Suivez en Exclusivité ce temps fort de la vie politique et parlementaire sur LCP-Assemblée nationale ! Abonnez-vous à la chaîne YouTube LCP : https://bit.ly/2XGSAH5 L'Assemblée nationale revient à deux séances de questions au gouvernement par semaine. Une séance vient donc s'ajouter le mercredi, à celle du mardi. La présidente de l'institution, Yaël Braun-Pivet, souhaitait "redynamiser" ce temps fort de la semaine parlementaire, où les députés interrogent les ministres sur l'actualité. Une séance de questions qui permet aux députés d’exercer leur mission de contrôle du gouvernement, en interpellant les ministres sur leur action et sur l’actualité. Les différents groupes disposent d’un temps de parole prédéterminé.
Bonjour à tous, ravie de vous retrouver pour une nouvelle séance de questions au gouvernement.
Vous le savez, c'est tous les mercredis à partir de 14h en direct en intégralité sur LCP.
11 groupes, 11 questions posées tout à l'heure dans l'hémicycle.
Stéphanie Depierre, de quoi va-t-on parler aujourd'hui ?
Eh bien évidemment Elsa, on va parler du budget alors que la loi de finances arrive en commission cet après-midi à l'Assemblée nationale.
Les députés ont de très nombreuses questions pour le gouvernement, notamment sur l'énergie.
Il y a une question des écologistes, une question également de la droite républicaine
qui s'oppose à toute augmentation de la taxe sur l'électricité prévue par Michel Barnier.
Du côté du groupe indépendant Lyot, on s'inquiète de la taxe sur les billets d'avion.
Les communistes veulent parler de la réduction de budget pour l'insertion des travailleurs handicapés.
Du côté du PS, on veut parler éducation.
Le groupe d'Eric Ciotti, lui, s'oppose à la hausse d'impôts pour les collectivités locales.
On parlera aussi du budget de la Sécurité sociale avec le Modem qui s'inquiète pour les petites retraites
et pour la baisse des remboursements des consultations pour l'assurance maladie.
Et puis il y aura aussi sur le volet économique le camp présidentiel qui s'inquiète des représailles chinoises
sur les droits de douane de certains produits français comme le cognac ou le porc.
On parlera également de la ligne à grande vitesse après les manifestations de ce week-end.
Merci beaucoup Stéphanie. On parlera de l'énergie avec votre question.
Vous êtes députée du groupe écologique et social de Loire-Atlantique.
C'est sur la taxe sur l'électricité que vous allez interroger le gouvernement ?
En fait, on voit que dans ce budget, le plus grand perdant, c'est l'écologie.
Et donc on va supprimer les subventions pour décarboner nos usages,
que ce soit la fin ou la diminution du fonds chaleur, l'électrification sur les véhicules électriques,
mais aussi les dotations aux collectivités territoriales qui font et qui concrétisent la transition énergétique dans les territoires.
Et puis forcément, complètement anachronique, quand on veut décarboner, passer des fossiles à plus d'électricité,
la hausse de la taxe sur l'électricité est complètement anachronique avec une politique de transition énergétique.
Alors le gouvernement dit qu'il faut bien finir avec ce bouclier tarifaire qui coûte très cher à l'État.
Sur la facture, les gens aux tarifs réglementés, ils verront quand même une baisse sur leur facture d'électricité.
Oui, mais si on veut décarboner les usages, on ne peut pas d'un côté faire en sorte que les logements ne soient plus isolés,
qu'il n'y ait plus d'aide pour ceux-là, qu'on ne puisse plus passer aux véhicules électriques.
Et aujourd'hui, il y a une casse aussi de l'emploi industriel dans nos territoires.
Moi, dans mon département de Loire-Atlantique, c'est Saunier-Duval avec la fin des pompes à chaleur.
C'est Général Électrique avec l'éolien en mer. On voit bien que là, le gouvernement manque totalement la transition énergétique.
Merci beaucoup. Ce sera donc les angles d'attaque du groupe écologique et social pendant cet examen du budget.
Merci beaucoup Julie Lahernousse.
Et on va rejoindre tout de suite Stéphanie Despierre.
Une autre question sur le budget. Elle est posée par Emmanuel Morel.
Bonjour Emmanuel Morel. Que voulez-vous demander au gouvernement ?
Vous savez qu'on rentre dans la discussion budgétaire et que Bercy a toujours à sa disposition une sorte de musée des horreurs,
c'est-à-dire des mauvaises idées, des mauvaises solutions. Et parmi celles-ci, c'est là-dessus que je vais interroger le Premier ministre,
il y a la diminution drastique du budget de l'AGFIP.
L'AGFIP, c'est quoi ? C'est l'organisme paritaire qui s'occupe d'accompagner les travailleurs handicapés
dans leur insertion professionnelle, dans leur inclusion sociale.
Et c'est quand même incroyable qu'au moment où on dit tous que les Jeux paralympiques ont changé le regard des Français sur le handicap,
au moment où Michel Barnier lui-même a fait de la santé mentale qui concerne un Français sur cinq une priorité,
qu'on en arrive à de telles extrémités.
C'est-à-dire concrètement baisser le budget pour les travailleurs handicapés.
Mais le pire dans cette affaire, c'est que les entreprises vont payer toujours la même somme,
l'AGFIP touchera moins, et c'est quoi ? C'est l'État qui va empocher le reste.
Et ça, c'est vraiment le cynisme pur. On reconnaît bien les financiers de Bercy.
Donc j'espère, avec ma question, pouvoir changer l'ordre des choses.
Est-ce que vous en avez parlé avec des députés du camp présidentiel ?
Parce qu'on a vu aussi une montée au créneau des députés du camp présidentiel,
de certains députés, quand ils ont découvert ce fait-là.
Je crois que sur tous les bancs, il y a des députés qui sont choqués
parce qu'ils avaient cru au message du Premier ministre qui disait que le handicap faisait partie des priorités nationales.
Alors le problème des députés du camp présidentiel, c'est que maintenant, il faut passer de la parole aux actes.
Il y a des amendements qui ont été déposés. Il y a un gouvernement qu'ils connaissent et qui peuvent convaincre.
Si on y arrive tous ensemble, normalement, la situation devrait s'améliorer.
Merci beaucoup. Et on vous laisse rejoindre l'hémicycle pour assister à ces questions au gouvernement. Merci.
Merci beaucoup, Stéphanie. On est à une poignée de secondes, 12 exactement, du début de la séance dans cette salle des pas perdus.
On attend le passage de la présidente de l'Assemblée nationale.
Stéphanie, très rapidement, réunion importante à 17 heures, top départ du budget en commission des finances.
Oui, top départ du budget avec une aparté importante au début de cette réunion,
puisque la commission des finances va se transformer en commission d'enquête pour faire la lumière sur le déficit public
qui, vous le savez, atteint des sommets, des sommets imprévus par le précédent gouvernement.
Alors les députés de tous les bords ici à l'Assemblée veulent comprendre pourquoi il y a eu moins de recettes,
pourquoi il y a un trou de plus de 50 voire 60 milliards d'euros dans le budget pour 2024.
Merci beaucoup, Stéphanie. On suivra évidemment cette réunion à 17 heures sur LCP, sur nos réseaux sociaux.
Et puis le coup d'envoi du projet de loi de finances en commission tout à l'heure.
Commission d'enquête, projet de loi de finances, l'actualité à l'Assemblée, c'est vraiment le budget.
Ça va nous occuper une grande partie. Regardez sur ces images d'Olivier Molinari.
Cette salle n'est pas perdue avec la garde républicaine, les dentistes et le passage de la présidente de l'Assemblée nationale, Lyaëlle Braune-Pivet.
Deux séances de questions au gouvernement, vous le savez, une le mercredi, une le mardi.
La présidente de l'Assemblée qui entre dans l'hémicycle et qui va monter au perchoir.
On parlera du budget, on parlera de l'énergie dans cette séance de questions au gouvernement.
On se retrouvera juste après. Bonne séance à tous. 11 questions, 11 réponses à suivre en direct sur LCP.
Bonjour à tous, la séance est ouverte. L'ordre du jour appelle les questions au gouvernement.
Mais avant cela, je vous indique que j'ai reçu de M. Hugo Prévost, député de la première circonscription de l'ISER,
une lettre m'informant qu'il se démettait de son mandat de député à Comté d'aujourd'hui.
Acte a été pris de cette démission au journal officiel.
La première question va être posée par Mme Fathia Kheloua Achi pour le groupe Socialiste.
Merci Madame la Présidente. Madame la Ministre de l'Éducation Nationale,
tout d'abord, ces derniers jours sont bien sombres pour notre école.
Nos pensées vont vers Samuel Paty et Dominique Bernard,
tués par des terroristes islamistes parce qu'ils étaient enseignants. Nous leur rendons hommage.
Madame la Ministre, si je prends la parole aujourd'hui, c'est pour vous parler de notre école.
Celle pour laquelle la communauté éducative se bat au quotidien.
Celle qui émancipe. Celle qui façonne l'esprit critique.
Celle qui apprend le vivre ensemble et la tolérance.
Bref, celle qui accompagne tous les élèves pour faire société.
Je ne voudrais pas vous donner l'impression de vous apprendre mon métier, Madame la Ministre,
mais permettez-moi de vous dire que c'est pour cela qu'on devient enseignant
et que je suis moi-même devenue enseignante il y a 30 ans.
Et c'est avec ce vécu que je vous le dis, l'école est fatiguée.
L'école est fatiguée des réformes pédagogiques successives,
des changements de programme sans cohérence et des chocs dans tous les sens.
L'école est fatiguée de devoir toujours faire plus avec toujours moins.
Fatiguée des coupes budgétaires, fatiguée des baisses, des suppressions,
dont la dernière en date, plus de 4000 postes d'enseignants supprimés
dans votre projet de loi de finances 2025.
Une véritable saignée pour des classes toujours plus surchargées.
Ce budget est une bombe à retardement.
Pour ce gouvernement, le budget de l'école est un coût à rationaliser,
une variable d'ajustement dans une matrice comptable.
Mais pour nous, le budget de l'école sera toujours un investissement pour l'avenir,
un investissement pour une école accueillante, exigeante et inclusive.
L'école a besoin de moyens, donc Madame la Ministre,
êtes-vous prête à revenir avec le Parlement sur ce budget prévu pour l'enseignement scolaire
et surtout sur la suppression de ces 4000 postes ?
Ou laisserez-vous l'école être sacrifiée sur l'autel de l'austérité ?
La parole est à Madame Anne Gionnet, ministre de l'Education nationale.
Merci Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés,
Madame la députée Fatia Khelouachi.
Je suis d'accord avec vous, l'école c'est un investissement, il n'y a aucun doute.
J'ai l'honneur d'être à la tête d'un ministère qui compte plus de 1,2 millions de personnels
qui sont tous dévoués, je veux saluer leur engagement et vous en faites partie.
Mais je crois qu'aujourd'hui, le moment n'est pas trop à la polémique,
il est plutôt aux faits et il y a des faits qui sont très clairs.
Depuis 2017, l'école a bénéficié de 14 milliards d'euros supplémentaires dans son budget,
des moyens jamais alloués jusqu'à présent.
Quand je suis arrivée dans ce ministère, j'ai trouvé un budget de 62,1 milliards d'euros.
Il est aujourd'hui à 63 milliards d'euros, c'est un peu plus de 800 millions d'euros que l'école a pu obtenir.
Je veux d'abord qu'on salue cette victoire et nous pourrons faire beaucoup avec cela,
malgré les inquiétudes que vous exprimez.
Je voudrais dire que notre école reste donc une priorité du gouvernement.
Mais il y a aussi d'autres chiffres qui sont implacables et qu'il faut avoir en tête.
C'est que là, à cette rentrée scolaire, nous avons 80 000 élèves de moins.
En septembre 2025, nous en aurons 100 000 de moins.
Ces 200 000 en moins, il faut aussi tenir compte de ces chiffres qui sont implacables
et qui nous ont permis malgré tout d'avoir un nombre moyen d'élèves par classe
qui n'a jamais été aussi bas, avec un peu moins de 22 élèves par classe dans notre école publique.
C'est aussi, je veux le dire, ce budget que j'ai évoqué, ce budget de l'éducation nationale,
c'est aussi celui qui a permis d'allouer depuis 2017 près de 3 000 postes d'enseignants
dans l'académie de Créteil, notamment pour dédoubler les petites classes
dans les territoires que vous connaissez bien en Seine-Saint-Denis.
C'est aussi ce budget qui a permis de verser une prime de fidélisation
à 26 000 agents de l'éducation nationale, dont 22 000 professeurs,
qui enseignent en Seine-Saint-Denis, que vous connaissez bien,
pour un gain d'un peu plus de 6 000 euros par an.
Et puis c'est ce budget qui a permis aussi d'augmenter les infirmières scolaires
de 200 euros net par mois, les AESH 200 euros net par mois.
Donc je veux ici dire que j'attends beaucoup, comme vous, du débat parlementaire
qui s'ouvre. Je sais que vous-même, à la tête de la Commission,
vous aurez le souci d'avoir, d'apporter une contribution qui sera,
j'en doute pas, très utile et sans dogmatisme à ce budget.
Je l'ai dit, je vous le redis, je veux vraiment insister.
Comme ministre de l'Éducation nationale, j'aurai toujours un objectif,
une boussole et même une obsession. Élevez le niveau.
Merci beaucoup Madame la Ministre.
La parole est à présent à Monsieur Fabrice Brun pour la droite républicaine.
Merci Madame la Présidente. Monsieur le Premier ministre,
entendez-vous le cri des oubliés de la ruralité ?
Il s'est une nouvelle fois manifesté dans un vote de colère en juin et juillet derniers.
Colère d'abord sur le pouvoir d'achat.
Vous savez, chez nous, c'est vite compliqué quand on touche aux taxes sur l'énergie
et la mobilité. Voilà pourquoi nous sommes déterminés
à faire obstacle au relèvement de la taxe sur l'électricité,
à nous opposer à toute hausse d'impôts pour ceux qui travaillent
et ont travaillé toute leur vie.
Car c'est toujours les mêmes qui trinquent
et c'est particulièrement vrai dans nos zones de pentes et de montagnes
où tout est plus cher pour se chauffer ou se déplacer.
Colère ensuite quand la sécurité première des libertés
n'est plus assurée en tous points du territoire.
Colère aussi d'attendre six mois un rendez-vous chez le médecin.
En Ardèche comme ailleurs, nous payons nos impôts comme tout le monde,
nous sommes en droit d'être soignés comme les autres.
Colère enfin des élus de nos communes, des agriculteurs, des commerçants,
des artisans qui croulent sous les charges, les normes et la paperasse
et des dispositifs technocratiques comme le ZAN.
Monsieur le Premier ministre, il faut calmer le jeu et poser des moratoires.
Arrêtez le massacre de la fermeture des classes en zone rurale.
L'école, c'est là que tout commence.
C'est la vie de nos enfants, c'est l'avenir de nos enfants,
c'est la vie dans nos villages et c'est le symbole d'ailleurs du combat
que nous menons pour une ruralité vivante, celle des valeurs et de l'emploi.
Car la ruralité c'est l'agriculture, c'est le tourisme, l'artisanat,
le commerce aux proximités, c'est la chasse, c'est la pêche, c'est l'eau.
C'est 80% de nos énergies renouvelables, 70% des emplois industriels
dans nos communes de moins de 10 000 habitants.
Monsieur le Premier ministre, vous le savez, nos territoires sont une chance,
ils sont une force pour la France.
Allez-vous renouer avec une grande politique d'aménagement de territoire
pour les millions de Français qui font vivre notre belle ruralité ?
Merci beaucoup mon cher collègue.
La parole est à Madame Catherine Vautrin,
ministre du Partenariat avec les Territoires et de la Décentralisation.
Merci Madame la Présidente. Monsieur le député Fabrice Brame,
vous venez monsieur le député avec cette question de décrire ce qu'est effectivement
la ruralité dans notre pays.
Si je devais ajouter à cette description, j'ajouterais sur la diversité de notre ruralité.
Parce que cette ruralité, elle peut être montagnarde, elle peut être maritime,
elle peut être insulaire, elle peut être domienne, je ne vais pas continuer.
Mais ce qui veut dire que face à chacune de ces ruralités, nous avons des besoins spécifiques.
Vous venez de le dire.
Et c'est tout le sens d'ailleurs de la circulaire que monsieur le Premier ministre
a adressée au préfet il y a quelques jours,
de façon à recenser avec chacun de ces représentants de l'État,
les bras armés de la République au plus près des territoires,
l'ensemble non seulement des attentes mais également des réponses.
Vous faisiez allusion à l'instant à cette notion qui me tient particulièrement à cœur,
qui est celle du bassin de vie vécu.
Parce que c'est ça le concret de nos concitoyens.
Et effectivement avec ma collègue Geneviève Dariussec,
nous allons travailler bien sûr sur la présence en matière de santé.
L'école est un autre sujet.
Le transport et notamment les transports longs du quotidien,
les 80 kilomètres que font un certain nombre de nos concitoyens
pour aller chaque jour travailler méritent une attention toute particulière.
C'est le sens de ce sur quoi nous sommes en train de travailler avec François Durovray
pour apporter des réponses concrètes.
Vous avez parlé du ZAM.
Le Premier ministre nous a demandé de regarder les assouplissements.
Vous avez parlé des normes.
J'ai demandé à Boris Raffignon d'aller plus loin sur son rapport
pour qu'il devienne concret.
Vous voyez, la réponse à la ruralité c'est du concret.
C'est ce que nous allons faire ensemble.
Je vous remercie Madame la Ministre.
La parole est à présent à Madame Julie Lernousse pour le groupe écologiste.
Merci Madame la Présidente.
Ma question s'adresse à Monsieur le Ministre de l'Économie.
Monsieur le Ministre, la semaine dernière, l'Assemblée nationale était inondée.
Conséquence directe du changement climatique et de la tempête Kerk.
Ironie du sort, c'est ce même son budget,
avec des coupes sans précédent dans tout ce qui ressemble à la transition écologique.
Vous sacrifiez l'écologie sur l'autel de l'austérité,
en rognant que les aides pour la rénovation énergétique,
la chaleur renouvelable ou l'achat de véhicules électriques.
Des petites économies faciles avec des répercussions coûteuses,
immédiates et durables sur le climat, sur le pouvoir d'achat,
sur la santé, sur l'industrie et sur l'emploi.
Savez-vous combien cela coûte à l'État d'avoir des logements qui ne sont plus chauffés,
faute de moyens, sur les comptes de la sécurité sociale ou en chèque énergie ?
Savez-vous combien cela va coûter à l'État en termes d'emplois,
de savoir-faire français, de perte de compétences ?
Rien que dans mon département, en quelques mois,
c'est tout un écosystème industriel qui est en train d'être décimé.
Et en dépit de tout bon sens, vous vous permettez même de faire les poches
des Françaises et des Français en augmentant les taxes sur l'électricité.
Cela vous semble-t-il cohérent pour nous aider à se sevrer des énergies fossiles ?
Monsieur le ministre, quand allez-vous vous débarrasser de la tutelle
de l'extrême droite profondément climato-sceptique ?
Quand allez-vous vous battre pour la transition énergétique
en vous tournant vers la gauche de l'hémicycle
et engager enfin la planification écologique dont nous avons toutes et tous besoin ?
Je vous remercie, mes chers collègues.
La parole est à Monsieur Antoine Armand, ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie.
Merci Madame la Présidente.
Mesdames et Messieurs les députés, Madame la députée Julie Laernos.
Il se trouve qu'il y a quelques mois encore j'étais sur ces bancs
et nous avons travaillé ensemble sur les énergies renouvelables,
sur l'énergie nucléaire et votre groupe a fait des pas importants en la matière.
Et au fond pourquoi je vous dis cela ?
Je vous dis cela parce que je sais que face à la transition écologique
nous sommes capables de dépasser les clivages.
Et donc nous sommes capables de regarder la réalité telle qu'elle est.
Vous avez parlé, vous auriez pu parler de dettes écologiques.
Vous auriez dû, je crois, aussi parler de dettes financières.
Car si nous ne sommes plus capables de financer notre train de vie,
comment financerons-nous nos investissements ?
Comment financerons-nous les investissements que je partage avec vous
sur les nouvelles infrastructures énergétiques,
sur l'atténuation au changement climatique,
mais aussi l'adaptation, un plan qui a été lancé
par le prédécesseur d'Agnès Pannier-Runacher, Christophe Béchut,
il y a quelques mois et qui est un plan important.
Comment, si nous ne sommes pas capables de financer notre Etat,
financerons-nous les dépenses dont nous avons besoin demain ?
C'est pour cela que le Premier ministre,
dans sa déclaration de politique générale,
a mis sur le même plan la dette financière et la dette écologique.
Parce que nous ne serons pas responsables écologiquement
si nous ne sommes pas responsables financièrement,
si nous ne nous dégageons pas des marges de manœuvre financière
et d'investissement pour l'avenir de nos compatriotes,
pour l'avenir de l'écologie en France et sur toute la planète.
Et puis, un dernier point, madame la députée,
à l'Assemblée, il s'agissait d'une fuite de canalisation.
Merci.
La dette financière que la dette écologique,
et en creusant la dette écologique,
vous aggravez gravement la dette financière.
Merci.
Monsieur Philippe Biget, pour le groupe Démocrate.
Ma question s'adresse à la ministre de la Santé.
La sécurité sociale, fondée en 1945,
c'est un modèle unique au monde.
Elle est à la croisée des chemins.
Dans un moment où on aura des défis à relever,
comme celui de l'accès aux soins pour tous,
ou la prise en charge de la dépendance.
Pour autant, chacun connaît les déficits publics,
et en particulier la dette sociale,
qui est devenue insupportable.
L'esprit de responsabilité qui nous anime au groupe Démocrate
exige d'être courageux, mais justes,
dans les décisions qui seront prises.
Et je vais essayer d'attirer votre attention sur deux sujets.
La première, c'est l'idée de transférer une partie
des remboursements des actes médicaux
de la sécurité sociale vers les mutuelles.
Cela coûtera plus cher aux insurés sociaux.
C'est un mauvais coup que l'on porte
à l'universalité du système de soins.
Le second, c'est ne pas indexer les petites retraites.
Ce sera malheureusement moins des pouvoirs d'achat
pour nos aînés.
Au groupe Démocrate, nous portons des propositions
financières exigeantes, qui nous permettront
de répondre à ces attentes,
tout en diminuant les dépenses de sécurité sociale.
Madame la ministre,
le système de santé n'a plus besoin d'un nouveau replâtrage,
mais d'une refonte en profondeur,
permettant d'écloisonnement,
de décentralisation,
permettant justement de faire en sorte
qu'on mette les soignants et que l'on mette,
bien sûr, le patient au cœur de ce nouveau système,
s'appuyant sur une loi de programmation
pluriannuelle,
donnant un cap des moyens, la durée,
pour que l'ensemble y adhère,
et je suis persuadé que sur tous ces bancs,
on est capable de bâtir cette loi
de programmation pluriannuelle.
Alors, madame la ministre, êtes-vous prêt
sur ces deux points particuliers que j'ai soulevés,
à la fois de l'assurance maladie
et des mutuelles, mais également des retraites,
et en donnant une perspective
sur une nouvelle loi de programmation du système de santé,
de nous écouter largement ?
Merci.
Merci beaucoup, monsieur le député.
La parole est à madame Geneviève Dariussecq,
ministre de la Santé et de l'Accès aux soins.
Merci, madame la présidente.
Mesdames, messieurs les députés,
monsieur le député Vigier,
vous posez un sujet qui est très important.
Jusqu'où pourrons-nous aller
avec le mode de financement
que nous avons aujourd'hui
et le système que nous portons aujourd'hui ?
Et avec, surtout,
l'enjeu démographique que nous avons devant nous,
c'est-à-dire un vieillissement
de la population,
c'est-à-dire, bien sûr,
beaucoup plus de maladies chroniques,
c'est-à-dire un renchérissement, en définitive,
des coûts du soin pour l'assurance maladie.
Je dois vous dire
qu'aujourd'hui,
l'assurance maladie couvre 80%
de la facture,
alors qu'elle n'en couvrait que 76%
il y a encore quelques années.
Donc, elle prend en charge
beaucoup plus de soins.
Mais c'est vrai que nous sommes devant une question.
Faut-il rester dans cette dynamique
ou faut-il transformer le système
et transformer aussi, peut-être,
le financement du système ?
Moi, je voudrais faire de la prospective.
Il faut du temps pour faire de la prospective
et les choses ne pourraient s'installer
que sur une dizaine ou une quinzaine d'années.
Néanmoins,
travailler à réfléchir
à la transformation de notre système
de santé, avec un gros
pan sur la prévention,
vivre en meilleure santé
plutôt que vieillir en mauvaise santé,
c'est un enjeu
important pour nos dépenses de santé
et adosser à cela
un système de financement
adapté. Moi, je veux travailler
avec vous tous à cela. Je pense que monsieur
le Premier ministre
va dans cette
orientation, car l'enjeu
pour le XXIe siècle, pour nous,
c'est de garder un système
solidaire et de pouvoir protéger
les plus fragiles.
Merci beaucoup,
Madame la Ministre.
La parole est à monsieur
Max Mathiazin pour le groupe IOT.
Merci,
Madame la Présidente.
Ma question s'adresse à monsieur
le Premier ministre.
Monsieur le Premier ministre,
les prix des billets d'avion
sont exorbitants, voire prohibitifs
pour nos concitoyens ultramarins
et corses.
Ceux qui viennent rendre visite à leurs
enfants qui étudient en France hexagonale
ou à l'inverse, pour
ceux qui travaillent dans l'hexagone et qui
rentrent dans leur famille,
comme cela est normal.
Quand on interroge les compagnies d'aviation,
elles dénoncent le prix
exorbitant du kérosène.
On a un billet d'avion,
par exemple le printemps Paris,
qui est trois fois plus élevé
qu'un billet Paris New York.
Un printemps Fort-de-France
qui coûte le double
d'un printemps Miami.
Et aujourd'hui, le gouvernement
veut multiplier par trois
la taxe dite taxe Chirac.
Rappelons qu'à l'origine,
cette taxe était destinée à financer
l'achat de médicaments pour les pays
en développement.
Mais elle a été détournée
de sa destination depuis 2020
pour financer aussi
et surtout l'agence
de financement des infrastructures de transport
dans l'hexagone.
En bout de chaîne, ce sont les déos insupportables
du prix des billets d'avion pour nos
concitoyens ultramarins et Corses.
Comment de son contexte
ne pouvons-nous parler de continuité territoriale
pour laquelle nous battons depuis si longtemps ?
Tous les députés ultramarins
et Corses s'opposent
à cette surtaxe. Nous l'avons déjà dit,
Monsieur le député.
Alors, Monsieur le Premier ministre,
nous vous demandons instantanément
de vous opposer à la présentation
de l'amendement du gouvernement visant
à multiplier par trois
la taxe de solidarité
sur les billets d'avion pour les vols
entre la France hexagonale et les territoires
d'outre-mer ou la Corse.
Produit de première nécessité en moyenne
40% plus élevé que dans l'hexagone.
Billets d'avion inabordables
et en outre-mer,
le pacte républicain, pour nous,
est rompu. Alors, allez-vous,
Monsieur le Premier ministre, vous opposer
à cet amendement ?
Je vous remercie, mon cher collègue.
La parole est à Monsieur Antoine Armand,
ministre de l'Économie et des Finances.
C'est lui qui va répondre.
Merci, Madame la Présidente.
Mesdames et Messieurs les députés,
Monsieur le député
Hématiazan,
je vous remercie,
Monsieur le député, pour cette
question importante. Je veux d'abord vous redire,
comme je l'ai fait à votre
collègue tout à l'heure, que la priorité
du ministre des Finances de la France,
lorsque la dette approche 113%
du produit intérieur brut et que
le déficit dépasse 6%,
c'est de réduire les déficits et de
le faire en conscience. Et que cela passe
d'abord, et avant tout, nous l'avons
rappelé avec mon collègue Laurent Saint-Martin,
par la baisse de la dépense publique, au moins
aux deux tiers, et je ne doute pas que
cette assemblée contribuera à faire
que cette proportion soit
encore plus importante. Et puis
ensuite, et seulement ensuite,
que l'effort
repose sur
des prélèvements qui puissent
concerner d'abord et essentiellement
les plus fortunés. Et dans ce cadre-là,
dans ce cadre-là, le fait que
ceux et celles qui se déplacent
beaucoup en avion contribuent
contribuent au redressement
des finances publiques,
contribuent...
Je finis de vous répondre, monsieur le député.
Contribuer aux finances publiques
et à l'investissement dans la transition énergétique
est important. Et
dans ce cadre-là, se pose évidemment
la question des voyages européens ou assimilés
et évidemment la question de nos compatriotes
qui vont de leur pays à leur
propre pays, parfois pour des
questions professionnelles, parfois pour des questions personnelles,
peu importe, c'est de la continuité
territoriale, c'est le pacte
républicain, et nous aurons un attachement
extrêmement fort à ce que dans le
Barème, dans le calibrage
du prélèvement qui sera prévu et que nous
ferons, je n'en doute pas, avec l'ensemble
des parlementaires de cette assemblée
ultramarins ou non, puisque nous représentons
tous l'ensemble de nos concitoyens,
nous puissions trouver un chemin pour que cela
ne repose pas essentiellement
sur les compatriotes d'outre-mer.
Je vous remercie.
Merci beaucoup, monsieur le ministre.
La parole est à monsieur Xavier
Roseren pour le groupe Horizon.
Merci, madame la présidente. La question
s'adresse à madame la ministre de l'Agriculture,
de la Souveraineté Alimentaire
et de la Forêt. Madame la ministre,
je souhaite attirer votre attention
sur la question cruciale de la
cohabitation avec le loup. Les éleveurs,
gardiens de nos paysages
et de notre patrimoine rural
sont aujourd'hui en détresse
face à la multiplication des
attaques de leurs troupeaux.
Le pastoralisme au cœur de l'économie
locale et de la préservation de nos
montagnes est gravement menacé.
Le plan national d'action
2024-2029 sur le loup,
bien qu'apportant des avancées,
reste très insuffisant.
Le récent accord
avec l'Union européenne visant à
abaisser le statut protection du loup
est un pas dans la bonne direction.
Cependant, ce processus
doit encore être confirmé
au sein de la Convention de Berne.
Nous devons donc rester
extrêmement vigilants et
continuer à plaider pour un
déclassement effectif.
Dans ce contexte,
les chiffres sont alarmants.
La population lupine en France a plus
que doublé en 5 ans.
Cette espèce n'est plus menacée
alors que nos éleveurs sont en
danger. Les attaques
sur les troupeaux ont augmenté de 21%
en 2022 en Haute-Savoie
et sur ma circonscription,
ces attaques sont même passées
sur les bovins et sur les chevaux.
Madame la Ministre,
il existe une France qui se lève
à l'aube, la boule au ventre,
avec le sentiment d'être
abandonnée. Cette même France
enfile machinalement ses bottes
chaque matin avec l'angoisse
de retrouver son troupeau
massacré par le loup.
Comment pouvons-nous tolérer
un tel sort pour ceux qui nous nourrissent ?
Quelle solution, Madame la Ministre,
envisagez-vous pour que
ce dégât cesse, pour que nos éleveurs
puissent continuer leur activité
dans les conditions dignes
sans craindre pour la sécurité
de leurs troupeaux ? Je vous remercie.
Merci beaucoup, mon cher collègue.
La parole est à Madame Genevard,
Ministre en charge de l'Agriculture.
Merci, Madame la Présidente,
Mesdames et Messieurs les députés,
Monsieur le député
Xavier Roseraine,
Vice-président nouvellement élu
à l'ANEM et je vous félicite.
La question de la prédation du loup
est un problème absolument majeur.
Aujourd'hui, en France,
69 départements sont concernés,
11 000 victimes par an pour une population
estimée à 1 000 loups,
estimation souvent contestée.
C'est
une cause de désespoir
absolu pour nos éleveurs
qui s'ajoute à la crise sanitaire.
Donc la situation est très difficile.
Le nouveau plan loup a pour axe principal
et je pense qu'il est bon de le rappeler,
d'un meilleur rééquilibrage
entre la protection des troupeaux
et la protection de l'espèce
qui aujourd'hui est assurée.
Ce qui peut amener d'ailleurs à un rééquilibrage
dans le décompte des prélèvements
de loups.
Dans ce nouveau plan loup,
il y a trois éléments importants,
l'accélération de l'autorisation
des tirs, la formation
des loupetiers et puis
également la présomption, et c'est très important,
de la non-protégabilité
des cheptels.
Sur le bovin, c'est évident,
on ne peut pas enclore les bovins
comme on peut le faire éventuellement pour les ovins.
Il y a un autre élément que je voudrais
porter à votre connaissance,
c'est qu'il y a eu un vote très important
des États membres qui se sont
prononcés en faveur de la révision
de la Convention de Berne.
Donc normalement, ça devrait
amener à modifier la Convention de Berne
et par contre-coup,
nous amener à modifier
la Directive Habitat
qui est l'application
en droit communautaire de la Convention de Berne
où là, il faudra l'unanimité.
En tout cas, soyez certains
qu'en tant que ministre de l'Agriculture
et confronté depuis des années
à ce sujet
sur lequel j'ai énormément travaillé
avant vous à l'ANEM notamment
mais il n'y a pas seulement la montagne
qui est concernée aujourd'hui, il y a 69
départements, c'est presque la France entière.
Il faut impérativement
pouvoir assurer
la sécurité des troupeaux
et des éleveurs également.
Merci beaucoup Madame la Ministre.
Il est à présent
M. Emmanuel Morel, groupe GDR.
Merci
Madame la Présidente.
Ma question s'adresse à M. le Premier
Ministre. M. le Premier
Ministre, à l'occasion de votre déclaration
de politique générale,
vous vous êtes félicité
du succès des Jeux Paralympiques
et vous aviez indiqué
que cela avait contribué
à changer le regard
des Français sur le handicap.
Vous avez également eu des mots très forts
sur la santé mentale
qui touche un Français
sur cinq et vous avez proposé
qu'elle soit grande cause nationale
cette année.
Quelle n'a donc pas été notre déception
voire même
notre consternation
à la lecture de votre
projet de loi pour cette année
où vous proposez
dans l'article 33
de ce texte de diminuer les ressources
drastiquement de l'AGFIP
qui est l'organisme paritaire
qui accompagne les handicapés
dans leur formation professionnelle
et leur inclusion sociale.
Ce qui finance
l'AGFIP c'est une taxe
qui est acquittée par les entreprises
qui ne respectent pas l'obligation légale des 6%
et l'Etat est censé
reverser la taxe. Or, qu'est-ce qui se passe ?
Et là on voit bien
le musée des horreurs
de Bercy, cette espèce de
tiroir à mauvaise idée
mauvaise solution qui consiste à
piocher à chaque fois des idées
franchement détestables. Là, ce que vous proposez
c'est de plafonner
le reversement de la dite
taxe et ça veut dire quoi ?
Concrètement, les entreprises paieront
toujours autant, l'AGFIP
touchera moins et l'Etat
se fait les poches sur l'action
en faveur des handicapés. Et là, franchement
M. le Premier ministre, je vous demande
solennellement, et je sais que c'est pas
seulement sur nos bancs, revenez
sur cette décision déplorable
je vous en prie, et faites en sorte
que notre action
unanime en faveur des handicapés
soit couronnée de succès
cette année. Merci.
Merci beaucoup, mon cher collègue
La Pastry de Panossian
Beauvais, ministre du Travail et de l'Emploi
Merci
Madame la Présidente
Mesdames et Messieurs les députés
Cher Emmanuel Morel
Le taux d'activité des personnes
en situation de handicap
en France s'élève à 45%
contre 51%
la moyenne de l'Union Européenne. Autant vous dire
que nous avons des marges de progrès
et je veux être très clair
ici devant vous et devant
l'hémicycle, nous n'avons pas
pour objectif de priver d'une partie
de ces ressources la politique d'emploi
des travailleurs en situation du handicap
et ce n'est pas ce que nous ferons
ces ressources s'élèvent aujourd'hui à plus d'un milliard d'euros
elles se composent
pour moitié de crédits budgétaires
destinés aux entreprises adaptées
dont je vous confirme que nous allons maintenir
le même niveau pour 2025
et l'autre moitié provient de cette
contribution que vous avez mentionné dans votre question
et qui est effectivement
affectée à l'AGFIP
et ce montant était de 520 millions
en 2024 et il devrait
légèrement augmenter pour 2025
les échanges
continu depuis 2019
entre le gouvernement et l'AGFIP
avaient permis de poser les principes d'une contribution
de l'AGFIP au financement
des entreprises adaptées parce que nous
considérons que ce financement
entre dans sa mission d'accompagnement
des entreprises sur le handicap
la question qui se pose maintenant
est le montant de cette contribution
il y a déjà un an le ministre du travail
et la ministre en charge du handicap
avaient indiqué à l'AGFIP que le montant
de ce financement attendu était
précisément de 50 millions d'euros
ce montant n'a pu être atteint en 2024
puisqu'il n'a été proposé
qu'à 15 millions d'euros
nous ne souhaitons pas remettre en cause
le niveau de financement
attendu pour être à la hauteur
de nos ambitions parce que comme je l'ai rappelé ici
il y a des marges de progrès collectives
monsieur le député si vous
vous donnez la peine de m'écouter
eh bien
nous échangeons en ce moment même
avec l'AGFIP sur nos objectifs
et nos contraintes et si
la rédaction actuelle du projet de voie
de finance qui prend la forme d'un
plafonnement de la contribution a pu susciter
des inquiétudes je le comprends
avec ma collègue ministre chargée
du handicap nous restons ouverts
pour étudier dans le cadre du débat parlementaire
merci beaucoup madame la ministre
je vous remercie
la parole est à présent
à monsieur Marc Chavant
pour le groupe UDR
merci madame la présidente
ma question s'adresse
à madame Catherine Vautrin
madame la ministre
après 7 ans de macronisme
la France est en faillite
face au chaos budgétaire
vous augmentez les impôts de 30 milliards d'euros
par paresse
vous faites des économies sur le dos des travailleurs
des entreprises
des retraités et des collectivités
mais jamais sur le dos de l'état
vous imposez la rigueur
aux français
et en même temps vous augmentez vos dépenses
vous faites de nous
les prisonniers du Titanic
vous êtes à la barre
fonçant tout droit sur l'iceberg
entendez nos cris
en 2012
nous étions vous et moi à l'UMP
et nous critiquions François Hollande
pour bien moins que cela
et oui
alors que nos collectivités
nos écoles, nos routes
nos infrastructures publiques souffrent
vous imposez 5 milliards d'euros
de prélèvements supplémentaires
sur les grandes collectivités
souvent vertueuses
nos collectivités, mairies
départements
ne représentent pourtant que 8% de la dette
mais assurent 70%
des investissements publics
les collectivités locales
contrairement à l'état sont bien gérées
par des élus de terrain
et ne méritent pas d'être ponctionnés davantage
alors madame la ministre
quand choisirez-vous de réduire les dépenses
de l'état au lieu d'alourdir
la charge des français et des collectivités
locales
quand allez-vous simplifier
notre millefeuille territoriale
pour supprimer les doublons
et les structures publiques inefficaces
quand réformerez-vous l'état
au lieu de toujours faire les poches de ceux
qui se serrent déjà la ceinture
je vous remercie monsieur le député
la parole est à madame Catherine Vautrin
ministre en charge du partenariat avec le territoire
merci madame la présidente
mesdames et messieurs les députés
monsieur le député Marc Chavan
monsieur le député je crois que nous pouvons
reconnaître les uns et les autres qu'entre 2012
et 2024
il s'est passé beaucoup de choses dans notre pays
et il s'est notamment passé une crise
que personne n'avait anticipée
qui est cette fameuse pandémie
avec les conséquences de cette pandémie
qui ont eu pour conséquence
d'accompagner les entreprises
d'accompagner nos concitoyens
après on peut légitimement s'interroger
bien évidemment et monsieur le premier ministre
l'a déjà dit sur la sortie de crise
toujours est-il qu'aujourd'hui
la situation de notre pays vous la connaissez
3228 milliards
de dettes
55 milliards par an
d'intérêt de la dette
et donc une menace sur notre souveraineté
à partir de là l'effort
et le premier effort qui est demandé
ce sont 40 milliards d'économies
ces 40 milliards d'économies
commencent par 20 milliards au sein
des services de l'état
et oui effectivement nous avons tous
dans notre feuille de route une mission
cette mission elle est de regarder dans chacune
des administrations dans laquelle
nous avons la responsabilité
dans chacune des agences pour lesquelles
nous avons une tutelle d'aller regarder
quels sont les doublons, quels sont les coûts
pour avoir assisté encore ce matin
avec monsieur le premier ministre
à une audition avec les représentants des régions
évidemment que 1. nous les écoutons
que 2. nous tirons les bilans
avec eux parce qu'ils sont
au quotidien en contact avec
ces administrations donc le premier sujet
c'est économie à tous les étages
pour autant notre crédibilité
notamment vis-à-vis de l'Union Européenne
passera par notre capacité
à avoir des réponses dès le budget
25 et cela nécessite
moins de dépenses
ça nécessite donc un effort de tous
et c'est pour cela que nous travaillons avec les collectivités
dont je dis qu'elles ne sont pas à l'origine
des déficits mais que pour autant
elles investissent et que c'est avec elles
en responsabilité que nous allons travailler
Merci beaucoup
Madame la Ministre
La parole est à présent à Madame Florence Goulet
pour le Rassemblement National
Merci Madame la Présidente
Ma question s'adresse à monsieur le ministre
de l'Economie, des Finances et de l'Industrie
Astené
dans ma circonscription du Normesien
le groupe finlandais Hallström
premier employeur de ce territoire
avait annoncé en mars 2023
la fermeture de sa papeterie
s'il ne trouvait pas de repreneur
130 salariés
leurs familles, sans compter les emplois
indirects, étaient concernés
en octobre 2023
Accursia, un fonds
d'investissement étranger
a repris l'usine et s'est engagé
à investir
en juin 2024, retour
à la case départ, l'usine
Stempa est placée en redressement judiciaire
et faute de repreneur
va fermer. Depuis
toutes ces années, la confiance
et l'espoir des salariés ont été
trahis car les investissements
promis n'ont jamais été honorés
dans un contexte de concurrence et de
crise énergétique sans précédent
La Meuse est un département
très fragilisé par le manque d'attractivité
le manque de transport
et le manque de service public
La situation de Stempa n'est malheureusement pas
isolée. Bonduelle,
Bergère de France et d'autres petites entreprises
et commerces ont fermé ou
connaissent des difficultés majeures
sans parler des exploitations
meusiennes, très éprouvées par les crises
successives et la décision
brutale et scandaleuse comme celle
de Lactalis. J'avais
alerté votre prédécesseur
le 28 mars 2023
sa réponse arrogante
n'avait pour but que de masquer son
incompétence. Depuis 2017
on ne peut que contester
les incohérences
des gouvernements successifs
pour protéger et maintenir
les emplois sur notre territoire national
Le Premier Ministre
a affiché son objectif
de réindustrialiser
notre pays. Mais que vont devenir
les salariés de Stempa ? Que va
devenir ce site industriel ?
Que va devenir ce bassin du
nord meusien ? Nous attendons des réponses
concrètes, des actes forts
et non pas de grandes déclarations
sans lendemain. Je vous remercie.
Je vous remercie. La parole
est à Monsieur Antoine Armand, ministre de l'Economie
et des Finances.
Merci Madame la Présidente. Mesdames et Messieurs
les députés, Madame la députée
Florence Goulet, vous me permettrez
d'abord de m'associer à la préoccupation
qui est la vôtre, qui est celle des élus locaux de manière
transpartisane sur le territoire
et qui est due, vous l'avez rappelé
à la situation extraordinairement
spécifique que rencontre
cette entreprise dans un contexte plus global
avec, et vous nous
corrigerez si ce n'est pas le cas,
un historique depuis 2023,
des évaluations qui se sont avérées
optimistes, des engagements
qui avaient été pris et qui n'ont visiblement
pas été tenus par un certain nombre
d'industriels qui placent
aujourd'hui l'entreprise dans une situation
extrêmement difficile.
L'Etat, vous l'avez rappelé,
a été alerté de la situation
à l'été 2024
d'un point de vue administrativo-financier
il a été alerté avant
vous l'avez rappelé,
et depuis les services déconcentrés,
les services d'administration de mon ministère
sont en recherche de solutions alternatives
en particulier de recherches
de repreneurs qui, vous le savez
aussi bien que moi, n'ont pas à ce stade
donné de suite et qui placent
l'entreprise, je vous le dis avec
beaucoup de simplicité et l'humilité
qui convient, dans une situation
extraordinairement complexe et difficile.
La garantie et l'engagement que je prends
face à vous aujourd'hui, c'est que
quelle que soit la suite du travail que nous menons
et que nous mènerons avec Marc Ferracci
qui, dès sa prise de fonction, alerté
par les services sur ce dossier
a pris un certain nombre de contacts
c'est que nous accompagnerons
les salariés autant qu'il le faut
autant qu'il le peut dans un département
qui est par ailleurs, vous l'avez rappelé,
extraordinairement éprouvé et auprès duquel
nous devons témoigner notre solidarité.
Je vous remercie.
Merci beaucoup Monsieur le Ministre.
La parole est à Madame Sandra Marceau
pour le groupe EPR.
Merci Madame la Présidente.
Monsieur le Premier Ministre,
je vous parle d'un territoire
où chaque jour les tonnelleries chauffent les barriques
les chaudronniers révisent
les alambics et certains sont d'ores et déjà allumés.
Les emballages se préparent
pour l'expédition
et vous l'avez sans doute compris, je l'espère,
les vendanges se terminent dans les paysages
aux couleurs de l'automne du Cognacé.
Le Cognac, reconnu mondialement
et fruit d'un savoir-faire séculaire,
emploie 77 000 personnes en France
dont 44 000 en Charente
et en Charente-Maritime.
Vieillit exclusivement en Futschène,
ce produit parcourt le globe
depuis des siècles.
Mais les tensions économiques mondiales
menacent les exportations,
notamment depuis l'annonce de l'enquête anti-dumping
visant les spiritueux en provenance de l'Union Européenne.
Elle vise le Cognac
mais aussi l'Armaniac
et je salue à ce titre
mon collègue Jean-René Cazeneuve.
C'est les Brandy qui sont concernés.
Les filières redoutent
l'imposition de droits de douane supplémentaires
allant de 30 à 39%
alors que le marché chinois représente
un quart des exportations de Cognac
et près de 40% en valeur.
Vendredi dernier, en réponse
à l'annonce de l'Union Européenne de la mise en place
de taxes sur les véhicules électriques chinois,
la Chine a décidé d'imposer des taxes
provisoires de 35%
sur les Brandy européens.
35% !
Les conséquences se font déjà sentir.
Certaines PME et des sous-traitants
aussi, on me l'a dit encore hier,
ont été contraints de suspendre
leurs exportations.
Même si je comprends la volonté
de préserver le marché des véhicules
européens, je m'interroge sur
l'accompagnement des filières spiritueuses
pour ce qui est aujourd'hui
le sujet, qui représentent des atouts
essentiels dans notre balance commerciale
extérieure. Pour le Cognac,
c'est 3,6 milliards
à l'export. 3,6
milliards. Alors,
si nous ne prenons pas conscience des enjeux,
Monsieur le Premier Ministre,
comment pouvons-nous protéger nos
productions face à de nouvelles
taxes ? Merci.
Merci beaucoup, ma chère collègue.
La parole est à Madame Annie Genva,
ministre de l'Agriculture et de la
Souveraineté Alimentaire.
Merci, Madame la Présidente.
Mesdames et Messieurs les députés,
Madame la députée Sandra Marceau,
vous évoquez la situation
de la filière des brandis,
c'est-à-dire le Cognac et
l'Armaniac, et l'annonce
de droits de douane alourdie jusqu'à
39% par la Chine
en réponse aux droits de douane
qui leur seraient infligés sur les véhicules
électriques plonge cette filière
dans une inquiétude
maximum. Je les ai d'ailleurs
reçus très récemment.
Je rappelle que la filière brandi
exporte à plus de 90%
et que son premier client
c'est la Chine.
Donc le danger est maximal
et j'ajoute aussi que
ce sont 14 500
emplois directs et
près de 58 000
emplois indirects. C'est tout un
écosystème, il n'y a pas que les producteurs
de brandi mais il y a aussi tout l'écosystème
et vous l'avez dit dans votre
question. Alors,
je pense que face
à une telle situation
il faut que l'UE montre
sa capacité à résister. Une plainte
a été déposée à l'OMC mais vous le savez
elle prendra beaucoup de temps
et en attendant les dégâts
et vous l'avez dit, se font déjà
sentir. Je pense que
il faut aussi bien avoir conscience
que d'autres filières peuvent être
concernées par ces rétorsions, notamment
le lait et le porc. Donc
il faut élargir le spectre
des menaces possibles.
Je pense, madame la députée,
que seule la voie
diplomatique à ce stade
doit être mobilisée
à plein pour faire
renoncer la Chine à appliquer
ces taux qui vont
porter un coût qui peut être fatal
à une filière qui réussit
et en matière agricole
en ce moment,
elle n'a pas de problème
et elles sont peu nombreuses
les filières agricoles qui n'ont pas
de problème. Donc il faut absolument
y répondre. Et je dirais
qu'il faut profiter de toutes
les occasions internationales qui sont
données, notamment le 60e
anniversaire de l'amitié franco-chinoise
pour...
Merci madame la ministre.
La parole est enfin à monsieur Loïc Prudhomme
pour le groupe La France Insoumise.
Merci
madame la présidente. Monsieur le ministre des
transports, une fois n'est pas coutume,
je vous apporte une bonne nouvelle.
Alors que votre gouvernement cherche désespérément
de l'argent, je vous offre plus de
14 milliards sur un plateau.
14 milliards sans faire les poches
des retraités, sans détruire nos services
publics, sans supprimer 4000
postes d'enseignants. Pour cela,
rien de plus simple.
Il vous suffit de mettre fin à un projet
préhistorique sorti tout droit
de l'air du tout TGV.
Un projet inutile qui propose de construire
en pleine nature deux lignes
ferroviaires nouvelles, là où il en existe
déjà, entre Bordeaux et Toulouse
et entre Bordeaux et Dax.
Un projet de destruction massive
de 5000 hectares
d'espaces naturels et agricoles
dont la vallée du Siron,
un trésor de biodiversité unique.
Un projet
qui rencontre depuis plus de 10 ans
l'opposition majoritaire
des habitants, des associations,
des élus locaux
et même d'un groupe de 10 parlementaires
de la région de LRALFI.
C'est tout dire.
Tout ça pour
gagner au mieux 40 minutes
entre Paris et Toulouse et 5 minutes
entre Paris et Dax par rapport
au scénario de rénovation qui permettrait
de relier le Capitole à la
Capitale en moins de 4 heures.
Tout ça alors que
notre réseau ferroviaire est en souffrance,
que la régénération des lignes du quotidien
est une urgence pour des
millions de Français.
Monsieur le ministre,
ferez-vous preuve de clairvoyance en
abandonnant définitivement ces
projets de LGV ?
Ferez-vous le choix du train utile ?
Ou appuierez-vous ces projets insensés
des deux dernières personnes convaincues,
M. Rousset et Mme Delga,
convaincues que ces lignes ont
d'autres vertus que de faire parler d'eux ?
Monsieur le ministre, je vous en conjure,
stoppez cette folie
écologique et budgétaire,
recevez rapidement les parlementaires qui portent
des alternatives efficaces
et économes à tout point de vue,
pour nos finances, pour l'environnement,
pour le climat. Je vous remercie.
Je vous remercie.
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs
les députés, M. le député Loïc Prunhomme.
M. le député, autant vous dire que
14 milliards d'économies, c'est un sujet
que tout le monde regarde. Pour autant, nous
avons un deuxième sujet que tout le monde
regarde, et vous aussi, c'est notre dette écologique.
Et notre dette écologique, elle nous
conduit évidemment à travailler
sur un sujet qui est celui des
transports. Et travailler sur
le sujet des transports, c'est d'être en
capacité d'offrir à nos concitoyens
des outils... Est-ce que je peux
finir calmement ? Merci Madame.
Et donc, c'est permettre en fait
tout simplement à nos concitoyens
de se déplacer en utilisant
des moyens de transport qui permettent
des alternatives, des alternatives à la voiture,
des alternatives à l'avion,
par exemple. Autant d'éléments sur lesquels
nous pouvons continuer à
travailler ensemble. Et quand je regarde
le budget qui est celui des transports
pour l'exercice 2025,
sur quoi est-ce que nous sommes en train de travailler ?
Nous sommes en train de travailler sur
précisément l'amélioration de nos
réseaux, parce que c'est un sujet, vous l'avez
vous-même évoqué dans votre question.
Nous avons à travailler sur la
fin de l'autosolisme avec des transports
alternatifs. Nous avons
à travailler sur l'avion du futur.
Donc vous le voyez, les enjeux ne manquent pas.
Le rendez-vous, c'est 2030,
et la baisse des émissions de CO2.
Le transport, c'est un tiers
des émissions de CO2 de notre pays.
Merci beaucoup, madame la ministre.
La séance de questions au gouvernement
est terminée. Prochaine séance,
lundi 21 octobre à 16h.
La séance est levée.
Voilà, vous avez suivi avec nous
cette séance de questions au gouvernement.
On en retient une question
sur l'éducation. C'est vous qui l'avez
posé, Fatiha Khelouachi.
Vous êtes présidente de la commission des affaires
culturelles et de l'éducation, ici,
à l'Assemblée. Sur ces suppressions de postes,
4000 dans le budget, la ministre a répondu
moins de professeurs parce qu'il y a
moins d'élèves. Est-ce que vous entendez
son argument ? Bien sûr. En effet,
il y a moins d'élèves. Il y a une chute démographique
et ça, on le sait, et elle est claire.
Par contre, on aurait pu en profiter
pour, justement, avoir des classes
allégées. Pourquoi des classes allégées ?
Parce que nous sommes, dans l'OCDE,
un des pays où les classes sont
le plus surchargées. Donc ça veut dire
que les enseignants enseignent
dans des classes avec trop d'élèves et que les élèves
ont du mal à apprendre dans ces classes.
Vous vous craignez pour le ratio.
En gros, combien de professeurs devant
combien d'élèves ? C'est ça qui vous inquiète aujourd'hui ?
Oui. Ma première inquiétude,
c'est des classes où il y aura
trop d'enfants. Mais ma deuxième inquiétude,
c'est pour la rentrée 2025 avec des
fermetures de classes qui vont être nombreuses.
Et ça, c'est le double effet de ce
projet de loi de finances.
Merci beaucoup. On suivra ces discussions puisque ces suppressions
de 4000 postes font parler, même au sein
de la majorité, de l'ex-majorité. On retrouve
Stéphanie Despierre. Un autre sujet a été
évoqué sur la filière cognac.
Oui, on a beaucoup parlé du cognac qui subit
les représailles de la Chine
sur les droits de douane. Sandra Marceau,
vous êtes députée de Charente. Vous avez
interrogé le gouvernement. Est-ce que la réponse
du gouvernement vous a satisfaite ?
Alors, elle va déjà dans une ligne
qui peut convenir puisque
c'est une solution diplomatique
qui est demandée d'abord par la filière.
Ce que je peux dire, c'est que
depuis sept ans que je suis élue de ce territoire, ce que l'on
sait chez nous, c'est que c'est par la négociation.
Puisque le cognac
se vend dans 150 pays,
c'est par la négociation qu'on y arrive.
Et aujourd'hui, ce qu'il faut à tout prix,
ça n'est pas combattre d'un côté les voitures électriques
et d'un autre côté le cognac
ou d'ailleurs, dans le futur, le porc
ou les produits laitiers. C'est
négocier. Donc c'est le sens
de la réponse de la ministre. J'espère vraiment,
vraiment, que ça va porter ses fruits
parce que là, on est en dernière limite
avec déjà des
pré-taxes, on va dire, qui sont fixés
depuis vendredi.
Merci beaucoup. Merci à vous.
Merci beaucoup Stéphanie. Merci à vous de nous avoir
suivies. Je vous rappelle que les séances du
question-gouvernement, c'est le mardi et le
mercredi. Elles suivent sur LCP le mardi
à partir de 14h et le mercredi un peu avant
15h. Direction maintenant
le Sénat pour le gouvernement pour une nouvelle
séance de question-gouvernement. Et direction
pour vous, chers téléspectateurs,
public Sénat. Bonne journée à tous.