Alopécie androgénétique, quelles plantes médicinales peut-on utiliser en prise interne et utilisation locale sur le cuir chevelu ?
00:00 Introduction 01:32 Description de l'alopécie androgénétique 05:21 Ma pilosité 06:23 Autres causes 08:50 En interne : limiter la conversion en DHT 13:44 Alopécie androgénétique, en externe : vasodilatation 19:00 Synthèse : se créer un programme 21:59 Précautions
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bonjour L'alopécie androgénétique, c'est une condition qui affecte plus de la moitié des
hommes de plus de 50 ans (Ellis 2002). C'est définitivement un sujet très en demande,
vous m'avez envoyé de nombreux messages pour que j'aborde le sujet. On va parler
principalement des hommes, sachant que certaines des solutions que je vais
présenter sont aussi applicables aux femmes qui souffrent d'alopécie androgénétique.
Je vais structurer cette discussion en 4 parties :
Comprendre les causes Les plantes que l'on pourrait prendre en interne
Les plantes que l'on pourrait appliquer en externe sur le cuir chevelu
Et voir comment on peut combiner tout ça pour créer un programme adapté
Avant de commencer, je vous rappelle qu'à l'école AltheaProvence, nous vous proposons de nombreuses
formations en ligne sur les plantes médicinales. Nous avons formé plus de 3500 étudiants depuis
2015. C'est de l'enseignement exclusif, structuré, approfondi, basé sur l'expérience
et surtout la pratique. Et nous sommes vraiment heureux de vous accueillir, c'est en grande partie
grâce à l'école que l'on peut vous produire régulièrement du contenu de grande qualité, et
toujours accessible gratuitement. On vous mettra le lien vers tous les programmes sous cet épisode.
Autre point, je vous rappelle que je ne suis ni médecin, ni pharmacien, ni professionnel de la
santé. Je suis là pour partager des informations avec vous. Mais ceci ne remplace aucunement un
suivi médical, et n'a pas vocation d'être diagnostic ou prescription ou autre acte
médical.Allez, on démarre avec une description de la condition qui nous intéresse aujourd'hui,
l'alopécie androgénétique. Alopécie, ça veut dire une perte de cheveux. Dans androgénétique,
il y a "génétique", donc il y a une prédisposition génétique,
ça court dans certaines familles, et ça, on peut l'appliquer à la calvitie en général.
Pour vous donner un exemple, si vous êtes un homme et que votre père a de la calvitie, vous
avez 2 fois plus de risques d'avoir de la calvitie qu'un autre homme qui a un père qui n'a pas de
calvitie (Chumlea 2004). Toutes les références sont au bas de cet article comme d'habitude.
Et "andro" pour androgènes, ces hormones qui stimulent
le développement des caractères sexuels mâles.
C'est la cause la plus fréquente de calvitie chez l'homme, et de loin. C'est pour ça qu'on en parle.
En fait, dans cette condition, le follicule pileux, cette cavité dans laquelle le cheveu
prend sa naissance, est très sensible à la DHT (dihydrotestostérone), qui est un
dérivé de la testostérone. Notre corps peut transformer la testostérone en DHT grâce à une
enzyme qui s'appelle la 5-alpha-réductase. Vous verrez que ce détail a son importance.
Il y a un autre chemin de conversion, de la testostérone vers les estrogènes,
qui peut être impliquée chez l'homme pour d'autres problématiques,
mais pour l'alopécie androgénétique, on est vraiment dans le chemin testostérone ➜ DHT.
D'ailleurs, la DHT, elle est aussi, en partie, responsable de l'adénome de la prostate (avec
d'autres facteurs comme un excès d'œstrogènes). La DHT est beaucoup plus active que la testostérone
sur certains récepteurs, jusqu'à 10 fois plus active. Très active sur les tissus de
la prostate comme facteur de croissance, et très active sur le follicule pileux.
Dans l'alopécie androgénétique, la DHT va se lier aux récepteurs dans le follicule pileux. Et
chez les personnes génétiquement sensibles, cette liaison provoque une miniaturisation progressive
des follicules. Ça signifie que les follicules pileux deviennent plus petits avec le temps,
et vont produire des cheveux de plus en plus fins et de plus en plus courts.
Au fil du temps, l'homme va progressivement perdre les cheveux au niveau du haut des
tempes et sur le sommet du crâne, ce qui va mener à cette forme que vous connaissez bien,
où l'homme n'a plus de cheveux sur le devant et sur le sommet,
mais il reste une bande sur les côtés et à l'arrière du crâne.
On utilise parfois l'échelle de Hamilton-Norwood pour mesurer le stade d'évolution de la calvitie,
on vous mettra une image dans l'article associé à cet épisode. Vous allez voir, c'est très parlant.
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Partial_Norwood_scale_for_male_pattern_baldness.png
Et voici un point important : dans l'alopécie androgénétique,
ce n'est pas une histoire de niveau de DHT trop élevé, c'est une histoire que le
follicule est plus sensible que chez d'autres hommes, chez qui ce même niveau de DHT ne
provoquerait probablement pas de calvitie. Donc ce n'est pas le niveau absolu de DHT,
c'est une hypersensibilité à un niveau qui pourrait tout à fait être considéré comme
"normal" en fait. Et on n'a pas les données dans les études qui nous disent le niveau
seuil qui démarre le processus, ça dépend probablement de l'homme et de sa génétique.
Alors, à ce stade, faut que je fasse une petite parenthèse au
sujet de ma pilosité. Je me suis rasé le crâne pendant une quinzaine d'années
car j'aimais ça à l'époque, me demandez pas "c'est quoi ton délire", j'ai juste
aimé la sensation. Puis j'ai tout laissé repousser comme vous pouvez le constater.
Mais ceux qui me suivent depuis 2010 sur cette chaîne ont pensé
que je souffrais de calvitie. Du coup, quand j'ai laissé repousser,
on a pensé que j'avais trouvé LA méthode naturelle pour la repousse.
Et quand j'ai expliqué qu'il n'y avait pas de secret ni de recette à base de plante mystérieuse
venue d'ailleurs, j'ai vu l'énorme déception. On a reçu des tonnes de messages et j'ai vu
qu'il y avait une souffrance émotionnelle associée à cette condition. Donc voilà,
je voulais que vous sachiez que je n'ai pas fait de la rétention d'information,
ce n'est pas mon style. Lorsque j'ai des solutions qui marchent, je les partage avec vous.
Je referme cette parenthèse. Il peut y avoir d'autres causes qui se superposent
à la partie androgénétique. C'est pour ça qu'il est bon
d'avoir un diagnostic médical précis et d'être bien accompagné par la suite.
Il peut y avoir des dérèglements de la thyroïde, soit une hypothyroïdie,
soit une hyperthyroïdie, les deux peuvent provoquer des pertes de cheveux.
Il peut y avoir des carences en certaines vitamines ou certains minéraux. Ca c'est un
point important car on peut combler des carences relativement simplement. Une carence en fer, zinc,
sélénium, cuivre, vitamine B9, vitamine D3 peuvent affecter la
croissance et la qualité du cheveu (Mubki 2014a).
Il peut y avoir une carence en certains acides aminés soufrés comme la cystéine ou la méthionine
(Milani 2023), qui confèrent à la kératine sa solidité, sa stabilité, sa résistance mécanique.
Donc il serait bon de faire un bilan nutritionnel complet et voir s'il serait judicieux de
supplémenter pour couvrir toutes les bases. Vous trouverez parfois des compléments alimentaires
assez ciblés, justement, avec zinc, sélénium, cystéine, méthionine, vitamine B9, etc. Je ne
suis affilié avec aucun laboratoire, donc ne me demandez pas de vous donner des marques, je vous
laisse faire vos recherches. Bien sûr, utilisez un laboratoire de confiance plutôt que d'acheter
en fonction des allégations juteuses au sujet d'un produit que vous allez trouver sur internet.
Dans le reste de la discussion, on va supposer que la calvitie est de nature androgénétique,
donc on va éliminer les causes auto-immunes comme la pelade,
on va mettre de côté les troubles thyroïdiens,
on va supposer qu'il n'y a pas eu de gros stress qui peut provoquer la chute, de grosses carences,
etc. Tout ça, on met de côté pour voir si on peut faire quelque chose un peu plus ciblé.
Après, en fonction de la personne, il faudra construire une stratégie plus large autour
de cette vision un peu réductionniste, mais qui a l'avantage de simplifier la discussion.
On va démarrer par des plantes que l'on prend en interne. Ensuite,
on parlera des applications externes sur le cuir chevelu.
Très souvent, dans mes discussions, je base mes discussions sur ma propre expérience,
car ça fait maintenant 17 ou 18 ans que j'accompagne des personnes qui souffrent
de problématique chronique, c'est une partie de mon activité. J'agis en complémentarité des soins
médicaux bien évidemment, qui constituent toujours l'axe principal de travail dans notre système de
santé et de soin. Cela dit, très souvent, je peux vous parler de mon expérience et de mes résultats.
Là, pour ce sujet particulier, je n'ai pas d'expérience pratique. Je n'ai donc pas
pu observer l'efficacité des stratégies en question. Ma discussion sera donc spéculative,
basé sur ma connaissance des plantes, des études scientifiques sur ces plantes-là,
leurs propriétés ainsi que la nature même de l'alopécie androgénétique.
La stratégie principale consiste à freiner la conversion de la testostérone en DHT.
Si on arrive à produire un peu moins de DHT qu'auparavant, on peut probablement ralentir
la problématique. Bien sûr, elle a un rôle cette DHT dans notre fonctionnement. Pendant la puberté,
elle est critique pour le développement des caractéristiques masculines.
Mais on pense que plus l'homme avance dans l'âge, plus elle peut provoquer des effets indésirables.
Donc freiner un peu la conversion semble acceptable lorsqu'on a des troubles de la prostate
ou l'alopécie androgénétique avec un poids émotionnel associé. Et puis avec les plantes,
on n'a pas un effet très marqué comme avec un médicament type finasteride,
dutasteride et compagnie. Et pas les effets indésirables qui viennent avec ce type de
molécules parfois prescrites, et ça ce sont les études sur ces plantes qui nous le confirment.
Les plantes les plus étudiées, qui freinent la conversion de testostérone en DHT,
les voici, ce sont les plantes qu'on utilise pour freiner le développement
de l'adénome de la prostate chez l'homme, ça ne vous surprendra pas, vu que cette
hypertrophie bénigne de la prostate est, elle aussi, entretenue en partie par la DHT.
Le palmier nain (Serenoa repens), qu'on appelle aussi "sabal". On utilise des extraits du fruit.
souvent titrés en acides gras. Cette plante n'est pas de chez nous, elle pousse aux États-Unis et
elle provient de la phytothérapie américaine, mais elle a été très étudiée comme inhibitrice
de la fameuse enzyme 5-alpha-réductase. C'est une plante qui n'est toujours pas cultivée et
la récolte de la plante est non durable. Il y a aussi un fort impact sur l'écosystème avec
des animaux qui se nourrissent de ces baies. Donc ce n'est pas un achat écoresponsable.
Le prunier d'Afrique (Prunus africana), on utilise l'écorce, mais attention,
surexploitation, déforestation, contournement des règles mises en place par certains pays, et
du coup, risque d'extinction imminente. On évite. L'ortie (Urtica dioica), très abondante dans nos
campagnes. Et attention, ici on utilise la racine. Pas la feuille. La feuille a plein de propriétés
intéressantes, mais là on veut la racine. La courge (Cucurbita pepo), on utilise
les graines que l'on peut manger, on peut utiliser l'huile des graines de courge. Idem,
étudiée comme inhibiteur de la 5-alpha-réductase. Les épilobes reconnues comme médicinales
(Epilobium angustifolium, E. parviflorum), on utilise la feuille
que l'on peut préparer sous formes de tisanes. Le thé vert (Camelia sinensis) qui offre des
propriétés intéressantes comme inhibiteur de la 5-alpha-désaturase (Liao 1995), et qui
semble stimuler la repousse du cheveu d'une manière directe dans des études faites sur
animaux (Kim 2011)En externe, je vais vous parler de plantes qui semblent fonctionner
au travers d'une combinaison de propriétés - antioxydantes et protectrices de follicule pileux,
restructurantes avec des minéraux... mais surtout, on pense qu'il y a un effet circulatoire.
Et pour une fois, j'aimerais parler d'un médicament qui est prescrit dans de
nombreux pays : le Minoxidil. A l'origine, c'est un médicament pour l'hypertension,
qui crée une vasodilatation des vaisseaux sanguins, et donc qui fait baisser la
tension. Mais localement, au niveau du cuir chevelu et du follicule pileux,
cette vasodilatation va ramener le sang, ramener la fonction.
Je ne suis ni médecin ni pharmacien, donc je suis
mal placé pour vous parler des avantages et inconvénients de cette molécule. Ça,
faut voir avec votre médecin. Mais je voulais juste mentionner que la molécule
semble stimuler la croissance du cheveu, et augmenter la taille des follicules,
et cet effet semble possible au travers de cette vasodilatation, de cet effet circulatoire.
Ce qui nous amène à 2 plantes qui ont été étudiées, en application locales,
pour les problèmes de calvitie.
Le romarin
La plus connue, c'est probablement le romarin (Salvia rosmarinus), qui semble augmenter la
"perfusion capillaire". Ici, je cite une étude randomisée de 2015 dans laquelle on compare une
crème à base de romarin avec une crème à base de Minoxidil à 2% (Panahi 2015). La perfusion
capillaire, c'est l'apport de sang vers le follicule. Dans cette étude, pas de résultats
à 3 mois d'utilisation, mais des résultats notables à partir de 6 mois d'utilisation,
ce qui nous fait dire que toutes ces mesures doivent être testées sur le long terme.
On a aussi la même comparaison romarin contre Minoxidil faite
sur des souris et qui confirme cet effet sur la repousse (Begum 2023).
Ici plusieurs formes possibles :
Une infusion avec laquelle on se rince les cheveux,
puis on se sèche sans rincer avec de l'eau. Même chose avec un hydrolat de romarin,
encore plus simple à utiliser car il n'y a rien à préparer.
On pourrait aussi faire une dilution d'une huile essentielle, idéalement un chémotype camphré,
car le camphre est connu pour stimuler la circulation localement. Deux à trois
gouttes dans une noisette de shampoing, ou dans un peu d'huile végétale pour se faire
une friction avant le shampoing. Attention avec les chémotypes à camphre, on respecte bien les
dilutions et les précautions d'emploi, voir vos ouvrages favoris sur les huiles essentielles.
Bien sûr, les autres constituants du romarin sont importants aussi,
car antioxydants et protecteurs du follicule pileux, donc ne vous focalisez pas uniquement
sur le camphre. Comme toujours, c'est un ensemble de constituants à l'action ici. Une autre connue,
c'est l'ortie (Urtica dioica), qui semble, elle aussi, provoquer une vasodilatation en surface,
autour du follicule pileux (Ivanivna 2018). Il est fort possible que sa teneur en minéraux,
en silice en particulier, renforce la structure des tissus et du cheveu. Et on voit que l'ortie
stimule et protège le follicule pileux contre l'inflammation (Gasmi 2023).
Et cette fois, on va utiliser la feuille. Eh oui,
désolé de vous compliquer la vie, mais c'est la racine pour la prise interne,
la feuille pour l'application externe. Là encore, plusieurs formes possibles :
Une infusion avec laquelle on se rince les cheveux,
puis on se sèche sans rincer avec de l'eau. Même chose avec un hydrolat, encore plus
simple à appliquer. Mais l'infusion sera beaucoup plus riche en minéraux,
donc pour l'ortie, on va plutôt faire l'infusion.
Il y a d'autres manières d'appliquer ces plantes localement d'ailleurs.
Je pourrais vous en citer d'autres, et il faudra faire vos recherches,
mais par exemple, on pourrait acheter de l'ortie finement réduite en poudre,
diluer cette poudre dans un peu d'eau pour en faire une pâte, masser cette pâte dans
le cuir chevelu et laisser agir (peut-être 10 - 15 minutes) avant de rincer. OK, on a passé
en revue une petite boîte à outils, les plantes en interne, les plantes en application externe.
Maintenant la partie la plus difficile, comment créer un programme avec toutes ces informations.
Ce qu'on voit dans les études, c'est que lorsqu'on a des résultats,
on a appliqué ces méthodes sur le long terme, pendant des mois.
Ce qu'on voit aussi, c'est qu'il faut s'y prendre tôt... Il y a une sorte de point de non-retour
pour le follicule qui, au bout d'un moment, va commencer à produire des cheveux qui sont plus
courts, et plus fins. Et à partir de ce point-là, on ne peut pas revenir en arrière. Donc le but,
c'est d'agir pour maintenir un ensemble de follicules qui peuvent encore produire
un cheveu normal, même si certains ont déjà atteint le point de non-retour.
En général, ça fonctionne par zones, c'est-à-dire qu'une zone du crâne
produit encore des cheveux normaux alors que d'autres ont déjà atteint ce point de
non-retour. Le but est de maintenir le plus de surface fonctionnelle possible.
Il faut savoir que l'homme peut perdre jusqu'à
50% de sa densité de cheveux avant que la calvitie ne devienne visible à l'œil nu. Si
on note juste à ce moment-là, c'est déjà un peu tard, mais c'est mieux que rien.
Donc imaginons que l'on commence le programme à ce moment-là,
au moment où l'on commence à noter et que le médecin généraliste ou
le dermatologue a diagnostiqué l'alopécie androgénétique. On continue pendant combien
de temps ? Probablement pendant longtemps... des années... en faisant des pauses.
Avec ces plantes, l'idée serait de se faire un programme, par exemple intégrer
les graines de courge dans l'alimentation, boire régulièrement des tisanes de feuilles d'épilobe,
prendre un complément alimentaire à base de racines d'ortie, boire du thé vert régulièrement,
faire des rotations parce qu'on ne va pas tout prendre en même temps.
En externe, quasiment tous les jours, un rinçage avec un hydrolat de romarin, c'est relativement
simple et agréable à faire. Ou une infusion d'ortie qui demande un peu plus de préparations.
Peut-être acheter une lotion pour les cheveux déjà toute prête. Là encore faire des rotations.
Et puis régulièrement, on fait des pauses. Et on voit s'il semble y avoir un ralentissement
de la progression au bout de... disons 6 mois, pour voir si on continue, si on ajuste, etc.
Y a-t-il des précautions à prendre avec un tel programme ? Vous devez vous douter
qu'on n'aime pas trop prendre des plantes sans limite dans le temps. En revanche,
ce que l'on voit dans notre pratique, c'est que pour certaines problématiques chroniques,
on fait parfois ces programmes pendant des années. Et globalement, si la personne voit
une amélioration de sa qualité de vie, ce qui est souvent le cas, elle décide de continuer le
programme sous une forme ou une autre, en faisant des pauses régulièrement pour respirer un peu.
Cela dit, ici, il y a quelque chose qui m'embête pour les plantes en prise interne.
Pas l'application externe, là on est OK. Mais en interne, vous noterez qu'on a parlé des plantes
qui agissent aussi sur les facteurs de croissance de la prostate. Alors, vous allez me dire,
vu l'épidémie d'adénome de la prostate ou de cancers aujourd'hui, c'est peut-être pas mal.
En fait, oui et non. Car ces plantes vont probablement faire baisser le taux de PSA s'il
est un peu élevé. Et elles pourraient donc masquer une situation qui nécessite un suivi médical,
et même faire que le médecin va passer à côté d'un diagnostic d'adénome ou de cancer. Alors
clairement, on sait aujourd'hui que le PSA n'est pas le marqueur idéal.
Mais c'est l'un des marqueurs qui peut apporter de l'information. Au minimum, si le médecin veut
faire un dépistage avec mesure du PSA, il faut lui faire savoir que vous prenez ce type de plantes.
Voilà pour ce partage de connaissance sur les plantes pour l'alopécie androgénétique. Cette
fois, c'était une approche un peu plus basée sur les études, un peu moins basée sur mon expérience
en tant que praticien, mais j'espère que ça vous a apporté des réponses à vos questions.
Merci pour votre écoute, et à très bientôt !