« Le travail de l'Ombre est la plus profonde tâche de l'âme », selon le psychologue James Hillman. Dans un monde de plus en plus ténébreux, s'il est vital d'attiser notre flamme, cela ne peut être efficace que si l’on reconnaît et intègre consciemment l’ombre, indissociable de la lumière.
Avec nos invitées, nous irons visiter nos caves intérieures pour en exhumer les trésors. Connue pour ses podcasts La vie suffit, Chloé BLOOM, auteure d’Explorer ses parts d’ombre et se retrouver soi, nous invitera à embrasser nos blessures. Personnalité inspirante, Isabelle CERF est la cheffe de file en France du Shadow Work qui cartonne Outre-Atlantique. Nourrie par un chemin personnel qui transcende le chaos, elle détaillera les étapes de ce travail d’intégration des ombres (personnelles, transgénérationnelles, karmiques) pour déployer notre potentiel. Quant à la psychanalyste Eve BERTELLE, elle nous confiera l’urgence de ce travail de l’ombre au cœur de la crise globale qui secoue notre monde, où nous sommes à la merci de forces sombres. Nous irons à la rencontre de notre Faust intérieur et nous jardinerons nos ombres pour les transformer en terreau fertile.
🎧 Découvrez dans cet extrait une partie de l'intervention d'Isabelle Cerf ! Retrouvez l'intégralité de ce podcast sur Inexploré digital :
Bonjour et bienvenue dans ce nouveau podcast qui propose d'éclairer l'ombre pour se révéler.
Comment embrasser ces blessures pour se retrouver soi, pleinement, souverainement et intégralement ?
Quelles sont les étapes de ce travail de l'ombre pour qu'il soit transformateur ? Et peut-on se
regarder, regarder l'autre avec autant d'honnêteté que de bienveillance pour tisser un futur fécond ?
Une Explorée vous invite à une rencontre avec l'ombre en trois temps où il sera question de
profondeur, c'est-à-dire d'aller visiter avec une frontale vos caves intérieures pour en faire
remonter les trésors à la surface, et question de légèreté car le travail de l'ombre requiert
aussi de se tourner vers le rire, le beau et la joie. Afin de profiter de l'intégralité de ce podcast,
soit près d'1h30 d'écoute, n'hésitez pas à vous abonner à Une Explorée Digitale. Grâce à notre
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média, Une Explorée est votre boussole pour vivre en harmonie, votre label de confiance entre science
et spiritualité, entre visible et invisible, au cœur des mystères du monde. Médium et personnalité
inspirante, Isabelle Serres éclaire les différentes étapes du Shadow Work. Comprendre, accepter, aimer
et agir. Peut-être si vous pouviez nous résumer, évidemment résumer puisque sinon vous allez
nous faire tout le livre, les différentes étapes du Shadow Work. Moi j'ai noté donc regarder,
comprendre, accepter, aimer et agir. Quel est l'essence un peu de chaque étape et peut-être
l'écueil surtout ? Regarder, c'est faire un temps de pause, c'est-à-dire vraiment, parce qu'on est
toujours dans une course folle à tout. On est dans une société où il y a énormément d'injonctions
à la performance. On est toujours en train de courir. Avant, si on n'avait pas notre Rolex, avant 50 ans
on avait foiré notre vie. Maintenant, c'est si on n'a pas eu notre burnout, avant 50 ans on a foiré
notre vie. Il y a ce truc de toujours dépasser tout le temps nos limites et on fait jamais de
pauses. On court, on ne sait même pas après à quoi on court, mais on court. Donc regarder, c'est déjà
aller stop, pause, arrête de courir, tu poses tes baskets, tu t'assois et déjà tu bois un verre d'eau et tu
reprends ton souffle. Ça permet déjà de calmer le jeu, de calmer le rythme, d'arrêter cette performance
à outrance. Parce qu'on peut se perdre également dans l'action. L'action est importante mais on peut
se perdre dedans parce que comme tout, tout est une question d'équilibre. Et là l'écueil, ce serait
quoi ? Est-ce qu'on pourrait se prendre les pieds dans le tapis dans cette étape-là, de regarder, de faire
une pause ? Est-ce que ce serait justement de s'arrêter peut-être et de ne plus reprendre sa route ?
Vu que tout est une question d'équilibre, oui, on peut rester après bloqué dans
l'introspection. Mais je pense que lorsqu'on fait une pause et qu'on s'écoute, il y a un moment où on
commence à s'entendre. Donc il y a quand même un moment où il se passe quelque chose.
Et donc comprendre ?
Comprendre, c'est un premier pas vers l'acceptation et ça permet de prendre conscience également qu'on
est son principal guide. Parce que pareil, très souvent on est bien à l'écoute des choses
extérieures. D'ailleurs on est toujours stimulé par énormément de choses extérieures. Mais comprendre,
ça permet de dédiaboliser cette partie sombre. Moi j'aime beaucoup cette
sensation. Vous savez quand on a un déclic intérieur, tout de suite il y a un soulagement.
Tout de suite les épaules tombent. Donc c'est déjà un premier pas de soulagement et
d'acceptation. Donc après on va vers l'acceptation. L'acceptation, c'est l'accueillir, la regarder et
se dire ok elle est là et je vais arrêter de me brutaliser à vouloir la faire partir. Elle fait
partie de moi, elle ne partira jamais. Et l'étape que j'ai beaucoup appréciée, c'est aimer. C'est
pardon. C'est s'aimer soi pour qui on est, tant dans notre partie lumineuse que notre partie sombre.
Vous parliez justement de ce fait de cette course à la performance, de ne jamais se poser. On sait
que la vie est courte, parfois plus courte pour certains. Mais vous qui avez justement à travers
les voies de l'âme communiqué avec des défunts, est-ce que parmi les messages que vous avez reçus,
est-ce qu'il y a des personnes qui sont passées de l'autre côté, qui disent j'ai un regret, je n'ai
peut-être pas assez osé sortir du moule, osé peut-être regarder qui j'étais dans mon intégralité ?
Est-ce que ça vous est déjà arrivé ça ? Bien sûr et beaucoup de fois, beaucoup. Le manque de temps ou
la perte entre guillemets de temps sur des considérations, que ce soit professionnelles, sur
la rancune, sur le plus tard. Également beaucoup le fait d'avoir gardé les choses pour les grandes
occasions, qui au final n'ont pas eu le temps d'arriver. Et puis si on prend du recul chaque
jour, c'est une grande occasion. Donc oui, beaucoup, beaucoup de fois. C'est pas anecdotique, ça arrive
beaucoup de fois. Donc ça peut nous accompagner dans ce processus de travail de l'ombre, d'aller
vraiment creuser jusqu'à qui nous sommes au plus profond et de nous exprimer pleinement là-dedans.
Surtout que vraiment, c'est pas des ténèbres qu'on va décreuser, c'est des trésors intérieurs.
C'est incroyable. Et dans ce travail de l'ombre, vous évoquez Jung et vous évoquez cette image
du phénix qui est souvent, je dirais, assimilée à la Renaissance. Et vous parlez plutôt de résilience.
Oui, parce que pour moi, la Renaissance, on repart de zéro. Alors que la résilience, c'est comme
les arbres qui arrivent à grandir autour de ruines. Donc on voit ses racines autour des pierres et
cet arbre qui est magnifique, et il n'a pas attendu qu'on enlève les ruines pour former ses
racines et pour grandir. Il a dit ok, il y a les ruines, c'est pas grave, je m'adapte. Et c'est là
où on voit parfois dans l'écorce, il y a des nœuds. Moi, je trouve ça fascinant. Donc la résilience,
c'est on n'oublie pas le passé, c'est il y a le fait et ce que j'en fais. Alors que Renaissance,
c'est comme si on claquait la porte et on disait, allez, pensons à autre chose, arrêtons de regarder
ça. Non, c'est là. Mais on va en faire quelque chose de joli. Et puis ce qui est beau, c'est
justement cette image de l'arbre qui va se mêler avec ses ruines et qui va créer quelque chose
d'autre. Mais en même temps, c'est le vivant. C'est aussi bien l'un que l'autre qui sont impactés
par ses racines qui poussent. C'est exactement ça. Et c'est magnifique à regarder, c'est juste
magnifique. Et limite, on ne touche pas. On ne touche pas et on regarde. Et vous parliez tout à l'heure des
mantras à travers le livre. Vous nous proposez à pas mal de moments de créer des mantras pour
accompagner, peut-être pour matérialiser aussi, mettre dans la matière des phrases qui peuvent
nous donner des talismans, comme tel des talismans. Quelle est la force pour vous du mantra ?
Alors moi, j'adore les mantras. J'ai une très très grande sensibilité pour le bouddhisme. J'aime beaucoup les
mantras chantés. Et les mantras chantés en groupe, on peut en faire 15 heures, je serai là,
il n'y a pas de problème. Et on a un dialogue intérieur et on est notre principal embrouilleuse
et embrouilleur. C'est-à-dire que très souvent, on n'a pas besoin des autres pour s'embrouiller, on le fait
très bien nous-mêmes. Et un mantra, déjà d'une part, ça apporte une énergie positive et nos pensées, elles ont
quand même une très grande énergie. Parce que quand je pense à quelque chose, j'y vais. Très souvent, les
gens pensent que s'ils pensent à quelque chose de négatif, ils attirent. Mais ce n'est pas
l'extérieur. Quand je pense à quelque chose, je vais dans cette direction-là. C'est comme ça, d'ailleurs, qu'on
peut se perdre dans les prophéties autoréalisatrices. Et les mantras positifs, ça apporte
une énergie de dynamisme, de motivation. Et on y va, on va par là. En fait, ce que l'on pense, au fur et à
mesure dans nos actions, même si c'est minime, mais ça deviendra notre réalité.
C'est comme une petite graine qu'on sème.
C'est de la motivation, c'est un moteur.
Oui, puis ça nous invite aussi à être créatifs. J'ai trouvé aussi que le livre invite à ça, c'est-à-dire à retrouver notre pouvoir de
créativité, même dans des petites choses. Mais c'est important parce que, justement, ça nous sort de notre figement.
Vous parliez de ces schémas, de ces choses qui nous figent, de ces ombres qui nous figent.
Là, c'est une façon de remettre en route quelque chose de créatif.
Exactement.
Et peut-être auriez-vous un exercice pratique que vous pourriez nous partager pour nos auditeurs, qui nous permettrait de nous
mettre déjà un premier pied à l'étrier de ce travail de l'ombre, même si, bien sûr, votre livre en propose beaucoup d'autres ?
Ça peut être, par exemple, par rapport aux émotions négatives, aller créer une nouvelle relation avec ces émotions négatives, parce que, pareil, très souvent, on veut s'en libérer.
Donc, un exercice pratique, c'est, quand vous vous sentez capable de le faire, s'installer dans un endroit calme, fermer les yeux, inspirer et expirer,
vous vous concentrez sur, soit l'émotion négative qui vous a le plus perturbé cette semaine, soit celle qui vient en premier.
Et toujours, en vous aidant de votre respiration, la laisser venir, parce que très souvent, on se dit « Oh non, non, non, pas celle-là ! Laisse-la venir ! »
Une émotion, qu'elle soit positive ou négative, elle a toujours quelque chose à nous dire.
Positive, c'est profiter de l'instant présent, aller de l'avant.
Négative, c'est faire une pause et se poser des questions.
Donc, si, par exemple, c'est tout de suite la peur, vous dire « Ok, la peur, c'est le danger. Donc, pourquoi je me sens en danger ?
Est-ce que ce danger, il est réel ou pas ? Qu'est-ce que je peux faire ? »
Et toujours, vous pouvez aussi poser votre main au niveau de votre chakra sacré, sous le nombril, si ça peut vous aider,
mais toujours, en laissant cette place à cette émotion-là, se poser ces questions-là.
Et laisser venir à soi toutes les réponses intérieures.
Si c'est la tristesse, la tristesse, c'est le deuil.
« Ok, quel deuil je suis en train de faire aujourd'hui ? » « Je suis en train de vivre. »
« Pourquoi j'y arrive pas ? » « Comment je peux l'accepter ? »
La colère, c'est les limites.
La colère, c'est « Ok, pourquoi mes limites, elles sont dépassées ? »
« Depuis quand ? » « Comment je peux les faire respecter ? »
La honte, c'est le rapport à l'extérieur.
« Ok, qu'est-ce que l'extérieur a vu que je voulais garder caché ? »
« Comment je peux créer un équilibre avec l'extérieur ? »
La culpabilité, c'est quand on a dépassé les limites des autres.
« Qu'est-ce que j'ai fait qui a dépassé les limites des autres ? »
« Et comment je peux réparer ? »
Apprendre à discuter avec soi, c'est un exercice pratique.
Et ensuite, vous écrivez tous vos ressentis,
vous demandez ce que ça vous a appris,
et puis vous refermez les yeux, vous inspirez, vous expirez,
et là, vous vous concentrez sur une émotion positive.
L'amour, la fierté, la gratitude, l'admiration, l'inspiration.
Et vous inspirez, vous expirez, vous la laissez venir à vous,
jusqu'à vraiment vous sentir bien.
Et puis ça, vous pouvez le faire autant de fois que vous le souhaitez.
Ça peut être un rituel du dimanche soir, par exemple. »
À la lumière de son parcours et son chemin de vie,
Isabelle Serres nous a montré la puissance transformatrice
qu'il y a à reconnaître et intégrer les ombres.
Fermeriez-vous un très bon livre sans l'avoir terminé ?
Sachez que vous n'avez écouté qu'un tiers du podcast intégral.
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