Paul a parcouru des milliers de kilomètres à pied à une époque où se déplacer n'est pas une partie de plaisir. Il ne voyage jamais seul. Accompagné de ses collaborateurs, Barnabé et Marc, Timothée, Aristarque, il se joint parfois à un convoi officiel... Hélas, ce n'est pas un gage de sécurité pour autant... De redoutables bandes organisées de déserteurs, de nomades ou de barbares quadrillent les routes ou sont embusqués dans les défilés étroits pour rançonner les voyageurs, sans faire de quartier. La nature réserve elle aussi des surprises. ---------------------------------------------------------------------- KTO ne vit que de votre générosité ! 👉Pour faire un don : https://donner.ktotv.com/LIENYT/ ---------------------------------------------------------------------
Bonjour. Paul a parcouru des milliers de kilomètres à pied, à une époque où se déplacer n'est pas une partie de plaisir.
Il ne voyage jamais seul. Accompagné de ses collaborateurs, Barnabé, Marc, Timothée, Aristarque, il se joint parfois à un convoi officiel.
Hélas, ce n'est pas un gage de sécurité pour autant.
De redoutables bandes organisées de déserteurs, de nomades ou de barbares quadrillent les routes,
ou sont embusquées dans les défilés étroits pour rançonner les voyageurs, sans faire de quartier.
La nature réserve, elle aussi, des surprises.
Ô admirable route romaine, chef-d'œuvre de technicité.
Mais combien de fois interrompue par des effondrements, des inondations, des glissements de terrain.
Pas facile de parcourir une vingtaine de kilomètres par jour.
Cela dépend de la saison, des intempéries et de la forme physique du voyageur.
Sénèque, le philosophe, raconte son trajet entre Bailly et Naples.
Il écrit « Ce fut un tel lit de boue qu'on pourrait dire que j'ai fait une traversée ».
Bon, la suite du chemin n'est pas meilleure. Le philosophe suffoque dans un tunnel rempli de poussière.
Il ne lui manquait qu'un face-à-face avec les bêtes sauvages, ce qui du reste est fréquent.
Poussière, pluie, neige, froid, brouillard, vents violents, dénivelés, rendent la route redoutable et éprouvante.
Pire, il arrive que le voyageur s'égare.
Comment trouver son chemin sur les routes de Grèce, par exemple ?
La seule indication est le point de départ et le point d'arrivée de la route.
De plus, elle se confond à certains endroits avec des sentiers de bergers.
Une certitude cependant, l'inconfort du voyage, surtout s'il est long.
Il faut emporter avec soi un bagage important, souvent encombrant.
D'ailleurs, si le bagage est trop lourd, il est vendu ou confié à un autre.
À Alexandrie de Troades, Paul dépose son manteau et délivre chez Carpos.
Or, se dépouiller de son manteau, c'est s'exposer aux dangers lorsqu'il faut passer la nuit à la belle étoile, quel que soit le temps qu'il fait.
Les provisions de route, un peu de pain et de fromage, ne suffisent pas toujours.
Paul évoque la faim et la soif.
En effet, le problème majeur est celui de l'eau potable.
Que faire dans les zones insalubres, comme par exemple celles des marais pontins ?
Mourir de soif ?
Ou être contaminé par les eaux nauséabondes infestées de moustiques et porteuses de maladies ?
Tous ces risques, sans compter les risques du voyage maritime et bien d'autres encore, Paul les a assumés.
Sans faillir.
Car il y a un malheur plus grand, qui consisterait à ne pas annoncer l'Évangile.
Le voyage est constitutif de la bonne nouvelle, pourvu que le Christ soit annoncé.
À bientôt !