Les jardins des Mondrots, un espace agricole testé et approuvé
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Département de la Seine-Maritime
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16 nov. 2024
Pas du tout dans le métier à la base, deux cousins Arthur et Victor se sont lancés dans l'aventure de devenir maraîcher à leur compte. Grâce au dispositif « Espace Test Agricole », ils ont pu tester le modèle économique de leur exploitation pendant 2 ans.
Du côté de Saint-Victor-l'Abbaye, dans les jardins des Mondraux,
c'est l'heure de la récolte.
Ici, on fait du maraîchage diversifié en agriculture biologique
en cultivant une cinquantaine d'espèces de légumes
sous 150 variétés différentes,
avec une méthode d'exploitation bien spécifique.
Récolter le matin et vendu le soir.
On a le moins de stockage possible
et on récolte à la commande.
Ça nous permet d'avoir de zéro stockage,
d'avoir du produit ultra frais.
On a trop l'habitude de voir des produits qui sont parfois un peu vieillots.
Ça peut être flétries, etc.
Alors, nous, on travaille essentiellement avec du restaurateur.
Donc, on ne peut pas se permettre d'avoir ce genre de système.
Donc, on a adopté ce système ultra frais sur commande
avec une application, en fait.
Ils commandent la veille et nous, on récolte le matin.
C'est parfait pour nous.
Ça permet de jeter le moins possible aussi.
Victor et Arthur sont cousins
et exercent ensemble le métier de maraîchers depuis six ans.
Les deux premières années,
ils ont pu bénéficier du dispositif Espaces agricoles test,
une manière de développer une activité agricole
de manière responsable et autonome sur une durée déterminée.
Pour l'installation, on a beaucoup de paperasse
avec des dossiers lourds, etc.
Et avec cet espace test, on évite tout ça.
On se concentre vraiment sur la partie production, commercialisation
et tout le reste, comptage, gestion, etc.
On est vraiment accompagnés.
Donc, ça fait vraiment un point en moins.
C'est un très, très bon tremplin pour se lancer.
Cet espace test, pour nous, le mot, c'est la sécurité.
En fait, la sécurité de pouvoir arrêter quand on veut,
si jamais on n'est pas apte à faire ce métier,
si on n'est pas capable d'en vivre, etc.
Et sécurité aussi au niveau financier,
parce qu'on peut avoir des aides,
on peut garder notre chômage, le RSA.
Et ça, ça nous a permis de se lancer en toute sécurité,
en y allant à fond tout de suite
et se tester sur les cultures, les itinéraires
et sur ce qu'on veut faire, sur les débouchés.
C'est grâce à ça qu'on a pu se spécialiser pour les restaurants
et commencer petit à petit dans l'aventure.
Et l'aventure a pu continuer.
En 2021, Arthur et Victor ont créé le GAEC
et ont pu développer leur activité agricole sereinement
en faisant même des tests de culture chaque année.
Depuis six ans, on sélectionne vraiment nos variétés préférées.
Essentiellement, déjà pour nous, pour notre goût,
notre envie de faire,
mais aussi pour les restaurateurs et nos clients.
Au fur et à mesure des années,
on connaît un peu leurs préférences,
ce qu'ils vont faire avec.
Là, par exemple, on va avoir de la twister
qui va être préférentiellement pour tout ce qui est frites,
raclettes, soupes, etc.
C'est une pomme de terre qui est assez polyvalente,
elle va être très sucrée.
Et voilà, nous, c'est un peu notre petit coup de cœur
de la pomme de terre.
C'est la coquille de Louvier
et c'est vraiment une mâche qui est adaptée au plein champ.
Elle est très résistante aux maladies,
donc c'est une variété ancienne.
Et du coup, quand on la cueille,
le problème de la mâche, c'est que
les sols sont bien trempés
et souvent, quand on la récolte,
on a beaucoup de feuilles vraiment pourries.
Alors que là, c'est juste de la terre,
mais les feuilles sont un petit peu jaunies
sur les premières, mais c'est vraiment rien.
Et du coup, il n'y a presque pas d'épuration.
Moi, je la mange comme ça.
Je la mets dans l'essor à salade.
Et puis comme ça, c'est hyper charnu,
sachant que nous, on coupe vraiment au collet.
Ainsi va la vie au Jardin des Mondraux,
où il fait bon vivre du métier de maraîcher
depuis la création de leur entreprise agricole.
Arthur et Victor ont réalisé une progression significative
de leur chiffre d'affaires d'environ 20 %.
