Comment être un bon parent ? Vous trouverez peut-être la recette miracle dans les dizaines de milliers de livres sur la question, dans des podcasts et vidéos toujours plus nombreux ou en vous proposant une formation (payante) d’aide à l’éducation. Si la parentalité est devenue un enjeu social d’une telle importance et un tel business, c’est à cause de trois principaux phénomènes.
comment être un bon parent vous
trouverez peut-être la recette miracle
dans les dizaines de milliers de livres
sur la question dans des podcasts et
vidéos toujours plus nombreux ou en vous
offrant une formation payante évidemment
de coaching en éducation mais comment la
parentalité est devenue un enjeu social
d'une telle importance et un tel
business c'est à cause de trois
principaux phénomènes le premier c'est
la connaissance approfondie qu'on acquis
les spécialistes sur la petite enfance
il y a presque 80 ans le moment où ça
change c'est c'est après la deème guerre
mondiale c'est avec spit montre avec sa
théorie de l'hospitalisme que des
enfants qui sont accueillis en
institution présentent des troubles très
graves psychiques de développement ce
qu'a démontré Ren Spitz c'est que les
enfants placés présentent souvent des
troubles qui vont de la perte de poids à
un état dépressif voire même dans
certains cas des troubles pouvant
entraîner la mort ces travaux sont
renforcés par la théorie de
l'attachement développée par John bolby
à la même époque ça peut paraître
évident aujourd'hui mais ça n'est pas
toujours aller de soi qu'un enfant a
besoin d'affection et de créer une
relation particulière avec un adulte qui
prend soin de lui les travaux de de
Spitz sur l'hospitalisme de bolby sur
l'attachement de tout un ensemble de
cliniciens notamment d'inpiration
psychanalytique ont mis en avant cette
figure de l'enfant comme étant quelqu'un
qui dès la naissance était marqué par le
relationnel et l'affectif et ça a été
ensuite développé évidemment par
Françoise ZTO au niveau médiatique
quelques années plus tard le deuxième
phénomène majeur c'est la
restructuration de la famille à partir
de la fin des années 60 des années 70 on
sort du modèle antérieur de la famille
où c'était le mariage qui fondait la
famille avec donc tout un ensemble de
nouvelles pratiques qui se mettent en
place importé par la la génération du
Babé boom avec une explosion des
séparations conjugales et un report des
préoccupations sociétales sur l'enfant
ce qui fait famille ce n'est plus le
mariage mais c'est donc l'enfant ce qui
va donner à la parentalité une place
beaucoup plus importante une place
accentuée par l'accès à la contraception
et à l'avortement non pas tant parce que
les femmes ont moins d'enfants mais
surtout parce que devenir parents
devient au fil du temps un choix un
choix dont il faut se montrer
responsable et c'est là qu'intervient le
troisième phénomène la montée de
l'individualisme dans notre société
l'individu est placé au centre et serait
seul responsable de sa réussite ou de
son échec d'où le boom des techniques de
développement personnel entre autres cet
individualisme pousse également les
jeunes parents à se procurer des
recettes miracles pour performer dans
l'éducation de leur enfant donc à partir
de là efftivement tout un ensemble de
discours va accompagner cette montée en
puissance de la parentalité tout un
ensemble de dispositifs marchandin avec
le coaching parental la parentalité
positive et cetera qui vont mettre en
avant un discours sur responsabilisant
parce qu'il est centré uniquement sur
les individus et il ne tient pas compte
à la fois du fait que l'éducation des
enfants dans dans notre société complexe
il n'y a pas que les parents qui la
réalisent d'autre part ce discours tant
à individualiser euh les parents sans
tenir compte euh des conditions sociales
qui auront un grand gros impact sur la
façon dont les parents éduquent leurs
enfants cette surresponsabilisation qui
commence dès la grossesse et qui est
plus ou moins bien vécue par les parents
est un des facteurs de l'augmentation du
burnout parental décrit par les
psychologues un phénomène qui concernait
1 % des parents dans les années 2000 et
près de 10 % aujourd'hui