"Frapper un professeur, c'est frapper la République", martèle la ministre de l'Éducation nationale
L
LCP - Assemblée nationale
29 abonnés
"Lécole de la République ne cédera jamais sur la laicité et face à la violence."
Anne Genetet, ministre de l'Éducation nationale, réclame des "sanctions disciplinaires très fermes" après l'agression d'une enseignante à Tourcoing.
Abonnez-vous à la chaîne YouTube LCP Assemblée nationale ! https://bit.ly/2XGSAH5
et retrouvez-nous sur notre site : https://www.lcp.fr/ pour tous nos replays
Suivez-nous sur les réseaux !
X (ex-Twitter) : https://x.com/lcp
Facebook : https://fr-fr.facebook.com/LCP
Instagram : https://www.instagram.com/lcp_an/
#LCP #assembléenationale
À l'école de la République, on n'observe pas d'autre loi que la loi de la République française.
L'école de la République ne cèdera jamais son lalicité,
elle ne cèdera jamais face à la violence et je ne laisserai rien passer.
Hier à Tourcoing, une enseignante a été agressée verbalement puis physiquement
parce que cette enseignante, madame d'un lycée professionnel,
revenait d'une sortie scolaire et a dit à des élèves qui avaient mis leur voile
dans l'établissement de les retirer et après plusieurs refus, a été agressée physiquement.
Cette enseignante m'a dit qu'elle avait changé son métier d'infirmière
pour transmettre et devenir enseignante.
Elle m'a aussi dit qu'elle est allée en bac professionnel
parce que c'est là où elle avait le plus à apporter aux enfants de la République.
Et aujourd'hui, alors qu'elle est en arrêt de travail, qu'elle a été molestée,
que personne n'est intervenu pour la défendre à part les policiers.
Aujourd'hui, elle a besoin de vous, madame la ministre.
Elle a besoin du gouvernement de la République.
Elle a besoin de nous tous pour affimer que la laïcité qu'elle enseigne à ses élèves
parce qu'elle a le courage de dire non, c'est notre meilleur investissement pour l'avenir.
Alors, dans cette si belle ville confraternelle de Tourcoing,
on a besoin des enseignants du public comme du privé.
On a surtout besoin d'un gouvernement fort qui aide ses enseignants à ne pas baisser les bras.
Et c'est toute une ville qui vous regarde, madame la ministre, aujourd'hui.
Je condamne et je veux insister ici avec la plus grande fermeté
cet acte de violence et cette atteinte aux principes de la République.
Il s'agit d'un acte qui défie notre école laïque, d'un acte qui défie la République.
Je n'accepterai jamais que l'on porte atteinte à l'intégrité physique d'un professeur,
que l'on porte atteinte à nos lois et à nos valeurs.
Menacer un professeur, c'est menacer la République.
Frapper un professeur, c'est frapper la République.
Une plainte a été déposée et une mesure conservatoire a été prise
à l'encontre de l'élève pour lui interdire l'accès au lycée jusqu'à son conseil de discipline.
Devant la gravité des faits relatés ici, j'ai demandé à ce que des sanctions disciplinaires
très fermes, très fermes, j'insiste, soient prononcées.
Et nos professeurs, nos professeurs partout en France doivent savoir
qu'en effet, le gouvernement et que la représentation nationale sont à leur côté.
Ils sont notre fierté, ils sont la fierté de la République.
A l'école de la République, on n'observe pas d'autre loi que la loi de la République française.
L'école de la République ne cèdera jamais sur la laïcité,
elle ne cèdera jamais face à la violence et je ne laisserai rien passer.
