Dans cet ouvrage, Loris Chavanette montre le rôle décisif de Mirabeau entre le 8 juillet, quand celui-ci demande à Louis XVI le retrait des troupes royales disposées dans Paris et à Versailles, et le 16 juillet, quand il vient en personne participer à la démolition de la Bastille.
"Le 14 juillet de Mirabeau. La revanche du prisonnier" de Loris Chavanette (Éditions Tallandier) est sélectionné pour le jury final de l'édition 2024 du Prix Château de Versailles du livre d'Histoire.
Le Prix Château de Versailles du livre d'histoire récompense l'auteur d'un ouvrage historique dont le sujet principal s'inscrit dans le cadre chronologique des XVIle et/ou XVIlle siècle(s), ou plus largement si celui-ci concerne l'histoire du château, du musée et du domaine national de Versailles. L'auteur de ce Blog est membre du jury final de ce prestigieux Prix.
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et bien c'est si beau que j'en suis ému
nous sommes dans l'intérieur de la salle
du Jeu de Paume où le 20 juin 1789 parce
qu'il pleuvait et parce que les portes
des menus plaisir ù se réunissaient les
États généraux était fermé les députés
avaient décidé quand bien même
l'interdiction royale était là de
s'assembler de se dresser ensemble de
refuser d'obéir et c'est à ce moment-là
qu'ils ont prononcé le fameux serment du
Jeu de Paume à savoir qu'il ne se
séparerait jamais tant que la France
n'aurait pas une constitution une
constitution écrite une Constitution
pour marquer l'avènement de la liberté
en 1789 il faudrait peut-être commenc
par une phrase de châteaubant qui a
rencontré à deux reprises mIRABO au
cours de sa vie en 89 à versaill Paris
et château brillant dit la chose
suivante que je cite en exerg du
volume on connaît le mIRABO seulement
idéalisé pas le mIRABO réel celui
idéalisé qu'on représenta les peintres
c'est le mIRABO qui représente 1789
l'époque il en est d'autant plus et pour
autant il en est d'autant plus vrai
alors c'est en quelque sorte le mystère
de mIRABO que j'ai voulu interroger
parce que ce fantôme qui traînait dans
les les arcanes de ma de ma de ma
mémoire d'historien m'a toujours
énormément fasciné et à l'instard de de
Châteaubriant qui était lui-même fasciné
comme tous ceux de la génération de 1789
par ce personnage si singulier qui
dénote par le verbe par le geste par
l'apparence par l'outrecuidance de toute
sa personne ité et donc j'ai voulu
interroger ce qui restait véritablement
de mIRABO aujourd'hui et en réalité afin
de mener à bien cette enquête historique
sur la base de sources inédite en partie
j'ai voulu retracer le parcours de
mIRABO depuis sa sa plus tendre enfance
en quelque sorte et surtout pour le
plonger sous la lumière de l'été
1789 parce que on connaît le mIRABO du
printemps le mIRABO du Serment du Jeu de
Paume le mIRABO du 23 juin 89 allit dire
à ceux qui vous envoient et cetera on
connaît moins on a même oublié le mIRABO
de l'été 1789 pendant la tourmente des
événements de l'insurrection parisienne
et donc j'ai voulu interroger ce mirabol
là et j'ai découvert des choses qui
m'ont absolument fasciné et que j'ai
tenté de restituer avec le plus de
rigueur possible ce mirabola est un
mIRABO qui a des emportements à la
tribune a un l'emboiement véritablement
quand il s'agit de peser dans le cours
des événements de ce début de révolution
française il l'incarne il la personnifie
et en réalité nous avons oublié le rôle
de mIRABO en juillet
1789 pendant la semaine en quelque sorte
qui a donné naissance à notre fête
nationale et lors de c'est amusant lors
de des funérailles de mIRABO
c'est-à-dire le 5 avril 91 trop tôt
malheureusement mIRABO est envoyé au
Panthéon et le tiirouti Joseph Antoine
chirouti est chargé de prononcer l'éloge
funèbre de mIRABO et que dit-il il
rappelle le mIRABO de juillet 89 et la
phrase est touchante il dit la chose
suivante alors on vit un homme de génie
aidé d'une nation et ce que peut une
nation aider d'un homme de génie en
réalité cette rencontre entre
l'événement le 14 juillet et mIRABO le
premier panéo isé c'était quelque chose
d'oublié quelque chose que j'ai voulu
reconstituer comme une sorte de puzzle
dont on avait oublié le le cœur l'âme
parce que ça dit quelque chose de nous
aujourd'hui comme individu comme nation
comme institution notre notre état est
né de de de d'une longue d'un long
héritage séculaire mais aussi de cet
enfantement d'une nation en 1789 dans
les institutions dans l'ardeur aussi
d'une langue française portée au pinacle
mIRABO il a ce don parce que son son
existence était marquée au fer rouge de
l'adversité contre son père contre le
roi contre les aristocrates contre
l'église même contre son épouse tant et
si bien qu'il était paré pour
ferrailler au moment opportun afin
d'incarner la nation comme il a tenté de
le faire alors par ailleurs je n'ai pas
voulu faire un essai à géographique de
mIRABO je reconnais ses ses travers ses
vices et il faut dire qu'ils sont très
nombreux mais le mIRABO de l'été 89 dit
quelque chose de nous et je crois que
c'était très intéressant de se plonger
dans ce dans ce dans ce squelette de
l'été 89 parce qu'on on écrit plus
guerre sur l'été 89 sur
mIRABO j'ai déjà fait des travaux sur la
période termidorienne complètement
désincarné il n'y a pas de
héros qui s'impose à partir de la chute
de Robespierre on nen voulait plus
d'ailleurs de personnalisation du
pouvoau
j'ai aussi travaillé sur Danton
Robespierre mais je voulais matatteler à
la tâche de 1789 et quel plus singulier
plus original plus tempétueux personnage
que mIRABO qui a portait la langue
française véritablement en beauté et
avec le geste de la tribune du tribin
qu'il était en réalité quand on étudie
mIRABO durant l'été 89 on on se rend
compte à quel point il a été marqué par
passé et imp passif lourd quand il était
jeune et ce passé a été marqué par
l'adversité paternelle le l'absolutisme
paternaliste du siècle à l'époque les
les parents le père essentiellement
avait un un quasiment un droit de vie ou
de mort sur ses enfants ainsi mIRABO a
été l'objet de plusieurs lettres de
caché que son père a prise contre lui
depuis qu'il avait 17 ans il a été
envoyé à 17 ans au fort de l'île- de Ray
il a été envoyé ensuite au château d'If
pendant plus d'un an où il a écrit un
essai contre le despotisme il a été
envoyé ensuite au château de jou donjon
de Vincen pendant plus de 3 années bref
sa vie a été marqué par l'enfermement
par l'emprisonnement la privation de
liberté sans procès c'est déjà presque
une expérience qui donne envie de de de
de de croquer la liberté à plein dents
et mIRABO comme personnage historique
incarne en ce sens une sorte de colère
populaire une sorte de de désir de
liberté il le dit lui-même dans sa
correspondance que j'ai fouillé
j'entends toujours en moi la voix
éloquente de la liberté il aspire à elle
parce qu'il en a été privé alors
effectivement ce père revenons sur lui
ce père était un un un aristocrate
important d'ailleurs du siècle un
physiocrate qui a publié plusieurs
livres célèbres et des bestsellerers du
18e hein notamment l'ami des hommes il
était partisan de l'égalité devant
l'impôt ce père Victor et ce père euh
qui est lui-même le premier à ne pas
faire carrière militaire dans la famille
des rcketti et était un homme de lettrre
le fils sera lui aussi un homme de
lettrre il sera pas un militaire même
s'il a fait la campagne de Corse mais il
a réussi à à fuir assez vite néanmoins
mIRABO sera un homme qui sera partisan
des idéaux de la Révolution française
dans la tourmente des événements de 99
il a une présence physique certaine et
donc ces différentes strates périodes
d'incarcération l'ont animé d'un souffle
intérieur d'une d'une âme
couroussée et étudier justement sa sa
relation avec son père qui est faite
d'amour et de haine c'est une relation
ambivalente hein tout n'est n'est pas
noir et blanc en histoire certainement
pas c'est beaucoup plus complexe et j'ai
essaie de retranscrire cette cette
histoire dans cette dans sa genèse
mIRABO va effectivement écrire plusieurs
fois à son père pour lui demander dans
des mémoires de défense de justification
de sortir de prison père libérez-moi
vous êtes mon bourreau mais je ne suis
point né pour être esclave je suis votre
fils je ne suis point votre esclave je
suis un homme libre un citoyen mIRABO
écrit des lettres enflammé à son père où
il se revendique apôtre partisan de la
liberté et il faut dire qu'il avait bien
mérité tout de même certaines outrances
paternelles quand il éta envoyé en
prison parce que il enchaînait les
dettes les duels il désertait bref ce
n'était pas un sain que ce mIRABO que
l'on voit d'ailleurs derrière moi le
compte de mIRABO et donc j'ai tenté de
retranscrire son histoire dans ce volume
mIRABO est un des plus grands écrivains
de son siècle d'ailleurs un des plus
productifs il écrit d'abord quand il est
enfermé en prison il demande
immédiatement des livres de l'encre une
plume et du papier quand on lui en donne
parce qu'il écrit même sur des bous de
papiers des bous de journaux pour passer
ses réflexions mIRABO je l'ai dit écrit
notamment un essai sur le despotisme au
château d'f d'ailleurs cette
incarcération au château d'f littéraire
comme je le présente inspirera même à
Alexandre Duma son personnage d'Edmond
Dantes dans le compte de Monte Cristo
c'est-à-dire la filiation littéraire
assez exceptionnelle qu'il y a de du 18e
au 19e pour ne citer que celle-là mIRABO
est donc un érivain carcéral comme le
marquis sad qui aurait sans doute
d'ailleurs rencontré au donjon de Vincen
mIRABO est encore un écrivain qui plaide
pour la liberté et pour l'abolition des
lettres de cachet il écrit un essai sur
les lettres de caché et les prisons
d'État afin de les dénoncer et c'est
seulement quand il sort de prison qu'il
publie cet essai qui va avoir un
rayonnement véritablement national et
européen T et si bien que malzerbe
s'étonne d'un tel succès on essaie de le
faire interdire mais cela ne marche
jamais la censure puisque ça passe
traverse les frontières mIRABO va
réussir même en sortant du donjon de
Vincenne à obtenir que le donjon la
prison de Vincenne soit fermé
on parlera plus tard de la Bastille mais
en réalité la monarchie se modère sous
Louis XVI se modère avant 89 comme le
dira tokville la monarchie c'était déjà
très modérée très très libéralisée avant
la la prise de la Bastille et en ce sens
mIRABO écrivain me touche
particulièrement aussi dans ses lettres
d'amour mIRABO c'est mIRABO l'amoureux
celui qui a connu cette histoire d'amour
véritablement digne des romans
d'aventure à la Duma à la à la
Shakespeare ce sont les montigu et les
capulés les Roméo et Juliette
que Gabriel honoré rietti contte de
mIRABO et Sophie Ruffet marié à un un
époux bien plus vieux qu'elle un vieux
birbon qui la despotise qui en plus un
Harpagon
patenté donc lorsque mIRABO la rencontre
quand il est alors détenu en prison au
château de jou il a une permission de
sortir en quelque sorte pour C
l'avènement au trône de Louis XV c'est
un 14 juillet il rencontre Lord d'un bal
donné euh il rencontre cette Sophie là
qui s'ennuie à mourir et il va en
quelque sorte lui redonner l'appétit de
la vie la soif de vivre euh dans ses
bras ils vont même s'enfuir ensemble ils
vont courir l'aventure en Hollande où
ils vont être arrêtés après un an de
d'aventure délicieuse mIRABO le dit
j'écrivais de 7h à 22h le soir euh j'ai
passé ma vie à écrire il écrivait
d'ailleurs pour l'éditeur de Rousseau
sous un nom d'emprint Saint-Mathieu et
mIRABO perpétuera cette correspondance
quand ils sont arrach arrachés l'un à
l'autre Sophie et mIRABO et ce sera
l'objet d'une correspondance qui fera
les les les soirées délicieuses du du
19e siècle puisque ça sera un des livres
les les plus à succès de de de la
littérature épistolaire avec Sophie
mIRABO s'enchante euh de de de l'amour
qu'il a pour elle il se délivre de la
souffrance carcérale en se libérant par
la pensée par le désir par la plume
c'est une plume qui le libère et on a un
très beau portrait d'ailleurs que je
cite de saintebuf du dans les causeries
du lundi de mIRABO le mIRABO littéraire
et saintbuv admire ce mIRABO carcéral
qui déjà plaide debout c'est déjà un
être politique avant d'être élu aux
États généraux en 1789 bref ce destin
n'attendait qu'une chance pour percer et
c'est Louis X qui va le lui offrir
mIRABO au départ avait peu de chance
d'être
élu d'abord parce qu'il avait enchaîné
procès sur procès il avait insulté la
caste aristocratique à laquelle il
appartenait néanmoins il demande en
1788 le d'être adoubé par la noblesse du
Midi de la France de Provence d'où il
est issu et la noblesse le
rejette elle prend comme texte qu'il
n'aurait pas il ne serait pas
propriétaire du fief qu'il revendique
parce que son père lui a fait quelques
misère économique et donc mIRABO va se
jeter dans les bras du
tierétat le tierétat de Marseille le
tier-état de ex en Provence vont le
cueillir l'adouber comme je dis pour le
projeter vers Versailles oùont vont se
s'ouvrir les États généraux en mai 1789
et donc mIRABO est le seul aristocrate
élu dans les rangs du tierce-état c'est
ce qui constitue sa marginalité
d'ailleurs euh qui vient de son
expérience qui vient bien sûr de ses
racines mais qui vient de son art à
retourner les situations délicates en
avantage en fait le fait même d'être élu
par le tierceétat lui offre une
légitimité exceptionnelle pour se
populariser se
démocratiser pour faire àroire l'idée
qu'il est le véritable défenseur
universel de la souveraineté populaire
qu'il entend promouvoir à la tribune et
donc ce mirabola
dénote à tout point de vue et lorsqu'il
arrive c'est vrai dans la salle des
États généraux non loin d'ici on a ce
témoignage de Madame de Stal qui raconte
à quel point il y a eu une rumeur
ronflante dans l'assemblée parce que cet
homme qui entrait vêtu de l'abit noir
des députés du tiers-état était à nul
autre pareil un curelleur un duelliste
et il sera en quelque sorte à sa manière
le plus grand orateur de la Constituante
alors mIRABO euh se fait remarquer
immédiatement il a pas attendu 1 heure
pas une minute pas une seconde pour
créer un scandale alors la première
chose qu'il fait en en quand s'ouvre les
États généraux en en en mai 89 c'est de
revendiquer le droit de publier
librement les débats au sein de
l'assemblée tout de suite il est
interdit il est censuré quoi on me
censure je demande la vie de l'opinion
publique et mIRABO fait véritablement un
scandale en demandant à pouvoir publier
librement les débats à l'Assemblée
est-ce que cela n'intéresse pas d'abord
la nation est-ce que cela n'intéresse
pas les citoyens auquels on va demander
une hausse d'impôt et bien Louis XV cède
il cède et il permet de faire en sorte
que mIRABO publie les les débats au sein
de l'assemblée alors c'est une
publication thoriquement vous savez
entre la théorie et la pratique on
balance toujours c'est une publication
normalement resserrée dans la
présentation objective des faits mais
mIRABO va s'en servir comme d'une
tribune que cette presse courrier de
Provence afin de revendiquer et de
défendre les idéaux de la Révolution
c'est un premier c'est une première
bataille et déjà un premier gain
politique très important sans cela
l'histoire aurait été complètement
différente deuxièmement mIRABO on le
retrouve ici sur le la magnifique
fresque de de David représentant mIRABO
s'électrisant participant à la fournaise
des idées collectives du Serment du Jeu
de Paume il est j'ai d'ailleurs eu entre
les mains puisque pour faire mes
recherches je me suis sensiblement basé
sur les procès verbaux originaux que
j'ai pu extraordinairement consulter aux
archives de l'Assemblée nationale et je
vous j'ai eu donc entre les mains le
Serment du Jeu de paume et j'ai pu lire
immédiatement parmi les premières
signatures cell
le comte de mIRABO c'est le seul à
signer le conte avec son titre quel
quelle gifle met-il à ceux qui le qui le
destiner à l'eauprre il est fier il est
très orgueilleux mIRABO et en même temps
il est en avance sur son temps c'est un
homme comme je disait de pont une
traversée entre l'Ancien Régime et l'âge
moderne de la démocratie mIRABO va
ensuite bien sûr se rendre très célèbre
dans les anales et dans la pierre avec
sa fameuse tirade de 23 juin 89 quand il
va s'opposer au marquis de Dre brzé S
avec force de courage et d'éloquence en
déclamant que les députés ne sont ici
que par la volonté du peuple et n'en
sortiront que par la force des bayonette
Emmanuel de varesquel dans ces 7 jours a
rendu un très beau verdict mettant en
doute cette cette cette prise de parole
je crois que c'est très important de de
de d'en comprendre les ain tenant les
aboutissants le contexte et c'est ce que
j'ai tenté de faire aussi dans mon livre
essentiellement durant l'été 89 parce
que c'est cela l'essentiel de mon projet
historique c'était de retracer les
jaillissements à la tribune de mIRABO
alors c'est vrai que mIRABO se fait
écrire ses discours par une sorte de
cabinet de travail très très très opaque
très mystérieux personne n'est au
courant que c'est Étienne Dumont
Clavière et d'autres qui qui l'aide à
rédiger ses discours mais en réalité il
fait deux choses exceptionnellement
mieux que les autres premièrement il
sait les incarner ses discours et on a
les témoignages d'Étienne Dumont qui qui
raconte comment mIRABO à la tribune
savait s'emporter rajouter insister sur
certains qualificatif sur certaines
phrases savait conclure avec majesté
savait s'emporter avec sa crinière de
feu à à la tribune et ce mirabola
d'ailleurs quand bien même il récite une
leçon sont bien appris a fait
l'admiration de GO g était très
admiratif de l'éloquence de mIRABO quand
bien même mIRABO avait pris des sorte
d'attaché parlementaire en son temps et
donc ce mIRABO là est un doué de
fulgurance à la tribune le 23 juin il y
en a de nombreuses encore durant l'été
89 ce sont ces improvisations qui sont
véritablement extraordinaires et qui
font le sel de mIRABO mIRABO est doué
d'une expérience carcér
qui lui a permis de lire énormément on
s'ennuie en prison mIRABO plus que tous
les autres puisquil a passé quelques
plus de 4 années dans de sa vie en
prison lors de sa jeunesse et qu'est-ce
qu'il a fait il a énormément lu
l'histoire l'histoire romaine il a même
fait un récit de la guerre
d'indépendance aux États-Unis d'Amérique
en correspondant avec Benjamin Franklin
au moment où l'histoire se vivait au
jour le jour et mIRABO
sa de par sa culture en droit public en
histoire politique sa sa très fine
connaissance de l'histoire anglaise de
la Révolution anglaise du siècle
précédent que il faut toujours assigner
des limites commencer une révolution et
chose relativement aisée encore qu'il
faut s'animer de de verve et de de de
rage d'une certaine manière et pour
rentrer dans l'illégalité faut du
courage deuxièmement il faut savoir
aussi surtout l' terminé et mIRABO il
est présent aux deux stades de la du
moment révolutionnaire en amont de la
Révolution certes il est le le plus
couroussé le plus énervé le plus excité
déjà le plus avancé dans ses idées euh
mais très vite il veut éviter la guerre
civile le cataclysme d'une confrontation
armée il en est intimement persuadé
c'est pour cela que je raconte dans le
livre que une semaine avant la prise de
la Bastille il est le premier à demander
à Louis XV le renvoi des 40000 soldats
étrangers que Louis XV a appelé à
Versailles et à Paris pourquoi faire ces
soldats est-ce que la nation est un
danger est-ce que c'est seulement pour
maintenir l'ordre public la question se
pose mIRABO prononce un discours il
essaie
d'apaiser avant le chaos avant le
dérapage le dérapage peut commencer tôt
et peut commencer mal et ainsi mIRABO a
une vision d'homme d'État parce qu'il
sait les conséquences des actes imaginez
luukronie est-ce que la révolution
aurait été la même si lis 16 avait
retiré ses troupes chose que fera
néanmoins le souverainel une semaine
plus tard mais s'il y avait pas eu la
prise de la Bastille bon on aurait pas
fêter le 14 juillet ensemble chaque
année mais on aurait peut-être évité un
certain bain de sang éviter les
violences les excès de la Révolution
deuxièmement mIRABO au moment où la
révolution avance c'est-à-dire au
lendemain de la prise de la Bastille il
est un des premiers à demander à modérer
la Révolution et il a plusieurs mesure
en ce sens euh en quelque sorte il se il
impose la raison d'État c'est-à-dire
faire une sorte de de de d'oubli moral
de des crimes qui se sont commis il veut
queon reparte à zéro au lendemain de la
prise de la Bastille sur une assise
constitutionnelle institutionnelle
juridique il veut terminer la Révolution
par le droit et pour cela il va
prononcer des discours absolument
majeurs sur le parlementarisme français
la séparation des pouvoirs la
responsabilité du Gouvernement devant le
Parlement il va aussi proposer la
création de d'élections locales
municipales afin d'inscrire la
Révolution et lui donner une légitimité
au plus près de la vie des citoyens
c'est-à-dire les municipalités en le
disant en en parlant il les crée et bien
évidemment il est donc aussi à l'origine
des des des élections communales mIRABO
est donc un un personnage absolument
majeur plus tard il se mettra au service
de la cour pour tenter de modérer le
flot révolutionnaire et populaire mais
comme tous les révolutionnaires il est
pris en tenaille entre sa réputation de
radicalité populaire partisan de la
démocratie et pour cela lutter contre
les les anciens privilégiés lutter
contre
l'Église et en même temps il est obligé
parce qu'il sait comment le cours de
l'histoire va évoluer il est obligé
d'essayer de fermer la Révolution
française ce que furit apprécié
notamment dans mIRABO mais est-ce qu'on
a trouvé celui qui a réussi à fermer la
Révolution française peut-être Napoléon
mIRABO est quelqu'un d'absolument
insaisissable il n'est jamais là où on
l'attend par exemple lorsque commence
débute l'insurrection populaire le le le
à partir de de mi-juillet 89 il va
disparaître de l'Assemblée alors je me
suis interrogé puisque je reconstitue le
puzzle de mIRABO durant l'été 89 où
est-il et en réalité le 11 juillet 1789
le jour où Louis XV renvoie son ministre
son intendant des finances Necker mIRABO
reçoit un courrier il apprend la
nouvelle son
père le l'ami des hommes vient de rendre
l'âme non pas dans le dans le sud de la
France ou au Bignon au sud-est de Paris
mais juste au nord de Paris à Argenteuil
donc mIRABO tout àaire cessante
décide de monter dans une voiture et de
retrouver sa famille les siens qui avec
lesquels il était souvent en conflit
d'ailleurs sa sœur sa belle-mère et son
frère qui est député par ailleurs
Boniface aux aux étatsgénéraux membres
de la noblesse il les retrouve à
Argenteuil et il mettent en terre le
père de mIRABO bref le marquis décède et
le comte de mIRABO le député du
tierz-état est censé prendre désormais
la la le titre de marquis c'est lui
désormais le le patriarche de la famille
et bien mIRABO refuse il veut rester le
compte de mIRABO et qu'apprend-il
lorsqu'il arrive à Argenteuil une
dernière caresse paternelle si l'on peut
dire il apprend que son père l'a
déshérité voilà un dernier coupbat
arbitraire de la part du père qui
pouvait
allègrement avantager un enfant par
rapport à un autre et donc il déshérite
mIRABO parce qu'il a trop peur que
celui-ci poursuive dans S son
endettement faramineux et et et dilapide
le le le produit de la famille et donc
mIRABO met en terre son père et il
revient à Versailles au château
ferrailler à la tribune mais quand
est-ce qu'il revient dans les mémoires
d'Étienne Dumont et dans d'autres on on
dit que mIRABO disparaît pendant 3 qu
jours et qu'on le voit pas pendant les
les événements chauds ardents de de de
de juillet 89 en réalité c'est faux
c'est c'est faux
comme je l'ai je l'ai prouvais parce que
j'ai découvert grâce au comme je l'ai
dit au au procès verbaux originaux
manuscrit de de l'Assemblée constituante
consulté à la aux archives de
l'Assemblée nationale que un député le
député le 14 juillet 89 ayant le premier
exigé le retrait des troupes royales
reformule sa demande qui est-ce c'est
mIRABO aucun doute là-dessus d'ailleurs
même les mémoires de Bai vont confirmer
et corroborer ce ce fait et donc on
avait complètement oublié tous les
biographes de mIRABO avaient oublié la
présence de mIRABO le 14 juillet 89 à la
tribune à l'Assemblée où il joue un rôle
d'ailleurs important euh c'est
saisissant comme comme drame puisque le
11 juillet il est obligé d'aller
enterrer son père et le paternalisme
arbitraire despotique de du siècle en
quelque sorte et il met en terre
l'Ancien Régime à Argenteuil et donc
mIRABO vient à ce
moment-là de nouveau à la tribune
ferrailler
politiquement puisque c'est là où
l'attend son destin un chapitre de sa
vie se termine un nouveau éclos et c'est
la la la prise de la Bastille qui
raconte cette histoire parmi les
discours absolument cruciaux et et et
parfois quelque
peu mis de côté malheureusement quand on
fait une synthèse historique comme les
une biographie on ne peut pas accentuer
comme on le souhaite sur une période
précise moi j'ai tenté de le faire avec
l'été 89 et mIRABO le 15 juillet 1789
mIRABO livre sans doute ce qui est son
leg
politique parlementaire peut-être le
plus important parce que c'est une chose
de peser des discours des
rapports dans le le silence de son
cabinet quand d'autres écrivent pour lui
en plus çaen est une autre que d'avoir
des jaillissements des improvisations
qui impactent véritablement sur le cours
des événements et donc le 15 juillet
1789 le lendemain de la prise de la
Bastille on a appris le la veille la
chute de la prison d'État on a appris
l'assassinat barbare du gouverneur de la
Bastille de l'UNET on a appris encore
l'excitation populaire qui continuait et
mIRABO à ce moment-là il décide de
poursuivre la lutte politique et
parlementaire pour la mener jusqu'à son
terme ce n'est pas parce qu'une bataille
est remportée que la guerre contre
l'ancien régime et l'absolutisme l'est
et mIRABO veut
immédiatement enfoncer le clou si vous
voulez de dans le cercueil de de de
l'ancien régime pour cela il va s'y
prendre à plusieurs de plusieurs
manières la son premier discours il
martè que il révèle même à la tribune
que la veille le clan poliniaac le frère
comte d'Artois donc de Louis XV se sont
rendus à l'Orangerie où se trouve des se
trouve la soldatesque d'un régiment
étranger à Paris la victoire est
remportée mais à Versailles il y a
encore des troupes euh réunies capable
de faire un coup antiparlementaire il
aurait même cité la reine c'est-à-dire
qu'il il ose que personne n'aurait osé
il s'en prend au roi il s'en prend à la
famille royale donc il a cette outre
Cuisance cet art de l'insulte qui est
qui est qui est véritablement dans son
Panach et dans dans ses excès d'ailleurs
plus tard il fera Amand honorable de ce
trait mais comme il aimait aussi être
comédien on peut ne pas croire qu'il ait
fait Amand honorable très sincèrement
par ailleurs on a il demande encore une
fois le retrait des troupes du roi et
qu'apprend-on à ce moment-là on apprend
que Louis XV a décidé de venir à
l'Assemblée le 15 juillet de lui-même et
sans escorte sinon ces deux frères une
un moment absolument oublié le le le 15
juillet et en réalité plus général
dans cet ouvrage j'ai voulu restituer
l'histoire heure par heure véritablement
de la prise de la Bastille et des jours
précédent et qui ont suivi véritablement
à Versailles parce qu'on a l'histoire
parisienne de la prise de la Bastille
Jacques gotcho l'a faite au moment du du
du bicentenaire de la Révolution je
trouvais que c'était nécessaire aussi de
la restituer à ce moment-là à Versailles
alors oui mIRABO joue un rôle majeur
puisque lorsqu'on apprend que Louis XV
vient enfin à l'Assemblée à pied
d'ailleurs on apprend que mIRABO
saofusque que tous ses camarades acclam
Louis XV il dit non on l'acclamera une
fois que Louis XV aura cédé sur chaque
point que nous revendiquons et mIRABO va
effectivement l'emporter il va y avoir
un relatif silence au moment de l'entrée
du roi euh et puis au moment du départ
du souverain qui effectivement reconnaî
qu'il qu'il a ordonné aux troupes de
s'éloigner c'est il reconnaît la
puissance de l'Assemblée nationale sa
légitimité la révolution est gagnée la
révolution est faite et mIRABO continue
à être encore très exigeant et il a
alors plusieurs tirades au cours de
cette journée où c'est la fameuse tirade
des dites lui on connaît la fameuse
tirade du 23 juin quand on quand la
formule veut aller dire à ceux qui vous
envoient et ben la tirade du 15 juillet
c'est la tirade des dit lui et en fait
c'est une manière pour lui de continuer
la lutte politique à la tribune dites-li
c'est bien sûr Louis XV qui on ne dit
pas lui on on nemploie pas un prenom
personnel en parlant du roi c'est c'est
une nouvelle insulte une nouvelle
bravade et mIRABO va donc effectivement
continuer à ranguer ses collègues pour
que la victoire soit totale et elle ne
le sera qu'à un seul moment c'est-à-dire
le 17 juillet quand Louis XV se rendra à
Paris pour reconnaître la légitimité de
la révolution populaire des nouvelles
institutions créées la garde nationale
la municipalité parisienne et et bien
sûr la séparation des pouvoirs qui
commence déjà à s'amorcer sous
l'impulsion de mIRABO qui est le verbe
véritablement de la révolution juridique
et parlementaire le titre de mon livre
le 14 juillet
deirabo on aurait pu intituler le le
mIRABO à la Bastille puisque comment
raconter le 14 juillet en en mettant la
Bastille il faut que mIRABO se rende à
la Bastille sinon l'histoire est faussée
et bien oui mIRABO se rend à la Bastille
il s rend le 16 juillet précisément
1789 ses collègues certains de ses
collègues s'y étaient rendu la veille
lui il y va le 16 juillet il y va seul
non pas dans un grand cortège il y va
avec son secrétaire le Suisse Étienne
Dumont et il se rend à la Bastille mais
que fait-il à la bastile on ne sait pas
exactement ce qu'il a fait précisément
or j'ai découvert notamment au cours de
mes recherches aux Archives de Paris que
en découvrant le le le procès verbal de
la séance en gros de l'arrondissement du
petit Saint-Antoine c'est-à-dire le le
quartier de la où se trouve la Bastille
à l'est de Paris euh que dans cette
séance on
découvre que on entendrait des cris de
prisonniers à la Bastille il y a toute
une on cherche le porte-clé de la
Bastille un vieillard arrive puis c'est
le jeune qui est là et le jeune revient
il fait son verdict il raconte ce qui
s'est passé à la Bastille il fait
témoigne qu'il a passé les dernières
heures avec le comte de mIRABO député du
tiers-état c'est pas Boniface
l'aristocrate c'est le le le le
véritable mIRABO et mIRABO était à la
Bastille et il a participer à fouiller
les cachots les uns après les autres
c'est-à-dire et il il les a même fouillé
avec un ouvrier de la Bastille qui est
déjà en train d'être démoli et ils ont
tapé sur les murs pour savoir si cela
rendait un son creux ou un son plein
pour savoir si en gros il y avait
peut-être une pièce dissimulée et mIRABO
on imagine mIRABO cachot par Cachau vous
savez le la bassie n'existe plus elle a
été démolie tandis que le donjon de
Vincen existe toujours et c'est à peu
près les mêmes plans un donjon avec des
étages des cachots les latrines à côté
et une prison médiévale et en fait c'est
un peu le même plan donc mir
revient en quelque sorte dans les
cachots dans lesquels il était
emprisonné au temps de sa jeunesse et
donc c'est tout un imaginaire carcéral
presque 20 ans après 10 ans après du
moins il il revient dans les cachots et
il les fouille il les sonde il y a même
un domestique qui se jette sur lui pour
l'éviter de rentrer dans un cachot
cherché parce que le domestique a peur
que mIRABO se fasse assassiner par dans
dans cette obscurité à la on imagine les
les les les chandeliers ou les flambeaux
flamboyants et mIRABO parcourt donc ses
cachots il ne fait pas que cela
qu'est-ce qu'il fait d'autre on sait par
le le ce ce ce procès verbal on sait
encore par le témoignage de Palois
c'est-à-dire le démolisseur de la
Bastille en charge des travaux de
démolition que mIRABO monte au sommet de
l'une des tours de la Bastille s-il
retroussé les manches ou pas en tout cas
il s'empare d'une pioche côte à côte
avec les ouvriers de la Bastille payer
une misère pour démolir pierre par
pierre la forteresse médiévale et mIRABO
assène plusieurs coups de pioche qui
rendent un bruit furieux sur le toit de
Paris et c'est comme ça que mIRABO donne
sa symbolique en réalité au 14 juillet
c'est le 16 juillet c'est en quelque
sorte le 16 juillet de mIRABO c'est son
14 juillet à lui d'une certaine manière
je suggère avec des guillemets il aurait
lui aussi contribuer à prendre la
Bastille en la démolissant il lui donne
son sens pourquoi parce qu'il a été une
figure carcéral un prisonnier majeur du
18e siècle sur lesquel il a écrit des
mémoires des panflets et cetera et aux
yeux de tous il est mIRABO le grêé comme
on l'appelle parce qu'il a la peau grêée
il a eu la petite verrole il est d'une
laideur proverbiale une Laur magnifique
pourrions-nous dire et en même temps il
est mIRABO le prisonnier il se veut il
se pense comme un prisonnier qui s'est
libéré de ces chaînes or quelle est la
symbolique du 14 juillet en particulier
mais c'est exagéré c'est c'est du
symbole c'est un événement c'est aussi
l'avènement de la liberté c'est une un
affranchissement Camille des moulins
l'écrit dans dans ces journaux il y a
une sorte d'affranchissement d'un passé
d'une tradition millénaire d'une aussi
d'une sorte de chape de plomb de
l'aristocratie sur la société la
monarchie est encore très légitime il
faut juste la réformer Louis XV est
proclamer le libérateur des Français
mais il doit savoir se mouler dans la
Tauge du monarque institutionnel à
présent il sera plus roi de France et de
Navar il sera roi des Français dans
l'imaginaire collectif mIRABO a en
quelque sorte comme le disait
châteaubgant personnifié la Révolution
de 1789 parce que c'est une révolution
politique qui s'opère par le droit et
qu'est-ce que c'est que le droit sinon
le verbe c'est le verbe à la tribune
c'est la verve de mIRABO et donc il faut
il fallait retranscrire cette un peu
cette cette destinée
a commencé à l'enfance raconter les les
les la trajectoire chaotique de
l'affrontement avec son père
avec le milieu aristocratique de son
temps avec les codes moraux de son temps
il faut dire il avait aucun code moral
lui tempant et si bien qu'il avait une
expérience de l'affrontement et je crois
que c'est ça un peu le le la clé de
voûte de de de du tempérament de mIRABO
c'est-à-dire que beaucoup sont des
avocats qui ont seulement plaidé mIRABO
N n'était pas avocat il était plus que
cela il était le défenseur officieux
d'une certaine idée de la liberté en
France avant 89 bien en amont de 89 10
ans avant 89 il est enfermé au donjon de
Vincen où il écrit il ferraille contre
les le système d'Ancien Régime à tort ou
à raison mais en tout cas il veut
réformer la France il est même prêt à
une révolution il emploie les mots de
véritablement de souveraineté populaire
de contrôle universel du peuple sur les
institutions quelque chose qui aura une
postérité assez assez majeure bien
évidemment théoriquement mais aussi en
pratique puisque le contrôle universel
c'est aussi la possibilité pour tous les
citoyens de rompre avec les institutions
la légitimité du pouvoir mIRABO est en
ce sens aussi responsable d'une forme de
de d'énervement de la révolution au
moment même où elle est clos il faut pas
oublier ce côté aussi principiel mais
dans les actes aussi de la Révolution
mIRABO donc cette expérience de
l'adversité qui va lui permettre de
savoir être le leader des hommes
rassemblés c'est son charisme c'est son
charisme son autorité naturelle ce qui
va faire sa légitimité à la tribune
command mIRABO parle beaucoup se thèsent
soit parce qu'il le déteste soit parce
que il l'idolâtre il a des héros et
robespier lui-même sera partisan de la
panthéonisation de mIRABO après avoir
été pourtant son rival à quelques
épisodes de la Révolution française mais
en plus de l'expérience il faut avoir
quelque chose en plus de l'expérience ça
suffit pas l'expérience il faut aussi
avoir en quelque sorte une forme de
génie naturelle il faut avoir de l'inée
il faut avoir ce don de
d'incarnation d'un moment d'une foule et
pour cela ce don d'incarnation mIRABO
peut-être le mieux c'est de l'écouter
lui-même quand il est en prison il écrit
à son père il écrit à Sophie toujours
Sophie enfin et encore Sophie
il écrit que ce don qu'il a ce qui le
rend si animé en réalité ce qui est le
le secret de son éloquence c'est la
passion c'est l'amour de la liberté et
c'est
savoir
relever parler au cœur des individus
c'est l'homme du sentiment mIRABO si on
comprend pas cela on passe entièrement à
côté de ce
préromantique véritablement qui a dévoré
le Rousseau et qui dans ses
correspondance avec Sophie se révèle
absolument et aux autres et à lui-même
comme l'enfant du romantisme château
brillant lui-même je pense qu'en terme
de romantisme on fait difficilement plus
haut que château brillant mIRABO restera
toujours certes même en amont mais
littéralement les mémoires d'outretomb
restent restent indétronnable
indéboulonnable châau brillant raconte
que quand il a rencontré mIRABO celui-ci
l'a enchanté par ses récits d'amour avec
Sophie de par son roman
par sa fou sentimentale par sa manière
de remuer les tripes et bien sûr le cœur
c'est sa manière à mIRABO c'est de
convaincre l'esprit mais par le voyage
par le véhicule du cœur et des
sentiments et c'est en ce sens que
d'ailleurs le 19e siècle a reconnu pour
tel un véritable héros des lettres
françaises parce que il savait
s'adresser au cœur et Sabu a même cette
phrase assez assez bluffante il dit que
mIRABO est cert un comédien mais c'est
aussi un tragédien à sa manière et il a
le don de la familiarité c'est-à-dire
que quand lorsqu'il est en présence de
de quelqu'un il en même temps qu'il le
dépasse par son son aura en même temps
il se met à son niveau on a plusieurs
scènes très très touchante de mIRABO qui
demande à son domestique lorsqu'il fuit
avec Sophie dans lesé Coles en neigé
vers de la Suisse vers la Hollande à
Amsterdam il demande à son domestique de
se mettre à table avec lui allons
mets-toi à table avec moi buvons et Rion
ensemble qu'est-ce que tu me racontes
toi de ce que tu sais de la de la vie de
la France il a ce don d'être proche des
gens et qu'est-ce qui nous rapproche le
plus
sinon bien sûr les
sentiments l'art de de de flatter
l'orgueil mais aussi caresser les les
individus directement en les regardant
les yeux dans les yeux et c'est un peu
cela que dit châteaubillant pour citer
encore château brillant toujours château
brillant il dit mIRABO m'a absolument
capté avec
cet homme si plein de vice d'orgueil et
de génie oui il faut de l'expérience et
il faut aussi de l'iné quand on veut
être un grand homme un homme politique
un homme d'État
[Musique]