LES PIRES APPELS AUX SAUVETEURS EN MER !

Tibo InShape
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26 oct. 2024
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Je me sens vraiment pas bien.
Oh là là, je veux pas mourir.
C'est très chaud là.
Bougez-vous.
C'est joli, j'en veux plus là.
Il devrait tomber, il devrait tomber.
On va pas le faire sortir.
J'ai très peur.
Aujourd'hui, nous sommes à Toulon.
Nous avons rendez-vous au CROSS.
C'est un centre de sauvetage en mer appelé aussi
Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage.
C'est ici que sont traités les appels des urgences en mer.
Par exemple, les noyades, les accidents de bateau,
les problèmes avec le jet-ski,
des cahiers de surfeurs en difficulté,
accidents de plongée, paddles.
En gros, tous les problèmes qui sont en lien avec la mer,
c'est ici que c'est traité.
Ici, on s'occupe de tous les accidents qui sont situés dans cette région-là.
Dans cette vidéo, nous allons donc visiter le centre d'appel.
On va écouter des vrais appels d'urgence.
J'espère que ça va aller d'ici là.
Je me sens vraiment faible.
Et on va discuter aussi avec des marins de la Marine Nationale
qui vont nous raconter les meilleures et les pires anecdotes
qu'ils ont eues ici comme appels.
Je commence à appeler mon opération des morts-vivants.
Vous êtes prêts ? C'est parti.
Juste derrière moi, il y a le standard.
Si on est en danger, on peut appeler ici en faisant le 196,
soit quand on est en bateau, le canal 16 à la radio.
Quand les gens appellent ici en urgence, on leur demande quelques informations.
De confirmer leur numéro de téléphone, leur position,
pourquoi ils sont en danger, pourquoi ils appellent.
Est-ce que votre femme s'est bien nagée ou pas ?
Elle s'est nagée, oui.
Mais elle est défoncée, les gars.
On a bu, on a tapé, on a pris de la cocaïne.
Il en suffit, là. Trouvez-la.
Le standard transfère donc ensuite la personne au poste des opérations,
le SAR, juste en face.
La personne qui est à ce poste-là va reconfirmer
toutes les informations qu'on a demandées précédemment,
le problème qu'il y a, la localisation.
Une fois qu'il a ces informations-là,
il va mettre en place des moyens pour sauver cette personne-là.
Par exemple, il va envoyer un bateau, un hélicoptère, des plongeurs.
Tout ça en coordination avec son chef de car qui est juste à côté.
OK, donc là, on est avec Magali.
Ça va, Magali ?
Ça va.
La femme.
Du coup, Magali, on va écouter de vrais appels que vous avez reçus ici.
Quel type d'appel on va écouter, là ?
Par exemple, un enfant qui a appelé le 196 pour nous faire un canular.
Oui, bonjour. Le moteur, il est déjà avancé.
OK, des blagues.
Comme des gens qui étaient réellement en difficulté.
Oh là là, je veux pas mourir.
Si jamais je m'évanouis, dis à ma femme que je l'aime.
Ou des gens qui sont ivres et qui ont du mal à donner leur localisation.
Donc, on va écouter plusieurs vrais appels.
On va commencer par des premiers appels un peu soft
et on va terminer par des appels un peu plus durs.
Donc, restez jusqu'à la fin de la vidéo.
Là, c'est un enfant qui a piqué le téléphone de ses parents pour faire une blague.
Oui, bonjour. Le moteur, il est déjà avancé.
Il y a tes parents à côté ?
Non, ils sont pas là. Ils sont partis avec le kayak.
Du coup, tu fais avancer le moteur tout seul sur le bateau alors qu'il n'y a pas tes parents ?
Oui, c'est une bêtise.
C'est une bêtise.
Donc là, on a vraiment eu un appel d'un petit enfant
qui voulait faire une blague, avoir un peu d'attention et appeler du coup un numéro de secours.
Sauf que ça sert pas à ça, un numéro de secours.
Comme pour les pompiers, on encombre une ligne téléphonique pour une opération qui m'en appelle.
Donc, il ne faut jamais appeler les lignes d'urgence pour faire des blagues.
Ilona, tu travailles toi aussi ici ?
Oui.
C'est combien de temps que tu bosses ici ?
Ça va faire deux ans.
T'es dans la marine nationale à la base ?
C'est ça. Ça fait six ans que je suis dans la marine nationale.
Est-ce que c'est un métier où il faut être très calme au téléphone ?
Il faut être très calme. Il faut arriver à gérer son stress.
Il faut pouvoir essayer de calmer les autres. Il ne faut pas retransmettre son stress.
Du coup, Ilona, qu'est-ce qu'on va écouter maintenant qu'on m'appelle ?
Un parachute attentionnel qui s'est pris dans une mature en fait.
Une mature ? Une femme mature ?
Non, pas une femme mature.
Ah d'accord.
Le mât d'un bateau.
Un parachute attentionnel s'est pris dans son mât.
Il a récupéré les deux personnes. Elles sont blessées et choquées.
On est un bateau de 50 mètres. Ils se sont accrochés dans le mât.
Ah oui, un parachute dans un bateau, ça va être bizarre.
Mais du coup, c'est plutôt bien fini. Les personnes étaient blessées légèrement.
Puis elles ont été évacuées. Donc tout allait bien.
Comme on dit, sur la mer, il y a des gens qui sont dessous, les plongeurs.
Il y a des bateaux dessus.
Et surtout, en saison estivale, il y a quand même pas mal de monde.
Il faut faire vraiment attention notamment à la météo et aussi au matériel.
Est-ce que tu as des histoires qui t'ont marqué toi ?
Pendant le festival de Cannes, cette année, il est une heure du matin.
Et puis il y a un monsieur qui nous appelle complètement alcoolisé
parce qu'il souhaite qu'on nous fasse faire baisser le son du festival de Cannes.
Du festival de Cannes ?
Du festival de Cannes, voilà.
Malheureusement, ça n'a pas pu être possible, j'imagine.
Non, non, malheureusement, on n'a pas pu l'aider.
On lui a dit bonne nuit à vous et puis bon courage pour le son.
Prochain appel qu'on va écouter.
Une personne à terre qui s'inquiète pour son époux qui est parti à l'eau, alcoolisé.
C'est une dame qui est une Belge qui est venue.
Et son mari, en général, il nage.
Et ça fait deux heures.
Elle n'a pas signe de vie.
Elle ne voit pas.
Je ne suis pas sa dame.
Une chose qui m'inquiète, c'est qu'il a bu une bouteille de revêt.
Est-ce que vous pouvez me donner son descriptif ?
Quel type de bouée, madame ?
Oui, mais une bouée, c'est-à-dire une bouée pour flotter ?
Est-ce que vous pouvez me donner la taille approximative ?
Non, du monsieur.
Vous pouvez me donner la couleur de ses cheveux ?
D'accord, il est parti il y a combien de temps alors du coup ?
Vous avez déjà vérifié si au camping, il serait allé de son côté ou pas ?
Je ne vais pas vérifier.
Si des gens ont un accident en mer et qu'ils appellent le 18,
ils vont relayer l'appel à vous ?
Exactement.
Ce qu'il y a, c'est que l'avantage de faire le 196 directement,
c'est qu'on peut géolocaliser les gens via leur téléphone portable
pour pouvoir gagner du temps sur la localisation.
Mettez un gros pouce bleu en bas de la vidéo.
Si la vidéo atteint 100 000 pouces bleus,
on fait une vidéo avec les pompiers,
on passe une soirée avec les pompiers
et on essaie de sauver un maximum de personnes.
100 000 pouces bleus, let's go.
Qu'est-ce qu'on va écouter maintenant ?
On est partis sur une recherche d'un chasseur apnéiste disparu,
alors qu'il n'y avait pas de problème avec lui.
Vous êtes la personne qui a récupéré une bouée de poncho.
Il ne restait rien sur la bouée d'accroché.
J'ai filé pour mettre les poissons,
et la ceinture avait la sangle arrachée.
C'est le scénario catastrophe,
mais je me soutiens, s'il a fait une syncope,
il est resté dans le coin, le poncho.
Pendant deux heures, il n'y a pas eu d'activité autour de la bouée ?
Voilà, c'est ça.
Je suis allé avec un masque
pour voir s'il y avait quelqu'un d'accroché au bout de la bouée
et j'ai juste trouvé une ceinture de poncho.
Par contre, ce n'est pas pour déclencher une grande recherche.
Ne vous inquiétez pas.
De toute façon, c'est notre responsabilité
de déclencher ou non les recherches.
Ça a fini comment, au final ?
Au moment où on a envoyé un moyen sur place,
le plongeur apnéiste est revenu.
Il avait son matériel comme ça ?
C'est ça.
D'accord, ok, donc ça a inquiété pour rien.
C'est ça.
Donc, soit marquer son matériel,
soit prévenir le CROSS avec la localisation
et un descriptif du matériel.
Et derrière moi se trouve le poste officier.
C'est lui qui va valider ou pas les interventions.
Il est aussi là pour anticiper la situation.
Par exemple, s'il y a un homme qui est tombé à l'eau,
forcément avec les courants, la mer,
le mec va se déplacer.
Il est là pour calculer un peu le trajet,
pour aider l'hélicoptère à mieux localiser
la personne qui s'est noyée.
Et il va aussi faire des propositions
pour améliorer les recherches,
pour aider la personne plus rapidement.
Là, c'est du coup une personne qui est ivre.
On met un petit moment quand même
à comprendre ce qui se passe.
Est-ce que vous n'avez qu'à appeler
vos gilets de sauvetage ?
Mais comment ça vous êtes dans l'eau, monsieur ?
D'accord, donc vous êtes échoué.
D'accord, donc on vous a envoyé un SMS
avec un lien.
Vous cliquez sur le lien.
Monsieur, calmez-vous.
Vous m'écoutez ?
Mais non, vous n'allez pas mourir.
On va vous envoyer quelqu'un
pour vous aider.
Mais pour ça, j'ai besoin de savoir
où vous êtes précisément.
Stop !
Les secours arrivent.
Vous vous calmez.
Ça ne sert à rien de s'énerver.
D'accord ?
Donc, vous cliquez quand même
sur le message.
Les secours sont en route.
Ils arriveront plus vite.
Donc la priorité, c'est vraiment
de savoir qu'est-ce qui se passe
et où ça se passe.
C'est clairement la preuve
qu'alcoolisé, c'est compliqué
de dire ce qu'on a,
où est-ce qu'on est.
Quand on prend un bateau,
on évite de boire de l'alcool dessus ?
On évite de boire de l'alcool
en bateau.
On évite de boire de l'alcool
par exemple sur la plage
avant de partir en mer.
C'est un risque de revenir
avec une personne en moins
sur la plage.
Combien de personnes
sont décédées en mer
ici en Méditerranée ?
Pour 2021, on était
à 37 décédées
et 6 disparitions.
Les gens, ils décèdent de quoi ?
Par exemple, ils tombent du bateau ?
Ça peut être des décès en baignade,
des baigneurs disparus
qu'on retrouve décédés ensuite,
des tentatives de suicide,
des arrêts cardiaques par exemple
sur les viras passagers.
Beaucoup de personnes
décèdent en plongée ?
Surtout en début de saison
parce que les personnes
n'ont pas plongé
depuis l'année d'avant.
Pour certains,
ils y vont assez franco
dès la première plongée
et ça peut mal finir.
En combien de temps
les secours arrivent
généralement quand on appelle ?
Ça dépend du coup
du bateau ou d'hélicoptère
qu'on décide d'envoyer.
Mais avant toute chose,
on va diffuser un message
sur le 14 et le 16
pour avertir
tous les autres usagers
de la mer
qu'il se passe un problème
qui eux-mêmes peuvent
porter l'assistance aux personnes.
Il y a une solidarité en mer.
Prochain appel qu'on va écouter.
Une personne à terre
qui s'inquiète
pour son épouse
qui est partie à l'eau
alcoolisée.
Ils sont partis.
Ne vous inquiétez pas,
ils sont partis.
On a envoyé une patrouille terrestre
sur la plage
et un bateau également.
Ils l'ont retrouvée la fin,
la dame ?
Oui, ils l'ont retrouvée
sur la plage.
Elle n'avait pas de problème.
Elle est partie nager
comme à son habitude.
Donc en alcoolisée,
on ne va pas nager
et qu'on prend la cocaïne non plus.
On évite de prendre la cocaïne.
Imaginons que c'est la nuit,
on part en mer,
on se fait déporter par le vent,
etc.
C'est dangereux pour nous.
Comment on peut aider
les secouristes à nous retrouver ?
Ça va être les moyens lumineux.
Donc partir soit
avec des fusées de détresse
ou sinon il existe des bâtons lumineux.
Comme un truc en boîte de nuit ?
Comme ça là ?
C'est ça.
Alors il faut le craquer avant.
Ok.
Ah !
Ça se voit de loin ça ?
Un hélico peut le repérer
si vous vous tenez normalement.
En pleine nuit,
ça peut nous sauver la vie.
En pleine nuit,
ça peut vous sauver la vie.
Donc si vous partez un jour
la nuit dans un bateau,
n'y allez pas sans
votre bâton fluo.
Ça rime.
Qu'est-ce qu'on a
maintenant comme histoire ?
Il y a une baignade
qui s'est passée
dans le secteur Marseille.
Deux adolescents qui vont au foot
sur la plage.
Leur ballon est parti à l'eau.
On a essayé de le récupérer
et malheureusement,
ça ne s'est pas très bien fini.
Donc ça peut commencer
d'un truc aussi classique que ça ?
C'est classique
et malheureusement,
les personnes ne savaient pas nager.
Donc là, tu vas entendre
le témoin nous signaler.
Un, il est déjà sorti
et le troisième,
ils sont en train de le chercher.
Il s'est bien nagé ou pas ?
Non, non, non.
Il ne s'est pas nagé ?
On était en train
de parler de la plage
et tout ça
Comment ça se fait
qu'il est parti à l'eau
alors qu'il ne s'est pas nagé ?
Non, il est en train
de prendre son ballon.
Il est parti récupérer son ballon
et il s'est fort porté, c'est ça ?
Oui, il est avancé encore un peu
pour prendre le ballon.
Il est là-bas
et il a commencé à galérer.
Et vous, vous n'avez pas pu l'aider ?
Non, moi, je ne sais pas nager.
Vous ne savez pas nager ?
Et du coup, malheureusement,
ces personnes-là...
La personne qui était portée disparue
a malheureusement été retrouvée
mais est décédée du coup.
La deuxième personne
qui était en réanimation
au moment où on a été alerté
Donc c'est pour ça
qu'il faut vraiment faire attention
aux dangers de la mer
surtout que ces personnes-là
ne savaient pas nager.
Malheureusement, elles sont décédées
et c'était des personnes
qui étaient assez jeunes.
On ne sait pas nager,
on ne va pas à l'eau,
on appelle quelqu'un
et le ballon, tant pis.
Là, pour le coup,
le ballon a causé du coup.
Et du coup, est-ce que tu aurais
une anecdote sur un coup de fil
que tu as reçu alors ?
Une opération aussi
qui m'avait pas mal marquée,
c'était une personne
qui était en train
de faire une balade
par jour de tempête
et s'est fait emporter par une vague
et en 5 minutes,
on avait un moyen
qui arrivait sur zone
parce qu'on avait un hélicoptère
qui n'était pas très très loin
et au moment où l'hélicoptère
est arrivé sur zone,
il ne la voyait plus
et on l'a retrouvé décédée.
Donc en moins de 5 minutes,
ça peut aller très très vite.
Le prochain appel
qu'on va écouter ?
Donc on va écouter
quelques extraits d'une opération
qui a duré quand même
quelques heures.
Il s'agissait en fait
de deux paddles en difficulté,
d'abord reportés par un témoin
et ensuite,
les gens sur le paddle
ont pu nous contacter.
On a pu rester en ligne
avec eux un petit moment
le temps que les moyens
arrivent dessus.
Je veux savoir
si vous aviez toujours visuel
sur les deux paddles ?
Oui, avec les jumelles,
on arrive à les voir
mais ils sont super loin.
Oui, ils dérivent vers le large.
Je ne peux plus,
on n'a plus de force,
on n'a plus d'air là.
Dépêchez-vous s'il vous plaît,
j'ai peur,
j'ai plus de corps,
je suis fatiguée.
Oui, on a récupéré
les deux personnes,
on a récupéré les deux personnes.
Et eux pareil,
ils ont réussi à s'en sortir,
ça va ?
Ils ont réussi à s'en sortir,
ils ont été retrouvés
grâce à la géolocalisation
de leur téléphone.
Là, on a passé un peu de temps
avec la dame au téléphone
pour essayer de la calmer.
Le problème,
c'est que quand les gens sont paniqués
comme quand ils sont libres,
ils ne nous écoutent pas.
Ils n'écoutent pas nos questions,
ils n'écoutent pas
ce qu'on leur demande.
Une des opérations
qui m'a le plus marquée,
parce que c'était
une de mes premières,
je suis tendance
à l'appeler mon opération
des morts-vivants.
On a un voilier
qui nous a reporté
à peu près une quinzaine
de kilomètres
au sud de Nice
un corps à la dérive
et au moment où la vedette
est arrivée au niveau du corps,
ils nous ont demandé
de préparer une ambulance
à quai,
parce que la personne
était à 32 degrés
mais elle était toujours vivante.
Elle était tombée de la falaise
huit heures plus tôt
et la personne était vivante
et elle a été récupérée
par les gendarmes.
Elle a été sauvée ?
Elle a été sauvée.
En tout cas,
elle est arrivée à terre,
vivante.
Après, on ne sait pas
ce qui s'est passé.
C'est ça.
Impressionnant.
Une fois qu'on a
cette opération-là,
derrière,
on ne prend pas forcément
pour argent comptant
ce que les gens nous disent.
À partir du moment
où on signale un corps,
tant qu'on n'a pas
la confirmation
que la personne est morte,
on va faire l'opération.
Il n'y a que le médecin
qui peut déterminer.
Exactement.
La TeamShape,
dites-moi dans les commentaires
quel prochain métier
on appelle là.
Là, on va écouter.
C'est une opération
qui s'est déroulée à La Ceuta.
Une personne qui faisait du windfoil
et qui se retrouvait en difficulté.
Là, c'est la personne
qui s'est signalée d'elle-même.
Celle qui vous a appelée
au 196.
Oui, allô ?
C'est moi qui suis en difficulté
en windfoil.
Ça va toujours, monsieur ?
Ça va, mais bon,
je vais vers le large.
Ils sont engagés.
Ils vont venir.
Merci.
Là, je commence à être
vraiment en difficulté.
Je suis diabétique.
Dites-moi où ils en sont,
s'il vous plaît.
Je ne me sens vraiment pas bien.
Est-ce que vous pouvez
vous asseoir sur votre planche ?
Oh...
Je n'arrive pas à m'asseoir.
Mais là, je me sens mal.
C'est comme si j'allais faire
un malaise, mais du stress.
Oh là là...
Ils sont où ?
Dites-moi, s'il vous plaît.
Ils sont en route, monsieur.
J'espère que ça va aller
d'ici là.
Pour votre information,
vous êtes en visuel
du scémaphore du Bec-de-Lac.
Ils vous voient.
Vous voulez rester en ligne
avec nous, monsieur
ou vous voulez qu'on raccroche ?
Oui.
Oh là là, je ne veux pas mourir.
Si jamais je m'évanouis,
dites à ma femme
et à ma fille que je l'aime.
Vous n'allez pas vous évanouir,
monsieur.
Vous allez rester avec moi en ligne.
J'espère.
Je vais rester...
Ils sont partis ?
Oui, ils sont en train
de quitter le port, là.
Mais ils deviennent vite.
Oui, oui, ils arrivent.
En moins de dix minutes,
ils vont être là, monsieur.
Si vous pouvez troyer
pour emmener directement
la personne à l'hôpital
et demander à l'SNS
de récupérer le matériel,
ce serait parfait.
Transfert dédié par Victor,
cam de troyage.
La personne est dehors.
On met le cap sur Toulon.
Oui, il a réussi
de s'en sortir.
On a envoyé du coup
la personne qui était venue
après au cross
témoigner de son sauvetage.
C'est quelqu'un
qui avait l'habitude
de pratiquer ce sport.
Malheureusement, ce jour-là,
elle se retrouve vraiment
en grosse difficulté
et elle avait un moyen
de communication
pour pouvoir se signaler.
Quand on part en mer,
c'est toujours avec
son téléphone portable ?
Téléphone portable ou radio,
quelque chose qui permet
de nous appeler
ou quelque chose
qui permet de se signaler.
Ça va être un moyen lumineux,
quelque chose de visible.
Même si on maîtrise,
il ne faut jamais
se sentir supérieur.
La nature égagne toujours,
malheureusement.
Quand on part en mer,
c'est un peu comme
quand on part à la montagne.
Il faut être bien préparé.
C'est ça.
Il faut être sûr de son matériel.
Il faut l'avoir révisé.
Il faut être sûr aussi
de ses conditions physiques.
Ne pas se surestimer,
ne pas non plus se sous-estimer
mais faire attention à ça.
Et notamment,
quand on part en mer,
on prévient toujours un proche
où on va,
combien de temps
on est censé y rester,
vers quelle heure
on est censé rentrer.
Que ce soit à la radio,
que ce soit à son téléphone,
on prend toujours
un moyen de communication
ou un moyen de se signaler
comme on l'a vu précédemment,
des moyens lumineux ou autres.
Bien s'informer au niveau
de la météo
parce qu'elle est très changeante,
surtout en Méditerranée.
Selon l'activité qu'on veut pratiquer,
prendre le bon matériel
qui va avec,
le faire réviser souvent
et notamment pour les fans de voile,
donc tout ce qui est kitesurfer,
wingfoil et paddle,
marquer son matériel.
Si jamais il y a
une perte de matériel
ou qu'il leur arrive quelque chose
justement et qu'on retrouve
que le matériel,
on peut savoir en fait
à qui ça appartient
et peut-être potentiellement
éviter des recherches
ou entamer des recherches
sur une personne
qu'on va connaître
de par le marquage
de son matériel.
La Team Shape,
un gros pouce bleu
en bas de la vidéo
pour tous les marins
qui assurent notre sécurité
sur les plages,
dans la mer.
Merci à eux,
un gros pouce bleu
pour les soutenir.
