Décarboner l'industrie, à quel prix ? | Ça vous regarde spécial
L
LCP - Assemblée nationale
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[Musique]
bonsoir à tous et bienvenue dans
savourgarde on s'intéresse ce soir au
défi de la décarbonation de notre
industrie alors c'est un enjeu de
souveraineté d'emploi et bien sûr
d'écologie l'industrie française
représente à peu près 20 20 % de nos
émissions de de CO2 l'objectif est de
réduire ces émissions de moitié d'ici à
2030 et d'atteindre le zéro émission
donc la neutralité carbone en 2050
comment produire sans gaz sans charbon
et sans pétrole les solutions techniques
existent on va le voir mais à quel prix
peut-on réellement garder une industrie
compétitive sur notre territoire tout en
la décarbonant on va en débattre ce soir
avec nos invités qui sont Roland lescur
bonsoir vous êtes ancien ministre de
l'Industrie aujourd'hui député ensemble
pour la République Patrice vergrit
bonsoir vous êtes le maire de
d'unkererque Nicolas mat bonsoir vous
représentez les industriels de fusse
surmer qu'on va voir dans un instant
dans le reportage vous les représenteer
au sein d'une association qui s'appelle
picto enfin Mathieu kiré bonsoir vous
êtes le chef du service industrie au
journal Les écho mais dans un premier
temps on va voir que cette décarbonation
est déjà une réalité notamment donc dans
la zone industrielle de fosse surmer
dans les Bouches du rô au menu
électrification hydrogène vert et
méthane de synthèse c'est un reportage
réalisé par Marion Becker avec qui
arrive dein et Maxime
Riou fosse surmer à 50 km à l'ouest de
Marseille un village provinçal cerné par
l'une des plus grandes zones
industrielles au portuaires de France et
l'une des plus grandes sources de
pollution ici 18 millions de tonnes de
CO2 sont émises chaque année là vous
avez la torche qui est aimé fortement de
pollution fortement de CO2 et c'est pour
ça qu'il faut véritablement rentrer dans
la
décarbonation l'État a fixé un objectif
ambitieux atteindre la neutralité
carbone en
2050 l'industrie est en pleine mutation
décarboné c'est pour être là demain
c'est une condition de survie en
quelques années fosse est devenu le
laboratoire de la
décarbonation l'hydrogène et le méthal
de synthèse c'est une des briques qui
vont être à la disposition des
industriells pour pouvoir demain se
décarboner décarboné mais à quel prix
certains projets suscitent l'inquiétude
des habitant personne n'a expliqué on va
recouvrir les états on va mettre une
usine à tel endroit on va clôturer on ne
peut pas s'être battu pendant 20 ans
contre les pollutions et aujourd'hui ne
pas accompagner le mouvement qui nous
amène à zéro émission la
réindustrialisation est en marche pour
libérer l'industrie des énergies
fossiles un chantier
[Musique]
titanesque René rayondi est le maire de
fausse surmer enfant du pays il a vu les
industries s'installer sur ces terr aux
portes de la
Camargue j'avais 10 11 ans quand
o a commencé à se construire et arcor
dans la dans la continuité voilà donc
tout ça n'était que du marécage dans le
passé dans les années 60 l'État décide
de créer un nouveau port et d'implanter
des usines le complexe industrial au
portuaire sort de
terre ici ugine culman et sol mère
laciidérurgie c'est-à-dire les au
fourneau et
l'acier à côté la chimie l'air liquide
ici péchinet et puis tous les grands du
pétrole déjà concentrés sur les bords de
l'étandberre mais un peu à
[Musique]
l'étroit on voit là-bas les grandes
éoliennes on voit les portiques du Grand
port maritime bien évidemment en
contre-point au fond arcellormital
dépôts pétrolier de fosse qui est un hub
essence la raffinerie et
saau aujourd'hui le jene industriel est
en nous le 3/4 des habitants ont
travaillé dans dans ces usines où ont
travaillait directement pour la ville si
l'industrie fait vivre les habitants
pendant des décennies elle a émis des
polluants dangereux pour la santé et
rejeter des millions de tonnes de
carbone dans
l'atmosphère aujourd'hui la zone
industrielle veut devenir la pionnière
de l'industrie décarboné un modèle après
avoir longtemps été pointé du doigt les
pollutions qu'on connaissait il y a il y
a 20 ans qui ont créé de graves soucis
sanitaires on on on les a de moins en
moins aujourd'hui et la décarbonation
qui est devant nous devrait euh au fil
du temps 2030 2035 euh faire disparaître
la la la la grande majorité des
émissions et en particulier celle du
carbone quand on prend fosse Le Havre et
et et et d'unkerer c'est 50 % des
émissions de de gaz carbonique de toute
la France donc il y a il y a il y a il y
a véritablement de quoi faire il y a il
y a un magnifique chantier devant nous
et et moi jeen suis fier parce que
quelque
part c'est pas nos combat contre la
pollution mais c'est la prise de
conscience j'allais dire planétaire que
le réchauffement climatique est là et
qu'il faut agir très très vite voilà et
que et que Fos soit au cœur de de ce
mécanisme de de survie on va dire euh
bah ça ça me rend quelque part un peu
fier voilà et c'est pour ça
qu'aujourd'hui de de
combattant de de cette pollution je suis
devenu le promoteur de de de cette
industrie de demain de cette transition
énergétique et de cette décarbonation en
particulier un Paris à plus de 11
milliards d'euros d'investissement et le
temps presse d'ici 2030 les industriels
devront diviser par deux leurs émissions
de CO2 avant d'atteindre la neutralité
en
2050 alors ils ont entamé leur mutation
à l'image de Péro INEOS le plus gros
site pétrochimique et de raffinage du
sud de la France la raffinerie traite
chaque année 10 millions de tonnes de
pétrole brut cette énergie fossile dont
il faudrait se passer le site de la
verra aimet chaque année
1600000 tonnes de CO2 donc là on arrive
sur la partie des des trois gros
complexes où on a un complexe
hydrocraqueur que vous voyez là avec une
unité principalement orientée vers la
production de
diesel comment décarboner quand on
raffine du pétrole si péroinos continue
de produire des carburants la raffinerie
cherche à moins polluer
elle a mis en place un projet de
décarbonation dénommé blue sky Damien
François est ingénieur sur ce
projet je vais essayer de passer mais il
y a des travaux de
partout pour moins polluer il faut
d'abord moins consommer et utiliser une
énergie plus propre pour faire
fonctionner ces machines passer au tout
électrique l'électricité doit remplacer
le gaz et le pétrole
comme vous pouvez le constater il y a
des travaux qui sont en train de se
d'être menés parce qu'on a un projet
d'électrification de notre de notre
raffinerie d'ici fin 2025 on devrait
avoir doublé la capacité de la de la
raffinerie en terme de disponibilité
électrique ça a commencé déjà en 2014
pour ce four là qui fonctionnait avec du
fu liquide donc qui émettait beaucoup de
CO2 du soufre on a remplacé les brûleurs
de ce four pour les passer à des
brûleurs gaz donc effectivement ça ça
fait partie de notre amélioration des
efficacité énergétique mais à la fois
aussi de notre décarbonation puisque on
a réduit l'impact CO2 grâce au
changement de combustible sur ce four
ces projets ont permis de réduire de 70
% les émissions polluantes et de 8 % les
émissions de CO2 à terme la raffinerie
aimerait ne plus utiliser d'énergie
fossile dans ses procédés de
fabrication on peut travailler dans
l'industrie l'industrie pétrochimique et
être sensible aux questions
environnementales ah oui ça en va d'une
part pour l'image de marque aussi de
notre société hein l'objectif d'une
société comme la ntre c'est pas de
polluer bien au contraire c'est par
contre répondre à un besoin le besoin
justement de de produire des carburants
pour pour chacun pour tout le monde pour
la mobilité pour la vie de tous les
jours mais voilà c'est aussi pour nous
en tant que citoyen comme je disais
c'est c'est important parce que on vit
aussi aux alentours pour la plupart et
l'objectif c'est pas non plus d'avoir un
environnement dégradé lorsqu'on quitte
l'usine donc donc c'est voilà c'est
important et c'est on est très sensible
à ces points
là au-delà des attentes de la société et
de l'image pour l'industriel c'est un
enjeu stratégique pour l'avenir de la
raffinerie car la France aimerait se
passer du pétrole en 2035 il n'y aura
plus de nouveaux moteurs thermiques la
demande de carburant pourrait chuter
alors petroineos doit anticiper sa
conversion pour produire des énergies
plus propres le directeur suit de près
l'évolution du projet Blue Sky bon on
prend le on les prend un par un puis on
va plus dans le détail ça te va oui très
bien sur le projet Blue Sky alors toute
la la fresque des projets d'optimisation
énergétique celle-ci elle est elle est
bien
avancée sur les projets
d'électrification on est en train de on
finalise la la courbe d'augmentation de
nos consommations électriques bah c'est
parfait ça l'avenir en fait d'une
raffinerie dans un monde descbon dans le
futur c'est quoi c'est devenir une
plateforme bah ça sera une plateforme
multi-énergie euh ça sera donneré des
des eou des des des carburants qui qui
seront verts ça ça fabriquer ces
carburants avec de l'hydrogène
renouvelable ça sera donneré accès à de
la mobilité par
l'hydrogène l'électricité
renouvelable c'est un concept en fait
qui est pas forcément on travaille
dessus mais qui est qui en cour des
élaboration cet hydrogène un de nos de
nos projets est de remplacer cet
hydrogène fossile par de l'hydrogène
renouvelable qui a été produit par
électrolyse de l'eau à partir
d'électricité renouvelable donc emprunte
carbone zéro donc c'est un vrai levier
pour nous pour réduire nos émissions de
CO2 direct et c'est un avantage
stratégique si on arrive à être parmi
les premiers c'est pour ça qu'on
travaille dessus h pour avoir une
proposition de
de carburant avec cette composante verte
plutôt possible
exactement pour cette plateforme du
futur Petro INEOS devra investir 1
Millard 600 millions d'euros des
investissements colossaux pour
développer l'énergie du futur
l'hydrogène ici à fusse elle suscite de
grands
espoirs c'est ici justement que GRT gaz
et ses partenaires ont développé le
premier démonstrateur de produit
d'hydrogène à échelle
industrielle Jupiter
1000 alors là on est sur un
électrolyseur P nouvelle technologie
donc c'est le seul électrolyseur PEM qui
a été construit par MFI directement pour
le projet 500 kW de puissance donc il va
produire environ 90 normomè cube
d'hydrogène et en fait la réaction se
passe dans les dans les STS qui sont
devant vous les petits
réservoirs l'électricité
à partir d'énergie renouvelable et
plongé dans ses réservoirs d'eau le
courant électrique casse alors les
molécules d'eau en séparant la molécule
d'oxygène de celle
d'hydrogène l'hydrogène ainsi obtenu
peut-être intégré dans le réseau de gaz
où il se mélange au gaz
naturel sur ce site en fait on va
s'attacher à tester vraiment ses
équipements et les pousser un peu au
bout de leur capacité pour être en
mesure derrière de produire en en
relativement grande quantité l'hydrogène
dont on va avoir besoin demain pour
décarboner l'industrie par
exemple pour aller plus loin dans la
décarbonation Jupiter m capte et utilise
la pollution de l'usine voisine pour
produire du méthane de synthèse un
système
prometteur donc là le principe on va
rentrer du CO2 et de l'hydrogène donc
l'hydrogène qu'on a fabriqué chez nous
et le CO2 qu'on a capté sur le l'usine à
côté pour la décarboner et en fait on va
mélanger notre hydrogène et notre CO2 on
va les faire passer à travers un
réacteur avec une poude catalytique avec
un catalyseur plutôt à l'intérieur et la
réaction va créer du coup IGAS
doncéthane qu'on va après injecter
directement dans le réseau gaz naturel
existant là on va arriver sur la phase
de de vraiment de productionù on va
tester à pleine charge le process
l'idée derrière quand on sera en
production plus industrielle ça sera que
ce ce iméthane ce méthane de synthèse
finalement il puisse être utilisé en
substitution du gaz naturel fossile pour
derrière décarboner les usages qui
seront les plus compliqués à décarboner
au niveau au niveau des usages de
gaz ces gaz de synthèse pourrait devenir
le carburant du transport routier ou des
transports maritimes et aériens les plus
difficile à remplacer
aujourd'hui la décarbonation de
l'industrie aujourd'hui elle ne pourra
pas se faire sans l'hydrogène ou le
méthane alors l'hydrogène et le méthane
de synthèse ou le biométhane sont des
des des des composantes qui vont
permettre de de décarboner l'industrie
il y a pas de solution universelle et
miracle parce que sinon on l'aurait déjà
appliquer je vous garantis donc c'est
une des briques qui sera qui vont être à
la disposition des industriels pour
pouvoir demain se
décarboner les industriels misent déjà
sur la précieuse molécule deux projets
d'envergure devrait voir le jour gravity
sera la première usine française de
production par hydrogène de fer
bacarbone une usine de production
d'hydrogène elle fabriquera dès 2026 des
carburants de synthèse pour l'aviation
elle se nomme h2v
elles s'installeront ici à faos sur les
terres du Grand port maritime de
Marseille 2e port de France et 3e de
Méditerranée le port ce ne sont pas que
des Cais pour accueillir les bateaux il
a décidé de mettre à disposition une
partie de ses terrains libres pour
développer l'énergie du futur l'endroit
où on est ici très précisément c'est le
futur terminal sur lequel on souhaite
que soit développé des éoliennes qui
seront mises au large en Méditerranée
se situe exactement là ce qu'il faut
imaginer c'est un grand terplin avec des
énormes flotteurs dessus aveit deux
terrains de foot en acier ou en béton et
à côté des éléments d'éolienne eux aussi
assez importants en taille et surtout
une immense grue une des plus grandes
grues du monde puisqu'elle est capable
de porter 2 à 320 à une hauteur de 200 m
donc c'est vraiment une énorme grue qui
va soulever les éléments pour intégrer
pour construire l'éolienne et puis
devant le terre-pin il y aura un quai et
sur cequ avec des flotteurs qui seront
en flottaison des éoliennes en
préparation et puis les amener en mer
pour les stocker en attendant qu'elle
parte au large le port veut devenir le
hub de l'éolien offshore en
Méditerranée les énergies renouvelables
et l'hydrogène joueront un rôle majeur
pour tenir les objectifs de
décarbonation mais à quel prix si les
projets de la zone industrielle au
portuaire sont bien accueillis par les
habitants
un autre projet situé à quelques
kilomètres de l'autre côté de la ville
de fosse les
[Musique]
inquiètes du site c'est bien qu'on voit
des dames des randonneuses bonjour
mesdames bonjour mesdames dames vous
êtes au courant du du projet qu'ils
veulent faire ici là on est moi je suis
contre et ben nous aussi nous sommes
contre qu'il ve faire comme projet et
ben là ici ils veulent recouvrir les
étends de 500 hactares de panneau
solaires qui ne serviront pas si ils
vont servir mais ils vont servir à à
faire fonctionner une partie d'une usine
à hydrogène qu'ils vont mettre sur le
plan des au revoir
mesdames avec ce projet dénommé ivance
l'entreprise gosell espère produire ici
sur ses étants d'au salé de l'hydrogène
bacarbone dont auront besoin les
industriels de la zone dès qu'il a été
informé de ce plan Jean-Louis Sagal a
monté un collectif pour préserver ses
étants chappelle qui est
là la population on leur a dit on va
décarboner la planète fosse va être
pionnier dans dans le monde et on va on
va sauver tout le monde et donc il est
difficile d'être contre cette cette
idéelà mais personne n'a expliqué on va
recouvrir les étentss on va mettre une
usine à tel endroit on va clôturer on
prévoit une nouvelle ligne haute tension
de 125000 V puis recouvrir ce lac ça
veut dire là pour le coup condamner
toute vie évidemment dans dans le lac et
autour c'est une zone de survol des
oiseaux les industries on les a accepté
tant qu'elles sont à l'intérieur de la
zone qui leur a été dédiée spécifi ement
délimité pour pour elle et et d'ailleurs
nous ça fait 20 ans qu'on existe et ça
fait 20 ans que on suit toutes les
industrie on fait partie de toutes les
commissions de suivi de site on a
élaboré les plans de prévention des
risques technologiques avec les
industriels on entretient des rapports
qui sont cordiaux avec les industriels
parce que cette cette activité nous fait
vivre n ne sommes pas du tout
contre la technologie photovoltaïque on
n'est pas du tout contre le
développement industriel de fosse on
n'est pas du tout contre les énergies
renouvelables nous sommes contre
l'implantation de ce projet sur cette
partie Est de la ville qui nous semble
totalement
déraisonnable le soir même les habitants
ont rendez-vous à la Maison de la mer
geocel va tenter de les
convaincre car désormais toutes les
nouvelles installations qui ont un
impact sur l'environnement doivent faire
l'objet d'une concertation et d'un débat
public plus plus question d'imposer les
usines comme dans les années
60 les dirigeants de geocel le savent
une partie de la ville est hostile au
projet la séance s'annonce
houleuse écoutez bonsoir à tous je suis
très heureux de vous voir aussi nombreux
aujourd'hui pour ouvrir cette
concertation alors moi j'ai bien entendu
les questions et nos opposition de
certains concernant le projet que nous
portons aujourd'hui mais nous sommes là
ce soir comme nous serons présents à
chaque moment de la concertation pour
déjà vous
écouter vous répondre et j'espère
débattre parce que ce mot pour moi est
quand même très important et avoir un
échange ouvert et
constructif le projet c'est tout d'abord
une ferme solaire donc qui permet de
produire de l'énergie de l'électricité
décarboné puisque c'est de l'énergie
solaire ça correspond en décarbonation à
éviter d'émettre 105000 tonnes de CO2
par an 105000 tonnes c'est la moitié du
bilan carbone de la ville de Marseille
et à l'échelle d'une année le projet
sera autonome en énergie c'estàdire
qu'il apportera autant d'énergie qu'il
n'en a besoin pour produire de
l'hydrogène il y a madame ici il y a
Monsieur en ver là il y a Monsieur
là-bas ici il y a monsieur qui est
là-bas il y a Monsieur ici il y a
Monsieur icicoute moi je me demande
pourquoi on peut absolument détruire ces
deux états c'est le seul poumon de vie
qui nous reste un petit peu le seul
poumon de verdux alors qu' on a du côté
ouest une zone industrielle où cette
zone industrielle il n'y a plus rien il
y a plus d'arbre les Mar sont en train
de mourir et donc pourquoi ne pasaller
là mais en fait on ne prévoit pas de
détruire les étanss on vient super posé
des panneaux photovoltaïques vous avez
effectivement mentionné d'autres zones
pour implanter ces 500 hactares de
panneaux photovoltaïque aujourd'hui
trouver un foncier sans déboiser sans
détruire la nature pour mettre 500
hectares de panneaux photovoltaïques
c'est quasiment impossible dans la
région je
dis s'il vous plaît attendez voilà si
vous voulez reparler vous
le projet tel qu'il est présenté
actuellement est vraiment une
dégradation impensable et désastreuse
pour la
ville donc je disais il faudrait
renoncer à ce projet pour permettre aux
habitants de respirer un peu
mie alorsz-v la question estlez ue à
avoir des cancers dans la région est-ce
que vous voulez continuer à subir cette
pollution ou vous voulez que vivre avec
une énergie renouvelable c'est la
question qu'il faut se poser on est pour
ou on est contre mais posez-vous cette
question Monsieur le Maire vous avez la
parole pour le maire de fosse soutien du
projet oh non non non non on va vous
donner un micro les réticences des
habitants ne seront pas sans conséquence
sur leur avenir que direz-vous
à vos enfants dans 40 ans que vous êtes
battu contre des projets oui oui oui que
vous vous êtes battu contre des
projets attendez c'est comme ça la
concertation bravo les
démocrates il y a pas de choix c'est
comme ça parce que sinon les panneaux et
l'hydrogène on les fera en Espagne les
panneaux et l'hydrogène on les fera au
Maroc on les fera bien ailleurs
effectivement on se retrouvera sans
industrie sans électricité et sans tout
le
reste la concertation s'est achevée au
début de l'été le rapport issu des
réunions publiques soulève le clivage au
sein des participants la défiance des
opposants et le rejet du lieu
d'implantation
d'ivance un avis
consultatif Romu de Menier et Jean-Louis
sagnal ont le sentiment d'avoir réussi à
faire bouger les
lignes on s'est fait entendre c'est
certain c'est certain on s'est fait
entendre est-ce qu'on a
réussi à arrêter le projet ça ne l'est
pas on s'est fait
entendre ça a permis aux gens et
notamment aux décideurs de changer leur
regard sur la la chose et c'est ça qui
est important nous restons bien sûr
demandeur et optimistes pour l'abandon
du projet sur cette
zone ils ont remporté une première
victoire face à l'opposition désormais
le Maire demande lui aussi le retrait du
projet
gel a pris acte des inquiétudes exprimé
lors de la concertation yvance ne verra
pas le jour tel qu'il a été présenté
depuis son siège la directrice du projet
travaille à une
alternative on entendu des oppositions
concertation mais on n' pas entendu
d'opposition contre le principe de notre
projet c'est-à-dire ça c'est c'est un
c'est un point qu'on a qu'on a noté
c'està-dire queon on a trouvé personnes
qui nous disent votre projet n'a pas de
sens c'est-à-dire de décarboner c'est
pas ça qui a été qui a été remis en
cause parmi les les les les oppositions
euh il y a des des questions de sécurité
enfin autour de autour de l'usine de
l'usine d'hydrogène et également des des
question de d'impact paysager on va
revoir le projet en profondeur on va pas
le faire tel qu'il avait été présenté
présenté au départ maintenant un projet
d'une telle ampleur ENF la revue d'un
projet d'une telle ampleur ça prend du
temps malgré les réserve geocell
n'abandonne pas le
projet la zone industrielleoportuaire
n'a pas d'autrees choix que de
décarboner développer de nouvelles
énergies et une industrie plus propre
l'opportunité d'un renouveau économique
pour la ville et ses habitants quand
vous annoncez Panau photovoltaïque
hydrogène SAF carburant ce qui va se
faire c'est
énorme au moment de de la construction
c'est peut-être 30000 emplois comment
les acheminer sur les chantiers ça va
être une sacrée aventure un autre défi à
temps fusse celui des
infrastructures la départementale qui au
ports et aux industries est déjà saturé
tous les jours la même file de camion
s'étire malheureusement rien n'est
adapté que ce soit le réseau routier qui
effectivement est le même depuis depuis
50 an on n pas mesuré l'importance de ce
qui se passait ici mais il nous faut
comme les autres les outils nécessaires
j'ai beau prendre mon bâton de pèlerin
et et et monter sur Paris pour essayer
de expliquer tout ça chaque fois
effectivement j'ai des oreilles
attentives les oreilles intéressées mais
au bout du bout euh pas grandchose qui
se passe Fos attend des investissements
publics à la hauteur des enjeux et du
chantier colossal entrepris par les
industriels l'enjeu est stratégique pour
atteindre l'objectif de neutralité
carbone fixé par l'État pour 2050
voilà donc pour ce reportage réalisé par
Marion Becker avec Pierre de pour
débattre de cette décarbonation de notre
industrie nous sommes donc ce soir avec
Nicolas mat bonsoir bonsoir vous êtes un
des acteurs de la décarbonation à fusse
surmer puisque vous coordonnez les
efforts de tous les groupes industriels
qui sont présents sur place vous le
faites à travers l'association picto
dont vous êtes le secrétaire général
Patrice vergr bonsoir alors vous êtes le
maire de dkererque mais vous présidez
aussi la communauté urbe et le pôle
métropolitain ce qui fait de vous
évidemment un acteur clé de la
décarbonation à dunkererque Roland
lescur bonsoir bonsoir c'est vous qui
avez lancé ce qu'on appelle les contrats
de transition écologique qui concern les
50 sites industriels les plus polluants
en France dont font partie fausse surmer
et d'unkererque et vous étiez à l'époque
ministre de l'Industrie vous êtes
aujourd'hui député ensemble pour la
République et vice-président de
l'Assemblée enfin Mathieu kiré bonsoir
vous êtes le chef du service industrie
au journal les échos on va commencer
peut-être par vous Nicolas Matth on a vu
dans ce reportage que les solutions
techniques elles existent il y en a
plusieurs qu'une partie du chemin est
déjà réalisé dans quel état d'esprit
sont les industriels de fausse surmer
aujourd'hui est-ce qu'il y a des sujets
d'inquiétude et si oui
lesquels alors effectivement nos travaux
ont mis en évidence toute une série de
leviers pour la décordbonation au niveau
de la de du territoire de la ZIP de Fos
surmer et le pour de l'étanber qui sont
vraiment des plateformes qui sont
intimement dépendantes les unes des
autres en terme d'échange de flux de
matière et d'énergie les scénarios que
l'on a établis nous permettent de de
montrer toute une série encore une fois
de leviers on pourra les préciser par la
suite et ils sont évoqués en dans le
reportage euh mais effectivement
aujourd'hui les industriels peuvent être
à la fois dans une forme de paradoxe
c'est-à-dire qu'ils sont déterminés euh
ils ont des projets concrets à pouvoir
mettre en place dans les prochaines
années donc à court moyen long terme
pour une décarbonation profonde de du
tissu industriel mais ce qui suppose
malgré tout de de lever un certain
nombre d'incertitudes et qui sont le
coût d'accès àélectricité dans la durée
les mécanismes de on va dire de
protection aux frontières de de l'Europe
par rapport à des produits importés qui
aujourd'hui ne sont pas tout à fait
considérés de la même manière en terme
de contenu carbone que ce que nous on
pourrait produire en terme d' produit
dans dans des conditions idéales de
décarbonation exactement et puis un
point que l'on a mis aussi en en
évidence c'est le fait que certes les
sites industriels dis de levier de
décarbonation au sein de leur site mais
tout l'atout de nos démarches
territoriales c'est de montrer aussi que
une logique de symbiose peut leur
permettre d'aller plus loin et encore
plus vite on va l'évoquer dans un
instant mais par exemple sur l'hydrogène
vert qu'on voit dans ce reportage est-ce
que les industriels sont prêts à à fause
à se lancer comme ça tête baissere
là-dedans sachant que bah ça demande
beaucoup d'électricité et que ça coûte
beaucoup plus cher à produire que ce
qu'on appelle l'hydrogène gris qui est
fabriqué à partir d'énergie fossile
alors effectivement dans les encore une
fois dans nos simulations on ne met pas
en concurrence l'hydrogène vert et les
outils vous pensez qu'il y aura un
marché spécifique propre à cet hydrogène
vert euh pour certains certains clients
avec un démarrage qui va se faire sous
format notamment d'import d'hydrogène
sous forme ammoniaque c'est le cas avec
des projets sur la zone de de Fos fmer
mais ça ne vient pas complètement en
concurrence avec la production qui est
déjà locale d'électrochimistes ou à
partir de craquage de gaz naturel
moyennant le fait qu'on décarbone le gaz
à l'entrée de ces outils et qu'on capte
le CO2 à la sortie Patrice vergrit
adunkererque ces dernières semaines il y
a plusieurs gros projets qui ont été mis
en pause il y a l'usine de recyclage de
batterie deramè et puis surtout le
projet d'Arcelor pour produire de
l'acier décarboné dans les haut
fourneaux de de dunkererc
l'investissement slevé à 1,8 milliards
d'euros dont presque près de la moitié
en aide publique on penser que bah
c'était acquis pourquoi est-ce que
carceller a a suspendu ce projet pour
l'instant c'est vrai que àaker on a on a
deux piliers qui sont liés à la
décarbonation à la fois les nouvelles
industries de la décarbonation son les
batteries aujourd'hui la filière
batterie à ner qu'elle fonctionne plutôt
bien vercor est en une
dynamique d'avancée forte du prod verc
c'est une giga Factory comme on dit qui
va produire des batteries d'ici combien
de temps d'ici la fin de l'année 2025
pour Renault en particulier donc j'ai
envie de dire du côté de de la batterie
globalement on voit l'avenir
positivement en voyant le chemin
inéluctable vers la voiture électrique
et la mobilité électrique donc j' envie
dire il y a une forme de confiance la
question simplement posée c'est la
question du calendrier la question du
timing est-ce qu'on est-ce qu'on est
dans le bon dans le bon timing par
rapport à la demande l'inquiétude elle
est plus grande vous l'avez dit du côté
de la cidorurgie parce que cette crise
de l'automobile notamment affecte
beaucoup la sidérurgie hercellormitale
d'unkererc je pense que ce qui est
attendu aujourd'hui par les
sidérurgistes c'est de savoir si oui ou
non à l'échelle européenne on considère
que l'acier est un bien essentiel un
bien souverain et donc euh mon voisin
l'évoqué il y a une attente très forte
de la Commission européenne sur la
clause de sauvegarde l'activation de la
Clau de sauvegarde expliquer en quelques
mot protéger en fait l'acier européen de
considérer qu' en Europe nous avons
besoin de produire de l'acier et que
c'est un bien stratégique voilàger à
travers des barrières douanières des
tout à fait il y a la clause de
sauvegarde c'est une limitation des
importations avec une taxe quand on est
au-delà d'un d'un certain quotat
d'impimportation et donc ça ça demande à
être activé aujourd'hui différents pays
européens se sont exprimés en faveur
maintenant il faut que la Commission
avance et puis l'autre dimension que
vous avez évoqué également c'est le prix
de l'électricité il faut aujourd'hui que
ça avance aussi dans les discussion
gouvernement ETF Roland lescur vous avez
été aux manettes si l'on peut dire au
ministère de l'Industrie quand vous
entendez à la fois Nicolas mat Patrice
vergrit évoqué bah tous ces points de
blocage aujourd'hui vous restez
optimiste malgré tout ou alors oui
d'abord parce que si vous n'êtes pas
optimiste vous SAES pas ce que je fais
mais de surtout parce que ces deux
exemples sont absolument exceptionnels
donc votre document bravo il est super
parce qu'on voit malgré les petits défis
d'acceptabilité qu'il y a un vrai
alignement des élus des industriel et
des équipements entiers le port
notamment pour
vraiment opérer cette révolution
industrielle et auner que je connais
bien puisque on a eu l'occasion de s'y
voir plusieurs fois ces dernières années
c'est pareil on a mais je le dis devant
lui parce qu'il est modeste un élu
absolument exceptionnel qui a piloté ça
depuis longtemps qui a rassemblé tout le
monde moi j'ai j'ai eu l'occasion quand
j'étais ministre d'annoncer ce qu'on
appelle les zones industrielles bac
carbon les ibacs dunkererc en est une
fause en est une c'est Azer Le Havre qui
rassemble tout le monde en vue de cet
objectif stratégique qui est de
décarbonner l'industrie avec ce que
Patrice a très bien dit il faut à la
fois décarboner l'industrie
traditionnelle qui vient dans une
seconde c'est compliqué mais c'est
inéluable si on veut garder de
l'industrie en France et en profiter
pour développer l'industrie de demain
l'hydrogène notamment alors oui
aujourd'hui c'est difficile hein parce
que on fait face dira un choc
conjoncturel il y a un ralentissement
industriel indéniable dans le monde et
notamment en Europe avec des entreprises
qui s'investissent à très long terme qui
ont besoin de visibilité mais qui à
court terme font face à des chocs et
puis là où la Chine a clairement fait le
choix de la décarbonation je dirais à la
chinoise donc très pilotée et très
subventionné là où les États-Unis l'ont
fait un peu à l'américaine l'IRA
inflation reduntion on met beaucoup
d'argent et on fait du protectionnisme
nous on est encore trop ouvert au 80
donc je rejoins Patrice on est dans une
révolution industrielle dans 10 ans dans
15 ans dans 20 ans on aura pu besoin de
ces barrières d'abord parce que on sera
en avance on sera décarboné avant tout
le monde et on sera devenu compétitif
mais au moment où on lance les nouveaux
produits c'était le cas dans le chemin
de fer à la fin du 19e siècle c'était le
cas dans l'automobile après la Seconde
Guerre mondiale c'est le cas de ces
industries mais il faut protéger pour
développer pas protéger pour s'enfermer
mais protéger pour développer pourquoi
pourquoi pas d'action immédiate rapide
de la commission EUR beaucoup beaucoup
d'action donc mais ça prend du temps en
Europe 27 pays à mettre d'accord et
cetera donc on a mis en place qu'on
appelle le fameux macf la taxe carbone
aux frontières on a mis en place des
subventions ce que vous disiez tout à
l'heure d'Arcelor on on va financer plus
d'un tiers de la décarbonation à
d'unkerer et à fosse d'ailleurs on a
annoncé un milliard 6 de plus dans un
budget qui j'espère sera voté pour
décarboner les industries donc tout ça
c'est en place mais il faut continuer
c'est vrai qu'en Europe ça prend un peu
de temps les Allemands les Italiens sont
d'accord maintenant il faut bouger la
commission il y a une nouvelle
commission elle est en place dès le
début janvier donc on attendra début
janvier pour remettre un coup de
pression et je suis sûr que le
gouvernement quel qu'il soit va le faire
évidment alors il y a la question
européenne mais il y a aussi la question
franco-française du de l'instabilité
politique qui peut aussi inquiéter les
industriels ils ont besoin de de se
projeter dans l'avenir et là vous l'avez
évoqué il y a il y a 1 milliard 6 qui
était en jeu que vous aviez défendu dans
le cadre du du débat budget et ben on
sait pas si son déjà peut-être je prends
un pas de recul donc dans le budget il y
avait à peu près 50 millions pour la
décarbonation de l'industrie moi j'ai
fait signer une tribune avec des élus de
tout bord des maires des présidents de
région des députés communistes
écologistes parce que même les
écologistes ils achètent ça la
décarbonation de l'industrie évidemment
du bloc central des LR des socialistes
l'industrie ça rassemble tout le monde
c'est une grande cause nationale et
grâce à cette tribune le gouvernement de
l'époque a décidé idé de mettre 1
milliard 6 sauf que B on sait pas ce
qu'ils vont devenir ben ils vont
forcément revenir parce que c'est non
mais parce que mais les industriels ils
ont besoin d'une d'une assurance par
rapport et d'une visibilité donc
évidemment bah oui la censure est
arrivée la censure c'est un coût ça
introduit de la de l'incertitude mais
mais ce si on veut que ça se passe il
faut donner de la visibilité aux
industriels donc faut le faire
évidemment Mathieu kir votre regard à
vous nous ce qu'on voit en contact
permanent avec les les industriels
depuis des mois c'est quand même qu'ils
sont pris d'une fébrilité incroyable ils
étaient effectivement dans une dynamique
après la pandémie une dynamique de
décarbonation c'était un c'était une
tendance mondiale c'était une tendance
européenne c'était une tendance
française il y avait quand même beaucoup
de moteurs allumés là ils sont rattrapés
par un tas de un tas de freins il y a
évidemment les questions d'incertitude
politique on a vu que par exemple dans
le budget 2024 dans celui de 2025 il y a
quand même des centaines de millions
d'euros qui étaient prévus sur
l'hydrogène sur sur la décarbonation qui
qui ne sont pas au rendez-vous parce que
les caisses sont vdes faut se le dire
euh on on voit au niveau européen les
incertitudes avec le le grand frère
allemand qui était quand même le grand
frère de l'industrie européenne qui est
pris complètement de de de paralysie sur
un tas de sujets avec des des monstres
comme tison croup qui qui sont paumés au
niveau de la décarbonation mais à plein
d'autres niveaux et puis au niveau
mondial on voit quand même un
phénomène géopolitique et économique
sur sur des surcapacités qui se
construisent partout dans le monde on a
parlé de la sidérurgie mais il y a il y
a pas que la sidérurgie qui qui a qui a
un souci la chimie les surcapacités qui
se construisent partout dans le monde
dans le Sud-Est asiatique sur l'acier la
chimie sur les les batteries automobiles
donc il y a il y a quand même beaucoup
de signaux qui sont très très euh
inquiétants pour les industriels et
garder le capâ dans ces conditions euh
chapeau l' il parvient à chapeau hein
non mais en deux mots mais ce que vous
dites est vrai et du coup il est
indispensable qu'on garde ce cap et que
la puissance publique européenne et
nationale le fasse que les élus locaux
continuent leur boulot fantastique enfin
faux c'est un MRE communiste vergrit il
est pas tout à fait communiste on va
dire ça comme ça et ils pensent la même
chose tous les deux parce qu'ils savent
que pour leur territoire territoire il y
a un enjeu clé en TER d' oui
effectivement ça turbule mais dans dans
ces momentsl c'est là que vous vous
retrouvez et que vous reconnaissez des
vrais leaders il faut qu'on fasse preuve
de leadership c'est vrai qu'il y a un
consensus politique qui même assez
nouveau vrai jet surquel on est tous
d'accord donc allons-y quo il y a il y a
une chose qui est marquante dans ce
reportage c'est à quel point
l'électricité va être cruciale pour
pouvoir décarboner l'industrie on a
besoin partout à fusse surmer il y en a
besoin bah notamment dans la raffinerie
pétroinéos mais aussi pour le groupe de
chimique M1 il y en a besoin pour
produire cet hydrogène vert qu'on a
évoqué et le méthane de synthèse qu'on a
vu aussi dans le dans le reportage
Arcelor à fusse surmer va aussi en avoir
besoin est-ce que vous à fusse surmer
vous avez sécuriser votre
approvisionnement c'est-à-dire à la fois
sur des volumes d'électricité et puis
sur des prix sur sur 10 15 20 ans parce
que c'est ce dont ont besoin nos
industriels alors les prix on peut pas
les sécuriser instittu à F surmer bien
évidemment par contre
l'approvisionnement et le renforcement
de l'alimentation électrique de la zone
est un challenge d'aujourd'hui ça ça
fait partie des projets de territoire
sur lequel effectivement il faut arriver
à trouver un consensus et des et des
éléments de de de sortie positif parce
que vous l'avez dit le besoin est très
important aujourd'hui une région comme
la région PACA c'est environ région sud
PACA c'est GW d'appel de puissance ça
pourrait être amené à doubler dans les
10 15 ans qui viennent ce il y a un
enjeu notamment sur une ligne à très
haute tension qui bah plaît pas à tout
le monde personne n envie d'avoir une
ligne à haute tension qui passe sous ces
fenêtres quoi bien évidemment et en
l'occurrence le le gestionnaire de
réseau qui est RTE et qui est le maître
d'ouvrage avec l'État sur sur ce projetl
requestionne questionne finalement les
besoins électriques au plus juste de
manière à se rendre compte sur des
plages de temps de 2025 2030 et au-delà
de 2030 qu'est-ce qui peut être
raisonnablement euh fait pour la le
renforcement de l'alimentation
électrique et qui Infiné vous l'avez dit
va servir à la décarbonation or ce qu'on
voit dans nos trajectoires qu'elle soit
de tendancielle jusqu'à ambitieuse c'est
que tous les scénarios que l'on a montés
ils sont plausible on peut tout à fait
réussir une décarbonation ambitieuse
avec à la clé une création d'environ
5000 emplois directs plus de 5000
emplois directs de l'industrie avec tout
ce que ça peut avoir comme effet de
conséquence sur un territoire on peut
aussi être dans un scénario tendantiel
où on détruire
de l'emploi dans les mêmes proportions
et tout tout est plausible aujourd'hui
donc c'est un c'est effectivement un
vrai challenge sur cette question des
prix de l'électricité Rollant lescur
c'est quand même al deux choses ouais
non mais juste pour qu'on comprenne bien
quand même il y a pas aujourd'hui de
visibilité pour les industriel ils vont
devoir investir des des sommes énormes
on parle de 11 milliards d'euros rien
que pour fausse surmer et ils savent pas
combien coûtera l'électricité à l'avenir
alors que ça va être le carburant de
labon voit bien dans votre reportage
parce que ça ça démarre au démarrage de
fausse il y a des dizaines d'années il y
a eu quelques visionnaires qui ont
décidé de créer de l'industrie là-bas et
à l'époque ça a créé des débats énormes
et le l'enjeu de l'électricité était
déjà important il y avait quelquesuns de
mes prédécesseurs qui ont décidé de
lancer les réacteurs nucléaires et autes
on relance de l'électricité nucléaire
des OP il faut et là-dessus je vais être
un peu sévère et un peu solennel que EDF
fasse le boulot pour prioriser le
développement de l'industrie
dans les tarifs que doivent payer les
industriels dans la décarbonation sur
l'utilisation des réacteurs existant
c'està dire quoi avoir un tarif
préférentiel en quelque sorte c'est ça
en fait c'est déjà le cas il y a des
négociations qui sont en cours et je
vais pas rentrer dans le détail entre
EDF et les grands industriels pour
sécuriser des volumes et des prix mais
il faut que DF fasse plus d'effort
là-dessus moi quand j'étais ministre de
l'industrie et de l'énergie et je
trouvais très bien que les deux soient
ensemble parce que ça permettait
justement de mettre de la pression sur
les uns les autres pour que la
négociation aboutisse euh je pense que
DF peut faire plus peut faire mieux
après je comprends DF ils ont tellement
de projets il faut qu'on leur dise
comment on va financer les OP il faut
qu'on sécurise les barrages mais ce
point-là il est essentiel parce que si
on n pas d'électricité en volume est pas
cher gravity qui est un projet chez vous
ils vont produire de l'acier décarboné
en 2030 c'est demain 2030 pour
çaélectricité pas cher et donc faut all
éviter il y a un débat quand même parce
que euh EDF ou parti au gouvernement euh
ministre explique que les industriels se
ruent pas pour sécuriser des contrats à
long terme parce que les les prix
actuels sont bas et donc c'est difficile
de s'engager à long terme donc c'est
vrai pour les industriels de taille
moyenne et ça d'ailleurs je trouve que
DF a bien fait le boulot pour faire ce
qu'on appelle des contrats de moyen
terme pour les entreprises de taille pas
trop grosse mais pour les très gros
projets à e de là à E2 il représente 35
% des émissions de gaz à effet de ser de
l'industrie française sur mer plus
d'unkererque fusse surmer d'unkererque
c'est 35 % donc si vous décarbonnez
fausse et d'un kerque vous faites un/ers
du boulot ça va coûter beaucoup d'argent
mais ça vaut le coup on sera mais unique
au monde si on fait ça donc faut le
faire évidemment sur C sur cet enjeu du
prix de l'électricité Patrice vergrit il
il y a des négociations en cours moi
j'ai j'ai lu dans la presse hein on
parle de 70 € du mgawh d'électricité je
crois que un mgaw de gaz aujourd'hui en
Europe il est autour de 40 € aux
États-Unis il est autour de 10 €.
comment un industriel peut décider de
décarboner en France aujourd'hui quand
il voit ça aux États-Unis enfin les
négociations se font actuellement sur un
autre prix que 70 € mais Roland Roland a
raison je pense que les grands groupes
aujourd'hui industriels sont sont prêts
à signer avec EDF une visibilité à long
terme moi chez moi c'est le cas euh et
c'est vrai qu'il faut avancer sur cette
question du prix c'est ce que je disais
tout à l'heure à la fois la question de
la souveraineté à l'échelle européenne
éviter le dumping environnemental et le
troisième enjeu c'est le prix de
l'électricité je voudrais juste revenir
sur le volume parce qu'on est passé un
peu vite h c'est quand même un très bel
enjeu le volume euh d'unkererc c'est
déjà une centrale nucléaire de 5,4 GW on
est en train on a un projet de 2 ep
quand tu étais ministre de l'Industrie
tu as largement développé ça et c'est
très important et Rin eu raison
là-dessus on rajoute 3,2 GW on a un
champ éolien offshore de 600 MW c'est
pas des petits projets et quand on
regarde l'enveloppe on parlait d' 1,8
milliards pour la décarbonation c'est
l'ormital on est à peu près au même
niveau pour le champ on lien offshore de
dunkererc et pour l'extension du réseau
électrique h c'est à peu près le même
ordre de grandeur on est autour de 1
milliard et demi d'investissement à
chaque fois donc on voit à quel point
cette question du volume de la
production d'électricité est importante
et je veux le dire pour tous les
téléspectateurs qui nous suivent quand
on enlève le pétrole le gaz et le
charbon on doit le remplacer par de
l'électricité et donc à un moment donné
il faut produire de l'électricité et
vous avez vu le reportage quand il faut
produire du solaire quand il faut
produire de l'éolien ça blque nuéaire et
bien effectivement il y a des gros
enjeux derrière donc on a entendu le
patron de DF dire très clairement c'est
l'enfer d'investir en France ça prend
beaucoup trop de
tempsou et c'est très important qu'on
arrive aussi à une production en volume
d'électricité il y a un enjeu aussi de
souveraineté majeureme si même si quand
même cet enjeu ça m'intéresse vous
entendre là-dessus cet enjeu il a un peu
baissé ces derniers mois euh il y a une
révision quand même qui se font qui qui
se fait un peu partout dans les
états-majors des des des grands groupes
de l'énergie sur les volumes qui seront
consommés dans les années à venir et
comme la voiture électrique démarre
quand même moins vite que prévue comme
la l'industrie la réindustrialisation
ralentie il y a quand même moins
d'inquiétude sur disponibilité de de
l'électricité en tout cas c'est ce qu'on
entend chez c'est ce qu'on entend
ailleurs a que RTE qui qui qui est
encore un petit peu fa choisir entre la
tendance et l'ambition moi j'ai bien
aimé votre truc on a un certain nombre
de scénarios moi je veux être ambitieux
et pour être ambitieux il faut
travailler sur tous les leviers
l'Allemagne a décidé d'arrêter le bonus
automobile donc si vous achetez un
véhicule électrique réclame un bonus
européen maintenant non mais en
Allemagne vous achetez un véhicule
électrique vous avez zéro en France vous
avez 4000 € au moins et réseré au
véhicules fait en Europe résultat vous
avez aujourd'hui 17 % de part de marché
des véhicules électriques en France et
la part de marché de la Chine a été
divisée par 4 depuis qu'on a réservé le
bonus au véhicules européens mais les
ventes de voitures électriques en France
ont chuté sur 12 mois on est d'accord
non mais elles ont chuté mais on a une
très très forte hausse de la vente des
véhicules européens donc moi je veux à
la fois qu'on roule électrique mais
qu'on roule électrique européen faut
travailler sur la demande faut
travailler sur l'offre et effectivement
il faut amener tout le monde vers un
scénario ambitieux l'état fait son rôle
les élus locaux jouent son rôle il faut
que la Commission européenne le rapport
Dragui là qui dit 800 milliards
d'investissement il faut le mettre en
œuvre et puis je pense qu'il faut être
extrêmement déterminé parce que c'est
pas seulement un projet économique c'est
un projet de sociétéit
de la France une nation de production
qui plus est écologiste on a passé 30
ans à transformer la France d'une nation
de producteur nation de consommateur on
a construit des rond-points des centres
commerciaux il faut construire des
usines parce que vous l'avez dit 5000
emplois dans l'industrie c'est 20000
emplois autour àunkererc ça représente
quoi en enjeu territorial pour vous dans
quoi c'est il y a trois poumons
économiques à d'unkererque qui sont
maintenant les batteries l'énergie et la
sidérurgie c'est trois poumons
industriels évidemment c'est le POUM
alors évidemment on a d'autres
dimensions que que l'industrie mais mais
c'est l'élément majeur je voudrais je
voudrais reprendre ce qu'a dit Roland
qui est très important sur les véhicules
électriques j'ai été ministre de
transport un petit temps et j'ai
justement voulu réfléchir à la relance
de la demande de véhicule électrique en
France on avait commencé à travailler
sur un certain nombre de solutions
j'avais proposé d'ailleurs l'idée d'un
plan d'épargne véhicule électrique comme
on fait un plan d'épargne logement
aujourd'hui avec de l'épargne bonifié
des prêts bonifiés et cetera j'avais
proposé ce qu'on appelle les formules
d'intracting vous savez ce que c'est
c'est c'est que le gain que vous faites
quand vous faites un plein notamment
chez vous pour les gens qui peuvent
charger chez eux soit intégré dans le
prix d'acquisition d'un véhicule ça
ramener le prix d'acquisition des
véhicules électriques au prix des
véhicules thermiques et on pouvait
accompagner les constructeurs et donner
une incitation c'est très important ce
qu'a dit rol il faut regarder la
tendance il faut voir ce qu'on a envie
de faire demain pourquoi d'unquerque ça
marche parce qu'à un moment donné on
s'est dit voilà le cap à 10 ans voilà le
cap à 15 ans et on s'est tenu avec les
industriels avec le même cap ben c'est
pareil au niveau national il y a un cap
il est évoqué là par Rolant et je pense
que c'est très important de garder le
cap surtout pas changer quand ouis si si
on veut voir des bonnes nouvelles quand
même il faut le dire il y a un
changement de logiciel au niveau
européen pour davantage protéger la
production européenne et c'est vrai que
sur la voiture électrique ces nouveaux
outils pour favoriser en tout cas pour
ralentir le l'offensive chinoise il
fonctionne on voit bien que l'offensive
de byyd n'a pas fonctionné pour
l'instant il y a quand même
un qui produise en France Toyota est
venu il y a plus de 20 ans en France à
l'époque il y avait des levé le bouclier
c'est le premier véhicule l'usine de
Toyota valencienne c'est la plus grande
usine d'auto made in France euh en
France et donc c'est ça marche B ils ont
qu'à venir produire ici si la question
c'est est-ce qu'ils vont produire en
Europe de l'Est ou en France c'est faut
qu'on soit compétitif Nicolas mat il y a
il y a un point important qu'on n pas
encore évoqué c'est la question des
synergies c'est aussi un enjeu clé pour
la décarbonation expliquez-nous un peu
comment ça fonctionne à fusse surmer
entre les différents groupes industriel
c'est question de de synergie oui alors
une synergie très généralement on
appelle une synergie un échange de flux
de matière d'énergie la chaleur fatale
d'un acteur qui peut être réutilisé par
un un acteur voisin ou la revalorisation
d'un coproduit là ça va un petit peu
plus loin parce que dans le contexte de
la décarbonation on le voit l'alignement
entre élus décideurs privés population
locale qui doivent comprendre aussi ce
que sont ces mutations et ces
transformations au niveau des
territoires c'est pas tout de le faire à
une échelle de connaisseur mais de le
faire aussi avec l'adhésion finalement
on parle pas de acceptabilité d'adhésion
des des populations locales ce qui est
intéressant c'est qu'on on va aller vers
des infrastructures qui vont nous
permettre de transporter de stocker de
distribuer demain de l'hydrogène du CO2
et cetera au-delà de ce qu'on faisait
déjà sur des énergies fossiles ou des
produits des produits raffinés et là ce
pourrait être de nouvelles synergies
encore une fois qui se qui se mettent en
œuvre soit entre industriel soit entre
industriel et collectivité c'est le cas
avec l'énergie qui est fatale qui est
revalorisé R
utilisé par la ville dans son réseau de
chauffage urbain par exempleutres
industriel les batteries par des autres
Industri voilà exactement c'est un
réseau de chaleur urbain sur sur dunker
mais il peut y avoir aussi des
connexions qu'on ne pense moins
spontanément qu'on pense moins
spontanément entre le secteur agricole
par exemple qui a des coproduits à
revaloriser et des outils industriels
qui peuvent permettre de de la biomasse
et cetera et ces interconnexions ces
interactions fonctionnel entre urbain
agricool industriel ça fait territoire
ça ça ça fait soci C entre autres on
arrive bientôt au terme de ce débat il y
a quand même une question qui se pose
c'est celle du modèle économique d'une
industrie décarboné Mathieu kiré
là-dessus j'aimerais vous entendre
est-ce que cette industrie décarboné
elle est viable elle est rentable ou
est-ce que elle est vouée à à vivre un
peu sous perfusion d'être publique parce
que aujourd'hui c'est c'est un peu ça
alors il faut il faut quand même une
étincelle à l'allumage donc ça c'est
certain que la la subvention publique
elle est importante on voit bien que sur
des projets de de décarbonation comme
adunkerer qui a s'appel jusqu'à 50 % de
de l'investissement la la subvention ça
tous les pays le font ça paraît
indispensable après il y a un vrai débat
autour de de la durabilité des des
protections de l'industrie européenne
est-ce que ça va suffire protéger
pendant un moment comme vous le disiez
les les les industries européennes
décarboné est-ce que ça ça permettra
d'être plus compétitif dans le dans dans
les offensives commerciales à l'étranger
ça c'est assez compliqué de d' voir
clair l'acier vert par exemple c'est
dans le meilleur des cas quand c'est
produit en au nord de la Suède avec de
l'électricité pas cher c'est plus 20 25
%. h pour aller convaincre un
constructeur automobile de payer cette
sur surprime pour l'instant c'est
compliqué et dans dans 15 an il y a pas
encore un marché pour ça les
consommateurs sont pas prêts à payer 25
% plus cher pour avoir un acier il y a
quelques marchés qui émergent par ex le
ma des éoliennes on me dit que
arcellormel explique que il commence à y
avoir un un intérêt pour des pour de
l'cier vert mais la la construction
automobile pour l'instant pas du tout
donc donc c'est c'est il faut
certainement y aller monsieur lesc a
raison façon pour pour l'intérêt de tout
le monde il faut y aller mais Nicolas
mat là-dessus vous voulez réagir oui
alors on parle beaucoup de coût de la
décarbonation certes nous ça peut être
10 13 milliards et cetera est-ce que
c'est un coût ou est-ce que c'est un
investissement c'est tout complètement
différent en terme de paradigme et un
investissement ça supporte de le mettre
en face par contre ce qui est un coup
c'est l'inaction ou la non décision ou
le report de décision mais ça par contre
ça peut se ça peut coûter très
clairement c'est marrant parce que les
industriels posent pas la question comme
ça h parce qu'ils ont bien compris que
il n'avait pas le choix de toute façon
le monde de demain in pas de marche
arrière sur d'Illes c'est pas la
question que posent les
cidérurgistes il pose la question de la
concurrence avec la Chine avec le pays
il pose pas la question de la
décarbonation la décarbonisation elle
est indispensable elle est indispensable
il y a pas d'avenir sans décarbonation
non moi chez moi il ne pose pas la
question de la décar ce n'est pas vrai
il pose la question des conditions de la
concurrence avec ceux qui noferont pas
la décarbonation voilà c'est ça c'est
très différent ils veulent jouer à arm
égal c'est tout et donc à un moment
donné la question c'est qu'on leur donne
la possibilité de pouvoir jouer à arm
égal et je pense mais tout le monde a
intégré que de toute façon l'industrie
de demain elle sera décarbonée elle sera
décarbonée alors après qu'on discute sur
les modalités sur le timing sur la façon
dont on doit y arriver sur justement la
logique de la concurrence comment on se
protège dans un moment où on a besoin
effectivement de monter en puissance
toutes ces questions sont sur la table
mais à la fin tout le monde a bien
compris que le monde serait décarboné et
c'est un projet de société on est la
croisée des chemin Rolland lescur c'est
c'est maintenant que tout se décide
parce que Mathieu kir a l'air de dire
qu'il y a quand même des industriels qui
se posent la question d'arrêter mais
bien sûr vous êes vous êtes dans une
tempête il y a du brouillard politique
il y a des risques économiques donc faut
garder le cap mais il faut pas oublier
qu'aujourd'hui Arcelor
gravity total si ils veulent recruter
des ingénieurs ils ont intérêt à leur
raconter qu'ils vont décarboner leur
industrie sinon ils n'en auront pas
s'ils veulent garder des investisseurs
ils ont intérêt de plus en plus à leur
raconter qu'ils vont décarbonés sinon
eux ne les financeront pas et infin vous
avez raison le sujet c'est le client
est-ce qu'on va avoir une demande pour
de l'acier vert mais nous si on dit les
voitures elles doivent être vertes ou
elles ne seront pas ben on en aura aussi
donc c'est il faut vraiment tout
rassembler mais mais aujourd'hui les
planètes sont alignées donc faut juste
nettoyer les nuages et et regarder au
loin et on y AR
Matthieu kiré sur ce le mot de la fin
peut-être a quand même question il y a
des hommes et des femmes à la tête de de
tous ces industriels et moi j'ai été
très marqué par des des déclarations
récentes de Carlos Tavarez qui qui n'est
plus chez stéantis mais lui son son
crédau c'est quand même de dire j'ai
envie d'être du bon côté de l'histoire
qu'il est il est il veut il voulait
mener cette entreprise vers les
décarbonations parce que il voulait pas
avoir à répondre de la nonaction dans 20
30 ans et bon ça peut peser aussi quand
même dans dans certain décision les
humains qui sont à la tête de ces
entreprises c'est vrai et ben merci à
tous les quatre d'être venu débattre sur
le le plateau de savourgarde de cet
enjeu donc de la décarbonation de
l'industrie j'espère que ça a permis à
chacun de mieux saisir ce qui est en jeu
pour ceux qui voudraient revoir le
reportage de Marion Becker il est en
ligne sur notre site LCP.fr et bien
évidemment sur notre chaîne YouTube
merci donc à tous d'être venu et bonne
soirée à l'écoute d' LCP
[Musique]
