"Nous, flics, nous sommes des cibles" : la colère d'un policier après les véhicules incendiés
2 Vues de vidéo·10 oct. 2024
«Nous, flics, nous sommes des cibles» : la colère d'un syndicaliste policier après les véhicules incendiés à Cavaillon
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Cavaillon, dans le Vaucluse, c'est un commissariat qui a pris feu dans la nuit de mardi à mercredi.
Alors que cinq personnes s'y trouvaient en garde à vue, les dégâts sont énormes.
Quatre voitures ont également été brûlées.
Pour les forces de l'ordre, les suspects numéro un, ce sont les cartels de la drogue,
car ce sinistre intervient après des opérations placenet menées dans une cité locale.
Écoutez Bruno Bartossetti, secrétaire national du syndicat Unité Police.
Est-ce qu'aujourd'hui, je suis surpris par ce qui vient de se passer à Cavaillon ?
Bien sûr que non.
Nous avons pas très loin, à Avignon, un policier qui s'est fait tirer dessus,
qui a perdu la vie de sang-froid sur un simple contrôle.
Quand on sait qu'on a un commanditaire d'une prison qui envoie un gamin de 14 ans d'Avignon
justement pour aller tuer quelqu'un à Marseille, ça veut dire que tout est possible.
Et plus rien ne nous surprend.
Vous avez 15 000 policiers blessés par an en service.
C'est énorme, c'est considérable.
Je crois qu'il y en a autant chez nos amis gendarmes.
Il y a un sentiment d'impunité chez ces voyous.
Et nous, flics, nous sommes des cibles.
Voilà où on en est aujourd'hui dans notre pays.
On a deux insécurités, celle-ci, physique, mais aussi juridique.
Parce qu'on doit se justifier en permanence.
Parce qu'en permanence, on met le doute sur notre travail.
Et je ne vous parle même pas des menaces qui sont faites à l'endroit des policiers,
à l'endroit des femmes de policiers,
où on est obligé de muter certains collègues tout simplement parce qu'ils ont été reconnus.
Voilà où on en est aujourd'hui dans notre pays.
C'est ça qu'il faut retenir.
