Le cinéma français à bout de souffle ? - Béatrice Rosen et Laurent Firode

Tocsin
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77ème Festival de Cannes : les dessous sordides des paillettes
Avec Laurent Firode, réalisateur, scénariste, auteur avec Bruno Lafourcade de “Main basse le cinématographe” (éditions La mouette de Minerve) ;
Et Béatrice Rosen, actrice
Pour se procurer l'ouvrage de Laurent Firode : https://mouettedeminerve.wixsite.com/mouette-de-minerve/copie-de-l-escarmouche-1
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[Musique]
la matinale toxin 7h30 9h30 à la
volée ne touchez pas à l'exception
culturelle française que n'a-t-on pas
entendu ce Mtra répéteré à l'envie par
l'intelligencia culturel de notre beau
pays la France est et doit rester ce
pays de cinéma dont l'histoire regorge
d'acteurs et de réalisateurs que le
monde nous envie oui mais voilà quand
vient l'heure de regarder du côté du
présent force de constater qu'il règne
comme un air desséché sur la production
cinématographique França français des
boîtes de production qui finensent des
films qui se ressemblent tous des
acteurs qui pensent tous la même chose
bref il semble que le cinéma français
étouffe sous le conformisme ambiant
symbole de cet entre soi coupé du monde
est très idéologique le 77e festival de
Cann a ouvert ses portes ce mercredi 15
mai dans une ambiance tendu l'ombre du
mouvement Mitou planant sur l'événement
neuf femmes ont ainsi inusé le
producteur Alain sarde de viol et
d'agression sexuelle et il subsiste
cette rumeur d'une liste d'une dizaine
d'acteurs connus susceptibl d'être
ajouté à la longue litanie des
agresseurs sexuels du monde du cinéma
alors ce cinéma français où en est-il
exactement ben pour répondre à cette
question nous avons la joie de recevoir
sur nos antennes deux personnages qui
qui connaissent très bien ce milieu de
l'Intérieur Laurent firod et Béatrice
Rosen bonjour Béatrice Rosen bonjour
merci de me recevoir et c'est un plaisir
vous êtes donc actrice franco-américaine
don vous avez fait une partie de votre
carrière aux États-Unis et vous avez
joué notamment dans The Dark Knight de
Christopher nolal ou encore dans le film
2012 de Roland érique puis vous avez
aussi joué avec beaucoup de réalisateurs
français et nous sommes également avec
Laurent firod bonjour Laurent firod
bonjour vous êtes-vous réalisateur
scénariste et auteur donc d'une trilogie
qui s'appelle le monde d'après euh qui
est très drôle qui se moque euh du du du
monde s sous le covid fondateur
également de la chline et film à
l'arrache euh qu'on qu'on conseille à
tout le monde et auteur justement pour
ce festival de can pour fêter à votre
manière ce festival ce ce ce livre mains
basse sur le cinématographe co-écrit
avec Bruno la Fourcade aux éditions La
Mouette de Minerve euh c'est un livre un
brûlot il m'est presque tombé des mains
hier quand quand je l'ai lu parce que on
va vraiment pas par quatre chemins c'est
au vitriol vous prenez en fait c'est un
un principe très simple vous prenez
quatre professionnels vous avez demandé
à quatre professionnels Natacha V donc
une comédienne sa J qui est un
technicien Kate o une scénariste et
Camille d une cinéaste un cinéaste
pardon et vous leur soumettez des
clichés du monde du cinéma et donc ils y
répondent sans concession mais on va en
parler mais évidemment on on veut
d'abord commencer par cette actualité du
du festival de can alors je voulais
commencer par une question à tous les
deux êtes-vous déjà allé au f de CAN et
si oui quelle image quel souvenir
regardez-vous on commence avec Béatrice
Rosen alors oui je suis allée plusieurs
fois au festival de Cannes il se trouve
que j'ai commencé ma carrière au
festival de Cann puisque en 98 j'ai été
sélectionnée comme jeune talent de
l'Adami au Festival de Cannes tous les
ans il y a une sélection de de de jeunes
talents et donc c'était ma première fois
au festival de Cann à monter les marches
à présenter un un un un film et voilà
j'avais des paillettes dans les yeux et
le rêve était encore devant moi et
depuis je suis retourné plusieurs fois
pour des raisons
cinématographique mais du marché du film
et de présentation de film mais aussi
pour des marques parce que il se trouve
que le festival de canne est évidemment
un marché du film mais au fil du temps
c'est aussi devenu un marché des grandes
marques qui vont présenter évidemment
leurs produits et les stars sont par des
marques coiffé par des marques euh les
bijoux sont par des marques enfin voilà
donc c'est une expérience qui dépasse le
cadre du cinéma et et qui est
extrêmement glamour extrêmement
financière mais effectivement on y
constate aussi cet entre soi dont dont
vous parliez Laurent firod oui alors moi
j'y suis allé plusieurs fois aussi pour
faire de la
promotion donc le côté glamour bon je
l'ai pas trop trop vécu moi je me
souviens par exemple je raconte juste
une petite anecdote on vient me chercher
dans une voiture officielle du Festival
de Cann à l'aéroport de Nice et là je
vois qu'on est arrêté par une bande de
une quinzaine de lascar un peu un tout
tout petit peu un peu chaud quoi et il
tape à tê comme ça c'est qui c'est qui
dedans c'est qui dedans et il me voit
moi je ne suis pas connu c'est un
ringard couped dans la voiture il sont
la c'est parti ça commence bien ça
commence très très bien donc le cque de
l'amour je l'ai pas trouvé vécu euh
voilà c'est très oui il y a il y a
beaucoup de gens qui veulent à tout prix
faire des rencontres il y a beaucoup de
razurs aussi parce souvent les razurs
moi j'arrive à les éviter à Paris à
Canne on ne peut pas on les croise
toujours donc c'est un peu
risqué vous avez pas la même expériance
en tout cas on voit déjà que du côté de
l'autre de l'écran je voulais quand même
revenir et puis ensuite on va parler de
du cinéma français sur cette ce meouan
donc qui a vraiment tendu cette cette
ambiance dans ce festival euh batrice en
préparant cette émission vous me disiez
qu'effectivement si le Mitou avait
l'affaire Mitou avait été vraiment prise
en compte aux États-Unis en France ça
tardait encore un peu et donc
aujourd'hui on on ressent encore on
revoit euh on a on est toujours dedans
en fait finalement dans le cinéma
français euh à votre avis à quoi c'est
dû cette Histoire De Mitou alors on va
pas revenir évidemment sur les rumeurs
des acteurs puisque pour l'instant on a
on a rien à part ce producteur alin
sarde mais est-ce que vous pensez que
contrairement aux États-Unis en France
on n pas vraiment sorti de cette vague
Mitou non je pense que c'est que le
début en fait il y a une espèce de chate
de plomb après il faut faire très
attention il faut rester dans la nuance
avec cette histoire de meou parce
qu'effectivement il y a des abus mais
c'est pas juste une ou deux personnes
c'est aussi un système entier euh qui a
fonctionné comme ça pendant des années
c'est c'est voilà et euh qui a perduré
il y a eu du silence il y a eu de la
participation il y a eu des de la
complaisance enfin c'est tout un système
il faut faire très attention de pas non
plus euh bfouer la la la présomption
d'innocent et de jeter à la meute des
noms et euh voilà et de ruiner des
carrières et des vies je pense que ça
peut très mal finir aussi un jour ou
l'autre il va y avoir un drame à force
de balancer des noms comme ça voilà au
au au au chien il faut faire extrêmement
attention et d'un autre côté c'est vrai
qu'il faut aussi que les victimes
puissent parler et que ce
système se se se s'épure un petit peu
enfin j'aime pas ce ce ce mot je je sais
pas quel mot on pourrait utiliser mais
que qu'il a un petit peu un nettoyage et
que les gens se comportent un peu mieux
et surtout la la le ce qu' a de vraiment
majeur c'est il faut protéger les
enfants sur les plateaux voilà pour moi
c'est vraiment la priorité évidemment il
faut protéger les femmes et il y a aussi
un meou garçon qui a été lancé par un
comédien que je connais qui est Aurélien
Vic c'est voilà il faut pas croire que
les les les hommes ne sont pas concernés
mais pour moi vraiment la priorité c'est
de protéger les ENF sur les plateaux on
est d'accord effectivement alors Laurent
fot vous aussi dans dans ce livre il est
question de ceitou il est aussi question
de ceitou garçon notamment donc
notamment C acteur Francis Renaud qui
raconte ses ses ses aventures avec avec
le réalisateur André tchnin ou çait
vraiment froid dans le dos tchiné pardon
tchiné ou c'est vraiment ça fait froid
dans le dos donc euh là encore vous dans
ce livre en tout cas les gens que vous
interviewv se montre très nuancé parce
que il rappelle aussi que à une certaine
époque les actrices qui aujourd'hui
témoigne euh ça faisait inconsciemment
alors elle aujourd'hui elle pense
évidemment que c'est mal mais à l'époque
ça faisait partie d'e d'une manière de
Don les casting par exemple on
s'habillait de manière assez légère
parce qu'on on estimait que c'était
presque ça faisait partie du métier de
de de de coucher en tout cas pour pour
ça alors c'est vrai que coucher
peut-être pas mais en tout cas oui
séduire quoi c'est ça le problème du du
du du métier de comédien il on cherche à
séduire donc après il y a différents
moyens de séduire évidemment on peut
être drôle mais on peut être sexy aussi
donc voilà donc après éidment c'est un
jeu qui peut être dangereux voilà et
donc il faut avoir toujours beaucoup de
prudence quand on apporte quand on quand
on aborde ce sujetl en tout cas euh on
va rentrer donc dans dans ce dans ce
cinéma français dans ce ce constat
brûlant au vitriol qu'en fait qu'en font
Laurent firon et brino Lafourcade et
puis les quatre personnes interviewées
on va évidemment aussi en discuter
est-ce que il est si euh est-ce que ce
cinéma est si en en chute que ça ou
est-ce que il y a encore des choses dont
on peut se réjouir mais donc ce film ce
livre pardon Laurent firod euh quand on
lit on a vraiment l'impression que alors
déjà il y a cet entre soi mais ça on le
voit c'est plus ou moins conscient on a
surtout l'impression d'un immense ennui
des acteurs c'est-à-dire que déjà quand
on est sur un plateau de cinéma on
attend énormément on est beaucoup dans
l'attente euh donc forcément puis on est
traité comme une diva donc euh s'en
suivent de l'ennui des consommations de
drogue et et en fait on on a vraiment
plus à la fin plus pitié pour pour ces
pauvres acteurs même les grandes stars
que il faut pas FA
faut pas avoir pitié d'accord vous êes
vous êtes plus sévère que nous alors
expliquez-nous non il faut pas avoir
pitié c'est une classe privilégié voilà
donc il faut pas trop trop avoir pitié
parce que franchement euh il s'ennui
certainement bien sûr évidemment mais
après si on devait avoir pitié des gens
qui s'ennuient non je pense pas c'est
sera un peu triste quand même c'est le
faute cette bulle en fait parce que on
voit par exemple alors vous citez
toujours des pseudonymes un grand acteur
qui s'appelle Max euh qui ne qui ne
s'ennuie qui ne sait pas quoi faire de
ses journées qui qui est réduit à
acheter il achète un Yach mais il veut
un y brise gllace alors qu'il va en
Méditerranée mais juste parce que ses
copains ont un y de brise glace et donc
on a toujours ce côté où ils vivent dans
une bulle ils sont quand même je dis il
faut pas avoir pitié c'est sûr mais il
faut il y a quand même une sorte de on
leur offre rien d'autre finalement dans
leur monde à eux de de cette ouverture
oui c'est on leur offre on le offre tout
en fait hein non non au contraire on le
offre tout c'est même assez
extraordinaire de voir quand on on est
on on est proche d'une star moi j'ai été
moi j'ai fait des films avec des grosses
pointures des des des des grosses stars
et j'ai vu comment il vivaient c'est
incroyable à quel point en fait on leur
offre absolument tout c'est qu'ils sont
il ne conçoivent même pas qu'on puisse
qu'il puisse payer une chose quoi c'estd
que c'est tout est toujours offert tous
les jours ils reçoivent des cadeaux par
exemple voilà une star reçoit tous les
jours des cadeaux c'est quand même ça
assez c'est assez extravagant quoi quand
on y pense chaque jour il y a des gens
qui arriventà qui des cadeaux mais des
cadeaux d'une grande valeur donc c'est
c'est une vie complètement déconnectée
du réel et après bien sûr ça crée une
sorte d'entre soi parce que ces gens-là
bah ils vivent entre eux ils ne parlent
que au à leur semblable donc évidemment
ils sont coupés complètement du réel et
c'est bien sûr eux qui vont faire la
morale sur bien entendu sur ce qui se
passe dans le dans leur pseudo monde
réelo on va venir sur cette hypocrisie
ééologique du monde du cinéma mais je
voudrais faire réagir Béatrice Rosen
oui je voudrais juste alors je c'est
vrai qu'il y a cet aspect là que que
Laurent firotte décrit mais je voudrais
juste donner un petit peu quand même un
contexte et de la nuance aussi à tout ça
parce que en fait c'est un système
encore une fois c'est-à-dire que quand
vous êtes dans ce milieu vous réalisez
que les les personnalités en question
deviennent comme ça pas seulement de
leur propres fait et de leur propre
choix il se trouve que c'est un milieu
où il y a énormément d'enjeux financiers
donc effectivement les acteurs reçoivent
beaucoup de cadeaux mais il faut savoir
que c'est aussi des marques qui leur
offrent pour que ils portent ces ces
produits et queil y ait de la publicité
il y a des enjeux financiers et puis il
faut savoir que les comportements de
diva souvent viennent de l'entourage de
la star et pas forcément de la star
elle-même en tout cas au début et c'est
vrai que quand on s'impose pas sur un
tournage ou quand on n pas on montre pas
qu'on a certaines exigences moi quand
j'ai commencé j'étais toute gentille
j'ai je voulais faire bien je voulais
faire plaisir et cetera et je me suis
fait marcher dessus mais vous pouvez
même pas vous imaginer comment et au
bout d'un moment j'ai réalisé que voilà
il fallait qu'on ait des limites et il
fallait
parfois demander certaines choses juste
pour qu'on vous respecte un petit peu je
sais pas si je suis claire dans mon
explication c'est-à-dire que le système
fait que plus on est gentil plus on vous
marche dessus et plus plus les stars
sont exigeantes et capricieuses quelque
part c'est celles-là qui sont récompensé
et qu'on respecte le plus donc encore
une fois comme pour l'histoire de meou
c'est plus compliqué que des
comportements individuels il s'agit
aussi d'un système où les enjeux
financiers voilà la star de l'affiche
qui va générer tant de millions lui
passe tel ou tel caprice enfin voilà et
il y a aussi l'entourage qui parfois est
plus capricieux que la star elle-même
Corentin Perini oui vous parlez d'une
bulle d'une bulle médiatique et puis
d'une bulle de ce milieu théâtral puis
aussi une une en tout cas des une bulle
aussi idéologique c'est-à-dire que ce
sont des personnes qui pensent à peu
près tous la même chose et c'est très
compliqué en tout cas d'apporter une
nuance à un discours ambiant en tout cas
le cinéma français particulièrement mais
aussi aux États-Unis est utilisé comme
un outil idéologique pour divulguer une
certaines idéologie on va dire
progressiste pour aller vite aujourd'hui
c'est difficile pour un acteur pour un
comédien pour un réalisateur de
s'imposer dans ce milieu tout en
essayant de proposer autre chose ou
essayant de proposer justement quelque
chose qui qualifierait de disruptif pour
reprendre les mots de c'est pas
difficile c'est impossible oui c'est
impossible alors pourquoi c'est
impossible justement c'est impossible
parce que c'est un monde justement de
privilégiés et qui dit privilège dit
perdre peur de perdre ses privilèges
donc c'est un monde totalement flippé
moi il suffit que j'évoque un tout petit
peu un sujet d'un film que je
souhaiterais faire à à un producteur
pourtant qui
dans l'intimité comme ça quand on parle
pense mal c'est un osé à bon
certainement mais il va me dire aussitôt
non mais je peux pas tu te rends compte
je travaille avec des grands groupes
paté UGC canal je peux pas c'est
impossible je vais être taxé d'extrême
droite c'est aussi bête qu' ça tout le
monde est totalement flippé parce que
c'est leur gagne pain euh au plus bas et
après pour les les gens qui sont un peu
plus haut dans je dirais dans la
hiérarchie du CMA c'est la c'est c'est
la crainte de perdre leur privilège h
mais comment justement il y a eu une
main mise là-dessus de de cette
idéologie sur ce cet outil du cinéma ou
même de d'un point de vue du théâtre
d'une manière générale il y avait
quelques réalisateurs ou quelques
metteurs en scène je pense à à anouille
par exemple qui était dans les années 60
complètement réactionnaire mais c'était
véritablement quelqu'un de c'était un
paria oui c'était c'était un paria mais
aujourd'hui comme et encore à l'époque
dans les les années 60 il y avait encore
des producteurs qui pouvaient financer
eux-mêmes leur films et cetera donc
aujourd'hui avec l' exception culturelle
française ce n'est plus les producteurs
qui financec les films c'est le système
qui finance le film donc comment être
antiystème quand on sait que c'est le
système uniquement le système qui
finance le cinéma les théâtre aussi
d'ailleurs et c'est comme la presse la
presse subventionnés il disent tous la
même chose parceils sont subventionnés
voilà donc c'est aussi simple que ça
c'est dramatique mais c'est aussi simple
que ça command voilà et après voilà donc
c'est voilà c'est c'est c'est le le CNC
c'est des obligations d'investissement
des chaînes télé et cetera donc le le
cinéma français est sous perfusion en
fait c'estàd il n'est pas absolument pas
un marché libre c'est un marché sous
perfusion s'il n'y avait pas cette
exception culturelle là TelQuel les
films on le voit les les films français
se ramassent quand même très très très
souvent il y a excessivement peu de
succès donc c'est c'est pas une affaire
rentable d'un point de vue marché libre
mais d'un point de vue d'un marché
souvent
superousfusion c'est très très rentable
parce qu'il y a beaucoup d'argent il a
une grosse dialè on vous rentrer
d'ailleurs dans le détail dans ce livre
alors on va donner la parole ensuite à
Béatrice Rosen mais ce qui est
intéressant c'est que vous rentrez dans
le détail de comment sont financé ces
films là et alors effectivement donc a
le CNC donc ça c'est une m financière
avec des Commission à volo parfois des
gens qui se font payer enfin qui qui
obennent des prix d'une commission en
étant eux-mêmes membres de la commission
viennent pas ce jour le jour durant la
remise du prix et puis y a cette
exception culturelle donc qui oblige des
entreprises françaises investir dans
l'audiovisuel français euh donc aussi on
a l'impression que
euh en fait c'est un système qui s'est
mis en place depuis quand puisque euh
les qu'on voit les films des années 60
70 on va faire le vieux réact de base
mais il y avait quand même des blierss
des Ventura des des des odudiars et et
on se dit aujourd'hui il pourrait même
plus avoir de d'espace de liberté ou
écrire des films qui qui passeraient
aujourd'hui bah non parce qu'en fait
aujourd'hui quand on on veut vendre un
scénario à un producteur donc on déjà il
faut que le mais pourquoi d'ailleurs les
sujets se ressemblent tous parce que euh
le producteur ne cherche pas à avoir un
à faire un succès c'est pas l'objectif
premier même pas les scénario vous dit B
ça non un vrai producteur ne lit jamais
les scénarioos d' tout bon professionnel
ne lit jamais un livre Bonon vous avez
lu le livre j'ai l'impression donc bon
je regarde
T et tant mieux et et et donc euh où
j'en étais oui donc c'estàd que le
producteur cherche à avant tout non pas
à faire à faire un succès ça ça vient
vraiment eniment en dernier carrément il
cherche principalement à trouver un
financement donc voilà donc voilà les
les D sont jetés bien avant c'estàd que
tout le monde a été grassement payé
avant même que le film sorte en salle à
savoir si c'est un succès ou pas c'est
ça qui est important c'est l'argent à se
faire dans ce dans le monde du cinéma
français il est avant laant il est avant
Béatrice Rosen est-ce que vous êtes
d'accord aussi et d'ailleurs ça peut
être intéressant vous avez fait une
partie de votre car aux États-Unis
est-ce que cette partie de la carrière
aux États-Unis vous a permis d'avoir un
peu plus de liberté artistique ou au
contraire c'est aussi pareil de l'autre
côté de l'Atlantique alors c'est
complètement différent évidemment le
mode de financement est différent moi je
voudrais juste dire que évidemment à la
base c'était une bonne idée d'avoir une
exception culturelle française c'est pas
en fait ça qui est à remettre en cause
et peut-être qu'il faudrait adapter ce
système pour d'autres pans de de
l'économie française même le problème
c'est la poque ation des gens qui
attribuent l'argent en fait c'est-à-dire
qu'il y a un COP déjà il y a il y a deux
choses il y a deux facteurs il y a le
copinage il y a l'entre soi c'est-à-dire
qu'on voit bien dans le cinéma français
c'est des bandes de copains il y a un
peu moi c'est à la limite c'est c'est
pour ça que je suis partie aux
États-Unis à la base parce que moi je
sortais pas je me droguais pas je
traînais pas dans les les boîtes de nuit
et cetera et une bonne actrice
effectivement il aucune s de réussir moi
je préférais être au casting pendant la
journée dans des voilà dans des bureaux
et et d'être comme ça donc pour moi
c'est vrai que c'était plus compliqué je
faisais beaucoup de télévision parce que
je trouvais ça plus pro si vous voulez
et le cinéma je trouvais que c'était
vraiment par copinage voilà un peu les
castings en boîte de nuit et cetera je
caricature mais mais vous avez compris
voilà les bandes de copains donc il y a
le côté bande de copains ou fils de et
il y a le côté politisation comme disait
Laurent firod les films sont choisis sur
des bases idéologiques et et politiques
et donc si vous cochez pas les cases
enfin en tout cas les bonnes cases
idéologiques vous risquez de ne pas être
financé par le CNC mais encore une fois
le problème n'est pas l'exception
culturelle c'est la politisation et
l'idéologisation et aux États-Unis comme
il y a pas tout ça et que c'est
uniquement des motifs
financiers qui qui qui produisent qui
qui font produire les films il faut que
ce soit absolument un succès et donc on
chois pas là-bas on ne caste pas ses
amis dans un film on caste le meilleur
comédien qui qui permettra de faire le
meilleur film et donc le meilleur
produit possible pour réussir à gagner
le plus d'argent au boxofice donc déjà à
la base c'est complètement différent et
là-bas il y a 25 personnes qui sont
décisionnaires alors qu'en France vous
vous retrouvez parfois en casting avec
seulement un réalisateur et un directeur
de casting d'où aussi la possibilité des
dérives au quotidien si vous voyez ce
que je veux dire on voit on voit à peu
près ce que vous voulez dire alors c'est
ces dérives idéologiques en tout cas
cette mainmise idéologique du cinéma
elle concerne évidemment la mise en
avant des minorités elle concerne
sexuelle ou ethnique elle concerne un
certain discours B on voit d'ailleurs
des films qui se sont plantés récemment
malgré des énormes financements publics
on pense à j'ai plus les noms en tête
mais de Marina fe qui qui tombe donc
militante du Front national qui tombe
amoureux d'un d'un migrant iranien ou
alors un maire de village qui est sauvé
par des migrants j'ai vu aussi un film
de rugby avec des migrants qui qui
viennent sauver l'équipe de rugby ce
sont toujours les mêmes films d'ailleurs
je pense il forme de l'assitude on a ça
ça a marché avec un touchable mais
ensuite il y a une forme de lassitude du
public et puis aussi une une
compréhension que ça ne correspond pas à
la réalité mais vous parlez aussi c'est
intéressant parce que vous rentrez dans
le détail de cette idéologie dans dans
ce livre Laurent fierod parler d'un
réflexe colonial puisque finalement
ce cette cette mise en avant des
minorités ethniques par exemple elle
elle vient aussi du fait que ces gens-là
vivent dans un entre soi où il n'y a pas
des minorités ethniques et donc elles
ont un espèce de d'attraction presque
touristique quoi c'est c'est bien
d'avoir ça fait bien d'avoir un noir
dans un film parce qu'on en envoie pas
au
quotidien tout à fait mais ça j'ai plein
d'histoires comme ça qui me vienent en
mémoire non non non
non sûr que sans les noms c'est ça le
problème non non après c'est vrai que
ils sont comme comme c'est quand même le
le milieu du Céma français au niveau
production principalement il sont tous
issus de de la grand bgeoisie hein c'est
vraiment voilà on est on est vraiment
chez les riches vous parlez d'ailleurs
de ces fils d'ux qui qui qui se
plaignent parce qu'ils se disent non non
moi j'ai jamais été poussé par mon père
bien sûr au contraire au contraire
plusileter le nom l'école de la rue
l'école de la rue notammenti qui a
galéré la malheureuse mon Dieu je la
plain tellement et tellement donc voilà
donc ils sont ils sont fasciné parce que
tu es oui bah ils aiment bien sans
canailler quoi voilà donc depuis
longtemps c'est comme ça les
aime ça et comme aujourd'hui l'image du
prolétaire c'est l'image en effet de de
l'étranger hein parce que pour eux il
semble complètement aberrant qu'il y ait
des pauvres des pauvres français ça ne
peut pas exister ou alors ils sont il
faut les éradiquer hein il faut les les
faire disparaître donc donc voilà donc
il y a cette fascination façon on le
voit des films comme les films de lel
sur son premier film il y a une
fascination tout le monde était là à
dire non il faut vraiment que les
soit moitié homme et moitié femme et
quand il est arrivé je me souviens sur
le sur je je sais plus pour quel
festival je crois d's c'était peut-être
à can il y avait que des mecs mais là
personne n' n'a rien dit ah oui par ils
étaient tous issus de l'immigration
voilà donc c'était très bien ça ça m'a
fait beaucoup rire quoi les toutes les
féministes qui qui qui criaient haut et
fort quoi comment il n'y a pas de
personnages de femmes important dans
dans le film c'était un scandale là là
je lis aucun souci il y a que des mecs
mais c'est trs bien don voilà il y a
toute cette hypocrisie ce côté ridicule
qu'on voit chaque jour mais c'est vrai
que on le voit je pense que le public le
voit aussi mais les médias mainstream
comme bon j'aime pas trop ce mot-l mais
en tout cas ne le voit pas ils sont tous
dans dans ce fantasme en disant que le
cinéma doit être voilà respecte le monde
réel quand il suffit de d'écouter des
finardotes on se souvient tous de de ces
paroles la fiction n'est pas là pour
décrire le réel mais il devrait décrire
le réel tel qu'il devrait être quel que
nous voulons qu'il soit absolument
exactement c'était ça voilà pardon
c'était effrayant oui oui truc de fou
quoi et ce qui fait que quand un B ne
marche pas par exemple ce film sur un ma
qui est aidé par des migrants et ben
c'est la faute du public tout à fait
parce que c'est le public qui est pas
assez avancé intelluellement voilà le
peuple a mal voté changeant de peuple
oui moi je voulais revenir aussi sur
l'exception culturelle qui est en
réalité un protectionnisme économique et
c'est ça qui la grand de contradiction
de parce qu'on l'a dit il y a plutôt une
idéologie on va dire libérale libertaire
qui règne dans le milieu culturel et
pourtant là-dessus il y a un
protectionnisme économique qui est
finalement très très réactionnaire c'est
il a il y a une vraie contradiction
làdessus c'estàdire que oui il faut un
libéralisme oui il faut un libertarisme
mais pas pour le milieu culturel qui lui
doit ê qui lui doit être sur surprotégé
par l'ét sur protégé bien sûr surprotégé
par l'État parce qu'ils sont ils sont
ils sont bien sûr soumis ils sont à la
de l'État on ne va pas mordre la main
qui nous nourrit donc évidemment ça ça
c'est toujours assez drôle toute cette
hypocrisie c'estàdire que pour les
autres alors mais ouvrons les frontières
et cetera mais pour financer les films
certainement pas on ferme tout c'est
assez
comique Béatrice je voulais vous faire
réagir là-dessus sur ce protectionnisme
économique donc qui a permis quand même
au cinéma français de perdurer parce que
donc il y a eu ces gros blockbuster
américains pendant des années il y a le
cinéma italien finalement qui est qui
qui enfin qui n'existe qu' en Italie le
cinéma allemand n'existe quasiment pas
notamment à cause de cette concurrence
des films américains donc il y a quand
même une un point positif à non là
excusez-moi mais en fait c'est un peu un
mythe français qui est entretenu en
France en disant ah tout le cinéma
européen a disparu mais pas du tout hein
quand en tout cas dans les pays
d'origine enfin en tout
cas il il y a beaucoup de films italiens
qui font des très très gros succès en
Italie il y a beaucoup de film espagnol
il y a beaucoup de film allemand donc
arrêtons de dire que parce que le l'État
c'est D AG plus ou moins dans ces paysl
le cinéma n'existe plus c'est un myth
français existe toujours mais enfin il y
a eu une grande période C italien bien
sûr évidemment parce que les films étai
étai très bons c'est pour ça ça marche
parce que les films sont bons ça marche
pas parce que les films sont mauvais
c'est aussi bê que ça mais il y a un
protectionistme Béatrice Rosen qui est
quand même positif finalement oui c'est
ce que je vous disais tout à l'heure
peut-être qu'il faudrait appliquer ce
protectionnisme à d'autres P de
l'économie ça c'est une bonne chose
encore une fois le problème c'est la
prise en otage idéologie des gens qui
décident l'attribution des budgets et je
voudrais juste revenir une seconde que
sur ce que vous disiez avant sur
l'idéologie diversitaire il faut quand
même encore une fois je suis désolée
aujourd'hui je vais vraiment essayer de
de de mettre un petit peu de de de
nuance dans dans dans les propos
c'està-dire précaution batrice
aujourd'hui voilà non mais mais mais pas
juste une précaution il faut aussi dire
être honnête intellectuellement et moi
et et et quand j'ai commencé dans ce
métier il y avait vraiment des gens des
injustices que ce soit ici aux
États-Unis mon manager aux États-Unis
mais expliquer qu'à talent égal qu'à CV
égal un acteur noir gagnait moins
d'argent qu'un acteur blanc et ces
réalité là existe aussi sans tomber dans
la caricature d'un côté ou de l'autre je
veux dire c'était pas normal non plus
moi ce dont je rêve c'est d'un équilibre
c'est-à-dire d'une aucune prise en otage
idéologique qu'elle soit dans un sens ou
dans un autre il faut que que que ce
milieu soit juste soit sain et que le
talent euh soit reconnu que le talent
prime sur l'idéologie sur toutes les
autres considérations en fait moi c'est
tout ce que je demande c'est que que
comme d'ailleurs dans tout en fait c'est
que ce soit une méritocratie et donc il
y avait des choses qui n'étaient pas
normales avant maintenant le balancier
est parti complètement de l'autre côté
et il faudrait un petit peu de raison et
de nuance et donc c'est voilà en tout
cas je pense que tous c'est ce qu'on
demande voilà que ce soit juste et au
final c'est sur tous les sujets pareil
que ce soit cinéma la politique et
cetera et vous faites bien de le dire
parce qu'effectivement mais je pense que
condamne je vais parler sous caution de
Laurent firon mais ce que je pense qu'il
condamne c'est aussi de toute façon une
projection bourgeoise dans tous les cas
de de de la de la vue sur l'immigration
c'est-à-dire que d'ailleurs c'est très
drôle dans dans dans l'autre livre vous
vous expliquez donc au début dans les
années 90 2000 on avait toutes les
toutes les magrébins tous les noirs qui
étaient censé jouer des personnes de
banlieu racaille et aujourd'hui pour
plus tomber dans ce clichél parce que
c'est de devenu un nouveau cliché la
bourgeoisie a toujours besoin de se
renouveler on les fait jouer des amants
de de vieill dam de 50 ans et ça eux ça
les ça les dégoûte parce qu'ils disent
bon on a le même cachet mais niveau
réputation c'est c'est quand même
beaucoup plus compliqué et donc à chaque
fois en fait ces gens-là sont aussi
victimes du cliché qu'en fait la
bourgeoisie ou de la projection que va
en faire la bourgeoisie bien sûr parce
toute façon c'est voilà on se retrouve
toujours de moi je je me souviens je
pense que tout le monde l'a vu ça quand
AA Maiga au au au lesard faisait
semblant de s'étonner qu'il n'y avait
qu'il avait que très peu de noir dans la
salle ce qui est vrai d'ailleurs on peut
le le déplorer mais je pense que son
discours a été plus fort s'il avait dit
je vois qu'il n'y a aucun aucun smicard
dans la salle mais zéro aucun fils
ouvrier aucun ouvrier oui au fils
d'agriculteur r rien du tout là là je
dis là c'est vraiment zéro et c'est là
le côté dramatique est là quoi on est
entre bourgeois
pasta tuon sois noir blanc jaune vert
bleu c'est la bourgeoisie on est on on
est d'accord on va aller sur une autre
un autre sujet c'est cette hypocrisie un
peu idéologique des acteurs qui donc ont
les meilleurs sentiments du monde en
public notamment par sur l'écologie
alors ça c'est le grand sujet
aujourd'hui du du cinéma euh notamment
on pense à Marion ctillar qui de depuis
son Yach se plaignait du réchauffement
climatique est-ce que Béatrice risen
c'est quelque chose que vous avez pu
voir vous alors on vous demande pas de
citer ni des noms ni des anecdotes mais
euh cette ce cette espèce de de décalage
entre ce que les acteurs disent en
public pour avoir cette ce signalement
de vertu et ce qu'ils disent en privé
absolument alors là pour le coup c'est
quelque chose qui vraiment qui
m'inupporte moi avant la crise sanitaire
je n'avais jamais pris d'engagement
politique parce que j'estimais que
c'était pas mon rôle et puis vu
justement toute cette hypocrisie
terrible ou pendant la crise sanitaire
des gens du métier que je connais qui
sont les plus coqués au monde et les
plus dans enfin vraiment les moins sains
du monde sur des plateaux télé donner
des leçons de de ce qu'il fallait
prendre au niveau médical et cetera
c'était assez insupportable sur
l'écologie vous le disiez c'est
insupportable des gens qui prennent des
jets privés qui louent des baraques avec
la clim qui tourne h 24 à 15°gr et qui
après donne des leçons aux autres
d'éteindre leur wifi pour pour la
planète voilà c'est vrai qu'il y a un
décalage entre ce que ce qu'ils disent
et ce qu'ils font et en plus vraiment
c'est c'est voilà c'est insupportable et
je pense que les gens en ont marre et
que ça aussi ça participe au fait que
les gens vont moins au cinéma parce
qu'avec la crise des gilets jaunes avec
la crise sanitaire on a vu que les
acteurs qui étaient très engagés pour
des causes consensuelles et qui
servaient leur propre carrière et leur
propre portefeuille finalement dès que
c'était un peu plus sensible et un petit
peu plus risqué et ben il faisaient
l'autruche et et c'est et c'est
malheureux et c'est très malheureux Laur
FOD alors vous vous avez carrément été
éjecté du système avec ces mondes
d'après
vous avez dit on rond avec ce système
j'imagine que vous serez pas en
désaccord avec batrice Ros non non tout
à fait là je suis absolument d'accord
avec Béatrice évidemment non non
franchement c'est cette hypocrisie mais
on revient toujours à cette lutte des
classes en fait c'estàd que c'est la
bourgeoisie qui s'autorise tout et qui
interdit tout aux classes inférieur
voilà c'est aussi triste que ça quoi on
est d'accord Quentin Perini oui moi je
voulais revenir sur ce donc c'est cette
fameuse liste de de 10 personnes alors
évidemment on ne sait pas il y a Mitou
puis bon on rappelle c'est un petit
monde de ces acteurs est-ce qu'il y a
pas aussi une une tartuferie là-dessus
de ces acteurs qui à la fois sont
féministes qui sont obligés finalement
d'être féministes et puis qui derrière
on se rend compte que c'est plus
compliqué en fait d'être féministe dans
les coulisses ou dans ce monde o vous
l'avez dit qui qui qui est en fait
gangrainé par par la séduction oui
on parle des néo féministes he B euh oui
et bah et évidemment c'estàd que c'est
vrai que le le métier de comédien de
comédienne c'est chercher à séduire
chercher à ce que je sorte du lot donc
évidemment la la séduction est est là
avec ces dangers comme on disait
auparavant euh il y en a oui je connais
beaucoup de comédiens qui m'ont dit oui
avoir avoir joué cette carte-là après
bien entendu comme c'est aussi un un
monde je dirais où euh euh où il y a
beaucoup de pouvoir beaucoup d'argent
donc il y a il y a toujours des
salopards qui vont profiter de ce
pouvoir donc euh je comprends qu'il y
ait euh des femmes et des hommes qui se
révoltent des abus évidemment parce que
il y en a eu il y en aura encore parce
c'est un monde de pouvoir encore une
fois et je crois que et le pouvoir le
pouvoir corron ça le problème le pouvoir
corrom en tout cas des actrices qui
expliquent que finalement elles n'ont
pas dénoncé les agissements à ce
moment-là parce que il y a des
répercussions sur leur carrière sur bien
sûr bien sûr bien sûr partion sur leur
sur leur carrière et euh et que voilà
elles y voyaient aussi un intérêt au
moment précis évidemment même si c'était
horrible voilà mais après voilà le choix
se faisait à ce moment-là donc c'est
assez c'est assez dramatique c'est assez
triste
euh mais voilà c'est parce que c'est un
monde gangrainé par le pouvoir et
l'argent h alors juste Béatrice Rosen
là-dessus parce que alors évidemment on
a envie de dire si ces personnes sont
des sont des violleurs ils doivent être
condamnés mais est-ce que il y a pas
aussi une volonté de mettre en pâture
des gens alors on ne sait pas évidemment
dans l'intimité ce qui s'est passé mais
on voilà on se rend compte que il y a
toujours cette cette notion floue de de
consentement est-ce que vous pensez
qu'il y a un moment où justement le
cinéma a pu être dirigé par patriarcat
ou en tout cas des des hommes fort
puissants qui ont imposé leur qui qui
voulaient donc voilà assouvir le leur
pulsion et qui ont utilisé des des
jeunes femmes actrices pour pour le
faire en en quête en quête de gloire
aujourd'hui ça s'est renversé et c'est
plutôt justement des femmes qui ont ce
pouvoir-là de renverser des personnes
euh avec ces accusations de viol ou
d'agression sexuelle je pense que c'est
un un décidément aujourd'hui je pense
que c'est un sujet qu'il faut traiter
vraiment avec beaucoup de nuances parce
que c'est vraiment extrêmement complexe
et comme je le disais tout à l'heure
c'est c'est un système c'est-à-dire que
oui il y a des individus et j'en connais
qui sont rentrés même dans ce métier à
la base pour se taper des nanas alors
degé de force après ça c'est dans
l'intimité de l'expérience de chacun et
les victimes doivent venir
témoigner et c'est vrai aussi que le
danger c'est de jeter en pâure des noms
de briser des carrières et des vies et
comme je le disais tout à l'heure je
pense qu'un jour il y aura un drame
parce que la vie de quelqu'un va va va
être tellement détruite que il peut pass
quelqu'un pourrait passer à
l'acte un acte terrible de de de voilà
ou de suicide ou quoi et donc il faut
faire extrêmement attention en même
temps il y a aussi des femmes il faut le
dire aussi qui ont joue
de ce système pour prendre de l'avance
et et et donc après des gens comme moi
qui n'ont pas participé à des des des
choses comme ça se retrouver voyez ce
que jeux dire c'est extrêmement complexe
Judi
godrch a présenté un courtmétrage sur le
sujet alors le problème avec ça c'est
que ça peut aussi devenir une espèce de
guimique et et aussi il y a il y a aussi
une instrumentalisation parfois c'est
pour ça que c'est un sujet tellement
complexe où il y a des évidemment il y a
des abus terribles il faut vraiment
faire mettre la priorité sur la
protection des enfants moi j'ai vu des
choses vraiment terribles sur des
tournages avec des enfants et donc qui
sont mis en danger d'ailleurs Judit
godrch à 14 ans pour moi à 14 ans on est
un enfant et donc il y a pas pour moi de
consentement possible avec un adulte à
quand on a 14 ans et qu'on vous promet
des rôles et qu'on vous fait miroiter
des choses ça n'est pas il y a le rôle
des parents enfin voilà c'est un sujet
extrêmement complexe il faut pas jeter
des noms en pâure et en même temps il
faut dire qu'il y a de vrais abus des
vrais salopardes et il y a aussi des des
victimes chez les femmes et aussi chez
les femmes des des des femmes qui ont
joué de ce système voilà donc il y a il
y a tous ces aspects là et c'est c'est
extrêmement complexe à à régler comme
problème oui c'est un système mais il
faut juger à chaque fois au cas par cas
vous avez raison de le rappeler et
d'ailleurs on vous vous préviens chers
auditeurs on prépare une grande émission
sur ces affaires de de de scandale
pédocriminel notamment dans le monde du
cinéma cette affaire Judit godrch avec
cette question il y a certes cette
question des agresseurs mais où sont les
parents puisque en tout cas dans
l'affaire Judit godrch au moins un des
deux parents était au courant de ce qui
se passait et donc ça pose aussi
beaucoup de questions je voudrais finir
cette émission avec une petite note
d'espoir quand même si si Laurent vous
en êtes capable oui euh en vous posant
deux deux questions chacun euh est-ce
qu'on peut pas apporter une nuance sur
ce cinéma français en en panne de
créativité on a vu des films récents à
grand succès comme anatomie d'une chute
qui sont quand même des films au
scénario assez original et puis les
trois mousquetaires le compte de Monte
Cristo qui arrive et qui en tout cas met
en remet en valeur des valeurs on va
dire un peu traditionnelles avec cette
tradition classique du roman La
Française bon avec le la nuance dans les
trois mousquetaires donc ils ont ils ont
aussi là aussi juste pour avoir un peu
plus de subvention ils ont ajouté un
acteur africain pour littéralement
aucune raison mais mais en tout cas le
film global est assez réussi euh Porto
c'est aussi
bisexuel ouid serait dommage mais en
tout cas il y a pas sandR dans le film
c'est un bon début donc Béatrice Rosen
est-ce que vous pensez quand même il y a
il y a des choses à sauver de cinéma
français oui j'ai adoré anatomie d'une
chute au niveau réalisation au niveau
scénario au niveau jeu des acteurs j'ai
trouvé vraiment que c'était un super
film évidemment les Français aussi sont
très forts comme vous le disiez sur les
films historiques euh il y a énormément
de talent chez les scénaristes en France
chez il y a énormément de talent
maintenant il faut que ces talents comme
je disais tout à l'heure il faut que ça
redevienne une méritocratie il faut
arrêter avec le népotisme il faut
arrêter avec l'entre soi et il faut
arrêter avec la prise en otage
idéologique et politique et vraiment on
est un pays très riche en créativité
très riche en talent et et il faut
laisser ses talents émerger par la
méritocratie alors je vais donner la
paroleot sur ce cinéma français juste
avant on a une question d'une auditrice
qui s'appelle clémence souakova et qui
nous demande de de savoir si si vous
voulez Béatrice Rosen rentrer un peu
dans le détail sans évidemment donner de
nom de ces horreurs que vous avez vu sur
les enfants sur les plateaux de tournage
est-ce que vous pouvez nous raconter une
anecdote deux alors j'en ai vu en France
et aux États-Unis je trouve déjà le
milieu des castings pour les enfants est
un milieu terrible où on voit des
parents donc là comme vous disiez le
rôle des parents est capital on voit des
parents parfois forcer des enfants on
voit que les enfants sont pas à l'aise
on voit qu'ils sont dans des conditions
où ils attendent pendant des heures aux
États-Unis il y a des enfants acteurs
donc dont c'est le métier ils ont 10 ans
ils sont déjà toute l'année sur des
plateaux ils ont des profs particuliers
ils sont audieux ils font on voit qu'il
y a un vrai véritable mal-être après
j'irais pas sur le côté pédocriminel je
pense qu'il existe mais euh je je je ça
c'est ça se fait toujours dans entre
quatre murs donc évidemment je je je
n'en suis pas témoin ce que je sais
c'est que moi pour rien au monde à un
moment donné mon mari voulait qu'on on
on on fasse faire des choses comme ça à
nos enfants j'ai dit non il est hors de
question moi je ne ferais je ne mettrai
jamais mes enfants à moi en tout cas
dans ces situations de casting plus tard
s'ils ont envie d'être acteur quand ils
auront 16 18 ans ils auront ils auront
le droit mais en tout cas jamais je ne
mettrai mes enfants dans dans cette
position vu ce que ce que j'ai vu ah oui
donc les enfants maltraités en tout cas
sur les tournages et les parents ont une
énorme responsabilité il faut savoir ce
n'est pas que des des personnes
extérieures les parents aussi parfois
sont prêts à tout pour que leurs enfants
euh arrivent à les faire rentrer
finalement où ils vivent par procuration
euh tout ça
le rondir dessus ou non après des
histoires avec des enfants moi parfois
j'ai j'ai tourné avec des enfants en
effet
euh je pense que ça s'est bien passé
mais c'est sûr que j'ai souvent senti en
casting en effet les parents qui euh qui
poussaiit leur Maum c'est une manière
vraiment on le sentait quoi c'estàd que
c'était la mère ou le père qui avait eu
des ambitions d'être de d'être un
comédien connu et qui qui qui reportait
ses ambitions sur ouais c'est dramatique
voilà donc ça donc ça c'est toujours un
peu dramatique on voit la même chose
dans le sport hein c'est pareil aussi un
peu souvent donc c'est toujours très
très très triste je voulais revenir sur
les trois mousquetaires juste une petite
réaction à show bon moi j'ai vu le film
je le trouve assez NAS mais bon peu
importe mais en tout cas St sttim frappé
par mais je trouve c'est très enfin
c'est quand on voit parce qu'il y a eu
beaucoup de films sur
sur d'Artagnan tout ça et quand on voit
un film des années 50 60 tous les
costumes sont très colorés c'est
chatoyant c'est magnifique aujourd'hui
dès qu'on fait un film d'époque tout est
sombre noir ils sont tous habillés de
manière très très sombre comme si
montrer que le passé pouvait être
chatoyant et beau c'est impensable
aujourd'hui il faut aujour à tout prix
que on on que l'on détru l'image que la
France pouvait avoir à une époque
beaucoup plus ancienne c'est très
révélateur je crois aujourd'hui les
films d'époque sont toujours très
sombres auparavant ils étaient
magnifiques plein couleurs même les
trois mousquetaires le compte de monté
Cristo ne trouvent pas grâce à vos yeux
dans cinéma français et anatomie d'une
chute non euh si ça va ça ça va non non
je je suis un peu chiant pour ça mais ou
vous êtes un réalisateur exigeant mais
tant mieux alors dites-nous enfin je
vais finir avec cette question est-ce
qu'il y a des pistes pour relancer la
créativité assignir ce système du cinéma
français est-ce qu'il faut je sais pas
supprimer le CNC euh rendre en tout cas
des acteurs ou des contributeurs d'un
film plus responsable de leur du
résultat du film et pas et pas des
subventions avant dites-nous Laurent
firod et ensuite on finira avec Béatrice
Rosen bah moi je pense en effet oui il
faut il faut éviter quand même faut
libéraliser un tout petit un tout petit
peu le secteur quand même faire en sorte
que bah qu'on cherche un qu'on cherche
un succès faire en sorte aussi que les
films coûtent moins cher parce alors
aujourd'hui il y
a il y a une inflation des budgets mais
mais énorme un truc de fou quoi les les
films coûtent des fortunes et quand on
passe sur un tournage moi je suis à
chaque fois étonné pourtant j'ai fait
des films avec de de de très grosses
équipes mais on voit il y a une centaine
de personnes qui sont là pourquoi ils
sont là en fait je comprends pas quoi
donc parce que parce qu'il y a beaucoup
d'argent donc tout le monde se fait se
fait beaucoup d'argent sur le film quand
en fait pour faire du cinéma je pense
que ça peut être beaucoup moins cher
surtout avec les bah les les progrès
techniques aujourd'hui donc voilà je
pense qu'on peut faire des films moins
chers qui peuvent rapporter suffisamment
d'argent pour que ça soit une une
économie rentable viable avec des sujets
un peu plus bah un peu plus innovants
dérangeants enfin vraiment de l'art quoi
des choses qui fassent bouger bouger le
monde les consciences le mot de la fin
pour Béatrice Rosen
oui je pense qu'il faut arrêter avec
cette mentalité de
quota la soi-disant la discrimination
positive et il faut plus de pluralisme
en fait ils imposent une
diversité de de de de de personnes et
finalement il y a plus de diversité
d'idées et de création ça tue la
créativité tout ce qui est coché des
cases en fait pour faire un film ça tue
la créativité il faut la retrouver une
vraie liberté de de de création il faut
un pluralisme dans les gens qui
attribuent les budgets au CNC et il faut
arrêter avec les bandes de potes quoi il
faut un peu mélanger tout ça eux qui
sont pour le mélange il faut mélanger
tout ça voilà et et relancer cette
créativité voilà plus de créativité et
moins d'idéologie et d'entre soi c'est
le mot de la fin pour cette cette
émission sur festival de CAN et c'est la
fin de cette émission chers auditeurs
merci à tous vous avez été très nombreux
à nous suivre ce matin donc merci pardon
Laurent firot je vous ai oublié de vous
présenter mes réalistes scénariste
auteur du monde d'après et de ce livre
avec Bruno la Fourcade mains basse sur
le cinématographe aux éditions la mette
de Minerve et merci mer à vous Béatrice
Rosen actrice franco-américaine et qui
d'ailleurs vous avez un podcast c'est ça
la vie en Rosen oui j'ai voilà un
podcast s'appelle la vie en Rosen qui
est disponible sur toutes les plateforme
de podcast 10h Spotify Amazon et cetera
et C et on vous renvoie évidemment tous
nos auditeurs à ce podcast merci à vous
chers auditeurs lundi c'est évidemment
la pente-côte donc on vous retrouve
mardi avec Clémence Akova c'est promis à
mardi prochain et bon weekend
[Musique]
