50 Vues de vidéo·19 août 2024
Premier épisode d'une série de 8 sur la chevalerie : La Bataille d'Hastings - 1066
On présente souvent la bataille d'Hastings en 1066 comme un des premiers coups d'éclat de la chevalerie (ici normande). Mais lorsque l'on parle de chevaliers, on ne sait finalement pas vraiment ce que l'on désigne, au delà d'un cavalier lourd (et encore). Cet épisode sert d'introduction à une série de 8 vidéos sur les chevaliers et se penche sur la transition de la cavalerie lourde carolingienne vers la chevalerie médiévale. Une traversée rapide de près de trois siècles pour voir comment les transformations profondes de la société franque a mené à l'émergence d'une population militaire particulière...avec toutes les interrogations sociales, culturelles et guerrières que cela implique pour nous.
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Relu par Washi de l’hydre aux mille têtes et Guilhem de D’Histoire en histoire.
Sources :
1-Philippe Contamine, La guerre au Moyen ge, Paris, 1980 (édition 2003, tirage 2020).
2-Hervé Drévillon et Olivier Wieviorka (dir), Histoire militaire de la France. Des Mérovingiens au Second Empire, Paris, 2018.
3-Pierre Bouet, Hasting. 14 octobre 1066, Paris, 2013.
4-Jean Flori, Chevaliers et chevalerie au Moyen ge, Paris, 1998
5-Aude Mairey. “Des âges de la chevalerie en Angleterre (XIe-XVe siècle) ? Approche historiographique”. Dunyach, Jean-François, et Aude Mairey. Les âges de Britannia : Repenser l'histoire des mondes britanniques (Moyen ge-XXIe siècle). Rennes, 2015.
6-Dominique Barthélemy. “La chevalerie carolingienne : prélude au xie siècle”. Le Jan, Régine. La royauté et les élites dans l’Europe carolingienne (du début du IXe aux environs de 920). Lille, 1998.
7-Dominique Barthélémy, La Mutation de l’an mil a-t-elle eu lieu ? Servage et chevalerie dans la France des Xe et XIe siècles, Paris, 1997
8-Barthélemy Dominique. “Note sur le « titre chevaleresque », en France au XIe siècle”. dans : Journal des savants, 1994.
9–David Crouch, The Birth of Nobility: Constructing Aristocracy in England and France: 900-1300, Harlow, 2005.
10-Jim Bradbury, The Routledge Companion to Medieval Warfare, Londres, 2004.
11-Bernard S. Bachrach et David S. Bachrach, Warfare in Medieval Europe. c.400-c.1453, Abingdon, 2017.
12-Richard W. Kaeuper, Medieval Chivalry, Cambridge, 2016.
13-Toubert, P. La part du grand domaine dans le décollage économique de l’occident (viiie-xe siècles). Dans Marquette, J. (Ed.), La croissance agricole du Haut Moyen ge : Chronologie, modalités, géographie, 1990.
Remarques :
-Attention malgré tout à ne pas imaginer par la suite une société médiévale totalement sans esclave. Il y a des finesses, soulevées par Sandrine Victor (Les fils de Canaan. L’esclavage au Moyen âge, Paris, Vendémiaire, 2019). En gros, l'économie ne repose plus sur les esclaves. Pour plus d'informations, je vous renvoie au podcast d'André Loez http://parolesdhistoire.fr/index.php/2019/05/08/52-lesclavage-medieval-avec-sandrine-victor/
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Musique du générique originale composée par Julien Théron et remixée par Clément BOTZ / Symphony Blacksmith.
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euh ça va
que oui ça y est depuis hier j'ai un
cheval je suis cavalier non non pas
cavalier ça fait trop commun et si on
disait chevalier et en quel honneur ben
parce qu'on est plus stylé quoi ouais
merci mais en tant que compte nommé par
l'empereur j'ai pas vraiment besoin de
ça chevalier ça fait un peu vulgaire si
tu veux mon avis tu verras ça va prendre
je le sens
[Musique]
[Musique]
aujourd'hui nous commençons une série
sur un sujet qui à première vue et revu
ressassé de partout dans tous les
magazines et autres émissions d'histoire
on va parler des chevaliers et de la
chevalerie évidemment sur une chaîne
d'histoire de la guerre ça a tout à fait
sa place mais voilà le truc la
chevalerie produit énormément de débats
entre les historien et historiennees
mais ça on va avoir h épisodes pour en
parler aujourd'hui on va se concentrer
sur l'émergence de la chevalerie et on
va en profiter pour parler d'une de ses
batailles fondatrices Hastings en 1066
on va pas trop rentrer dans le détail de
la bataille la bibliographie a son sujet
immense elle est traitée dans tous les
sens nous notre sujet est ailleurs en
effet on va surtout discuter de tout ce
qui vient avant Hastings pour voir d'où
cette cavalerie lourde qui la chevalerie
peut provenir ce qui va tout de même
nous faire remonter à 300 ans avant la
bataille le but de cet épisode étant de
cadrer le sujet sur toute la série donc
sans tarder penchons-nous sur Hastings
cette bataille a opposé les troupes du
duc de Normandie Guillaume bientôt
surnommé le Conquérant aux troupes du
roi d'Angleterre Harold gonwinson elle
intervient dans le cadre d'une vaste
dispute de succession pour le trône
d'Angleterre un petit contexte s'impose
à la mort d'Édouard le Confesseur roi
d'Angleterre sans prétendant trois
prétendant réclame la couronne du
royaume Harold Godwinson comte de westex
administre réellement le royaume depuis
un moment déjà et a les préférences des
élites locales pour résister aux deux
autres Guillaume duc de Normandie a
connu personnellement éedouard qui s'est
réfugié en Normandie entre 106 et 1042
et l'a désigné comme son successeur
après sa mort Edouard n'avait pas
d'enfant et il avait prévu le coup
guillaume est renforcé dans cette
revendication puisqu'il a sauvé Harold
d'une capture par le compte de pontiieux
en 1064 derrière Guillaume roule bien
des mécaniques devant Harold et obtient
de ce dernier inserment à la mort
d'Edouard Harold fera tout pour assurer
la couronne à Guillaume enfin dernier
prétendant le roi de Norvège Harald
Hardrada allié au roi du Danemark qui
fait valoir un vieux traité et se
prépare depuis un moment à envahir
l'Angleterre et le lendemain de la mort
d'edir en 1066 Harold se fait approuver
par les whtan ou vitan sorte de conseil
de clair et de nobles locaux ce qui lui
permet de se faire couronner direct
comme ça guillaume est rapidement mis au
courant et il avait prévu le coup il
doit maintenant lancer une vaste
entreprise d'invasion de l'Angleterre ce
qui est loin d'être évident il faut
rassembler les hommes les moyens
logistiques les navires ce qui est tout
sauf simple on jettera un œil sur les
moyens que Guillaume fait converger
après puisque ça va un peu nous aider
dans l'épisode il lui faut plusieurs
mois pour se préparer mais en septembre
1076 il est prêt ça tombe bien le roi de
Norvège aussi ainsi Harold doit faire
face à deuxom invasion une par Harald
Honor qui débarque début septembre et
prend York après la bataille de Fulford
gagnée par les Norvégiens contre les
comptes locaux et une par Guillaume qui
après avoir rassemblé son armée à div
surmer attend le bon moment pour
traverser la Manche depuis saint-valéri
sur Somme où il s'est installé le 11
septembre Harold doit bien réagir et
comme une tempête frappe Guillaume à la
mi-septembre il se tourne vers la menace
déjà là en même pas une semaine il
parcourt avec son armée les près de 300
km qui sépare Londres de York là il
rencontre l'armée de Harald le 25
septembre 1066 c'est la bataille de
Stamford Bridge qui donne une victoire
écrasante à rold le résultat est sans
appel non seulement l'armée norvégienne
s'évapore totalement mais en plus le roi
Harald est tué pendant la bataille ainsi
qu'un des frère d'Harold qui s'était
révolté contre ce dernier et avait
rejoint les envahisseurs autrement dit
cette bataille règle d'un coup le sort
d'un des concurrents et marque en même
temps la fin de la dernière phase Viking
que nous avons déjà explorée pour
l'Angleterre tout du moins il y aura
encore quelques expéditions en Irlande
mais c'est tout mais pas le temps de
souffler pour Harold car 3 jours après
la bataille le 28 septembre l'armée de
Guillaume embarque puis débarque le
lendemain matin dans le Sussex elle
installe son camp fortifié sur le port
d'Hastings bon tout ça a lieu avec des
temps de latence sur les informations
que chaque a sur l'autre mais
globalement Guillaume sait que Harold a
gagné et Harold sait que Guillaume a
débarqué ce dernier reste quelques jours
à York et le 1er ou le 2 octobre c'est
reparti il laisse ses troupes au nord
excepté ses house cars sa troupe de
garde du corps personnel en gros et
fonce vers le sud en attendant les
Normands explorent la zone Harold a tout
de même demandé à deux de ses frères de
lever des hommes au sud pour se
renforcer en application du Fird leur
devoir de service il arrive en moins
d'une semaine à Londres et continue la
levée de troupes locales jusqu'au 11
octobre ainsi excepté la garde
personnelle de Harold les house Carls
les troupes qui vont à Hastings ne sont
pas celles exténuées par l'aller-retour
au nord par contre c'est la levée quoi
le FD qu'il a déjà mobilisé pendant
l'été pour surveiller la côte c'est pas
le top du top qu'importe arold de slance
alors vers Hastings et s'installe à
kbeck Hill le 13 octobre à une dizaine
de kilomètres du camp Hastings on n'est
pas sûr de ce car Harold avait
l'intention de faire mais il semblerait
qu'il ait voulu enfermer l'armée
normande dans son camp à Hastings pour
l'affamer la logistique risquant de ne
pas tenir longtemps vu l'importance des
troupes cependant il semblerait que des
éclaireurs normand les repérer dès le
soir du 13 Guillaume décide donc de ne
pas temporiser et fait préparer son
armée dans la nuit ce qui fait qu'au
matin à rol des surpris et ne peut plus
se replier sans prendre le risque
d'abandonner ses troupes issu du Fird il
se place donc sur la colline de sainelac
et s'apprête à livrer bataille nous
sommes le 14 octobre 1066 et la bataille
commence à une dizaine de kilomètres
d'Hastings sur la colline Harold place
environ 8000 hommes en rang très serré
au centre les house cars ses meilleures
troupes sur les flancs les troupes
issues du FD il n'a pas de cavalerie en
contrebase ce sont entre 8 et 12000
hommes que Guillaume déploie au centre
ce sont les troupes normandes avec
Guillaume à leur tête sur les ailes on
place les contingents venus d'ailleurs
notamment les Bretons à gauche et les
flamants épicards à droite chaque corps
est organisé en trois lignes archer
fantassin et cavalerie il faut compter
un peu plus de 1000 archers et de 2000
cavaliers côté normand comme vous le
voyez Harold se roule un peu en boule
sur cette colline qui n'est pas facile à
prendre d'assaut ça vaut mieux vu ses
troupes et ses options tactiques les
archers ouvrent la danse mais comme il
tirent sur une position sur contre des
troupes réfugiées derrière leur bouclier
serré ils n'obtiennent que peu de
résultats par manque de munition ou sur
ordre il se retirre laissant la voix à
une attaque de l'infanterie qui commence
par se rapprocher pour lancer des
javelots ce à quoi les troupes d'arold
de répliquent la colline jouant encore
en leur défaveur les troupes normandes
ne se rapprochent que difficilement sans
perturber la formation adverse Guillaume
décide donc d'envoyer la cavalerie dans
les faet tout cela a pu avoir lieu en
plusieurs vages ou plusieurs tentatives
d'assaut hein on n pas des détails
incroyables et les sources peuvent se
contredire mais globalement les troupes
serrées d'arold tiennent le coup la
cavalerie échoue également même avec
l'aide de l'infanterie à s'engouffrer
dans la formation anglo-saxon l'aile
gauche bretonne subit des
contre-attaques et finit par se débander
poursuivi par l'aile droite de Harold
elle finit même par paniquer et se mêler
au centre normand pour éviter de
s'engager dans le Marais dans leur dos
deux éléments peu clairs dans cette
phase tout d'abord il est étonnant de
voir des troupes du Fird poursuivre
peut-être qu'elles en ont reçu l'ordre
peut-être qu'elles se sont laissé
emporté on sait pas ensuite le chaos
créé par le mouvement breton semble
avoir amené Guillaume à perdre son
cheval cette chute aurait créé une
rumeur sur sa mort et aurait entraîné un
vent de panique dans le centre également
pour autant et tout cela ressemble quand
même à une histoire assez enolivé
Guillaume parvient à se montrer
ostensiblement bien vivant pour mener
une contre-attaque ainsi aile gauche et
centre se remobilis autour de Guillaume
et la cavalerie contre-attaque contre
l'aile droite de Harold désormais isolé
et désorganisé cette dernière est
massacrée le reste ne bouge pas tandis
que les Normands se replient c'est pas
clair vous aurez compris globalement en
fait l'histoire de cette bataille n'est
pas claire mais il y aurait eu une pause
vers midi faut dire qu'attaquer une
colline comme ça ça marque les corps et
puis quand c'est l'heure de manger c'est
l'heure de manger mais la mésaventure de
la matinée aurait donné une idé au
normand à la reprise des combats c'est
de nouveau une attaque générale mais
cette fois c'est l'aile droite qui
semble s'enfuir attirant une partie de
son vis-à-vis une fois assez loin l'ail
se retourne et reproduit ce qu'il s'est
passé du côté breton cette tactique est
reproduite une fois au centre avec le
même résultat bon vous comprenez le
principe mais cette histoire de fuite
fintée elle est pas claire du tout c'est
possible hein mais c'est vraiment pas
facile à exécuter et il est étonnant de
voir le cand d'arol de tomb plusieurs
fois dans le panneau de plus ça n'est
pas très cohérent de penser que la
mesaventure bretonne aurait donné une
idée de tactique générale au normand
pendant la bataille une fuite fintée ça
s'improvise pas donc deux possibilités
soit les Bretons ont également fait une
fuite fintée et ça faisait partie d'un
plan général en cas de bonne résistance
des Anglo-Saxons soit ce sont les
normanss qui ont réécrit par la suite la
bataille pour effacer des fuites bien
réelles qui se sont par la suite Rév
elle est avantageuse on peut pas savoir
quoi qu'il en soit au bout de plusieurs
heures de combat les deux camps sont
bien fatigués et le côté angle Saxon est
plutôt usé par ses mauvais calculs les
ailes de Harold ont d'ailleurs perdu
leurs commandants respectifs en la
personne des deux derniers frère du roi
d'Angleterre en face aussi il y a de la
casse sachant que les chroniques de
l'époque insistent sur le fait que
Guillaume a vu périr sous lui au moins
trois chevaux les Normands changent
alors encore de tactique s parare petit
contingent archer d'infanterie et de
cavalerie qu'il se rapproche serrant les
taux et multipliant les petites attaques
et menaces par les flèches désormais
incapable de contre-attaquer les
anglo-saxons sont harcelés et leur zone
de contrôle se réduit après 17h harold
est tué par une flèche ou un cavalier la
nouvelle se répand immédiatement et ces
troupes s'enfuiti poursuivie par les
cavaliers Normands la poursuite doit
pour autant s'arrêter assez rapidement
car des renforts dont l'origine n'est
pas très claire arrivent et y mettent un
un terme et ensuite bah la nuit tombe si
la victoire est bien là puisque les
Normands tiennent le terrain que le chef
ennemi est mort et que l'armée
anglo-saxon est en des route ils sont
pas encore triomphants la bataille dont
on peut difficilement évaluer les pertes
réelles a complètement désorganisé les
forces normandes elles prennent donc une
semaine pour se remettre tandis que les
nobles locaux ne semblent pas avoir
envie d'abandonner le combat Guillaume a
donc encore un peu de travail le 20
octobre il reprend la route et s'en par
de dou où il stationne à nouveau une
semaine les Hanes ayant rapidement
trouvé un nouveau roi un certain Edgar
eling qui ne sera jamais couronné les
normand s'élance vers Londres ravageant
la campagne et passant la Tamise par le
nord au niveau de Wallingford il
recerent leur étau sur la ville dont ils
obtiennent la rédition et Guillaume y
fait construire un camp fortifié pour
éviter toute révolte il est couronné roi
d'Angleterre le 25 décembre 1066 et peut
désormais entamer la conquête de
Angleterre contre les nobles qui au
regard de son titre ne sont plus que des
rebelles la soumission du royaume et de
ses élites prendra encore quelques
années avec des révoltes qui courent
jusqu'en 1070 l'ensemble de notre
histoire de la fin de règne d'edoard à
la bataille d'astings est représenté sur
la tapisserie de baayeux qui mériterait
bien un arrêt la guerre si d'aventure ça
vous intéresse qu'on rentre un peu plus
dans le détail de cette pièce assez
incroyable hésitez pas à me le signifier
j'irai faire les yeux doux à ceux qui
l'exposent ça vaut vraiment le coup je
vous signale d'ailleurs qu'ils ont fait
un excellent travail de numérisation et
que vous pouvez la consulter en très
haute définition lien en description
mais nous là maintenant ce qui nous
intéresse c'est d'aborder la question de
la chevalerie si j'ai pris la bataille
d'Hastings c'est parce que avec la
première croisade elle est considérée
comme un des succès clés marquant
l'avènement de cette chevalerie alors je
préfère vous prévenir tout de suite le
sujet est complexe produit de nombreux
débats et je suis pas sûr de tout
maîtriser on s'engage sur H épisodes
parce qu'on a beaucoup de choses à se
dire mais dans les fait ça va poser plus
de questions qu'apporter des réponses
pour pouvoir en parler on va assumer
quelques directions franches mais gardez
bien l'esprit qu'on pourrait beaucoup
plus développer parce que ce qui pose
problème c'est pas tant comment les
chevaliers combattent mais plutôt ce
qu'ils sont donc on va traiter la
chevalerie comme un phénomène militaire
mais aussi et surtout social culturel et
idéologique si on le fait pas on va
rester piégé dans le siter le cavalier
lourd chargeant à la lance couchée ce
qui devait pas arriver en situation
pratique plus de deux fois en moyenne
dans la vie d'un chevalier donc on va
essayer d'enrichir cette figure
historique aussi et surtout pour que ça
ait du sens pour nous aujourd'hui car si
on retient ces chevaliers c'est pas pour
quelques charges épique ou des grandes
batailles ils nous ont transmis des
choses beaucoup plus profondes qui
marquent nos imaginaires quand on pense
guerre noblesse Moyen-âge et j'en passe
je vous rappelle pour un exemple bête
que le premier grade de de la Légion
d'Honneur c'estes chevaliers et c'est
cela qui me paraît essentiel on va donc
pouvoir comparer le discours qu'il
portait sur eux-même à la réalité des
guerres qu'il menaient voir leur
diversité leur fantasme le rôle de
l'Église leur place dans la société
comment cette chevalerie s'est propagée
pour cela on se concentrera
essentiellement sur les 12e et 13e
siècles excepté pour aujourd'hui du coup
et on ajoutera un épisode d'ouverture
sur leur mutation pour voir ce qui se
cache derrière l'idée de déclin de de la
chevalerie bref voilà pour le cadre
essayons donc maintenant de voir comment
on s'est retrouvé à Hastings avec une
cavalerie qu'on nomme aujourd'hui
chevalerie pour ça on va balayer
grossièrement 300 ans et se pencher sur
l'époque qui voit émerger la cavalerie
lourde l'empire carolingien au cours du
8e siècle notamment de Charles Martel à
Charlemagne les Frans étendent leur
influence jusqu'à une apogé entre 814 et
840 cet empire carolingien se constitue
des marches assz mar pour protéger ses
frontières et structure une nouvelle
administration dans un espace large ce
qu'on avait plus vu depuis la
disparition de l'Empire romain
d'Occident on parle de renaissance
carolingienne aujourd'hui pour montrer
qu'il s'est pas rien passé entre le 5e
et le 15e siècle cette renaissance nous
intéresse particulièrement parce qu'elle
se fonde sur plusieurs principes pour
organiser rapidement ce territoire
beaucoup de graines essentielles pour
comprendre la chevalerie sont semés ici
déjà le fonctionnement militaire des
Francs est structuré autour du devoir
des hommes libres de remplir un service
militaire à l'époque la société Franck
était encore séparée entre esclave et
hommees libre si évidemment derrière il
y avait une hiérarchie entre les hommes
libres ça impliquait des droits et des
devoirs envers le souverain il n'y a
donc pas d'armée permanente mais plutôt
une armée mobilisable ce qui fait que
l'empire carolingien organise des
campagnes militaires pour expliquer les
choses simplement parce que ça
mériterait qu'on s'y penche
explicitement il y avait deux cas de
mobilisation d'un côté en cas de défense
tout le monde doit participer et de
l'autre des personnes plus riches
capables de s'armer devaient venir en
armes pour des campagnes extérieur
l'unité de richesse c'est la manse en
gros une parcelle agricole pouvant
nourrir une famille sa taille varie
selon la région et sert à la fiscalité
de l'Empire tout propriétaire de cinq
Mans doit s'armer et répondre à l'appel
ceux qui ont 12 Mans ou plus ont même
des obligations de matériel et doivent
participer à aider des hommes moins
riches à squ
à terme un système de complession est
mise en place si à plusieurs hommes vous
arrivez à C Mans cet ensemble d'hommes
finance l'armement de l'un d'entre eux
jusqu'à 5 hommes peuvent aider à en
faire partir un 6e on parle d'un système
de partant et des dents avec une telle
organisation l'empire carolingien semble
avoir été capable de mobiliser dans les
100000 hommes à pieds et 35000 cavaliers
lourds ces cavaliers étaient forcément
les plus gros propriétaires puisqu'il
leur fallait au moins entretenir
plusieurs chevaux et pouvoir se doter
d'une broigne protection du torse
essentielle mais onéreuse pour compléter
le tableau il y avait également une
amende prévue
libanom pour tout homme libre ne
remplissant pas son devoir militaire
proportionnel à la richesse ça a
permettait de financer les campagnes
indirectement alors évidemment les
chiffres finaux sont impressionnants
mais il faut bien noter que ce système
n'est pas centralisé au contraire il
associe la participation de chachomme à
ses possessions terriennes ce qui per m
de mobiliser les forces de tout l'Empire
mais demande d'avoir de quoi contrôler
tout ça ben oui on est rapidement
dépendant de la bonne volonté des hommes
libre tant que vos campagnes se passent
bien qu'il y a du pillage à la clé ça
fonctionne à peu près tout seul mais bon
parfois faut aller sonner les cloches et
pour ça l'Empire est partiellement
décentralisé petit à petit les
carolergiens mettent en place le système
de vasalité mais sous une forme encore
administrative en gros le roi notamment
à partir de Charlemagne nomme des
comptes des ducs des marquis qui doivent
ensuite lui prêter serment de fidélité
ces derniers obtiennent non pas les
terres associées au compté au Ducher ou
à la marche mais plutôt une délégation
de pouvoir public c'est déjà une
distinction avec les hommes libres
lambda ces personnes sont entretenues
par le roi ont un pouvoir de contrôle
mais ont aussi des devoirs très stricts
le tout est soutenu par un ensemble
d'administrateurs comme les missi
dominicii qui sont parfois d'ailleurs
des évêques ou des comptes dites-vous
bien qu'à ce moment les caralagiens font
émerger un découpage local du territoire
avec de véritables pouvoirs mais ça
reste des espèces de préfets leur titre
est révocable par le roi et pas
spécialement héréditaire d'ailleurs pour
affiner le contrôle territorial le
pouvoir royal pousse les comptes à
prendre à leur tour des vassaus à
reproduire la structure produite par le
roi dans les espaces dont ils ont la
responsabilité ainsi tant que la
couronne est forte que les campagnes
offre des perspectives d'enrichissement
ça tourne assez bien mais bon c'est pas
vraiment quelque chose qui va durer à
partir de 840 ça part complètement en
cacahuète à la mort du fils de
Charlemagne Louis le Pieux ses enfants
se disputent l'héritage carolingien et
arrive au partage de Verdin en 842
divisant l'Empire entre Fran orientale
centrale et occidentale comme c'est pas
le sujet je développe pas mais on va
résumer grossièrement en disant que les
conflits entre et au sein des royaumes
franc se multiplient à l'issue du
partage ça dessine et redessine les
frontières jusqu'à Charles I le gros qui
de 881 à8 187 réunit pour la dernière
fois l'empire de Charlemagne à peu près
quand il meurt il a pas de descendant ce
qui sépare définitivement les Francs
occidentaux des Francs oriotaux je vous
passe les détails des luttes intestines
mais dans l'idée la dynastie
carolingienne s'affaiblit
considérablement jusqu'à son éviction
définitive d'abord par les otoniens à
l'Est en 936 qui fondent ensuite le
Saint-Empire romain en 962 et enfin par
les capéciens à l'ouest en 987 bref
comprenez que ça fait un bon siècle etmi
de convulsion entre 840 et 990 du plus
haut échelon du pouvoir franc entre les
rois et empereurs celui justement sur
lequel était appuyé le système de
nomination des comptes de contrôle
administratif de justice ou de lever des
armées et en attendant le monde autour
d'eux a évolué et on se retrouve avec un
phénomène d'autonomisation des vassaux
qui change la nature de leur position si
avant leur pouvoir leur étit délégué ils
s'en enemparent de plus en plus de façon
privé et impose une dimension
héréditaire à leur titre les comptes
deviennent détenteurs des pouvoirs
d'imposition fiscale de justice ou de
levé d'armée tout en s'assurant de
pouvoir transmettre ses pouvoirs à leurs
descendances bien évidemment les
conflits internes à la dynastie
carolingienne n'explique pas tout il
faut aussi souligner que l'absence
d'extension et donc d'occasion de
pillage a fortement fragilisé le système
de plus au cours des 9e et 10e siècles
les pressions extérieures se font de
plus en plus forte mais aussi localisé
notamment avec les musulmans au sud et
les Vikings au nord je vous renvoie à la
série qui en parle on se retrouve donc
avec une parcellisation des pouvoirs qui
deviennent plus ou moins autonomes bien
qu'entreemêlé puisque le système des
vassaux perdure mais on va y revenir si
théoriquement les carolagiens ont
conservé leur pouvoir de lever une armée
selon ce système ils n'en ont plus les
moyens tant du point de vue
administratif que de celui de l'autorité
désormais l'engagement des forces d'un
territoire est condition au bon vouloir
et surtout aux bons intérêts de la
personne qui le gère ce qui se réplique
à plus petite échelle pour cette même
personne avec les échelons inférieurs on
pourrait dire que tout territoire défini
par un titre est une principauté doté de
ses propres moyens militaires et de son
propre droit à déclarer la guerre même
si tout cela s'inscrit dans une toile
complexe de relations et de serment les
armé ne sont donc plus des services
d'ust appelés par le roi ou l'empereur
mais plutôt des espèces de suite des
clientèles armées dont la loyauté va
plus au seigneurs qu'au souverain je
pose des éléments d'évolution mais
promis on revient à la cavalerie lourde
après laissez-vous guider quoi cette
parcellisation du pouvoir combinée à
diverses incursions notamment Viking
donne lieu à une multiplication des
châteaux à partir de la fin du 9e siècle
non pas qu'avant il n'y avait aucune
fortification mais le système était plus
cohérent construit en réseau vis-à-vis
des frontières là on ne parle plus de
ligne ou de système de fortification
mais bien de châteaux servant de centre
de contrôle d'un territoire bien plus
limité enfin château il faut en premier
lieu imaginer les fameuses mode
castrales toute faite de bois et de Lev
de terre forcément les châteaux vont
jouer un rôle important dans le
renforcement de l'autonomie des
seigneurs mais aussi dans le
développement autour d'eux d'une cour
propre on y reviendra alors encore une
fois n'imaginez pas un phénomène
totalement incontrôlé certes certains
seigneurs font des châteaux dans le dos
de leur suzerin mais ça commence d'abord
par une volonté royale de défendre
certains espaces contre des incursions
limitées typiquement on voit ça en
Normandie et pour terminer notre grand
tableau oui parce que bon après le
système militaire carolingien son
évolution vers ce puzzle de relation
vassau suuserin et les châteaux sagirait
peut-être un jour de revenir à la
cavalerie lourde laissez-moi vous parler
des transformations du monde agricole et
avec elle des statues homm libre esclave
tu vas loin là quand même c'est pas faux
mais on doit avoir une idée de tous ces
mouvements les transformations des
sociétés wouest européennes médiévales
sont pas simples à imaginer et ce
d'autant plus qu'on en a pas une vision
très nette pour vous présenter tout ça
dans les grandes lignes on a à partir du
9e siècle un mouvement d'une bonne
partie des hommes libres vers
l'agriculture plutôt que la guerre qui
avec la fin des campagnes extérieures
victorieuses n'offre plus de perspective
d'enrichissement intéressante on a donc
une société militaire à double vitesse
avec d'un côté les plus puissants qui
continuent à organiser leur autonomie
guerrière et de l'autre ceux qui se
tourn vers l'exploitation des terres une
relation d'interdépendance serée entre
eux renforcée par les grands domaines
qui concentrre richesse et famille et
par le phénomène d'autonomisation qu'on
vient de voir en gros l'un protège
l'autre l'autre nourrit l'un sa cour et
ses troupes c'est loin de se faire
uniformément mais globalement les grands
domaines et les seigors à leur tête
mettent de plus en plus la main sur les
terres qu'il font exploiter par les
familles du coin si certaines restent
indépendantes il faut tout de même
pouvoir être protégé la relation de
service défense corvée s'installe ainsi
les hommes libres se rapprochent
globalement du statut des esclaves pour
rentrer dans le servage tandis que les
esclaves sont petit à petit affranchis
dans les grands domaines pour être
associé à la terre et également devenir
ser le tout est en saupoudré de familles
paysanes indépendantes qui reste intégré
dans le tissu de ce contrôle social mis
en place progressivement par un seigneur
local entre son château son autonomie
vis-à-vis du suzerin ses pouvoirs de
justice son organisation d'une cour
armée et cetera et cetera on a donc un
milieu agricole qui n'est pas tout
simplement binaire avec la relation
Seigneur ser mais avec tout de même des
espaces que le Seigneur a intérêt à bien
organisé contrairement à ce qu'on croit
le monde agricole améliore fortement sa
productivité à partir du 9e siècle petit
à petit et ce jusqu'au 11e siècle
leséclair et seigneurs en charge de tels
espaces réorganisent les mens et invest
dans des outils productifs on a ainsi
plein de petites exploitations
dépendantes soutenues par des biens
collectifs qui se multiplient comme les
pressoir ou les moulins à haut qui
poussent un peu partout en Europe ça
fait exploser les rendements en
demandant bien moins de bras certains
parlent d'une révolution énergétique où
la mécanisation a une grande place et
permet d'exploiter les forces
hydrauliques éoliennes ou animales enfin
parce qu'il faut toujours bien rajouter
un petit dernier quelque chose à partir
de charlemag la quantité de monnaie à
disposition pour les échanges
commerciaux augmente je vais pas jouer à
l'œuf ou la poule entre l'augmentation
des produits agricoles à disposition et
la monnaie mais en gros le commerce se
développe ce qui appuie une nouvelle
expansion urbaine bon tout ce que je
vous raconte là c'est vraiment dans le
temps long entre 800 et 1100 ça se voit
pas nécessairement pour les
contemporains ça s'installe lentement et
il y a des reculs locaux ou globaux au
gré des événements mais vous avez la
trame alors vous allez me dire c'est
bien gentil ton histoire mais nous on
était censé parler de la apparition des
chevaliers et toi tu nous fais une
mauvaise histoire des évolutions
sociales et économiques
post-carolingiennes j'avoue j'exagère un
peu mais il est temps de donner une
forme à tout ça du point de vue
militaire au milieu de tous ces
phénomènes parcélisation du pouvoir
vasalité encastellement réduction de
l'indépendance des hommes libres
utilisation extensive de la monnaie et
amélioration des rendements agricoles
ben on a un mouvement de spécialisation
en ce qui regarde la fonction martiale
puisqueune bonne partie des hommes
libres se se sont tournés vers
l'agriculture et se sont mis plus ou
moins volontairement sous la protection
d'un seigneur il faut bien des personnes
pour remplir ce rôle de protection et à
l'inverse comme les seigneurs
s'autonomisent et comptent bien pouvoir
protéger cette autonomisation contre les
autres seigneurs ben il leur faut bien
des hommes t nés vers cette fonction
ainsi une nouvelle figure apparaît ou à
tout le moins est de plus en plus
désignée dans les sources le Miles dont
le pluriel est milites auquel on ajoute
beaucoup de spécifications mais qui
usuellement se dit milites péites cé ce
qui soulligne qu'il se bat aussi à pied
autrement dit qu'usuellement il est à
cheval on peut pas vraiment dire que ce
sont des professionnels de la guerre
mais il est sûr que la guerre et l'ordre
public font partie de leur fonction
globalement on peut faire la différence
entre les seigneurs et châtelin qui
peuvent se réclamer de la qualité de
militess et les militess qu'on dit de
Château ces derniers sont entretenus par
des détenteurs de château qui plus que
militess se vivent surtout comme des
seigneurs des dominous ainsi le mot
miles milites qui à l'origine désigné un
simple soldat soulligne désormais la
frontière entre des spécialistes de la
guerre et ceux qui restent au champ les
rousti ainsi spécialisés logés armés
entretenu par un seigneur en échange
d'un service de garde d'un château les
militess finissent par former une
catégorie à part entière la séparation
n'est pas forcément stricte mais on aura
le temps dans un prochain épisode de
parler des multiples variantes des
militess toujours est-il que de par leur
activité et leur relation de service à
un seigneur les militesses vivent
cohabitent avec ces nobles ceux qui
participent de leur séparation d'avec le
reste de la population mais alors ces
militesses forment-il à partir du 11e
siècle cette chevalerie que nous
cherchons peut-on parler de chevalier à
Hastings c'est là qu'on rentre dans une
dispute entre historien et historienne
que j'ai pas vraiment l'intention de
vous présenter ici mais on va pas
pouvoir faire l'économie de quelques
concepts le problème avec le terme de
chevalier c'est c'est qu'il désigne
plusieurs choses et selon le sens qu'on
prend on tire pas les mêmes conclusions
donc tout au long de cette série on va
cohabiter avec trois choses désigné par
la chevalerie la fonction le statut
social et l'idéologie la chevalerie
fonction c'est la plus simple et
Chevalier celui qui remplit la fonction
de chevalier spécialiste de la guerre
orienté cavalerie lourde d'ailleurs si
la question de la place des étriers et
de la pratique de la lance- couchée vous
intéresse je vais vous faire une vidéo
encadrée sur la question dans cette
série je vous propose d'essayer ce
concept accompagner les vidéos
classiques de capsules plus courtes sur
une question limitée pour enrichir la
série tout en valorisant des thèmes
annexes et faire vivre la chaîne bref
reprenons la chevalerie statut sociale
c'est ce qui permet au chevalier de se
caractériser de se différencier les
amenant ainsi à former un corps un
ensemble comment ils se reconnaissent
entre eux s'il contrôle qui devient
chevalier par quel moyen et pour quel
gain ou avantage sociaux on préférera
d'ailleurs l'idée de statut à celui de
classe sociale pour les chevaliers mais
ça viendra dans les épisodes suivants
enfin la chevalerie idéologie c'est tout
l'ensemble de codes de conception qui
fondent l'idée d'un esprit chevaleresque
qui détermine les qualités nécessaire
pour être un bon chevalier
indépendamment de la fonction et bien
tout cela se mêle profondément et évolue
tout au long des siècles qui vont nous
intéresser dans le cas de nos militesses
entre les 10e et 12e siècles on observe
que la fonction est centrale dans dans
leur définition
emileski a pour fonction de s'occuper de
la guerre et de l'ordre public fonction
qu'il ne tient que de l'entretien par un
chanelin ou un seigneur ainsi du point
de vue de la fonction la chevalerie
apparaîtrait plutôt par le bas des
hommes libres dont la compétence
martiale a été remarqué et qui rentre au
service d'un seigneur d'ailleurs au
début de cette histoire et jusque assez
tard devenir milè n'est pas
nécessairement l'apanage des descendants
de miless la fonction semble primée sauf
que
même si devenir miless a pu être un
moyen de monter socialement on observe
surtout que ça a pas beaucoup bougé d'un
point de vue statut social ils se
reconnaissent pas spécialement ils sont
dépendants de leur Seigneur et ont
différentes origines dans la majorité
des cas ils maintiennent leur position
sociale par leur fonction pas par leur
titrre ou leur possession au-dessus en
revanche c'est une autre affaire les
petits vassau et autres châelins se
réclament en général de la qualité de
militess tout en étant généraux de
militess mais seulement pour raffermir
leur position pour souligner leur rôle
guerrier autrement ils se dénomment
dominous Seigneur quoi ce qu'il est
intéressant de voir c'est que les plus
puissant ne semblent pas trouver utile
de se dénommer militess ils n'en ont pas
besoin pour assoir leur légitimité qui
vient d'ailleurs et c'est important à
souligner la fonction militaire leur
revient tout autant voir plus puisqu'ils
ont un pouvoir de commandement même si
dépendant de leur capacité à tenir leur
vassau mais ce qui compte le plus c'est
leur statut social le fait qu'ils
appartiennent à l'aristocratie et au 11e
siècle cette aristocratie descend des
aristocraties précédentes qui se sont
plus ou moins mélangées aristocratie
galoromaine Franck et caroling Gien bref
l'émergence des militess n'a pas changé
grand-chose de ce point de vue c'est
encore une fois une structuration de
suite armée de cours privé au service
d'un pouvoir local qui s'est autonomisé
donc du point de vue statut social la
chevalerie apparaît plutôt comme une
entreprise entre le haut qui a besoin
d'une force loyale et le bas qui se met
à service la mise en scène du serment
prêté permet de poser une telle relation
de service comme une relation vasalique
ce qui laisse entrevoir un début
d'idéologie enfin un début encore une
fois c'est un peu technique car
l'aristocratie carolingienne n'a pas
attendu les militesses pour se mettre en
scène on explicitera plus tard mais en
gros la chevalerie idéologie elle est
associée à des valeurs le courage les
prouesses l'honneur la loyauté et j'en
passe à des objets symboliques le cheval
évidemment l'épée le blason à des codes
des symboliques des rites on pense tout
de suite à l'adoubement au tournoi et
chevalier qui s'associe à ses mises en
scène se part de ses objets symboliques
et adopte les valeurs qui font
l'identité de la chevalerie mais si on
regarde l'aristocratie carrolagienne ben
cétait déjà un peu là on a déjà des
armes d'aara chez les vassau les conttes
bref les puissants tout un ensemble de
valeurs du bon vassal est défini à
l'avance à travers la prudomie qui
précède pour beaucoup le code
chevaleresque je vous parle même pas de
la cérémonie de serment vasalic ou de la
place du cheval pour montrer sa
supériorité sociale on a même des
espèces de tournois he enfin en tout cas
des jeux dans lesquels ils mettent en
scène leur capacités combattant et
militaire sans chercher à se blesser ou
à se tuer on pourrait même aller
regarder du côté de ce qu'and dit
l'église pour apercevoir des similitudes
mais je garde aussi ça pour plus tard
alors évidemment il s'agit pas de dire
que les chevaliers du 12e siècle sont
finalement similaires à la cavalerie
lourde carolingienne de fin 8 début 9e
siècle deutant que cette dernière
concernait une partie de la population
bien plus restreinte et bien plus haute
socialement elle était alors composé des
plus puissants aristocrates ceux qui
avaient le plus de Mens parce que sinon
s'armé se dotter de chevaux c'est mort
évidemment bref on a déjà autour de 800
une population consciente d'elle-même
qui met en avant sa spécificité en
combattant à cheval et qui s'impose
comme essentiel simplement comme ce sont
des proches de Charlemagne des comtes
des ducs et cetera ben ils se réclam
surtout de leur titre pas besoin
d'insister sur leur rôle militaire mais
quand on observe que les militess sont
au service des descendants de cette
aristocratie carolingienne qu'ils vivent
avec eux partagent leurs activités avec
les châteaux on pourrait plutôt
considérer en tout cas du point de vue
de l'idéologie que la chevalerie serait
issue d'une influence des seigneurs et
châtelins sur leur suite armée qui
s'approprie leur valeur nobiliaire donc
contrairement à la vision de la
chevalerie fonction ça serait du haut
vers le bas alors vous comprendrez que
la recherche historique tout comme moi
et maintenant vous d'ailleurs est bien
normal de déterminer quand apparaît la
chevalerie dans le titre je vous annonce
de cavalier à chevalier mais vous
comprenez maintenant que c'est bien plus
compliqué que ça certains font
apparaître la chevalerie durant la
seconde moitié du 11e siècle notamment
lancé par la conquête normande de
l'Angleterre par Guillaume Le
conquérrant ou par la réussite de la
première croisade d'autres plus centrés
sur la codification chevalresque quasi
juridique se tourne plutôt vers le 12e
voir le 13e siècle tandis qu'à l'opposé
on propose l'idée d'une chevalerie
carolingchienne qui présagerait la
chevalerie qui suit armée de tous ces
éléments on peut rejeter un œil sur
l'armée normande à Hastings pour voir où
la cavalerie présente est ou n'est pas
de la chevalerie remarque au passage
vous remarquerez que le fonctionnement
anglo-saxon avec les house cars ou le FD
est plutôt d'héritage Viking dans une
région qui n'a jamais été sous influence
carolingienne à contrario la Normandie
bien qu'elle ait été un Ducher donné à
des élites vikingues a bien hérité des
structures carolingiennes typiquement
l'organisation du CAL la vassalité le
service d'ust certes la Normandie c'est
palanjou où les familles aristocratiques
sont des descendantes directs de celles
qui étaient déjà là à l'époque
carolingienne mais structurellement les
élites normandes se sont intégrées au
fonctionnement de la France capétienne
bref pour organiser son armée Guillaume
a à sa disposition plusieurs leviers le
service d'OST semble exclu ce dernier
s'étant stabilisé au autour d'une durée
de 40 jours d'affilé il faut donc
arriver à convaincre que cette campagne
est une occasion une opportunité de
conquête de gloire de richesse donc de
quoi attirer de jeunes militess CAPA de
se rendre disponible oui à l'époque on
avait pas encore traduit dans les textes
militess par chevalier ça viendra après
je vais rester sur militess mais vous
verrez qu'en fait c'est à peu près
équivalent les deux termes pour les
vassau déjà bien installé il a bien
fallu quelques promesses de terre à
distribuer une fois l'Angleterre acquise
on voit là la nécessité malgré les liens
personnels de distribuer de s'assurer
les soutiens ce qui était déjà là sous
une autre forme à l'époque carolingienne
ensuite il a pu profiter d'autres
expansions normandes notamment en Sicile
et dans le sud de l'Italie pour faire
jouer du réseau et attirer d'autres
volontaires et enfin il a pu faire un
appel à travers le royaume de France et
la Bretagne qui ont constitué des corps
de chevaliers à travers leur propre
héritage carolingien ces derniers sont
attirés par les perspectives de gain
certes mais Guillaume a pu également
jouer sur une trésorerie bien remplie
pour faire quelques avances en bref on
voit ici que la structuration parcéiser
des forces militaires avec des seigneurs
locaux n'empêche pas d'organiser de
grandes expéditions si évidemment il
faut des moyens et de belles promesses
pour motiver à y participer tout cela
est rendu possible par une certaine
mobilité des militesses oui ils ont un
seigneur des devoirs des stratégies
familiales et cetera mais une fois
qu'ils ont leur armement et leurs
chevaux ils sont dotés du du capital
nécessaire pour se lancer dans des
aventures militaires tant que celles-ci
ne vont pas contre leurs devoirs ou les
intérêts de leurs seigneurs les militess
d'astings remplissent donc bien la
fonction chevalerie avec plus ou moins
d'incidence d'ailleurs mais l'expédition
en elle-même montre à quel point la
catégorie des militesses commence à
émerger avec une certaine structure
sociale en quelques mois avec argent et
promesses Guillaume a mobilisé autour de
nuit des militesses locaux liés à lui ou
non mais a aussi utilisé des réseaux
plus larges en France et même plus loin
ces réseaux lui ont permis d'obtenir
relativement simplement et rapidement
des cavaliers lourds compétents et
capable d'opérer ensemble ce qui n'est
pas une mince affaire bref ce n'est pas
pour rien qu'on signale souvent Hastings
comme un des actes de naissance de la
chevalerie on pourrait aller plus loin
en notant d'un point de vue idéologique
que si la cavalerie lourde n'a pas été
forcément décisive à Hastings elle a
bien été par la suite et ce dès la
tapisserie de baayux mise en avant comme
un élément structurant de la victoire
normande c'est aussi pour ça que je vous
propose une série un peu longue avec cet
épisode introductif de fait les
interrogations et problématiques sont
nombreuses et il va nous falloir dans
les épisodes qui vont venir nous
intéresser à la réalité de la guerre au
12e siècle ainsi qu'à la forte
variabilité de type de militesse qu'on
peut rencontrer et histoire de rajouter
un peu à la difficulté d'y voir clair
notez bien que ce n'est pas parce que
des dominous et des militess se
spécialisent dans la guerre que le reste
de la population n'y prend plus PL part
du tout au contraire il faut bien encore
faire du nombre dans les opérations plus
importantes on a donc des levées qui
ponctionnent des hommes hors militesse
simplement pour eux la situation est
temporaire et encore je ne vous parle
pas des villes qui développent leurs
propres milices urbaines et cetera le
terme militess marque donc au 11e siècle
l'existence d'homme spécialisé dans
l'exercice martial pas l'exclusion
totale des autres de la guerre et par
ailleurs comme la monnaie s'est bien
diffusée et que son emploi s'est
normalisé il existe tout à fait la
possibilité de rémunérer des hommes
libres contre un service militaire
ponctuel oserait-on parler de
mercenairire je ne vais pas jusque là
mais vous voyez l'idée ainsi entre la
capacité d'un seigneur à mobiliser ses
vassau et leur suite à tirer dans sa
population un renfort temporaire et ses
moyens financiés il était tout à fait
possible d'organiser des opérations
conséquentes tandis que par manque
d'autorité de terre peuplé ou de moyens
financiers certains seigneurs bien que
haut placés avaient les plus grandes
difficult à avoir des armées importantes
ainsi on a tout un tas de formes de
guerr qui cohabitent au 11e siècle des
guerres très locales disputes entre
seigneur ou entre villag on parle de
guerre vicinale et on a un peu trop
tendance à penser que c'était un état
permanent des guerres internes entre
Seigneur et vassau ou porter contre des
villes pour asseoir une autorité
renforcer une autonomie avec une
dimension punitive des guerres défensive
en cas d'invasion notamment sur les
marges et dans ce cas-là on remarque
qu'on mobilise ce qu'on peut comme on
peut tant que ça reste sous le
commandement du Seigneur et des
expéditions d'envergure de grandes
campagnes ou de plus grosses armées
manœuvre au sein de ces guerres les
militaes sont différents rôles à jouer
qui peuvent aller des missions de
cavalerie classique au pillage voire
juste un service de garde de château
comme c'est prévu de base en fait quoi
qu'il en soit il ne faut pas nous
laisser abuser par la dimension majeure
et décisive des batailles rangées comme
Hastings c'est pas la norme aussi il va
nous falloir nous pencher dans le
prochain épisode sur ce qui était plus
habituel pour la chevalerie moins
glorieux mais plus fréquent et surtout
plus contrôlé toutes ces guerres
mineures entre villages ou entre villes
privé ou non et voilà c'est la fin de
cet épisode j'espère qu'il vous a plu
quant à moi je vous remercie de m'avoir
écouté et je vous souhaite une bonne
journée
[Musique]