9 Vues de vidéo·11 janv. 2024
Quarante-septième épisode : La Bataille de la Marne - 1914 (7/8)
Après un repli depuis la frontière belge et plusieurs adaptations à la situation, un plan de contre-attaque par les forces de l'Entente se dessine. Ce sera la bataille de la Marne, dantesque dans ses dimensions spatiales, temporelles, humaines et matérielles. Cette célèbre victoire franco-britannique est pourtant infiniment difficile à comprendre puisque les échelons tactiques et stratégiques ne donnent pas de clé de lecture satisfaisantes pour la lire dans son ensemble. L'occasion de remettre en cause le concept de bataille et d'aborder discrètement l'échelon opérationnel.
La vidéo d'Eronote :
https://www.youtube.com/watch?v=ZEXUm9htIGU
Chaîne membre du Label Hérodote
https://label-herodote.com/
Episode soutenu par Les Clionautes
https://www.clionautes.org/
Sources :
1-D. Stevenson, 1914-1918 The History of the First World War, Londres, 2004
2-Bruno Cabanes, August 1914 France, the Great War, and a Month That Changed the World Forever, Yale, 2016
3-Arthur Banks, A Military Atlas of the First World War, Barnsley, 2001
4-John Horne, A Companion to World War I, Oxford, 2010
5-Roger Chickering et Stig Förster, Great War, Total War Combat and Mobilization on the Western Front, 1914-1918, New York, 2000
6-Holger H. Herwig, The First World War_ Germany and Austria-Hungary 1914-1918, Londres, 2014
7-François Cochet, La Grande Guerre - fin d'un monde, début d'un siècle, Paris, 2014
8-Jean-Jacques Becker et Gerd Krumeich, La grande guerre, une histoire franco-allemande, Paris, 2013
9-Michel Goya, L’Invention de la guerre moderne - Du pantalon rouge au char d’assaut (1871 - 1918), Paris, 2019
10-Peter Hart, The Great War A Combat History of the First World War, Oxford, 2013
11-Hew Strachan, The First World War Volume I To Arms, Oxford, 1993
12-Holger H. Herwig, The Marne, 1914 The Opening of World War I and the Battle That Changed the World, New York: Random House, 2009
13-David M. Glantz, Soviet Military Operational Art: In Pursuit of Deep Battle, Abingdon, 1991
On rajoutera également
Batailles: Scènes de guerre de la Table ronde aux tranchées d'Hervé Drévillon (Paris, 2007) dans lequel le dernier chapitre aborde la Marne comme un enterrement du principe de bataille ainsi que ce site internet avec une certaine quantité de cartes sur la Marne qui m'ont énormément aidé à visualiser les différents théâtres de la bataille http://www.mairie-chateau-thierry.net/1418/1rebatmarne/mencarte.htm
Remarques :
-Non mais franchement vous croyez qu'on en a terminé avec la bataille de la Marne en 25 minutes ?
-Comme d'habitude, l'animation reste SCHÉMATIQUE. Les différents rectangles ne sont même pas vraiment proportionnés à leurs forces. J'ai préféré insister sur les effets de front et donc de rupture du front.
-Vous l'aurez remarqué, beaucoup de questions historiques restent en suspens sur cette bataille qui restera encore longtemps très difficile à décrypter en profondeur tant dans les aspects personnels des commandant (pensons à Joffre/Gallieni et à Hentch) que dans les aspects collectifs (les différents batailles, l'effet sur Paris de la bataille, le comportement des politiques...).
-Un aspect important que je n'ai malheureusement pas pu traiter en profondeur fut l'emploi massif des lignes de chemin de fer transversales au front qui ont permis aux Français d'apporter régulièrement des renforts sur les points chauds (et pas seulement à Revigny).
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Musique du générique originale composée par Julien Théron Logo dessiné par Camille Sanchez.
qu'est ce qui t'arrive tu as une
solution pour arrêter les allemands
oui ça s'est réglé non la common man ou
comment rendre le tout plus facile la
dénommée pour pouvoir communiquer dessus
un bal a maintenant simplifiant on va
sur cinq batailles d'un coup lourd clé
de maurin les marais de saint gond vite
rires et vini un grosse opération c'est
clair mais c'est pas vendeur ça ça veut
rien dire on peut pas je sais pas moi
tous rassemblés dans une grosse bataille
on va les arrêter sur la marne on n'a
qu'à appeler ça la bataille de la marne
non mais attends une bataille qui
s'étendent paris à verdun sur 225 km qui
engage deux millions d'hommes qui va
durer sept jours tu m'excuses ce n'est
pas une bataille ça va il suffit de le
décréter et puis voilà
la bataille de la marne points n'en
restons b ça passera pas
[Musique]
bienvenue dans cet avant dernier épisode
de la série sur la première guerre
mondiale sur le front ouest dans l'année
1914 où nous allons parler de la
bataille de la marne et là c'est le
climax de tout ce qu'on a vu il est
impératif que vous ayez suivi la série
pour comprendre la bataille est d'une
complexité et d'une taille nouvelle je
vais d'ailleurs assez arbitrairement la
faire durer du 5 au 12 septembre ces
sujets à débats mais c'est justement ce
dont on va parler après avoir discuté de
la bataille donc non veuillez pas comme
elle engage près de 2 millions d'hommes
s'étend sur 225 km de long et 7 journées
je vais forcément passer certains
détails des opérations on va surtout se
concentrer sur l'échelon armée en fait
le reste de la série ayant fait le point
sur l'ensemble des changements profonds
temps d'échelle que de moyens ça nous
suffira car l'événement global désigné
par la bataille de la marne est en
réalité un ensemble de combat
relativement distincts mais reliés entre
eux par leurs conséquences locales qui
se répercute par la suite sur toute la
ligne elle est donc un ensemble de ma
taille dont la temporalité et
l'interdépendance sont des éléments
centraux pour en comprendre le déroulé
je ne regrette donc pas la possibilité
de revenir dans le futur sur certaines
d'esuba taille constituant la bataille
de la marne pour en tirer précision et
autres le sont mais ici il va falloir se
suffire d'une vision globale
commençons par se remettre en tête la
situation voulez vous après la bataille
de guise les orientations de chaque
armée sont prises le plan de joffre et
de prendre de l'élan pour stopper les
armées allemandes sur la marne la bf et
devant melun la 5ème armée tient la
ligne province sézanne la quatrième se
trouve entre vitry-le-françois et ré
vignes la troisième s'occupant de faire
le lien avec le réseau de fortification
de verdun à cela s'ajoute la
nouvellement créées 9e art mais qui
relie les 4e et 5e années ainsi que la
sixième qui doit couvrir paris en état
de résister à un siège ajoutons les 2e
et 1re armée française qui couvre l'est
du grand couronné de nancy à la
frontière suisse face aux 6e et 7e armée
allemande comme on a pu le voir dans
l'épisode sur la trouée de charme ces 4
dernières armées vont se livrer les
batailles du grand couronnées et de la
haute meurthe ou de saint-dié la
résistance des 1re et 2e armée française
dans le même temps que la bataille de la
marne va être un succès oubliée je vais
pas vous en dire beaucoup plus mais
gardez en tête que en même temps des
événements qu'on va décrire une sérieuse
menace est repoussé à l'est mais on
pourrait presque mettre ces deux
batailles dans l'ensemble du coup
d'arrêt qu'est la bataille de la marne
mais dans les faits lors déroulé va être
relativement indépendant du reste leur
résultat excepté un évidemment si les
armées allemandes avaient réussi à
passer ça aurait été une autre affaire
quoique on peut aussi rajouter que comme
elle gère assez bien leur bataille elles
peuvent envoyer des renforts sur le
reste de la ligne pendant la bataille de
la marne
on y reviendra peut-être un jour bref le
2 septembre au soir la poussée allemande
commencé début août a infléchi sa
trajectoire en effet la première armée
inconsciente de l'existence de la
sixième armée française de la position
de la bnf se dirige désormais vers le
sud-est pour soutenir la deuxième armée
la troisième armée en revanche a
clairement du retard sur le reste de la
ligne la quatrième fait face à l'armée
française du même numéro
tandis que la cinquième fait face à la
troisième tout en mettant la pression
sur verdun
la bataille de la marne concerne tous
cet arc dans lequel se sont enfoncés les
armées allemandes du nord-est de paris à
verdun c'est grand oui clairement et
pour en comprendre le déroulé nous
allons aller d'un lieu de combat à un
autre tout en gardant en tête le jour où
nous sommes sinon on s'en sortira pas
c'est le moment d'avoir en tête les
leçons précédentes notamment sur la
notion de front cette dernière va nous
permettre d'expliquer les répercussions
de certains résultats sur les autres
armées même si vu l'ampleur des combats
et des effectifs engagés ce sera forcée
limité déjà le 3 septembre les français
se rendent compte de la nouvelle
orientation de la première armée
allemande ils comprennent donc assez
vite que cette dernière présente son
flanc droit à la sixième armée couvrant
paris il est donc décidé d'attaquer je
ne rentrerai pas dans le débat qui
cherche à savoir si c'est geof ou
gallieni alors gouverneur militaire de
paris que nous avons déjà croisé à
madagascar qui a su saisir l'opportunité
de même je parlerai pas des taxis de la
marne pour ça je vous renvoie vers la
vidéo des renault qui rentrent moins
dans les détails du conflit mais qui
traitent le sujet voilà étant donné la
complexité de la bataille ainsi que la
taille des espaces de combat la bataille
de la marne sera décrite à travers
quatre cartes la carte stratégique que
vous voyez ici sur laquelle je laisserai
la marne en permanence pour vous donner
un repère la carte à l'ouest qui
représente notamment le canal de l'ourcq
au nord et le marais second à l'est
marc est un groupe que l'on retrouve sur
la deuxième carte c'est lui qui fera le
lien remarquer que cette carte est plus
précise au niveau de l'échelle
enfin la dernière carte qui elle ira
jusqu'à verdun en combinant ces trois
cartes et la vision globale j'espère
d'une compréhension générale mais sans
passer à côté des éléments particuliers
de la bataille le 5 septembre les
premiers contacts se font à l'est entre
les troisième et quatrième armée
française et les 5ème et 4ème armée
allemande mais il ya peu de combat le
reste des forces allemandes s'engage un
peu plus dans le creux du front français
mais ce qui nous intéresse surtout c'est
le début de la tacc de la sixième armée
sur l'ourcq la première armée allemande
est alors engagée plus au sud est à la
poursuite de la 5ème armée ce n'est que
grâce à une défense intelligente du
quatrième corps de réserve qu'elle prend
conscience de la taxe sur sa droite la
6ème art mais n'a pas réussi à briser ce
corps d'armée assez rapidement les
allemands sont désormais au courant de
la menace qui pèse sur leur droite
si les français passent ils seront dans
le dos deux mois trois armes et al il ya
donc deux solutions vite tourner les
troupes vers le menace ou se replier
nous passons au 6 septembre premier jour
d'une généralisation des combats le
commandant de la 1re armée vote l'udc
envoie deux corps d'armée en renfort sur
l'ourcq par une marche forcée harassante
mais réussi il place également sa
cavalerie face au trou créé entre sa
droite et sa gauche pour faire illusion
face à une bo f qui avance très
lentement trop pour profiter de
l'occasion les combats sur l'ourcq
forage mais la sixième armée est
contenue dans le même temps la 5ème
armée fait face à la gauche de la
première laissé à sa position initiale
ainsi qu'à la droite de la deuxième
armée allemande la 9e tient les marais
de saint gond mais voit une partie de la
troisième arme s présentée sur sa droite
une menace réelle car il ya un trou
couvert par une division de cavalerie
entre la 9e et la 4ème armée française
et cette dernière est beaucoup trop
engagée contre la 4ème armée allemande
qui attaque sur vitry au niveau de la
troisième armée française la tension est
forte également en effet la 5ème armée
allemande frappe notamment vers l'est
pour tenter d'isoler les fortifications
de verdun et ainsi forcer à son abordons
ce qui mènerait un repli des troupes
françaises vous le voyez dès le 6
septembre l'ensemble est devenu complexe
et chaque camp à ces zones faibles et
ces zones forte pour les allemands il
s'agit de couvrir leur droite tout en
évitant de créer un trop gros trou face
à la bf pour les français il s'agit
surtout de garder le contact avec
vertain roues entre les 9e et 4e art
mais rien n'est joué donc il s'agit
surtout pour chacun des belligérants de
repérer et d'exploiter les failles
adverses sans se faire prendre aux leurs
gardez toujours en tête qu'à chaque
instant durant la bataille la situation
est très difficile à évaluer pour les
généraux aux commandes aussi ils vont
rater un certain nombre d'occasions mais
ces dernières étaient loin d'être
évidente à percevoir le passons ici ou 7
septembre et nous pouvons retourner
jeter un oeil sur l'ourcq ce jour là
c'est bien à l'ouest qu'il ya le plus
d'évolution alors que la sixième armée
française tente de dépasser la première
allemande par le nord les renforts
arrivent et contre le mouvement vote
l'udc se convainc de plus en plus qu'il
peut voir doit déborder la sixième armée
pour gagner la bataille pour lui c'est
donc une course contre la monte dans
laquelle ils s'engagent à plein en
repliant le reste de son armée à la
ferté sous jouarre tout en demandant le
soutien de deux corps d'armée de la
deuxième armée les 9e et 7e mais sans
réponse
ces derniers reculent sous la poussée de
la 5ème armée française tandis que la bf
continue à avancer lentement le trou
s'est déplacée vers l'ouest la deuxième
armée est de plus en plus isolé dans le
même temps à l'est les combats
s'intensifient les français reculent et
une rupture apparaît même autour de
rêver ni entre les troisième et
quatrième armée française on a donc deux
théâtres très différents qui se dessine
entre l'ouest où un trou se forment pour
les allemands et l'est où ce sont les
français qui sont à la peine et ce qui
fait le lien entre ces deux zones c'est
la troisième armée allemande et la 9e
armées françaises si cette dernière
cherche surtout à conserver le contact
des deux côtés qu'elle sait fragile son
vis-à-vis allemand lui est plutôt dans
l'indécision en effet elle est prise
entre trois actions demandées soutenir
la gauche de la deuxième armée en
panique soutenir la droite de la
quatrième qui sent qu'elle a un coup à
jouer et enfin engagé d'elle-même la 9e
armée est ainsi frappé la liaison
fragile qui lui fait face ne maîtrisant
pas bien la situation
manquant d'information elle fait les
trois soutiens de la deuxième armée sur
le marais de saint gond attaques de la
9ème armée et jonction avec la quatrième
à vitry le françois si on ne peut jeter
la pierre aux commandants la troisième
armée cette indécision lui fait manquer
une véritable occasion de séparer les 9e
et 4e armée française en même temps
c'est déjà assez difficile pour nous de
suivre leur imaginer les yeux après un
mois de campagne et ce en toutes les
informations nous passons donc au 8
septembre ce jour là c'est au centre que
la bataille manque de se jouer en effet
la troisième armée attaque plus
vigoureusement la 9e et la fait
véritablement reculé mais celle-ci tient
bon
elle soutient également l'action de la
4ème armée sur vitry écartant un peu
plus l'espace entre la 9e et la 4ème
armée française dans le même temps arrêt
bini n'a 5ème armée stabilise sa
position grâce à l'arrivée en renfort
depuis l'est du 15e corps d'armée et
parvient à maintenir le contact avec
verdun
à l'ouest sans réponse de la deuxième
armée
la première prend le contrôle des 10e et
7e corps pour définitivement insisté
contre la sixième armée française et de
fait la première armée parvient à
renverser la situation et semble
désormais capable de passer à
l'offensive
mais le prix stratégique est important
les premières et deuxièmes armées
allemandes sont séparés par la marne et
la bf ainsi que la douche de la 5ème
armée peuvent s'engouffrer dans l'espace
libéré la brèche est cette fois bien
identifiés par les forces de l'entente
qui menace les arrières de la première
armée et la gauche de la deuxième du
point de vue français trois choses se
jouent principalement déjà exploité ce
trou à fond mais tout en gérant de
menaces la première menace c'est le trou
sur la droite de la 9ème art mais il lui
faut des renforts mais surtout il faut
envoyer des troupes dans cette zone de
rupture pour recréer un front et dans le
même temps la sixième armée qui est de
plus en plus sous pression elle est
désormais dominé par une armée allemande
qui a complètement reporter son
attention et ses forces contre elle mais
du point de vue allemand c'est pas la
panacée en effet malgré la domination la
troisième armée allemande on est loin
d'avoir à une rupture égale à celle
entre les premières et deuxièmes armée
et comme le commandement central
allemand ne parvient pas à garder le
contact et à retransmettre une vision
d'ensemble assez différent commandant
d'armes et il est au luxembourg
ça aide pas la rapidité de la
communication chacun est un peu seul
dans son coin vote l'udc de la première
est du genre confiant et agressif tandis
que von bülow de la deuxième est bien
plus tempéré est dans une situation
assez difficile alors je ne vais pas
discuter de toute la polémique autour de
hunt envoyés par le général en chef van
mol que pour évaluer la situation et
décider d'un repli général ou non il y à
de nombreux écrits et pas mal
d'interprétation notamment dans une
allemagne de l'entre-deux-guerres qui
cherchent des raisons à son échec lui
mettre sur le dos une certaine
responsabilité de par son pessimisme qui
aurait fait perdre la bataille de la
marne puis ce qui leur donne leur repli
c'est un sujet vraiment compliqué on
peut pas du tout tout lui mettre sur les
épaules d'autant plus qu' il n'est pas
impossible vu la situation que sa
décision de repli et finalement surtout
sauver les armées allemandes toujours
est il que le 8 septembre au soir hensch
en accord avec von bülow de la deuxième
armée préfère la solution de repli
solution qu'il imposera le lendemain à
la première armée ce repli se fera petit
à petit au début pour ensuite se
généraliser sur la ligne on passe au 9
septembre si les combats entre verdun et
vitry sont stables bien que disputer
c'est toujours au niveau de la 9ème art
mais que les allemands dominent ils
attaquent partout et la rupture est
proche mais la neuvième art mais a
obtenu le commandement du 10e corps
d'armée sur leur gauche leur permettant
d'organiser un mouvement sur la droite
de l'attaqué allemande pour en
comprendre la portée il faut se tourner
vers la deuxième armée allemande en
effet cette dernière recule partout sous
la poussée de la 5ème armée qui exploite
l'espace qu'elle a s'il recule en
contrôlant leurs positions les allemands
sont désormais orienté est ouest plutôt
que nord-sud les arrières de la
troisième armée allemande attaquant à
saint gond sont donc compromis ainsi
tout en renforçant sa droite par des
renforts la neuvième art mais tient bon
tandis que son vis-à-vis entame un repli
au soir là
victoire de la 9ème art mais s'est donc
jouée à plusieurs dizaines de kilomètres
retenez le on va y revenir sur l'ourcq
la situation est plus paradoxal la bnf
c'est enfin véritablement engagée et
menace la première armée par le sud en
attaquant tout le long de la marne mais
dans le même temps cette même armée dont
ni clairement son vis-à-vis qu'est la 6e
et ce d'autant plus qu'une brigade
d'infanterie et une division de
cavalerie arrive en renfort depuis
lucelle par le nord et c'est cette
situation qui va rendre le repli
difficile à avaler pour vonn cucq de son
point de vue il était effectivement en
train de gagner son pari en débordant la
sixième armée avant que la bnf ne
devienne vraiment un problème mais bon
maintenant que la deuxième armée ce
repli s'est finie il s'agit surtout
maintenant de sauver la première armée
et de trouver une nouvelle ligne de
stabilisation certains considèrent que
la bataille de la marne s'arrête ici le
reste relève d'un repli donc une autre
réalité stratégique ce qui n'est pas
faux mais je vais tout de même vous
faire un résumé du 10 au 12 septembre du
fait du trou désormais de 50 km entre la
première et la deuxième armée et de la
résistance de verdun avec laquelle la
troisième armée à conserver le contact
les allemands décident de s'appuyer sur
l'aisne pour tenir la ligne soissons
reims verdun les 5e 4e et 3e armée font
un pivot sans trop de difficulté tourner
ce que la deuxième armée suis tout en
cherchant à réduire la brèche la
première armée est contrainte de se
retirer vers le nord tandis que la
sixième armée française la poursuivre et
que la bnf tente de s'engouffrer dans
l'espace le 12 la deuxième armée relie
laine et reims tandis que la première
reste isolée entre soissons et vanille
c'est l'arrivée de renforts constitués
en septième art par le nord qui vient
fermer l'espace la suite relève de la
bataille de l'aisne voilà j'espère je
vous ai pas donné le tournis en
changeant des spasmes en permanence
comme ça mais le fait est que la
bataille de la marne est assez compliqué
comme vous avez pu le voir tout ce qu'il
se passe en simultané a des
répercussions sur des combats ayant lieu
bien plus loin car les différentes
situations tactiques ont des
conséquences stratégiques
c'est ce que nous allons essayer de
décrypter ici ensemble pour voir en quoi
la bataille de la marne et est en
réalité un enterrement de la notion même
de bataille notion qu'on continuera à
s'amuser décortiqué plus profondément
mais là c'est pas le sujet
qu'observe-t-on durant la bataille de la
marne beaucoup de choses
à tel point qu'il est devenu impossible
de déterminer qu'un élément est plus
décisif qu'un autre est ce la situation
entre la première et la deuxième à mes
allemande qui a tout décidé ou bien la
tacc vigoureuse de la 4ème armée
française en fait on en est à un point
où ce qui est véritablement décisif
c'est ce qui n'a pas eu lieu le lien
avec verdun a été maintenue la neuvième
art mais a bien tenu la 6e également
mais aussi du côté allemand ils se sont
repliés avant d'être encerclés et n'ont
pas su insister sur les points faibles
français en fait parler de bataille de
la marne c'est surtout une clairoix et
intellectuelles pour continuer à lire
l'histoire militaire à travers des
instants décisifs on est loin d'une
bataille où le terme tactique convient
on est plus sur un ensemble de bataille
simultanées dont les résultats
s'influencent mutuellement du fait de la
continuité du front on pourrait bien
parler de campagne de la main mais cela
semble limité puisque le terme
stratégique n'est pas exactement ce qui
s'applique ici
et puis on se retrouverait un peu bête
parce que ce serait une campagne dans la
campagne du coup les contemporains n'ont
pas vraiment les concepts pour désigner
ce qu'il vient de se passer bon entre
nous ils ont autre chose à faire sur le
moment donc c'est plus facile de tout
mettre dans un grand sac appelé la
bataille de la marne d'autant plus que
d'un point de vue communication c'est
bien plus efficace mais il n'empêche que
cela crée un précédent qu'il nous faut
bien analyser et ça tombe bien parce
qu'on a des concepts à disposition par
exemple l'historien françois cochet
parle du concept d'hyper bataille mais
pour les bataille de 1916 et 1917 comme
verdun où la somme en remarquant que les
espaces des combats augmente tout en
étant de plus en plus interdépendant
qu'il mobilise des millions d'hommes et
du matériel à une nouvelle échelle et
que les batailles ne tueur plus des
heures mais des jours voire des mois
entiers le terme d'hyper bataille permet
de montrer à quel point les chats la
changer mais si pour verdun en 1916 ça
convient pas trop mal la bataille de la
marne elle relève d'un autre phénomène
en fait elle relève une réalité
opérationnelle
on fera des vidéos plus spécifique sur
l'art opératif qui de toute manière est
un concept qui apparaîtra plus tard dans
la pensée militaire mais ici je voudrais
planter une graine vous laisser y
réfléchir
jusqu'ici nous avions deux échelles
d'analysé la tactique donc la bataille
est la stratégie donc la campagne ou la
guerre la relation entre les deux va
reid c'est tout à fait complexe et
d'ailleurs ce sont surtout ces deux
termes qu'on va chercher à faire évoluer
pour leur trouver une nouvelle
signification durant la première guerre
mondiale mais l'échelle opérationnelle
se glisse entre les deux pour désigner
une réalité assez difficile à percevoir
quand on nous parle que de bataille en
fait durant la bataille de la marne le
temps tactique et le temps stratégique
ne sont pas du tout sépare et ils sont
plutôt un briquet
conséquence un événement tactique peut
tout à fait devenir stratégique une fois
mis en lien avec les autres événements
tactiques et stratégiques tu peut calmer
le jeu s'te plaît c'est assez dur là pas
de panique on aura le temps d'y revenir
je ne vais donc employé ici que des
exemples ok cool donc qu'est-ce qui
explique ici que la troisième armée
allemande se replient ben elle est
débordé sur sa droite oui mais pourquoi
bas parce que la deuxième armée ce repli
oui mais pourquoi bas parce que la
deuxième armée débordé sur sa droite oui
mais pourquoi bon ça va tu vas pas me
faire la liste le trou s'est formée du
fait des divers décision des première et
deuxième arme et puis voilà c'est ça oui
mais il faut pas oublier que la première
des raisons c'est que la 9ème art mais a
tenu à huy pas faux mais bon c'est pas
elle qui force le repli non mais c'est
un ensemble car le fait qu'elle est
tenue vient aussi de l'arrivée de
renforts du fait que les combats sont
assez disputée à l'est pour que la
troisième armée ne puisse pas employer
toutes ses forces contre elle mais du
coup c'est super compliqué à c'est
certain mais contrairement à une suite
d'événements stratégique là l'europe les
la troisième armée s'explique
essentiellement par la prise en compte
d'un ensemble de faits simultanée et
donc et donc ses salles opératique une
grille d'analysé prenant en compte
l'ensemble des opérations tactiques pour
obtenir un effet stratégiques prises une
à une ces opérations explique et
n'obtiennent rien habille d'accord
chaque action même éloigné a des
conséquences et du coup c'est le tout
qu'y un effet global voilà rien n'est
décisif mais tout est nécessaire pour
expliquer le dénouement de la bataille
de la marne d'où l'idée que la dénommée
bataille nous empêche de l'analyser pour
ce qu'elle est un ensemble d'opérations
tactiquement indépendante merlier
stratégiquement voilà
mais du coup c'est grâce à cette
approche globale que les français ont
réussi à renverser la vapeur ou la
malheureux n'ont aucun contemporain à
une telle approche ça viendra après ici
je me sers du cadre opérationnel pour
analyser la bataille de la marne l'art
opératif comme manière d'agencer les
opérations futures pour obtenir les
effets escomptés ça viendra bien plus
tard non pour expliquer la bataille de
la marne et il vaut mieux passer par
analyse de l'ensemble de la campagne des
allemands sera plus juste ben vas-y par
12 ans bon déjà on a vu que l'armée
française a su évoluer et s'adapter à
une très grande vitesse mais il faut
aussi remarquer que les allemands peu
arrivent un peu au bout de leurs modèles
c'est à dire eh bien disons pour eux
tous les capteurs sont au rouge à la
bataille de la marne même s'ils n'en
sont pas nécessairement conscients ah
oui c'est les fronts tenant dont tu
parlais oui enfin à cette échelle c'est
puis les frottements non je vais donner
quelques chiffres tu vas comprendre déjà
la première armée a parcouru plus de 500
kilomètres en un mois plus de 16 km par
jour plus les combats et le paquetage
sachant que l'armée allemande n'est pas
une armée de professionnels c'est déjà
une énorme performance les soldats sont
complètement exténué et ça va jouer dans
la décision du repli ajoute à ça les
destructions du réseau ferroviaire par
les français par les belges et tu te
retrouves avec une 1re armée à 130 km de
la gare la plus proche est une deuxième
arme est à 160 km le reste étant couvert
par la logistique avec l'aide de chevaux
ou à force d'hommes et comme on en a
déjà parlé dans la série c'est un coup
assez important oui alors techniquement
ils ont quand même essayé de compenser
en réquisitionnant les camions civils il
en avait tout de même 4000 à disposition
sauf que les camions de l'époque était
pas très solide avant la bataille de la
marne 60 % étaient déjà en panne
fatalement cela reste une fois éloigné
des gares une guerre menée grâce aux
chevaux pour vous donner une idée de
l'ampleur de l'engagement des ressources
équestre enfonce dès début août cinq
cent mille chevaux sont réquisitionnés
par l'armée française ce qui va beaucoup
peser sur le monde agricole et outre le
problème logistique il ya également la
perte du réseau de communication rendant
le commandement d'autant plus difficile
les annonces sont même mis à utiliser
les quelques radios qu'ils avaient mais
comme la technologie était nouvelle et
assez complexe ils ont en rien que des
du tout assez facile à espionner pour
les français enfin il faut se rendre
compte d'un renversement un peu
particulier en réalité au début de la
bataille de la marne les français les
britanniques sont clairement surnombre
sur les 3,7 millions de français
mobilisés seuls 1,7 ont été
effectivement envoyé au combat début
août
le plan 17 ne s'attendait pas à un
emploi aussi massif des troupes de
réserve par les allemands mais c'est
cette réserve d'hommes qui permet la
création de la 6e et la 9e art mais ce
qui permet à l'entente d'engager près
d'un million de soldats dans la bataille
alors que les allemands eux subissent
des pertes et pas seulement dus aux
combats doivent laissé en chemin des
corps d'armée ou des divisions pour
gérer des sièges comme anvers et
maubeuge ou simplement pour occuper les
villes comme bruxelles et doivent même
envoyé deux corps d'armée en renfort sur
le front est on estime que la bataille
de la marne ils n'ont été que 750 milles
à être engagés de quoi relativiser ce
qui est parfois appelé le miracle de la
marne en réalité c'est un combat mené
par deux armes est extrêmement fatiguée
mais une seule des deux a le soutien
réel de sa réserve de sa logistique et
de son réseau ferroviaire et de
communication d'ailleurs si les
allemands ont manqué de munitions à
plusieurs endroits et moment de la
bataille les français eux ont été très
loin d'être avare au contraire il bat
tous les records de consommation à la
bataille de la marne déjà parce qu'ils
emploient mieux leur artillerie mais
aussi pour compenser les moments
particulièrement compliquée par exemple
la neuvième art mais va consommer par
canon et par jour en moyenne 1000 au but
tant et si bien que la réserve obus de
75 mm en france passe du 5 au 15
septembre de 4 165 milles à 33 milles
quand tout le mois d'août n'avaient même
pas réduit cette réserve de 100 milles
au but on sent qu'il ya un léger
changement d'échelle en termes de
consommation encore une marque de
l'adaptation d'artillerie française
mieux et plus engagé voilà pour la marne
bataille qui a déjà en elle plusieurs
éléments de la future mise en place des
tranchées comment ça et bien malgré
l'aspect manoeuvrier des armes et
d'autres points de vue stratégique il
faut pas se laisser prendre au piège les
combats en tout cas les chaînes locales
sont devenues plus statique
autant avant les troupes bouger beaucoup
autant là on remarque que les leçons
sont acquises en avance lentement on
renforce les positions acquises et on
attend la retirer c'est aussi ce qui
explique la lenteur de l'exploitation
des failles aucun des deux camps ne veut
plus de ces batailles de rencontres
incontrôlable
cette évolution très sensible ne se
verra qu'à travers son extension finale
la stabilisation du front et la mise en
place des tranchées ce sera le sujet du
prochain et dernier épisode de cette
série qui nous servira aussi pour
prendre du recul sur l'ensemble de ces
premières semaines de combat une
transition sommes toutes vers la phase
statique de la grande guerre et c'est la
fin de cet épisode j'espère qu'il vous a
plu en attendant moi je vous remercie de
m'avoir écouté et je vous souhaite une
bonne journée
[Musique]