MUSIQUE : ÉTIENNE MBAPPÉ, AS DE LA BASSE
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16 oct. 2024
Festival Sawa Jazz : l'événement se tient le 1er novembre, à la Maison des Arts du Plessis Robinson. Et parmi les 4 artistes camerounais présents : le chanteur et bassiste Étienne Mbappé.
Deuxième édition du Festival Sawa Jazz qui aura lieu le 1er novembre prochain à la Maison des Arts du Plessis-Robinson en région parisienne.
Et parmi les artistes présents, Etienne Bappé, bonsoir.
Bonsoir.
Vous êtes chanteur mais aussi bassiste.
Vous avez joué avec Ray Charles, Salif Keïta ou encore Jackie Gelin.
Quelle est la particularité de ce projet ?
Deuxième édition du Festival Sawa Jazz.
C'est une seconde édition qui réunit pour elle seule quatre artistes.
D'habitude dans les soirées comme ça, il y a un artiste, peut-être deux qui passent.
Mais là, il y a quatre artistes qui sont réunis.
Quatre artistes qui sont moi-même, Henri Diconguet, Coco Mbassi et Sango Ndedi Ndolo.
Tous camerounais.
C'est un choix, oui.
Ils sont meilleurs les camerounais.
Ce n'est pas le temps qu'ils soient meilleurs.
Mais je pense que c'est une des soirées qui commencent.
Et puis on va élargir plus tard à d'autres pays, à d'autres régions du Cameroun.
Là, la programmation s'est imposée comme une évidence et qui nous réunit tous ensemble.
Et pour le grand bonheur de nous et aussi du public qui nous fera l'honneur de la classe ce soir-là.
Et avant de poursuivre, on va écouter un bout de Alané.
Alané, qui veut dire?
Alané, c'est reconduis-moi.
Anduala.
Oui, Anduala, c'est Anduala.
Parce que vous chantez qu'Anduala.
C'est?
Vous chantez qu'Anduala.
Je chante qu'Anduala, oui.
Parce que c'est une langue qui me plaît de défendre.
Et vous avez tout à fait raison.
Et je rappelle que vous êtes accompagné là de votre groupe, The Prophets.
Oui.
Huit personnes dans ce groupe.
Là, il s'agit d'un rythme très jazzy, version africaine, avec des rythmes bolobos.
Et c'est aussi Makossa, l'idée.
C'est vraiment ce mélange de toutes ces sonorités.
Pour ma part, oui, parce que j'ai mes racines évidemment au Cameroun, mon pays de naissance.
Mais bon, j'ai côtoyé le jazz, j'ai étudié un peu de musique classique.
Et voilà, j'ai fait un peu le tour du monde à travers les tournées et tout ça.
Et je pense que dans tout ce que je fais, il y a toujours une influence africaine.
Évidemment, il y a aussi la musique que j'aime par-dessus tout, qui est le jazz.
Le jazz, pourquoi?
Parce que c'est une musique qui exprime vraiment des moments inattendus, des moments d'improvisation.
C'est beaucoup de liberté qu'on prend dans le jazz comme ça.
Et moi, c'est ce qui me plaît dans la musique.
C'est qu'il y ait des choses qui ne sont pas forcément préparées.
Voilà.
Et donc, c'est pour ça que j'aime cette musique-là.
Et voilà, j'essaye de la jouer et la mélanger aussi, évidemment, avec mes racines africaines.
Voilà, vous êtes né à Douala en Cameroun.
Je suis né à Douala.
Quel était votre premier contact, du coup, avec le jazz, la musique?
Le jazz, les parents écoutaient Louis Armstrong, Duke Ellington.
Je voyais des grands albums, 33 tours à l'époque, qui traînaient à la maison.
Et de temps en temps, le dimanche, j'écoutais des choses.
Je me disais, waouh, ça me plaît bien.
L'oreille s'est un peu ouverte à ça.
Et j'avais un oncle aussi qui dirigeait un corps de ballet transatlantique blues.
Et c'est lui, vraiment, à travers cette histoire négro-américaine,
de ces esclaves qui traversent l'Atlantique, qui m'a ouvert vraiment au jazz.
Et depuis, c'est resté.
J'aime d'autres musiques.
Oui, bien sûr, j'imagine.
Alors, je parlais tout à l'heure de Ray Charles.
Vous avez été son bassiste.
Comment s'est passée cette rencontre?
Ça s'est passé un jour, j'ai eu un coup de fil à la maison.
Bonjour Étienne, qu'est-ce que tu fais dans deux heures?
Pourquoi?
Non, parce qu'il y a une séance de studio avec des geniuses.
Vous voulez dire Ray Charles en personne.
Et j'ai participé à cette séance de studio.
Comment dire non au génie qui est Ray Charles?
Donc voilà, la rencontre s'est passée comme ça.
Et après, séance de studio, enregistrement d'album et tout ça.
Et voilà.
Et vous êtes aussi sur la préparation actuellement d'un autre concept.
Oui.
Countryside.
Oui.
Vous pouvez nous en dire un mot?
Countryside est en fait...
Countryside, comment on dit?
Countryside.
C'est une passerelle que j'essaie d'établir entre la musique folk country américaine et l'Afrique.
Tout simplement.
Voilà.
Et donc, c'est beaucoup de guitares acoustiques.
C'est des références comme Bob Dylan, que sais-je encore, Paul Simon.
Voilà, la musique country vraiment américaine.
Et puis, j'essaie de métisser avec les racines africaines.
Et ça donne des choses assez étonnantes.
Et des choses toujours...
Moi, j'adore chercher.
Moi, je suis un labourieux.
Je cherche beaucoup.
Un chercheur.
Voilà, exactement.
Et donc, j'aime bien métisser des choses comme ça.
Et quand je vois que ça prend, que ça me plaît déjà moi-même, j'essaie de l'amener
avec autant de sincérité au public.
Et voilà, nous avons joué quelques concerts.
Pas beaucoup encore pour l'instant, parce que l'album est encore en préparation.
Mais c'est...
Cet avenir, ça va être un mélange assez étonnant.
Et on a hâte de l'écouter.
Diane Vapé, merci.
Merci.
Je rappelle donc que la deuxième édition du festival Sawa Jazz aura lieu le 1er novembre
prochain à la Maison des Arts du Plessis-Robinson, à Paris.
Merci infiniment.
Et l'on se quitte avec Océa Sisséa.
Océa Sisséa.
Ne pleure pas, rapproche-toi.
Merci Etienne Vapé.
Merci beaucoup à vous.
Je vous dis à demain.
Au revoir.
