Dernier épisode de notre immersion au cœur de la maternité de Lesparre dans le Médoc. Vous allez comprendre, pourquoi en milieu rural, les futurs parents sont attachés à leurs petites maternités de proximité… Un reportage de Marius Doye.
Présentée par Agathe Lecaron, La Maison des Maternelles est le rendez-vous quotidien consacré à la parentalité et petite enfance. Dans ce magazine, l’animatrice et les spécialistes qui l’entourent ont pour ambition de répondre aux interrogations des jeunes parents, proposant ainsi une émission de service. En toute liberté, de façon positive et décomplexée !
Bonjour, je suis le pédiatre.
Je vais avoir ce beau bébé.
Je vais lui ausculter la température.
Si par contre, sous le bras, ça vous donne une température qui n'est pas correcte pour vous,
à ce moment-là, vous pouvez compter sur les fesses.
Mais dans un premier temps, c'est bon.
Allez, déshabillez entièrement le bébé.
On peut le tirer assis.
Voilà, allez, laisse la tête.
Voilà, c'est très bien ça.
Dans l'autre sens.
On fait un bon tomus, hein.
Très bien.
La maternité de l'espace, c'est exactement la même organisation qu'une grande maternité.
Tout est pareil, sauf que c'est tout en mini.
Et donc, ça donne une impression de suivi très personnalisé.
On montre à papa.
Vous posez sa tête bien dans votre main, le pouce d'un côté, l'index le majeur de l'autre.
Et en fait, il faut que vous ayez bien sa tête dans votre main.
C'est vous qui dirigez.
Est-ce que vous êtes à l'aise ?
Et cette main-là, vous pouvez la mettre sur son thorax.
Ça va le rassurer.
Là, vous avez un bébé qui observe et qui apprécie vraiment tout ce que vous êtes en train de faire.
Voilà, le long du corps.
On a plus de temps qu'ailleurs.
Donc, on peut vraiment avoir ce luxe de faire les bains quand les bébés sont réveillés.
On ne les bouscule pas, on ne les réveille pas.
C'est vraiment une grande chance.
Beaucoup de mes collègues sages-femmes et auxiliaires rêveraient de pouvoir travailler comme ça à l'hôpital.
C'est un luxe inouï dont on a conscience et dont on profite.
Donc, on essaye vraiment de les mettre dans un cocon.
Parfait, maman n'a pas du tout oublié les petits gestes. C'est nickel.
Ça fait maintenant trois nuits que je suis là.
Ça se passe très bien.
C'est vrai que les sages-femmes et les auxiliaires sont très disponibles.
Si on a la moindre question, le moindre besoin, dès qu'on sonne, elles sont là.
Il y a vraiment une disponibilité.
C'est vraiment super.
L'accompagnement est génial.
Et c'est vrai qu'on est bien bichonnés.
Est-ce qu'on décide de manger un petit peu ?
Le fait que ce soit une petite structure, c'est une chance parce qu'on est très bien coucounés.
On connaît très bien les équipes.
Et c'est vrai que le lien, je trouve, se fait peut-être plus facilement.
C'est quand même très important d'avoir des petites maternités devant nos petits villages.
C'est très important et rassurant.
Et il faut tout faire pour les conserver, surtout.
J'ai essayé d'y apprendre un petit peu.
Il y en a une qui pleure pas.
T'as vu, il y en a une là qui pleure pas.
D'avoir une petite maternité comme ça, tout le monde est souriant, tout le monde est bien.
Donc, s'ils sont bien, ils nous retransmettent cette bonne humeur.
Et nous, on n'en est que bien.
Au revoir la maternité.
Au revoir.
On rentre à la maison pour nous réveiller à 4.