L’endurance doit-elle vraiment faire partie de son quotidien ?
La semaine dernière, Lucile Woodward a reçu Fabrice Kuh, médecin du sport, athlète accompli, trailer et finisher de championnats du monde comme l’Ironman d’Hawaii ou du marathon des sables, pour parler de l’endurance.
L’endurance est primordiale et indispensable pour son corps, sa santé, et sa longévité. C’est le fondement même de l’être humain.
Combien d’heure par semaine faut-il en faire ? VO2 max, VMA, fractionné, dialogue interne… que veulent dire tous ces termes ? Quelles sont les astuces données la semaine dernière qui sont à garder absolument et à intégrer à ses habitudes ?
Lucile Woodward et David Ordono débriefent sur cet épisode et vous montrent comment appliquer les conseils de Fabrice Kuhn à son quotidien.
Si vous êtes à la recherche d’une reprise sportive réussie, avec des résultats sur le très long terme, avoir des conseils sport, alimentation et mental tous les jours, un planning sportif clés en main et surtout prendre du plaisir avec une super communauté ? Rejoignez l’EXPÉRIENCE CLUB sur l’application LUCILE WOODWARD 👉 https://lucilewoodward.com/abonnements/
00:00 : Introduction 01:06 : Le débrief avec David Ordono 30:48 : Conclusion
Salut à tous et bienvenue dans Longue Live, le Débrief, une semaine sur deux avec David Ordono.
On revient sur l'interview de la semaine précédente.
En l'occurrence, nous avons reçu le docteur Fabrice Kuhn,
auteur de « La science de l'endurance » sur deux tomes.
Et donc on a parlé d'endurance, David, et ça t'a donné envie d'aller faire des kilomètres.
Oui, exactement. Je me suis mis un petit peu à la course.
Ça m'a d'autant plus intéressé parce que j'ai appris des choses que je ne savais pas.
Comme quoi ?
Énormément de choses.
Déjà, vous avez démarré en disant que l'endurance, physiquement, en théorie, ça démarrait à partir de 60-90 secondes.
Quand on commence à courir une minute, on engage un processus d'endurance.
C'est fou. En réalité, c'est le concept de anaerobie-aérobie.
Donc en gros, soit tu fais un effort qui ne demande pas d'oxygène, pas de respirer.
Et ça, c'est seulement quelque chose que tu peux tenir une minute, une minute trente max.
Soit c'est un effort où tu respires, où tu dois fournir de l'oxygène à tes cellules musculaires.
Et là, c'est un effort qui dépasse une minute trente.
Ça, c'est vraiment la description un peu scientifique de l'endurance.
Donc en gros, dès que tu dois respirer, t'es en endurance.
Vous incitiez du coup sur l'importance de l'endurance, aussi importante que le renforcement.
Tout de suite, vous avez dit que l'endurance, elle doit être complémentaire.
Qu'il faut à la fois faire de la musculation et ça recoupe tout ce qu'on voit dans les épisodes depuis.
Oui, moi, je pense que voilà.
C'est vrai qu'on a parlé beaucoup de musculation et donc on a fait un énorme point dessus.
Mais il ne faut pas non plus oublier l'endurance.
Et c'est vrai que je trouve en ce moment, dans les médias, les réseaux sociaux,
on parle énormément de muscu, ce qui est très bien.
Mais l'endurance, la capacité du cœur, des poumons et surtout tous les bénéfices de tous les organes
pendant l'endurance est absolument primordiale.
Donc la muscu ne doit pas remplacer du tout l'endurance.
Et il dit d'ailleurs que s'il n'y a pas d'endurance, l'organisme, il dépérit.
En fait, l'organisme, il est fait pour l'endurance.
L'organisme est préparé pour ça.
Il dit même, c'est notre capacité principale.
Donc c'est fondamental l'endurance.
C'est fondamental.
En fait, c'est vraiment ce qui a permis à l'être humain d'être ce qu'il est,
c'est à dire de pouvoir courir longtemps pour chasser à l'épuisement, comme ça s'appelait.
Donc de courir entre, je ne sais pas moi, 10 et 20 kilomètres tous les 2-3 jours pour aller chasser.
Et du coup, voilà, c'est manger beaucoup de protéines, avoir un cerveau qui se développe très, très bien.
Et en fait, ce qui fait qu'on est très endurant, surtout, c'est qu'on transpire
et qu'on est capable de développer un effort très long, même sous des fortes chaleurs.
Et c'est ça qui a fait notre supériorité par rapport à d'autres animaux.
La chose la plus importante, et ça, j'ai aimé parce que c'est un médecin.
Et il y a un discours qui est un peu déculpabilisant et encourageant.
Il dit que la chose la plus importante, en fait, une fois qu'on a considéré tout ce qu'on doit faire
avec toutes ces injonctions, c'est de faire le sport qu'on aime.
Oui, c'est vrai que la notion de plaisir, elle est énorme.
Et d'ailleurs, c'est Fiona Schmitt, d'ailleurs, qui nous en avait parlé très bien en me disant
mais de toute façon, le plus important, c'est le plaisir.
Et c'est vrai qu'il faut trouver le sport qui nous plaît.
Si c'est la danse, dansez. Si c'est le rameur, ramez.
Si vous aimez le surf, surfez. Voilà, il n'y a pas que la course à pied.
C'est vrai qu'on a parlé beaucoup de course à pied parce que c'est un sport que beaucoup de gens pratiquent
et qui est très étudié aussi parce que c'est facile d'étudier la course à pied,
médicalement parlant ou scientifiquement parlant.
Mais le principal, c'est vraiment le plaisir.
Et donc, si vous aimez le tango, faites du tango.
Il y a un truc qui est marrant aussi dans ce discours globalement qui est encourageant, positif, déculpabilisant.
C'est qu'il dit que la durée minimale qu'on considère comme nécessaire, elle est descendue.
Et finalement, il y a quelque chose qui dit, si vous pouvez faire juste quelques minutes,
finalement, ce n'est déjà pas mal. Alors oui, ok, ok, ok, ok, il faut faire plus.
Moi, j'ai du mal avec ça. Alors oui, bien sûr, une minute est mieux que zéro.
Et ça, on le dit toujours, toujours mieux que zéro.
Mais il faut quand même bien écouter que les vrais bénéfices commencent à partir de deux heures et demie,
trois heures par semaine, à partir de deux heures et demie, trois heures par semaine.
Donc pas de bénéfice à moins de ce fait.
Et que ensuite, on peut aller à l'infini jusqu'à 25 heures par semaine.
Et en fait, ils se sont arrêtés d'étudier parce que peu de gens font plus de 25 heures de sport par semaine.
Évidemment, si on fait une minute de sport par semaine, il n'y aura pas d'incidence et on n'en verra pas les bénéfices.
Ça va de soi. Mais moi, ce que j'aime bien dans son discours, c'est ce côté positif.
C'est de se dire finalement, c'est toujours bien.
Et une minute va vous donner envie d'en faire une minute de plus.
Et petit à petit, vous allez monter, monter, monter et commencer par une minute.
On en reparlera après parce qu'il y a une super punchline là-dedans.
C'est pas mal. Et vous allez en faire deux et trois et cinq et vingt.
Et la mortalité, les études montrent qu'elle diminue linéairement.
Et là, il y a un truc que moi, j'ai trouvé hallucinant.
Les minimums bénéfiques, ça serait deux heures, trente, trois heures.
On commence à avoir un effet sérieux par semaine.
On commence à avoir un effet sérieux sur l'ingéniosité et la lutte contre la mortalité.
Toutes confondues. Et après, les études comptent jusqu'à 25 heures.
Chaque minute ajoutée est bénéfique et diminue la mortalité.
Jusqu'à 25 heures par semaine. C'est dingue. C'est beau.
C'est beau. Et du coup, ça donne envie.
En fait, on se dit que voilà, on ne le fait pas pour rien.
On le fait pour soi, pour aller bien, pour être en meilleure santé,
pour être en pleine capacité aussi de ses moyens.
Alors très peu de gens font 25 heures de sport par semaine.
Mais se dire que, c'est prouvé qu'au bout de 25 heures, chaque minute de sport fait du bien,
en termes de longévité, c'est fou.
Ça veut dire qu'évidemment, on ne fera jamais 25 heures.
Enfin, en tout cas, certainement pas moi.
Toi, non, 25 heures ?
25 heures, non, non, non.
Déjà, 10 heures par semaine, pour moi, c'est des bonnes semaines.
25 heures, c'est n'importe quoi.
Mais ça montre bien qu'à l'extrême,
Oui, ça existe, c'est extrême.
Mais qu'à l'extrême, il y a une incidence évidente.
Et ça, c'est hyper encourageant.
Ça existe aussi beaucoup chez les gens qui sont payés pour ça.
C'est vrai que quand tu as un job et qu'en plus, tu dois faire 25 heures de sport,
ça fait beaucoup de prise sur les heures de sommeil.
Oui, c'est vraiment hyper intéressant.
Mais surtout, ça veut dire que le sport doit être finalement la pierre angulaire de la vie
et pas le travail, ni les transports, ni le temps passé sur les écrans.
Et en fait, je pense qu'il y a vraiment un tournant à prendre sociétalement absolu
sur l'importance de bouger.
Et pour l'instant, il ne se passe rien, en fait.
Et même si on le dit, même si on a l'impression que les gens font plus de sport,
peut-être parce que nous, on est dans notre microcosme,
mais il y a un vrai souci sur l'importance du temps passé assis,
souvent à travailler, ou sur les écrans.
Et en fait, le sport n'est pas du tout assez mis en considération dans notre quotidien.
L'exercice et le fait de lutter contre la sédentalité.
L'exercice, l'activité physique, ça peut être la marche,
ça peut être de faire son jardin, de bricoler, mais il faut bouger.
Et ça, on est vraiment à un moment décisif
où on doit complètement changer notre façon de vivre.
On va droit dans le mur si on continue à vivre comme ça,
full assis au bureau, full assis dans les transports,
full assis sur les écrans en permanence le week-end
parce qu'on est fatigué de sa semaine de travail.
On reste sur le canapé pour se reposer.
Ce n'est pas ça, en fait, la vie des êtres humains.
Là, on fonce dans un mur de mauvaise santé
et du coup, de coûts sociétaux liés à cette sédentarité énormes.
On dépérise.
On dépérise. Et le dit, c'est cette première phrase.
On dépérise.
Mais les gens qui nous écoutent, s'ils sont comme moi,
je me sens hyper influencé par ce que je vois grâce à toi
et ce qu'on enregistre depuis que ce podcast existe.
Je ne vais pas faire cette punchline pourrie de dire
« ça a changé ma vie ».
Mais si, ça l'a changé !
Je fais plus de sport, je cours, j'ai arrêté de fumer.
Je me suis quand même acheté cette semaine,
à cause de Flavio Bonnet.
Salut Flavio !
Un bureau qui monte et qui descend.
Je me le suis acheté aussi, avec le tapis qui va avec.
Moi, je n'ai pas encore le tapis.
C'est dingue !
C'est-à-dire que je suis déjà debout.
Quand je commence ma journée de travail vers 8h30,
jusqu'à 15h, je suis debout.
Beaucoup mieux pour le dos.
Mais ouais !
Donc, les gens qui nous écoutent, peut-être que...
Ça fait son bonhomme de chemin, tant mieux.
Mais bon, on est quand même sur une autoroute du non-sport énorme.
Il y a du travail à faire.
Et alors, si certains sont comme moi, parmi ceux qui nous écoutent,
peut-être qu'ils ont une question qui se pose depuis longtemps
et qu'ils n'osent pas poser.
Je vais le faire, parce que moi, je n'ai aucun problème avec ça.
C'est quoi le fractionné ?
C'est quoi l'intérêt du fractionné ?
Est-ce que tout le monde fait du fractionné ?
Ça paraît débile, vous en parlez comme d'une évidence.
En fait, je ne sais pas de quoi il s'agit.
Le fractionné, c'est d'alterner les intensités d'effort.
On va prendre l'exemple de la course à pied,
mais ça peut être en natation, en rameur ou même en tennis.
C'est de faire des moments où tu cours très vite,
des moments de récupération, courir très vite.
Mais sur une même sortie ?
Sur une même sortie.
En gros, par exemple, tu vas courir,
tu te fais 10-15 minutes d'échauffement à un rythme très cool.
Ensuite, tu vas faire 5 minutes très rapides, 2 minutes lents,
5 minutes très rapides, 2 minutes lents,
5 fois, 10 fois, en fonction de tes capacités.
Deux questions sur le fractionné.
Quel est l'intérêt de ça ?
Et comment, quand on n'a pas de notion, on conçoit un fractionné ?
Parce que toi, tu dis que tu fais 2 minutes de ça.
Mais moi, à quel moment je vais me dire
qu'il faut que je fasse 2 minutes de sprint, puis 5 minutes de…
Je comprends.
Les bénéfices sont, et pour le cœur,
c'est-à-dire que le cœur va se muscler,
il va devenir plus gros, il va devenir plus fort,
il va envoyer plus de sang d'un seul coup à chaque battement,
il va réussir à battre de façon moins folle,
il va devenir plus structuré, le cœur va s'améliorer.
C'est-à-dire qu'en faisant changer les intensités,
bizarrement, on stabilise l'activité cardiaque ?
Voilà, en fait, on muscle son cœur,
on fait qu'on a un cœur plus gros,
qui envoie plus de sang d'un coup,
qui est plus résistant.
De manière générale, tu veux dire que de manière générale, ça produit ça.
De manière générale, exactement.
Ensuite, on a des muscles qui sont plus forts,
donc en fait, ils sont capables d'utiliser plus d'énergie
d'un seul et même coup sur une minute.
Ça veut dire qu'on augmente le nombre de mitochondries,
donc c'est les usines à fabriquer de l'énergie dans les muscles.
On augmente aussi notre capacité à utiliser les glucides dans notre corps.
Voilà, donc en fait, toutes les fonctionnalités
de notre activité physique vont augmenter,
donc on va gagner en force, on va gagner en explosivité,
donc les muscles vont être plus forts, plus rapides.
On va avoir plus de neuromoteurs,
donc on aura plus de neurones entre le cerveau et les muscles
pour les activer.
On va avoir des artères qui vont être capables de plus se rigidifier,
les veines aussi, ou au contraire, de s'épandre
pour avoir plus de sang d'un seul coup.
Donc en fait, tous nos organes vont bénéficier
de cette intensification de l'effort sur des courtes durées.
Je suis trop content d'avoir posé cette question
parce qu'en fait, on est en train de se dire là
que le fractionner, ça permet de...
Comment dire ?
C'est un médicament.
Ouais, et d'accélérer la réponse de son corps,
de l'entraîner à se mobiliser plus intensément,
plus rapidement.
Absolument, c'est ça.
Ça veut dire qu'en gros, tes muscles vont être plus forts,
ton cœur aussi, tes capacités pulmonaires aussi.
En fait, tu vas t'habituer à avoir plus d'oxygène
à envoyer avec tes poumons.
Tu vas ouvrir plus de bronchioles jusqu'au bout de tes poumons.
Donc c'est hyper important le fractionner.
Ultra important.
C'est absolument très important.
Parce que moi qui me suis mis à courir,
grâce à vous, à tous ces podcasts...
Tu me vouvoies.
Non, non, mais grâce à vous,
parce qu'à chaque fois, vous êtes avec des experts.
Donc c'est à chaque fois des binômes.
Mais grâce à toi, évidemment.
Moi, j'ai le sentiment que l'endurance,
c'est la régularité, le même rythme,
le plus longtemps possible.
Moi, dans ma tête, l'endurance, c'est ça.
L'endurance, c'est nager.
À un moment, je nageais.
C'est trouver mon rythme, le rythme de croisière
et le durée le plus longtemps possible.
La course, pareil.
Ça, ça va être l'endurance fondamentale,
c'est-à-dire l'endurance que tu peux maintenir
pendant très longtemps
et qui génère des...
Voilà, et qui fait que
tous tes organes en bénéficient aussi,
mais qui ne te fait pas progresser.
OK ?
Ça te permet d'être...
d'avoir un bon rythme,
mais ça ne te permet pas de progresser,
de t'améliorer.
Si tu veux progresser,
que ce soit musculairement,
cardiaquement,
neuromusculaire,
il faut obligatoirement
que tu augmentes ton stress.
C'est ce qu'il nous a expliqué la semaine dernière.
Et donc, que ce stress soit plus intense
et que tu t'habitues à avoir
des vitesses plus élevées
pendant une courte période de temps.
Forcément, tu ne peux pas les tenir longtemps.
Et au fur et à mesure de ta pratique fractionnée,
tu pourras être un peu plus rapide,
avoir un cœur qui tient plus fort plus longtemps.
Notre organisme ne fonctionne que par stress.
C'est-à-dire que c'est un stress qui le fait progresser.
En l'absence de stress, je régresse.
Si je ronronne tout le temps, il ne se passe rien.
Il faut que de temps en temps,
pas à chaque entraînement,
surtout pas à chaque entraînement,
mais il faut que de temps en temps,
je sorte de ma zone de confort
pour créer ce stress ou ces stress.
Parce que finalement,
il y a plein de stress qu'il faut créer,
plein de stress différents.
C'est pour ça qu'il faut varier les efforts.
Mais ce sont ces stress
qui vont nous permettre
de nous maintenir en bonne santé
et de progresser.
Et donc, si je cherche à progresser,
je crée ce stress
et j'améliore ma santé.
Donc, il faut créer des stress.
C'est ça. Le fractionner,
c'est sortir de sa zone de confort.
Donc, se mettre dans le rouge,
voire le super rouge.
Et donc, il nous l'expliquait aussi
avec les zones 1, zone 2, zone 3
qui correspondent aux zones d'entraînement
1, 2, 3 et 4, 5.
Il faut souvent aller en sprint.
C'est-à-dire que quand tu nages,
faire des 25 m à fond
ou des 50 m à fond,
puis récupérer
pour pouvoir progresser.
Et si tu ne progresses pas,
tu régresses.
En fait, c'est ça
qui est aussi intéressant à dire.
Ce n'est pas dire,
j'ai plus 40 ans,
maintenant, je m'en fous,
je ne veux plus faire de fractionner.
Moi, j'ai entendu ça
depuis quelques personnes
qui ne veulent plus faire de fractionner,
ça les saoule, c'est trop dur.
Oui, c'est dur,
mais si tu ne le fais pas,
tu régresses en fait.
Donc, voilà,
il faut aller chercher du fractionner
une fois par semaine,
au moins tous les 10 jours,
en fonction de ce que tu veux,
peut-être deux fois par semaine.
Et le fractionner,
ça peut être du fractionner court,
pour répondre à ta question.
Donc, par exemple,
des 30 secondes,
plein effort,
30 secondes de récupération,
30 secondes, plein effort,
30 secondes de récupération.
Ça peut être aussi
des fractionner long,
où on est dans du 5,
8 minutes à haute intensité.
Et forcément,
ce n'est pas les mêmes vitesses
que quand tu tiens 30 secondes.
Et ensuite,
tu récupères pendant 5 minutes.
Quand on se parle de récupération,
par exemple, sur une course,
ça veut dire que tu marches.
Ça dépend.
Si tu es dans le sprint absolu,
comme du 30 secondes,
ça peut être vraiment de l'immobile.
Par exemple, en natation,
tu fais 25 mètres
ou 50 mètres à fond.
Ensuite, tu es immobile
au bout du bassin.
Tu récupères 10 secondes
ou 15 secondes
et tu repars.
Mais ça peut être aussi
de la récupération active.
Donc, par exemple,
si tu fais du 2 km,
ça va être peut-être 10 minutes
ou 1 km, 1,5 km.
Et ensuite,
tu peux faire de la récupération active
où tu courottes tranquillement.
Donc, tu restes quand même
dans de l'effort.
Il faut le sentir.
Après, il y a vraiment
des techniques d'entraînement.
Si vous voulez vraiment
faire du fractionné,
téléchargez mon application
parce que dans l'Experience Club,
il y a 1 à 2 fractionnés par semaine.
Et je suis très fière de ça
parce que bien sûr,
il y a de la musculation.
Il y a aussi des sorties longues.
Et il y a aussi au moins
un fractionné par semaine
pour niveau 1,
niveau 2, niveau 3.
Et c'est indispensable.
C'est vrai qu'on a beaucoup parlé
de la musculation,
de la force, bien sûr.
Mais l'endurance,
c'est absolument indispensable.
Il faut combiner.
Mais c'est hyper intéressant
de se dire qu'il y a les deux.
Et c'est très dur.
Et c'est vrai que moi,
je trouve quand même
que c'est beaucoup plus dur
de faire du fractionné
que même de la musculation.
On parlait de dialogue interne,
de ce qu'on se dit
parce que l'effort est tellement dur
qu'il faut le normaliser.
Mais c'est vrai que c'est dur.
C'est dur psychologiquement en fait,
le fractionné.
Alors, dialogue interne,
c'est quelque chose
dont vous avez beaucoup parlé.
Ça a une incidence sur la performance.
Le dialogue interne,
ça va de soi,
on le connaît tous.
C'est ce qu'on se raconte.
C'est ce qu'on se dit.
Et lui, il a donné des tips.
Il a dit, alors oui,
c'est un vrai sujet pour toi,
on le sent,
parce que tu te dis,
on se parle et on se parle mal.
On est négatif.
Mais pourquoi j'ai fait ça ?
Putain, c'est dur.
Vivement que j'arrive.
Oh là là, j'en chie.
Bon, j'imagine,
je ne suis jamais allé là-dedans.
Tu n'es jamais allé là-dedans.
Tu n'as jamais eu,
quand tu cours,
j'en ai marre, c'est chiant.
Je ne sais pas.
Je ne vais pas assez loin dans la longueur.
Moi, je ne cours rarement
plus de 45 minutes.
Je n'ai pas le temps de me dire ça.
Et ce qui est marrant
en vous entendant,
c'est que moi, je me suis dit,
c'est drôle, je ne me parle pas.
Moi, quand je fais du sport,
quand je vais courir
ou que je nage,
j'utilise ce temps
pour régler des problèmes.
Je prends un sujet
et je le ponce.
Je ne pense pas du tout à moi.
Je pense à me dire,
est-ce que mon souffle est bon ?
Est-ce que je me sens bien ?
Mais, ok,
je vais gérer cette situation.
Il faut que,
quand j'ai fini cette course,
j'y vois plus clair sur ce sujet.
Je ne pense jamais à moi.
Ça alors.
Mais parce que je ne fais pas assez.
Je pense que si je n'y vais plus,
je vais me dire,
c'est dur,
j'y arriverai, je pense.
Moi, j'ai décidé
de ne plus penser à ça,
à ces problèmes.
Et justement,
quand je fais mon sport,
je ne pense qu'à moi
et qu'à mon effort.
Et qu'à la performance.
Je ne veux plus penser
à régler mon problème de boulot.
Ça me saoule, en fait.
Avant, je faisais ça
et maintenant, je ne veux plus.
Donc, je ne pense qu'à ma technique,
à comment je respire,
à est-ce qu'il fait beau ?
Est-ce que les arbres sont beaux ?
Est-ce que l'eau est douce ?
Je ne pense plus à ces problèmes.
Je pense que j'ai passé le cap.
Mais pourquoi pas, en fait ?
Du coup, il y a des tips.
C'est génial.
Et ça, c'est un truc
que j'aurais aimé.
Quand on sourit.
Non, mais c'est dingue.
C'est très travaillé.
Non, mais c'est dingo.
Regardez Roland-Garros, par exemple.
C'est très travaillé.
Je parle de Roland-Garros
parce qu'il y a beaucoup
de tennis en général.
Il y a beaucoup de gros plans
sur les joueurs.
On les voit beaucoup pendant longtemps.
C'est travaillé, le visage.
Parce qu'en plus,
il y a l'adversaire.
Il faut qu'on redise quelque chose
au cas où les gens soient passés à côté.
Quand tu dis que c'est travaillé,
c'est qu'il est prouvé
que quand on sourit,
on améliore ses performances.
Quand on nous sourit,
on a des meilleures performances.
Quand on nous encourage,
ça, on peut le comprendre
un peu plus facilement,
on a des meilleures performances.
Mais sourire en courant,
ça fait courir mieux.
Je trouve ça super.
Pour le coup,
les pancartes des supporters
récemment dans les courses
sont fabuleuses.
Là, j'ai fait le semi de la Rochelle.
Il y a des pancartes hyper fun,
des familles.
« Allez papa, on a froid ! »
« Vous arrivez quand ? On a faim ! »
Mais vraiment,
c'est écrit par des enfants,
les familles.
Du coup, ça nous fait sourire.
Les gens nous sourient.
Il y a vraiment un côté émulation
hyper favorable
qui est très sympa.
Mais je trouve ça super
que le sourire soit un facteur
de performance.
Mais c'est très travaillé.
Et regardez,
par exemple,
il y a des footballeurs.
Je pense à la Munez Munoz
qui jouait à Newcastle
qui avait toujours
cette banane absolue
dans des efforts terribles.
C'est travaillé.
J'en parle aussi à Sabira Pelli
qui est championne du monde
de swimrun.
Quand elle fait défractionner
très très dur,
elle se force à sourire.
Elle envoie un selfie.
Il est hyper souriant.
Elle me dit
« Quand c'est dur, on sourit.
Et quand c'est plus dur,
on sourit encore plus. »
Donc c'est très travaillé
ce sourire, ce visage
par les athlètes
de très haut niveau.
Et ça touche un truc du doigt
qui est le ratio
dont vous avez parlé
entre la pénibilité
et la récompense.
Il faut qu'on soit toujours
dans un ratio un petit peu inversif.
On se dit
« Ça vaut le coup.
C'est chouette.
J'atteins quelque chose. »
Et tant que la pénibilité
nous paraît moindre,
ça va en fait.
Et pour se parler inlassablement,
c'est très dur.
Et c'est vrai que pour ça,
c'est aussi pour ça
que parfois
on a des « lièvres »
qui nous aident,
qui nous tirent
et qui vont nous parler.
La personne qui va plus vite.
C'est ça.
C'est-à-dire que tu prends
un copain qui court
beaucoup plus vite que toi,
qui t'emmène pour toi-même
faire ta performance.
Parce qu'en fait,
lui, il va être là,
il va te parler,
il va te tirer,
il va te dire que ça va.
Moi, je le fais parfois
pour certaines copines
pour les emmener
à se dépasser.
Et d'un second,
il me dit « Mais attends,
je l'ai fait.
Merci.
C'est grâce à toi. »
Mais en fait,
ce n'est pas grâce à moi.
C'est parce que je leur ai dit
tout le temps « ça va,
on est bien,
on est très très bien,
c'est très très bien
ce que tu fais.
On continue exactement comme ça. »
Qu'on n'arrive plus
à se dire tout seul.
Quand on est dans le dur,
être dans le dur,
qu'est-ce que c'est ?
C'est le cœur qui bat
beaucoup plus vite
que ce qu'on a l'habitude,
les muscles qui commencent
à être très fatigués
et donc le cerveau
qui nous demande d'arrêter
alors qu'on peut continuer.
Et un jour,
il faudrait que j'aille
une cour avec toi.
Je me demande
quel effet ça ferait.
Ça dépend,
c'est à quelle vitesse.
Tu cours combien de temps ?
Je ne suis pas à 45 minutes.
Mais combien de kilomètres
en 45 minutes ?
Il faut que je regarde
mon Strava.
Je ne te suis pas sur Strava.
Non mais personne...
Suivez David Ordono
sur Strava,
encouragez-le.
Mais si, parce que le sourire
et l'encouragement
poussent à la performance.
Alors, en termes de performance,
justement,
vous avez parlé de choses
que je ne connais pas.
Sur la performance,
fréquence cardiaque max,
VMA,
de quoi on se parle ?
Sachant que,
il a dit que
sur les efforts courts,
il était intéressant
de considérer la VMA
sur les efforts courts.
Et sur les efforts longs,
la fréquence cardiaque max.
Est-ce que tu peux me dire
quels sont les deux ?
Alors,
la fréquence cardiaque max,
c'est la capacité
de notre cœur
à battre rapidement,
le plus rapidement possible.
Et on la mesure
en battement par minute.
D'accord.
Donc,
on a tous
une fréquence cardiaque max
qui est différente.
Bon, en gros,
par exemple,
quand on a 40 ans,
ça va être,
pour une femme,
autour de 170
battements par minute max.
Mais certaines personnes
peuvent monter
jusqu'à 180,
185.
D'autres,
moins,
en fonction de notre génétique.
C'est beaucoup génétique,
la fréquence cardiaque max.
Plus la fréquence max
est importante,
plus on est...
Ça dépend.
Pas forcément.
Parce que tu peux avoir
une fréquence cardiaque basse,
mais comme ton cœur,
il est très gros
et très musclé,
il envoie énormément de sang.
D'accord.
Et ça dépend aussi
de ta taille,
de ton poids.
On peut s'en foutre
de cette valeur,
parce qu'elle n'indique pas grand-chose.
Elle indique,
pour toi,
tes capacités
en fonction.
D'accord.
C'est pour ça
qu'on l'utilise
plutôt pour
les efforts
de très longue durée.
D'accord.
Parce qu'elle a vraiment
une incidence
plutôt sur le long terme,
sur la fatigue
de ton cœur.
Ensuite,
la VMA,
c'est la vitesse maximale
aérobie.
Donc,
c'est ta vitesse maximale
pendant que tu respires.
Mais vitesse de quoi ?
Alors,
ça dépend.
Tu peux la calculer
en courant,
en cyclisme,
en course à pied.
D'accord.
Par exemple,
en course à pied,
il y a plein de façons
de la calculer.
Mais,
on la calcule
assez facilement.
C'est combien
tu cours
de mètres
en 6 minutes
maximum.
D'accord.
Tu te donnes 6 minutes,
tu cours à balle de vitesse
à mort.
Et au final,
tu arrives à combien ?
Peut-être 1,5 km
en 6 minutes.
Tu multiplies par 10,
ça te fait du 15 km heure.
Donc,
ta vitesse maximale
aérobie,
ce serait de courir
15 km heure
pendant une heure.
15 km en une heure,
c'est ton max,
max, max absolu.
D'accord,
ça c'est la VMA.
C'est la VMA.
Et donc ça,
on l'utilise
pour des fractionnés
courtes durées.
Donc,
par exemple,
quand tu fais des 400 mètres
ou des 1 km,
on se base sur du 80 %
de VMA,
C'est la pointe,
c'est la pointe.
C'est tes vitesses calculées
en fonction de tes capacités
pour améliorer ensuite
ton endurance.
Ça paraît technique
comme ça,
je comprends.
Mais finalement,
nous,
les professionnels
de la forme,
on est formés à ça
et vous n'avez pas besoin.
Bien sûr,
on s'entraîne,
on calcule la VMA
en début d'année
et parfois en fin d'année
et ensuite,
on construit les entraînements
en fonction.
Nous,
on fait notre dosage
parce qu'on le sait
et vous,
vous suivez.
Ce n'est pas non plus…
Ça m'a rappelé
qu'en fait,
Strava me dit
que je cours,
je crois,
genre à 5,5 km heure,
5,6,
entre 5 et 6.
C'est bien ça ou pas ?
5 minutes du kilomètre ?
Non,
5 km heure,
ma moyenne de vitesse,
ma vitesse moyenne.
5 km heure,
ce n'est pas possible,
c'est de la marche.
Non,
c'est pas bon.
À mon avis,
c'est 5 minutes du kilomètre.
Ça,
c'est tout à fait possible.
5 minutes du kilomètre,
ça a l'équivalent
à peu près à 11 km heure,
je crois.
Ça,
c'est plutôt…
C'est une bonne allure.
Il faudrait que je regarde.
Vous avez parlé
évidemment d'alimentation.
Vous avez parlé
de perte de poids.
Vous avez dit
que ce n'était pas l'enjeu,
qu'on ne perd pas forcément
de poids
en faisant de l'endurance
parce que…
Je redis les choses,
parce qu'on compense
parfois derrière,
que sprint et muscul
permettent de stocker
différemment aussi.
Donc,
ça a un intérêt.
Qu'on ne perd pas forcément
de poids,
mais qu'on s'affine,
que la silhouette s'affine.
Donc,
ça a un vrai intérêt.
Et vous avez surtout parlé
de l'intérêt de manger vrai.
J'ai bien aimé cette expression
manger vrai
et de manger pendant l'effort.
Oui.
Alors déjà…
Selon les efforts.
Sur la perte de poids,
je pense que vraiment,
il faut arrêter de dire
que le sport fait perdre du poids.
Ce n'est pas le sport
qui fait perdre du poids,
c'est la combinaison
sport et alimentation équilibrée
et mental fort
qui permet de perdre du poids
sur le très long terme.
Voilà.
Pas de miracle.
Non.
Moi,
j'ai encore vraiment
beaucoup d'animosité
contre des formules
qu'on a eues beaucoup
dans les années 90-2000.
Genre,
30 minutes de running
égal un croissant
où il faut nager une heure
pour éliminer un burger.
C'est hyper ancré, ça.
Hyper ancré.
C'est très ancré encore.
Encore aujourd'hui.
Mais encore aujourd'hui.
Et ça,
c'était vraiment
des contre-vérités absolues
qui nous ont énormément
enduits en erreur.
On fabriquait des troubles
du comportement alimentaire,
des anorexies,
des orthorexies
ou des espèces de
courir pour maigrir.
Ça, vraiment,
il faut qu'on s'en sorte.
Parce que voilà,
comme nous explique très bien
Fabrice,
on fait du sport,
mais en fait,
on continue à dépenser
des calories
pendant longtemps après.
Souvent,
on surestime énormément
le nombre de calories
dépensées à l'effort,
mais on n'a pas du tout
d'idée des calories dépensées
ensuite,
les 2, 3, 4 heures
après l'effort
en fonction de l'effort
qu'on a fourni.
Donc en fait,
il faut complètement arrêter
de parler des calories
et tout ça,
il faut arrêter.
Et finalement,
il faut vraiment l'envisager
sur le long terme,
mélanger le cardio,
les sprints et l'endurance
et le renforcement musculaire
et avoir une alimentation
équilibrée,
régime méditerranéen
dont on ne cesse de parler,
avec, voilà,
ce côté vraiment vrai,
c'est-à-dire
des alimentations
non transformées.
Et je réprécise
par rapport au sport,
ce que Fabrice nous a appris,
c'est que quand on fait
une demi-heure
ou une heure de sport,
on n'a pas besoin
d'avoir une alimentation
particulière en avant.
Quand on fait des efforts
très longs,
en revanche,
les triathlons,
les choses comme ça,
oui, là,
on peut manger pendant l'effort
et c'est même nécessaire.
Il parle même
de concours de bouffe.
Il dit les triathlons,
c'est des concours de bouffe
parce que chacun…
Tu te rends compte
quand tu es à 100 grammes
de sucre,
120 grammes de sucre
par heure.
Oui.
C'est-à-dire qu'un gel,
c'est 20, 25 grammes de sucre.
Oui, vous parlez de gel
et des choses comme ça.
Donc en gros,
c'est…
tu en manges 5 par heure.
Donc c'est déjà…
Il dit même que les athlètes
ont un entraînement digestif.
C'est ça,
entraînement digestif.
Et c'est vrai que moi,
j'en parle souvent
dans mon application.
J'incite vraiment
les membres de mon club
à apprendre à manger
sur certaines sorties.
Par exemple,
parfois sur leurs sorties longues
mais aussi parfois
sur leurs sorties fractionnées
parce qu'en fait,
c'est dur.
Donc ton système digestif
est un peu chamboulé
mais il faut apprendre
quand même à manger pendant.
Et ça,
c'est un entraînement.
Sinon,
tu ne peux pas arriver
le jour d'une course,
découvrir de manger
pendant une course
et du coup,
tu ne supportes rien.
Donc c'est un entraînement digestif.
C'était hyper intéressant
cette formule.
Et même Fabrice
nous a donné une recette.
Se faire des barres de céréales,
c'est super facile.
La recette,
c'est 30 grammes de miel,
30 grammes de céréales,
ce que vous voulez.
Ça peut être des flocons d'avoine
ou ce que vous voulez,
flocons de sarrazin.
30 grammes de fruits secs.
On hache ça grossièrement.
On met ça
compacté dans des petits moules
à mini cake.
On fait cuire ça
à 180 degrés
pour un quart d'heure,
20 minutes
et c'est tout.
On a notre barre de céréales.
C'est hyper simple
et on peut varier
les choses qu'on veut faire.
Moi,
je mets du gingembre frais dedans.
Je trouve que ça donne un goût
vraiment sympa.
Donc là,
on a vu qu'ils sont de qualité
et on a mis ce qu'on voulait dedans.
On peut faire
ses barres énergétiques.
On peut faire ses barres énergétiques.
On peut faire ses boissons d'effort
soi-même
en mélangeant du jus de raisin
dans de l'eau,
du jus de raisin bio,
dans de l'eau
avec un petit peu de sel.
Donc on peut aussi
quand même gagner en autonomie
et ne pas forcément
que prendre des trucs industriels.
Après,
c'est vrai que
les gels industriels,
les compotes,
des trucs comme ça,
c'est pratique
déjà par leur conditionnement.
Quand je fais de la nage en eau libre
de longue durée
et d'endurance,
j'ai besoin de m'alimenter.
Je ne peux pas avoir
mes barres faites maison
emballées dans mon papier d'alu.
Ça va fondre dans ma combi,
dans la mer et tout.
Donc voilà,
je suis obligée de consommer
des aliments
sous cette forme.
Gel.
C'est dingue.
Je suis très contente
d'avoir eu Fabrice
et de remettre quand même
l'endurance
au milieu du village.
C'est quand même
une pierre angulaire absolue.
C'est l'habitude
qu'il faut avoir.
Exactement.
La musculation,
bien sûr,
ultra important.
Les muscles,
cet organe
qu'on ne connaît pas bien
et qui est en train
de se révéler
à nous
pour sa santé,
mais malgré tout,
l'endurance
reste hyper,
hyper importante
dans la longévité.
C'est le fil rouge.
C'est le fil rouge,
absolument.
Et bien sûr,
la muscu,
mais absolument
l'endurance.
Il dit un truc très bien.
On doit faire deux,
trois heures de sport par semaine
et il dit,
il faut progresser doucement
et vous le dites souvent
avec les experts,
allez-y doucement,
ne faites pas trop,
ne faites pas trop vite
progresser sainement
et il dit,
chaque progrès
doit être ridicule.
J'ai adoré cette formule.
J'ai adoré aussi
parce que c'est vrai que,
par exemple,
moi je me trouve toujours
ridicule dans mes progrès
parce que c'est vrai
que dans mon univers,
j'ai beaucoup de sportifs
de haut niveau
ou d'anciens sportifs
de haut niveau,
donc les niveaux
dans mon entourage
professionnel
sont très élevés
alors que moi,
je ne viens pas du tout
du sport de haut niveau
et je me trouve toujours
ridicule par rapport à eux
même si je progresse
malgré tout derrière
et du coup,
cette formule m'a fait
énormément de bien.
Elle n'est pas condescendante,
elle est vraie
et j'aime beaucoup.
Ça veut dire
qu'il faut faire attention
et il faut faire
des petits progrès en fait.
Et ne pas se comparer
et ça,
c'est le plus dur
et encore une fois,
ça revient au dialogue interne.
Se comparer à soi,
ne pas se comparer aux autres
encore,
encore et toujours.
C'est très difficile
dans cet univers aussi
où tout est image,
tout est compète,
tout est comparaison permanente.
Se comparer à soi,
se comparer à soi
et uniquement à soi
et à personne d'autre.
On a tous
des génétiques différentes.
Plus on vieillit aussi,
on a des maladies différentes,
on peut avoir
des expériences
de vie différentes aussi.
Donc il faut se comparer
à soi
et uniquement à soi.
J'ai trouvé trop bien
cet épisode,
c'est hyper positif.
Ça m'a donné envie
d'aller courir
et de courir.
Moi aussi d'ailleurs,
je ne vais pas courir aujourd'hui
et c'est dommage.
Je vais le faire pour toi.
J'espère.
J'espère que ça vous a intéressé.
Moi,
j'ai vraiment été très heureuse
de faire cet épisode
sur l'endurance
dont on ne parle pas assez.
Je pense que c'est peut-être
un peu en train
de tomber en désuétude
parce que
c'est aussi parfois
moins spectaculaire
d'aller nager
une heure
ou 45 minutes,
de faire son tennis
deux fois par semaine.
Mais malgré tout,
c'est le fondement,
c'est le fondamental
et ne perdons pas de vue
quand même,
cette endurance
absolument primordiale.
L'importance de l'endurance.
Merci beaucoup.
Merci beaucoup David.
Merci à vous
pour votre fidélité sur Longue Livre.
On se retrouve la semaine prochaine.
Salut !