Octobre rose : l’importance des mammographies
24 oct. 2024
Tous les jours de la semaine, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Pierre de Vilno pour débattre des actualités du jour. A l'occasion des derniers jours d'Octobre rose, il reçoit Julia Arfi-Rouche, radiologue au cabinet Imagen à Paris et à l'Institut Gustave Roussy et membre de la société d'imagerie de la femme, pour rappeler l'importance des mammographies.
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Ce sont les derniers jours d'Octobre Rose.
Cette campagne d'information contre le cancer du sein,
les mammographies sont pourtant indispensables
dans la prévention justement de cette maladie.
Bonsoir Julia Harphy-Rouche.
Bonsoir.
Merci d'être en direct dans ce studio.
Vous êtes radiologue au cabinet Imagen à Paris,
l'Institut Gustave Roussy, membre de la Société d'Imagerie de la Femme.
Ce que vous vouliez nous dire en quelques minutes ce soir,
puisque vous avez vu que l'actualité était dense ce soir Julia Harphy,
c'est que la prévention du cancer, mais aussi de toutes les maladies,
elle arrive par l'imagerie.
Et ça, ce n'est pas un réflexe en France.
Quand on regarde les séries américaines comme Grey's Anatomy,
le premier truc qu'on fait quand on arrive à l'hôpital,
c'est qu'on fait un scan.
On regarde ce qui se passe.
On fait un diagnostic.
En France, ça ne marche pas comme ça.
En France, ça marche presque comme ça,
parce que désormais, l'imagerie,
c'est vraiment plus que jamais au cœur de la santé.
C'est là qu'on va faire, grâce aux images,
le dépistage, un diagnostic qui va être rapide et adapté.
Les patients vont être pris en charge beaucoup plus rapidement.
D'ailleurs, même maintenant, les radiologues participent
aux réunions avec les autres médecins
pour donner leur avis sur les traitements
en fonction de l'étendue de la maladie.
Donc effectivement, maintenant, l'imagerie
est au cœur de la prise en charge des patients.
Sur les mammographies, c'est très important.
Quel est le message ?
Sur les mammographies, effectivement,
on est en octobre rose en ce moment.
Donc, faire ces mammographies, c'est essentiel
parce que le cancer du sein,
ça va intéresser quand même une femme sur huit.
Une femme sur huit développera un cancer du sein
au cours de sa vie.
Une femme sur huit ?
Une femme sur huit.
En France ou dans le monde entier ?
En France, une femme sur huit.
Donc, c'est un chiffre qui est extrêmement important,
d'où la nécessité de faire ce dépistage du cancer du sein.
En France, c'est proposé pour toutes les femmes
entre 50 et 74 ans.
Ça va être une mammographie qui va être toutes les deux ans.
Et c'est tellement important de détecter les lésions
quand elles sont petites,
parce que ça va influer sur le pronostic
et la survie des patients.
Pourquoi est-ce qu'il y a une sorte de frein encore aujourd'hui
à aller faire sa mammographie ?
C'est vrai, vous avez raison.
Il y a seulement 48% des femmes qui font leur mammographie
dans le cadre du dépistage organisé.
C'est très très peu.
Il y a un frein.
Les femmes ont peur déjà de la douleur lors de l'examen,
alors que finalement, aujourd'hui,
avec les nouvelles machines,
ce n'est plus un examen tellement douloureux.
Les femmes ont également peur du résultat.
Il y a une appréhension qui peut parfois même les bloquer
à aller faire cette mammographie.
Et puis, l'accès aux soins en France
qui n'est pas égal sur tout le territoire.
Et nous, à Paris,
on a des patientes qui viennent même de provinces
pour faire leur mammographie de dépistage
en région parisienne.
Vous touchez du doigt la question des déserts médicaux.
Exactement.
On a vraiment de plus en plus,
on le ressent dans notre activité quotidienne,
des patientes qui prennent leur train le matin
et viennent faire leur mammographie en région parisienne
et elles repartent le soir.
Merci beaucoup d'être passées par notre studio,
Julia Arfi.
