bien
l'indissolubilité de l'Union la
solennité du lien et évidemment le rang
social et la prospérité du ménage alors
dans un cadre où la majorité des des
mariages sont arrangés on peut se
demander évidemment si l'amour peut
trouver sa place dans tout ça alors
heureusement on dispose de nombreux
témoignages qui qui témoignent de
l'existence he de sentiments conjugaux
entre les époux on a notamment dans
l'exposition une lettre écrite par une
femme Gabrielle de Bourbon à son mari
qui témoigne d'une vraie affection et
d'une vraie complicité conjugale et puis
nous avons aussi un très beau portrait
la dame aux pensé qui servait justement
à être emporté avec soit lors d'une
séparation pour se souvenir des traits
de l'être aimé malheureusement les
relations se pas passe pas toujours
forcément bien et si bien évidemment
tous les maris ne sont pas violents on a
aussi de nombreux témoignages dans les
sources qui attestent de cas de violence
conjugale puisque le mari a ce qu'on
appelle un droit de correction maritale
sur son épouse qu'il peut battre de
manière juste et rationnelle alors
évidemment les contours de ce droit sont
difficiles à déterminer y compris pour
les juridiction de l'époque mais à
certains moment on a jugé que la limite
avait été dépassée puisque on dispose de
nombreux témoignage de procès qui ont
été intentés à des maris violents par
des épouses et leur famill notamment
pour essayer d'obtenir une séparation de
corps et on propose dans l'exposition
une borne d'écoute qui permet de
découvrir deux actes qui sont conservés
aux Archiv départementales d'indrloire
et qui font état justement de de cas de
violence
conjugale
[Musique]
alors le couple demeure un lieu de
tension et les mésaventure de la vie
conjugale dont on rend souvent les
femmes responsables suscite le
développement d'un imaginaire satirique
autour de la conjugalité dans lequel les
femmes n'ont pas forcément toujours le
beau rôle on en a un exemple ici avec ce
très joli tableau intitulé la tireuse de
cartes qui est une copie de la fin du
16e siècle d'après un original du tout
début du 16e siècle de Lucas de Leide
dans lequel on voit au premier plan un
jeune couple en train de s'échanger un
œillet alors le fait que la jeune femme
manipule des cartes ça a conduit à des
interprétations on a voulu en faire une
tireuse de cartes une carte ancienne
mais son attitude et son costume ne
cadre pas bien avec les représentations
de ce type que l'on peut connaître à
l'époque et comme ils sont assez
assortis avec le jeune homme tant dans
l'attitude que dans la richesse du
costume on peut plutôt y voir un jeune
couple prêt à s'engagé dans le mariage
puisque leillet c'est une fleur qui est
symbole de fiançaille mais la présence
des cartes la présence du fou à
l'arrière-plan et le lieu même de la
scène qui est une taverne donc un lieu
de jeu de boisson un lieu de perd iition
souligne le caractère hasardeux et vain
de cette entreprise et puis il y a à
l'arrière-plan un second couple en
miroir du premier formé par une seconde
femme qui offre une coupe de vin au fous
et qui soulligne donc l'ivresse et la
folie que constitue l'amour et puis on
peut voir également un parallèle dans la
composition entre l'œillet et la marotte
du Fou donc ce bâton qu'il tient
derrière son épaule avec cette petite
tête grimassante qui se tourne vers le
jeune homme et semble se moquer de lui
et qui donc ben éclaire cette symbolique
de l'Illet d'une manière un petit peu
différente et on peut y voir aussi une
mise en garde contre la parole féminine
en général qui est aussi un lieu commun
assez répandu dans la littérature et
dans l'iconographie de l'époque puisque
les deux femmes sont toutes les deux
associées à des accessoires qui évoquent
la tromperie que l'on considère comme un
vis particulièrement féminin les cartes
et la coupe de
vin
outre une alliance entre deux familles
la première finalité du mariage c'est
évidemment la procréation et donc on
attend d'une femme mariée qu'elle mette
au monde des enfants et ne pas avoir
d'enfants c'est vécu comme comme un
malheur et comme comme une grande
culpabilité donct on rend souvent
d'ailleurs les femmes responsables et
donc la vie conjugale et la maternité
sont vraiment les fondements de
l'identité sociale féminine on le voit
très bien ici avec ce tableau qui est un
portrait qui représente une famille de
la courourjoisie envoise au 16e siècle
avec donc le peintre Francez 1er Franken
son épouse ellisabeth mertins et leurs
quatre enfants et ce qui est intéressant
dans ce tableau c'est qu'on voit bien
que tout est fait pour mettre en valeur
l'épouse qui est à la place qui est
traditionnellement la place d'honneur
non plutôt réservé aux hommes à la
gauche du tableau ce qui correspond en
réalité à la droite héraldique
c'est-à-dire du blason et puis on voit
qu'elle est désignée par son fils aîné
et par son mari et elle elle regarde
également directement le spectateur par
ailleurs on a à l'arrière-plan la
présence du portrait de son père à elle
à gauche et du portrait du père de son
mari à droite et donc la présence des
deux grand-pères à l'arrière-plan
indique que l'on met vraiment l'accent
sur la généalogie familiale donc
Élisabeth Mertin c'est est mise en
valeur ici dans ses rôles fondamentaux
d'épouse et de mère et de garante avec
son mari de la perpétuation dynastique
de l'harmonie du foyer et de la
prospérité du ménage
[Musique]
alors outre ce rôle fondamental de mère
le premier métier des femmes c'est
d'assurer la bonne tenue du foyer les
femmes sont maîtresses en leur logie et
donc tout ce qui est entretien du feu
ménage lesess cives cuisine leur incombe
en personne ou en supervisant des
serviteurs en fonction du milieu social
néanmoins les tâches qui leur sont
dévolues sont loin de se cantonner au
strict espace domestique puisque et ça
c'est une réalité que l'on n' pas
forcément à l'esprit pour cette période
mais la grande majorité des femmes a
besoin de travailler pour vivre et faire
vivre sa famille et le couple c'est
vraiment une association dans laquelle
chacun a son rôle à jouer et chacun
participe à la bonne marche du ménage et
les femmes ils sont actives tout autant
que les hommes et notamment par leur
travail donc même si l'activité
professionnelle ce n'est pas à l'époque
ce qui définit l'identité féminine c'est
une réalité sociale très importante de
l'époque alors à la campagne les femmes
participent à certains travaux des
champs avec les hommes mais elles ont
surtout en charge les activités
nourriissères donc le soin des animaux
la basecour le poulailler he par exemple
mais aussi la fabrication du beurre ou
du fromage et ce sont elles qui le plus
souvent vont vendre au marché le surplu
de la production familiale qui permet à
un ménage paysan d'avoir une source de
revenus régulière et et en ville les
femmes ont accès à de nombreux métiers
qui peuvent être différents de celui de
leur mari justement pour apporter un
complément de revenus au ménage elles
sont très présentes notamment dans les
métiers du textile de l'alimentation ou
du commerce de détail mais on les trouve
aussi dans des registres plus inattendus
on a des bâtelières des receveuses de
péage ou même des femmes qui travail
comme manœuvre pour les maçons sur les
chantiers de construction alors dans la
bourgeoisie urbaine euh les femmes sont
souvent associées à l'affaire familiale
et les épouses de négociants de
commerçants ou d'artisans sont les
premières partenaire économique de leur
mari donc elle le seconde c'est elle qui
le remplace si jamais il n'est pas là
quand il y a une boutique souvent ce
sont elles qui la tiennent et qui sont
donc en relation directe avec les
clients mais ce sont aussi elles souvent
qui s'occupent de la correspondance de
la comptabilité elles peuvent aussi
parfois s'occuper de gérer les relations
avec les autorités de superviser les
apprentis ou les ouvriers donc elles ont
vraiment un rôle fondamental et on
illustre cette collaboration avec ce
tableau de Marinus V RERS V le banquier
et sa femme ou le changeur et sa femme
qui est un tableau dont il existe de
nombreuses versions avec une tonalité
critique plus ou moins affirmée de ces
professions de l'argent lié au
capitalisme naissant au Pays-Bas mais ce
qui nous intéresse nous ici c'est
vraiment la collaboration entre les
époux donc on voit que le mari est en
train de peser des pièces pour en
déterminer la valeur et puis sa femme
délaisse le livre de compte qu'elle est
en train de consulter pour se tourner
vers son mari donc là on voit justement
que bah c'est elle qui s'occupe de la
comptabilité chacun est à sa tâche mais
ils sont complémentaires et elle
apparaît comme une épouse qui seconde
efficacement son mari dans ses affaires
et par ailleurs ils sont vraiment tous
les deux côte à côte tourner l'un vers
l'autre dans leur intérieur et l'épouse
n'est pas du tout en retrait de la scène
elle y participe pleine
donc on sent vraiment bien justement ce
partenariat économique qui est le couple
à l'époque et qui permet aussi aux
femmes qui deviennent veuves si elles en
ont la capacité et le souhait de
reprendre l'affaire de leur mari et on a
de nombreux exemples de veuve notamment
d'imprimeur mais aussi de marchands he
qui ont fait fructifier l'affaire de
leur époux et qui sont parvenus à de
vraies réussites
entrepreneuriales
les femmes sont exclues des charges
publiques et non pas accès aux
professions intellectuelles ne sont pas
formé pour cela on considère que ce
n'est pas leur rôle mais il y a toujours
des exceptions c'est ça aussi qui est
intéressant justement avec ce genre
d'exposition de société et donc nous
avons tout de même dans l'exposition
deux exemples de production artistique
et intellectuelle féminine d'abord un
plat émaillé qui est signé d'une
émailleuse Suzanne Decour qui est un cas
unique de signature féminine dans l'art
français du 16e siècle on connaît des
artistes féminines pour les Pays-Bas ou
pour l'Italie par exemple à la même
période mais c'est un cas unique pour
l'art français qui soulève de nuses
questions parce que c'est une artile sur
lequel on a très peu de de d'études mais
ça soulève la question notamment de la
participation des femmes ces ateliers
familiaux puisque on ne sait pas si
cette signature recouvre l'intervention
de l'individu en tant que tel ou si
c'est une marque d'atelier en tout cas
il est tout à fait possible que même si
on a sur certaines pièces des signatures
masculine et bien derrière il y a eu la
participation de femmes sans que l'on en
sache rien et puis nous présentons
également un exemplaire de la cité des
dames un livre écrit par une femme
Christine de Pisan qui est l'une des
premières femmes connues à avoir vécu de
sa plume en tant qu'écrivaine
professionnelle puisque elle a été
amenée à travailler une fois devenue
veuve pour subvenir aux besoins de sa
famille et donc elle a choisi un métier
qui est à l'époque un métier d'homme le
métier d'écrivain et elle est devenue
une historienne une philosophe une
moraliste reconnu de son vivant et elle
a même elle-même dirigé l'édition et
l'illustration de ses propres
[Musique]
texte alors nous sommes dans la 3ème
section de l'exposition sur les images
de la femme et le discours dominant dont
le prisme est masculin puisque'à
l'époque ce sont essentiellement les
hommes qui écrivent contribuent à forger
un imaginaire collectif qui est assez
large vent défavorable au sexe féminin
même si on lui reconnaît des qualités
spécifiques et donc les traités de
morale d'enseignement ou les sermons des
prédicateurs vont consacrer certaines
vertus que l'on considère être
spécifiquement féminine la chasteté en
premier chef he qui est la première des
vertus pour une femme honorable mais
aussi l'obéissance l'humilité la
dévotion et qui vont venir s'incarner
dans des figures de femmes vertueuses
souvent tiré de l'antiquité greco-latine
ou de la Bible que l'on va proposer aux
femmes comme des modèles de comportement
à imiter la première d'entre elles étant
bien évidemment la Vierge Marie et donc
relayé par l'essort de l'imprimerie se
diffuse alors une une vision du féminin
polarisée dans une image contradictoire
entre la bonne et la mauvaise femme
schématiquement entre l'idéal
inatteignable de la Vierge Marie qui est
à la fois Vierge mère et épouse et qui
correspond à toutes les attentes
sociales que l'on projette sur les
femmes et à l'autre extrémité du spectre
ve responsable du péché originel et donc
porteuse de tous les mots du monde donc
on a à la fois des discours misogynes
très virulents et on assiste dans le
même temps au 15e et au 16e siècle à
l'émergence de la voix de certains
letttrés qui viennent remettre en
question la supposée infériorité
féminine la plus marquante d'entre elles
étant peut-être celle de Christine de
Pison autrice du début du 15e siècle qui
si elle ne remet pas fondament to
allement en cause de la hiérarchie entre
les sexes et l'ordre social de son
époque adopte quand même un discours
d'une grande modernité pour l'époque
puisqu'elle écrit dev vrai plaidoyer
pour la défense du sexe féminin dont la
cité des dames don nous avons deux
exemplaires dans l'exposition qu'elle
conçoit comme un rempart contre la
misogynie dans lequel peuvent venir se
réfugier toutes les femmes méritantes de
toutes conditions et ce à travers les
siècles et dans lequel elle utilise bien
justement ces figures de femmes
illustres du passé pour rendre justice
aux femmes et prouver qu'elles ont tout
autant de dignité et de capacité que les
hommes donc on a vraiment une dualité
fondamentale qui caractérise la figure
[Musique]
féminine
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dans l'imaginaire de l'époque la femme
tire d've une nature originellement
pêcheresse et ce lien avec le pêché
originel l'associe plus particulièrement
avec l'orgueil et la luxure que l'on
considère être des vices
particulièrement féminins et cette
association entre la femme et la luxure
qui est vraiment un lieu commun du
discours d'éclair s'incarne notamment
dans la figure de la sorcière alors si
des hommes ont été convaincus de
sorcellerie la majorité des personnes
condamnées leors des procès de
sorcellerie qui se sont développé
surtout à partir du 15e siècle mais
après davantage au 16e et au 17e siècle
sont des femmes et à partir de la fin du
Moyen-Âge on fait davantage le lien
entre le sexe féminin et la pratique de
la sorcellerie ainsi il y a en donc en
1487 l'apparution d'un ouvrage qui est
un traité de démonologie euh rédigé par
deux inquisiteurs allemands qui
s'appellent le malaleus Maleficarum ou
marteau des sorcières qui est un ouvrage
qui a connu de très nombreuses réédition
et dans lequel les auteurs font
explicitement le lien entre la nature
féminine et la pratique de la
sorcellerie parce que la femme est
naturellement inférieure à l'homme et
naturellement plus faible donc elle est
réputée plus perméable à l'influence de
Satan et ça supposé insaciabilité
sexuelle lappte également à offrir son
corps aux démons alors dans cette
gravure de Hans baldum green qui date de
1510 on retrouve tous les éléments
traditionnels associés à la pratique de
la sorcellerie dans une atmosphère
fantastique et effrayante qui est
renforcée par le choix de l'artiste
d'utiliser une planche de teinte orange
qui crée vraiment une atmosphère très
particulière alors on est dans une scène
de nuit hein dans la forêt donc avec une
nature effrayante qui est propice à être
chargée de puissance magique et et les
femmes sont représentées nues c'est
justement un signe de leur proximité
avec cette nature mais aussi de leur
luxure on voit qu'elles sont
représentées à différents degrés de
vieillesse et de laideur alors les
sorcières peuvent aussi être incarnées
par de belles femmes et à ce moment-là
on insiste davantage sur la tromperie
mais la Ledur est quelque chose qui est
associé à l'époque un signe de déchéance
morale et puis on a également les
ossemans et les fourches qui jonchent le
sol on a également à l'arrière-plan des
saucisses présentés sur une fourche qui
peuvent faire écho à un maléfice une
capacité que l'on prête aux sorcières de
rendre les homme impuissant et puis on
voit que les femmes sont assises autour
d'un pot dont s'échappe une nuée
maléfique et qui contient
vraisemblablement un NaN qu'elle
fabrique et dont elle se servent pour
enduire certains objets et les faire
voler pour se rendre au sabat alors là
la sorcière qui vole en haut de l'image
n'est pas sur un manche à balai he mais
elle est sur un bou et en fait ce Bou
dont on voit aussi une tête qui apparaît
dans la nuée à gauche est un animal qui
est associé au diable et associé
notamment à la sexualité et à une
sexualité
[Musique]
agressive alors l'arme principale de la
femme ce qu'on aime chez elle et ce
qu'on lui reproche en même temps c'est
son pouvoir de séduction qui suscite des
sentiments complètement contradictoire
c'est dire que la beauté féminine peut
faire l'objet de de l'éloge de poète où
elle est portée au nuU et dans le même
temps susciter les foudres des
moralistes des clairs ou de certains
philosophes donc ce regard masculin
porté sur les femme mêlé de de peur et
de désir construit un être féminin qui
est fond fondamentalement ambivalent et
l'un des personnages qui l'incarne le
mieux dans le monde chrétien c'est
Marie- Madeleine donc Marie Madeleine
c'est un personnage composite qui a été
créé à partir de plusieurs figures de
femmes bibliques qui se prénomme toute
Marie et notamment Marie l'égyptienne
qui était une prostituée repentie qui
vivait en ermite et donc c'est un
personnage complexe de sainte pêcheresse
et Don les diverses facettes ont fait
l'objet de représentation iconographique
très varié et à partir du 15e siècle
elle incarne fréquemment la beauté et la
sensualité féminine donc une jeune femme
richement parée une belle mondaine qui
vit une vie de luxe et de plaisir et
c'est ce qu'on a ici avec cette très
belle jeune femme somptueusement parée
avec son costume extrêmement riche donc
là on insiste sur la dimension
pêcheresse de Marie-Madeleine qui ne
s'est pas encore dépouillé des vanités
du monde donc le caractère ostentatoire
de sa mise on la retrouve jusque dans le
pot àongan qu'elle tient qui qui est
l'un de ses attributs traditionnels mais
en même temps cet Onan c'est celui dont
elle s'est servi pour oindre les pieds
du Christ donc la jar c'est également
l'espoir de la rédemption donc on voit
bien qu'on a les deux facettes et de
l'autre côté à l'inverse on a une
représentation de Marie Madeleine
pénitente donc une fois qu'elle est
arrivée au bout de son itinéraire
spirituel donc là elle est représentée
en ermite dans la grotte de la sainte
Baum où elle est en méditation elle en a
les les instruments le crucifi le L
vivre le crâne également qui est un
symbole de la vanité de de l'existence
terrestre donc là on met l'accent sur
Marie-Madeleine repentante mais
l'artiste a fait le choix de la
représenter nu dans une pause qui est
assez alanguie et elle est couverte
uniquement de ses cheveux or ces cheveux
les cheveux lâchés c'est la marque soit
des jeunes filles vierges soit des
prostituées en tout cas ils sont
normalement réservés à la sphère de
l'intime donc là ils sont la marque du
passé de prostitué de de Marie-Madeleine
ils sont également la marque de sa
repentance donc de l'exil et elle s'est
également servi de ses cheveux pour
essuyer les pieds du Christ donc ce ce
cet attribut he qui symbolise
Marie-Madeleine il cristallise lui-même
aussi toute l'ambivalence du personnage
et si là on représente une femme dont le
corps est désormais dédié à l'amour de
Dieu il n'en est pas moins porteur d'un
érotisme qui lui est bien terrestre
Marie medeleine c'est vraiment
l'incarnation de la dualité elle est à
la fois sainte et pécheresse beauté
sacrée et profane luxurieuse ou
pénitente et cette cette ambivalence
dont on la part est vraiment
caractéristique de l'ambiguité du regard
porté par les hommes sur le sexe opposé
à
[Musique]
l'époque
[Musique]
nous sommes maintenant dans la section
qui traite des femmes en armes ce qui
peut sembler paradoxal puisque au
Moyen-âge et à la Renaissance les femmes
ne font pas la guerre elles sont
considérées comme inférieur physiquement
et moralement aux hommes et donc ce sont
par essence des désarmés dont la
protection et confié justement aux
hommes pourtant on a ces personnages de
de de femmes représenté en armes ces
virago he c'est-à-dire qui agissent
comme des hommes qui sont très
populaires dans la littérature et dans
l'iconographie de l'époque alors leur
succès peut s'expliquer à la fois enfin
par une part de de fantasme masculin et
de contexte historique et culturel donc
les hommes du Moyen-Âge et de la
Renaissance imaginent effectivement des
femmes qui les égaleraient au métier des
armes et comme souvent ils vont puiser
leur modèle dans l'Antiquité
greco-latine et dans la Bible avec des
personnages comme judites ou comme les
Amazones par exemple et donc les poètes
et les romanciers créent des figures
féminines idéales qui combinent des des
vertus masculines et des vertus
féminines donc elles ont à la fois une
force morale et un courage d'homme mais
sans jamais se départir de leur féminité
et notamment de leur beauté donc elles
deviennent des des sortes de de figures
idéales fantasmé qui qui combine toutes
les vertus et autournant du 14e et du
15e siècle dans le contexte de la guerre
de 100 ans on a aussi une exaltation de
la chevalerie traditionnelle qui est vue
comme un idéal à une époque où la guerre
prend de nouvelles formes et où la
chevalerie française et suit de
nombreuses défaites donc l'aristocratie
se réfugie aussi dans une sorte d'idéal
chevaleresque et courtois dans lequel
les femmes ont aussi un rôle à jouer et
puis par ailleurs dans le contexte de de
débat sur la nature féminine dont nous
avons parlé tout à l'heure et bien les
défenseurs des femmes se servent aussi
justement de ces modèles de femmes
fortes et de femmes vertueuses pour
exalter les qualités et les capacités
des femmes donc ça participe aussi sans
doute de leur popularisation Judit est
l'un de ces personnages de femmes fortes
les plus populaire à l'époque et son
histoire se trouve dans l'Ancien
Testament donc c'est une belle et pieuse
veuve dont la cité est assiégée par les
troupes du général assyrien Holopherne
et alors que le siège s'éternise et que
les ass se désespère Judi décide d'agir
donc elle va faire une sortie dans le
camp ennemi elle se part de ses plus
beaux atours et elle s'en va séduire
Holopherne qui tombe sous son charme et
qui souhaite la garder avec lui pour la
nuit et donc une fois qu'elle est sous
sa tante elle profite d'avoir séduit le
général pour l'enivrer et une fois qu'il
est endormi elle le décapite avec sa
propre épée elle ramène sa tête dans
dans dans sa cité et c'est la vision de
la tête d' lopherne qui va faire fuir
les assaillants donc dans le monde
chrétien Judite est une figure de vertu
elle symbolise la victoire de la
chasteté sur la luxure et de l'humilité
sur l'orgueil et donc ici elle est
représentée dans une attitude
triomphante victorieuse de femmes fortes
elle brandit l'épée qui est un attribut
masculin qui l'assimile aussi à une
figure justicière et elle tient de
l'autre main la tête de son ennemi
l'artiste lui confère ici une virilité
physique une musculature notamment qui
fait écho à sa virilité morale même si
son corps reste féminin donc là elle a
une nudité monumentale qui s'apparente à
la nudité héroïque antique mais qui
souligne aussi ici son caractère de
femme séductrice qui est renforcé par le
regard qu'elle adresse très direct he
qu'elle adresse au spectateur et puis
son manteau et ce voile qui la découvre
plus qu'il ne la recouvre et qui mettent
en avant son caractère dangereux puisque
Judi s'est servi de son pouvoir de
séduction et de la ruse pour parvenir à
ses fins et le général y a perdu la tête
dans tous les sens du terme donc on
retrouve dans cette représentation
l'ambivalence dont on a parlé juste
avant justement et puis il faut
souligner aussi que Judit n'est pas une
femme guerrière c'est sa force morale et
la circonstance de crise et le fait
qu'elle soit inspirée par Dieu
évidemment qu' l'autorise à manier l'pée
mais une fois que son exploit est
accompli elle retourne à sa condition de
veuve et ne fait plus parler d'elle on
retrouve dans ces figures de femmes fort
l'idée que la femme qui combat doit être
pure c'est-à-dire soit vierge soit veuve
c'est le cas chez Judite on retrouve ça
chez les amazone également c'est-à-dire
que le courage martial est associé à une
idée de contrôle de la sexualité c'est
comme si les femmes devaient être au
plus haut de leur propres vertu pour
pouvoir acquérir des qualités masculines
et par ailleurs si on sort de la légende
certaines femmes ont été amenées
réellement à prendre les armes dans des
circonstances bien particulières puisque
les femmes aristocrates pouvaient tout à
fait se retrouver en position de gérer
un domaine et si le mari n'était pas là
et que le château était assiégé alors
elles étaient tout à fait légitimes à
commander des hommes de guerre même si
elles ne participaient pas forcément
elles-même au combat on a de nombreux
exemples en tout cas de femmes qui ont
été amenées à tenir des sièges dans le
courant du Moyen-Âge mais aussi au 15e
et au 16e siècle notamment pendant les
guerres de religion aussi bien du côté
catholique que
protestant
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l'exposition se clos sur d'autres femmes
fortes qui sont celles qui ont été
amenées à exercer un réel pouvoir
politique puisque la fin du Moyen-Âge et
la Renaissance sont marqué par
l'affirmation de femmes en position de
pouvoir dans toute l'Europe et si en
France les femmes sont exclues de la
succession directe à la couronne on a
certaines reennes qui qui ont pu jouer
un réel rôle politique mais les femmes
ont pu aussi dans le cadre de la Régence
être amené à palier des vacances de
pouvoirs plus ou moins longues provoqué
par les minorités ou les absences ou les
incapacités royales et donc elles se
trouvaient alors en position de
gouverner au même titre qu'un homme et
donc elles ont dû tout faire pour
légitimer ce pouvoir aux yeux des autres
notamment pour faire face aux révoltes
et aux contestations qu'elles ont pu
subir car leur présence à la tête de
l'État et leur capacité à gouverner est
très souvent remise en question par des
prince rivaux ou des parlements ou des
états provinciaux à vide de pouvoir donc
elles ont eu à cœur de créer notamment
des images qui avaient pour but de venir
légitimer leur pouvoir les médailles et
les sauts en sont de très bons exemples
puisque il s'agit d'images qui sont
amenées par leur nature à être largement
diffusé ou encore la commande artistique
qui sert aussi à affirmer son pouvoir de
Bretagne par exemple l'utilise très
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bien les cérémonies et les fêtes sont
aussi l'occasion pour les femmes de
pouvoir d'exprimer leur puissance et
Catherine de Médicis qui est sans doute
l'une des reenes et régentes de France
les plus célèbres de la période qui nous
intéresse a pousser à son paroxisme la
pratique des fêtes de cours qui sont
extrêmement nombreuses et fastueuses
sous le règne des derniers Valois il
s'agit bien sûr de réjouissance mais
avec un arrière-plan éminemment
politique de mise en scène qui vise à à
renforcer la puissance et la
magnificence du roi et de la reine mer
que l'on retrouve donc ici assis à
gauche on a le roi Henri II puis la
reine mère Catherine de Médicis puis la
reine Louise de Lorine Vau démons et
derrière eux on retrouve plusieurs
membres de l'entourage royal et
notamment Henri de Loren le duc de Guise
le chef du parti de la Ligue des ultra
catholique son frère le duc de Mayenne
et le duc des pernons qui est l'un des
grands favoris du roi Henri II on voit
qu'ils pose leur mains sur les dossiers
des personnages royaux ce qui indique
leur proximité avec le pouvoir et ce qui
montre bien cette dimension de mise en
scène dont je vous ai parlé tout à
l'heure et puis on voit également que
les femmes sont très nombreuses dans ce
tableau tout au long du 15e et du 16e
siècle les reennes et les régentes
s'entourent de de dames de compagnie qui
sont de plus en plus nombreuses au fur à
mesure que l'on avance dans le temps et
qui leur permettent
évidemment d'exprimer aussi leur
puissance mais dans le cas de Catherine
deicis ces dames de compagnie elles
participent pleinement de la politique
de Concorde qui est souhaité par la
reine ce sont des jeunes femmes qui sont
extrêmement éduquées cultivées la reine
veille également à leur bonne moralité
et elles sont envoyées pour comme des
diplomates finalement mais pour pacifier
les relations que ça soit à l'échelle du
royaume de France ou à l'étranger donc
Catherine de Médicis elle met vraiment
en avant un pouvoir féminin qui est
fondé en première intention sur la
diplomatie comme le théorisait justement
au siècle précédent une certaine ch de
Pison dont nous avons déjà parlé qui
était également une grande théoricienne
du pouvoir politique au
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féminin
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alors j'espère que cette plongée dans
l'univers féminin des 15e et 16e siècle
vous aura plu vous aura interrogé
interpellé peut-être et en tout cas que
cela vous aura donné envie de venir voir
cette exposition qui est l'occasion de
découvrir des œuvres de grande qualité
puisque nous avons eu la chance d'avoir
des prêts exceptionnels de nombreuses
institution patrimoniale française et
notamment de pièces qui ne sont
habituellement pas présentées au public
en raison de leur fragilité comme les
manuscrits en luminé ou les estampes
cette exposition s'accompagne d'un
important catalogue qui est publié aux
éditions infin mais aussi d'une riche
programmation culturelle pour tous les
âges avec des cours d'histoire des
conférences des spectacles des ateliers
pour les familles donc vous pourrez
retrouver tout cela sur notre site
Internet et nous vous attendons donc
nombreux au musée des beauards de tour
pour découvrir cette exposition qui se
tient jusqu'au 17 juin
2024
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