On te dit tout sur le CMI (Cursus master en ingénierie) : présentation, profil des étudiants, moyenne, matières et débouchés. Thomas Cauchy, représentant du réseau FIGURE, a répondu à nos questions. #CMI#Master#Thotis
0:20 : Introduction et présentation de l'intervenant 0:58 : Présentation du CMI (Cursus master en ingénierie) 1:58 : Présentation des CMI en France 2:58 : Différences entre la licence, la double-licence et CMI 5:44 : Quel profil pour intégrer le CMI (Cursus master en ingénierie) ? 10:12 : Quelle moyenne pour intégrer le CMI (Cursus master en ingénierie) ? 13:42 : Comment s'organisent les 5 années du CMI (amphis, td...) ? 17:00 : Les matières étudiées en CMI, quelles différences avec la licence ? 19:45 : Les débouchés (insertion pro) après le CMI ? Quels sont les atouts du CMI ? 22:07 : Comment postuler en CMI ? Quelles sont les passerelles ?
Bonjour à tous et bienvenue dans ce live dédié au CMI Cursus Master en Ingénierie.
Et pour ça, j'ai le plaisir d'être avec Thomas Cauchy, qui est représentant du Réseau Figures.
Bonjour, Thomas. Vous allez bien ?
Bonjour, très bien. Merci pour l'invitation.
Merci à vous d'être avec nous aujourd'hui.
Dans un premier temps, je vais vous laisser vous présenter.
Très bien. Donc, moi, je m'appelle Thomas Cauchy.
Je suis enseignant chercheur à l'Université d'Angers.
Mais c'est une des universités du Réseau Figures et le Réseau Figures,
c'est l'association qui porte l'ensemble des formations Cursus Master en Ingénierie.
D'accord. Elles sont portées par les différentes universités.
Et en fait, c'est une fédération d'universités.
Et on coordonne et on expertise ces formations-là.
D'accord. Très clair.
Alors, pour entrer dans le vif du sujet, est-ce que dans un premier temps,
vous pourriez nous présenter de manière globale ce qu'est ce fameux Cursus Master en Ingénierie ?
Donc, l'idée principale, c'est de suivre une licence et un master
et d'avoir des cours en plus, environ 20% en plus.
C'est-à-dire que vous êtes inscrit à l'université.
Donc, il y a différents universités, différents CMI.
Et en fait, à chacun, vous allez suivre la licence et le master qui correspondent
et des cours en plus qui complémentent la formation universitaire
et qui permet de rajouter plus de stages,
plus de formations en ingénierie, notamment, et une formation par la recherche.
Donc, à la fin, vous avez des masters, une formation en master,
un diplôme de master qui est déjà reconnu, expertisé
et avec 20%, en fait, de compétences en plus.
D'accord. Donc, ça, c'est très intéressant.
Justement, pour aller un peu dans cette direction-là,
au niveau des types de CMI sur Parcoursup,
on peut en retrouver de différentes façons,
certains qui sont plus orientés sciences, d'autres économies, etc.
Est-ce que vous pouvez un peu nous présenter le panel des CMI qu'on peut retrouver en France ?
Tout à fait. Une des spécificités, en fait, des cursus master en ingénierie,
c'est qu'ils ne sont pas uniquement limités à la physique et la chimie et aux mathématiques.
On va retrouver les sciences de l'ingénierie dites classiques,
c'est-à-dire qu'il y aura des CMI en aéronautique, en mécanique, en chimie,
mais aussi en biotechnologie, en informatique, en géologie, en géographie,
en ce qu'on appellerait de l'ingénierie de service, des mathématiques pour la finance.
Donc, en fait, on va retrouver d'ailleurs dans ces formations en ingénierie
des spécialités qui sont très différentes de ce que l'on peut retrouver
dans certaines écoles d'instruction.
Merci encore une fois, Thomas, et je tiens aussi à remercier
le réseau Figure pour leur participation ce matin.
Souvent, on a une question de la part des lycéens,
c'est qu'ils ont un peu du mal à différencier.
Alors, vous l'avez évoqué, c'est une licence un peu augmentée,
mais certains ont du mal à différencier licence, double licence,
cursus master en ingénierie et aussi, d'un autre côté, le CUPG.
Est-ce que vous pouvez un peu nous présenter, selon votre expérience,
les grandes différences ?
Bien sûr. Donc, effectivement, nous sommes dans une formation universitaire.
Vous serez inscrit à une licence et la licence, c'est le diplôme Bac plus 3.
Le master étant l'année 4 et 5.
Donc, en fait, vous avez une inscription normale,
ce qu'on va appeler la formation support, sur laquelle, en fait,
va se rajouter les suppléments du cursus master en ingénierie.
Et ce que l'on appelle la formation semi, c'est l'ensemble,
c'est-à-dire la licence, le master plus les cours en cours.
À cela, effectivement, maintenant, il existe des doubles licences.
Donc, c'est une façon aussi de faire la licence augmentée,
d'avoir un portfolio de compétences augmenté.
Alors, les deux existent en fonction des spécialités
qui vous intéressent et des universités qui vous intéressent.
Regardez, en fait, dans les différentes maquettes.
Il y aura peut-être des doubles licences.
Il y aura peut-être un cursus master en ingénierie.
Il existe aussi, d'ailleurs, le cursus bachelor en ingénierie,
qui est uniquement, en fait, la licence augmentée.
On va dire, voilà, ça ressemble à un but.
Donc, effectivement, il y a une certaine floraison
et un large panel de formation.
Donc, à l'université, l'important, c'est licence master augmentée.
On peut retrouver donc un cursus master en ingénierie.
Et les écoles d'ingénieurs, c'est...
En fait, là, c'est pareil. Il y a plusieurs possibilités,
mais on a un bac plus deux qui va être une école préparatoire,
parfois intégrée.
Et l'idée, c'est de terminer aussi à la fin avec un bac plus cinq.
D'ailleurs, les cursus master en ingénierie et les écoles d'ingénieurs
permettent à la fin d'avoir un portfolio de compétences
qui correspondent à des métiers de type cadre et ingénieur.
Il existe des formations cursus master en ingénierie
qui ont le label ERACE, qui est un label européen
de qualité de portfolio en ingénieur,
qui est le top du top au niveau européen.
Donc, en pratique, selon la spécificité qui vous intéresse,
vous pourrez tout à fait choisir, opter sur des CMI
et être dans une des formations reconnues dans le top du top
au niveau européen.
D'accord. Merci encore une fois.
Je vous propose maintenant qu'on ouvre un peu le volet du profil.
Pour cette formation, quel type de profil allez-vous rechercher
de manière globale ?
Alors, c'est là où le fait d'avoir des CMI
dans 18 domaines de compétences différents
va faire que le profil en géographie, en maths pour la finance
ou en biotechnologie ne sera pas rigoureusement le même.
Ce que l'on voit, c'est que dans chacune des licences qui correspond,
si, par exemple, vous allez dans les portes ouvertes de l'université
qui vous intéresse et vous dites,
ben voilà, moi, je suis intéressé par le CMI X.
Ils vous diront, les acquis demandés pour rentrer
dans la formation support sont ceux-ci.
Et en règle générale, on attend ces acquis-là et un bon dossier.
Je vais prendre un exemple pour être très concret.
Donc, moi, je suis sur l'université d'Angers.
Je m'occupe du recrutement.
Je suis parmi les personnes qui s'occupent du recrutement
sur le 2CMI de chimie.
Ma spécialité étant plutôt la chimie sur ordinateur.
Nous allons regarder les notes de physique chimie, de maths,
de français, d'anglais, car dans le CMI,
il vous faut atteindre une certification en anglais de niveau B2
pendant le cursus, donc il y a une exigence à ce niveau-là.
Il y a une mobilité à l'international à faire.
C'est donc une formation exigeante.
D'où, au-delà du dossier,
ce que tous les CMI regardent, c'est la motivation.
Dans la lettre de motivation,
en fait, on attend de vous que vous alliez regarder réellement
de quelle formation il s'agit,
pourquoi vous voulez faire un CMI en informatique, etc.
Pourquoi celui-ci n'est pas juste à choisir par défaut ?
C'est-à-dire qu'en fait, mentionnez dans la lettre de motivation
ce qui vous intéresse dans la formation.
Renseignez-vous.
Vous avez dans le site Réseau Figure,
allez aux portes ouvertes et ça,
parlez-en dans la lettre de motivation.
Le plus important pour nous, c'est une formation exigeante.
Certes, elle demande un investissement,
mais rien d'impossible,
surtout rien de trop difficile si vraiment on veut venir.
La cause principale d'échec, c'est quand on arrive
et qu'on se rend compte que ce n'est pas du tout ce que l'on veut faire.
Pour cela, il faut vraiment se renseigner,
c'est-à-dire aller dans les portes ouvertes,
regarder, poser des questions, contacter.
Vous avez le site Web avec le Réseau Figure,
vous avez le contact de chacun des CMI.
N'hésitez pas à contacter par mail pour demander.
Voilà, voici mon profil.
Est-ce que vous acceptez ?
Est-ce que je correspond à ce qui vous intéresse ?
Sur les formations universitaires,
la réponse est toujours oui, mais pour le CMI, non.
C'est une filière sélective, donc vous serez sélectionné sur dossier.
Donc meilleur sera votre dossier, plus haut vous serez classé.
D'accord ? Vous avez sur Parcoursup,
dans les formations d'ingénierie, les CMI qui vous intéressent.
Vous pouvez voir l'ordre, le rang de la dernière personne
qui a été acceptée l'année d'avant.
Donc ça, ça vous donne une indication sur la tension sur ce CMI-là.
Il y a des CMI très tendus sur la math pour la finance,
avec beaucoup de candidats et donc très sélectifs.
Il y en a qui ont des portfolios plus de niches
et où il sera a priori plus facile d'entrer, entre guillemets,
si ça correspond à ce qui vous intéresse comme spécialité.
D'où, à partir de là, vous pouvez regarder si le rang appelé
par rapport au rang d'inscrit est dans les deux tiers, etc.
Et si, sur quelles spécialités et quel est l'objectif de ce CMI ?
Et si ça correspond à votre appétence ?
Je vais prendre un exemple concret.
Chimie de l'environnement sur Angers, ce n'est pas de l'écologie.
C'est, par exemple, de l'ingénierie pour traiter les eaux,
traiter le sol, traiter l'air, etc.
Donc, c'est quelque chose d'assez spécifique.
Il faut une filière, une appétence pour tout ce qui est
problème environnemental en disant que dans la transition écologique,
dans un monde durable, je suis intéressé par ces compétences
et en plus, je m'intéresse à la chimie.
Voilà, si vous n'indiquez pas ça du tout,
on ne sait pas du tout à quel point vous avez mûri votre réflexion.
Et pour n'importe quelle spécialité, ça va être un critère vraiment discriminant.
Très clair. Merci beaucoup, Thomas, pour cette explication complète.
Peut-être un mot maintenant sur...
Alors, on a souvent une question des lycéens et lycéennes.
Je sais que ce n'est pas évident à répondre,
mais c'est à partir de quelles moyennes, quelles tendances ?
C'est-à-dire, est-ce que si, par exemple, j'ai 10 de moyenne,
est-ce que je peux oublier de candidater ?
Est-ce que si, par exemple, j'ai 15, je suis sûr d'être pris ?
Est-ce que vous avez quand même une grande tendance ?
Même si, on le sait bien, ça varie d'un lycée à l'autre,
ça varie d'une académie à l'autre.
Est-ce que vous avez une tendance à nous donner là-dessus ?
Alors, donc là, effectivement, en fonction de la tension,
c'est-à-dire s'il y a vraiment beaucoup, beaucoup de candidats
pour très peu de places,
sachez que certains CMI offrent une vingtaine de places,
alors qu'il peut y avoir plusieurs centaines de candidats.
Il va y avoir une sélection assez drastique.
Mais comme vous avez la possibilité de postuler
sur plusieurs formations en même temps,
on voit très bien que parfois, dans les premiers,
il y en a plein qui ont d'autres priorités.
Ça fait partie, justement, de votre possibilité d'un parcours sub,
c'est-à-dire de vous laisser la possibilité de choisir
plusieurs possibilités et de les hiérarchiser comme bon vous sent.
Donc là-dessus, ce que l'on peut parler, c'est la limite basse.
Effectivement, si vous n'avez pas du tout de mention,
c'est-à-dire si vous êtes entre 10 et 12,
il est probable que la transition à l'université
ou parfois le rythme de travail, la méthodologie,
c'est quand même un cran au-dessus du bac,
surtout en fonction de vos acquis,
c'est-à-dire si vous n'avez pas MathExpert,
vous avez probablement un niveau en mathématiques
qui fait que quand on va rentrer dans des domaines en mathématiques,
il y aura peut-être un peu de retravail de mise en...
pas de remise à niveau, mais il va falloir être vraiment bien vigilant, etc.
Voir même, il y a des notions peut-être que vous n'aurez pas bien compris,
donc il va falloir retravailler ça en plus des nouvelles matières,
en plus du travail principal, donc ça risque d'être compliqué.
Dans les CMI, il n'y a pas de redoublement,
c'est-à-dire qu'en fait, vous êtes inscrit sur la licence,
vous êtes inscrit sur le CMI,
si à un moment donné, cela génère de l'échec,
on va arrêter le supplément CMI, tout simplement.
C'est-à-dire qu'en gros, on va dire, voilà,
tu peux tout à fait continuer licence et master,
on va enlever les matières en plus,
donc on oublie la labellisation CMI,
les licences et les masters qui ont été sélectionnés dans le CMI
sont des masters qui ont généralement des insertions excellentes.
Enfin, ce n'est pas généralement,
ils ont tout un support de recherche des équipes enseignantes
qui ont été choisies et qui sont toutes excellentes.
Donc de toute façon, ce n'est pas une catastrophe du tout.
Par contre, voilà, le but, c'est au contraire,
au lieu d'en demander trop et à la fin, d'être moyen,
voire de générer de l'échec, c'est non,
on va se recentrer sur la formation support, d'accord ?
Donc pour la sélection, ce qui est possible,
c'est plutôt pour certaines universités,
il y a quand même une majorité des CMI
qui recrutent aussi durant la première année
et dans ce cas-là, à la limite,
vous pouvez tout à fait essayer de rejoindre la L1 correspondante
et de briller, de montrer que vous êtes plus qu'à 10 de moyenne,
que vous êtes capable d'en faire plus.
Montrez par vos notes au premier semestre, par exemple,
que vous êtes bon, excellent
et vous pourrez peut-être comme ça rejoindre le CMI.
Merci Thomas pour cette réponse, encore une fois, complète.
Peut-être pour avancer un petit peu,
donc on l'a compris, c'est une formation en cinq ans, le CMI.
Comment vont s'organiser ces cinq années ?
Est-ce que vous pouvez un peu nous présenter le format,
Amphi, TD, l'intensité ?
Voilà, un peu nous présenter globalement comment ça évolue.
Donc, en fonction de l'université,
la proportion d'amphithéâtre ou pas est très différente.
C'est-à-dire qu'en fonction de la taille des flux et de la taille des promotions,
je ne peux pas vous dire si en première année,
il y a des amphis ou pas.
Sur Angers et sur certaines universités,
il n'y a pas ou très peu d'amphis en première année
pour permettre une transition un peu plus douce
et petit à petit, on a une montée en puissance de la quantité d'amphis,
c'est-à-dire des cours où on a de très grands effectifs
et moins d'interactions avec l'enseignant.
Ce sont des cours où les notions arrivent plus rapidement.
Le but, vous avez une méthodologie de travail qui est devenue un peu plus robuste.
Vous êtes capable de travailler un peu tout seul certaines notions
et après, on compense avec des travaux dirigés en petite salle.
Donc, ça dépend en fait des universités et des cursus.
Ce que je peux vous dire, c'est que la première année en CMI,
vous avez un stage ouvrier en plus l'été.
C'est-à-dire qu'en fait, dans les suppléments CMI,
on va mettre une partie dans la première année plus tôt en été.
C'est-à-dire que vous avez une année normale,
vous avez une formation, une préparation au projet professionnel,
à la recherche de stage, à la connaissance de l'entreprise, etc.
Et un stage en plus, une soutenance en début de deuxième année.
Et en deuxième année, on va rajouter une connaissance du monde de la recherche.
L'idée du CMI, c'est aussi justement de profiter que la recherche se fait à l'université.
L'immense majorité des chercheurs et enseignants-chercheurs en France
sont associés à des universités, à des laboratoires associés à des universités.
Et ça, finalement, c'est une énorme richesse.
C'est-à-dire que les spécialistes des domaines sont à l'université.
Alors que l'image de marque de l'université n'est pas très bonne,
c'est là où vous avez les meilleurs de vos domaines,
dans les laboratoires qui sont souvent associés aux universités.
Et pourquoi pas, pour les très bons étudiants,
leur permettre de se former beaucoup plus tôt, dès la licence à la recherche.
Donc, on va voir apparaître des métiers, des matières,
en L2 ou en L3, en deuxième ou en troisième année,
de formation à la recherche, par la recherche,
mais aussi de connaissance de l'entreprise.
Et à la fin du CMI, vous aurez fait un séjour à l'étranger,
vous aurez connu la recherche en laboratoire,
vous serez allé voir dans les entreprises.
Ce qui fait de vous quelqu'un qui a, et une formation universitaire,
une connaissance de ce que c'est que la recherche,
et de ce que c'est que la recherche à l'industrie
et les projets non académiques, on va dire.
Donc là-dessus, les suppléments, voilà,
commencent avec des stages en plus, des stages renforcés.
Dans les jalons importants, on a un stage dès la L1,
une connaissance de la recherche en L2 ou en L3,
et un gros stage en Master 1 et en Master 2, parfois agrémenté.
Donc là, ça, c'est les grands stages.
Sur les matières en plus, ça dépendra beaucoup de chaque CMI,
mais en gros, c'est toujours 20 % en plus,
c'est-à-dire une ou deux yeux en plus par an.
Très clair. Merci beaucoup.
Alors peut-être pour nous donner un petit exemple,
Thomas, si vous l'acceptez, est-ce que, pour prendre votre exemple,
on a bien compris qu'il y avait des spécificités
selon les universités, mais peut-être en prenant votre exemple,
sur un CMI, nous donner la comparaison peut-être
de types de matières supplémentaires ou peut-être de choses
qu'on pourrait avoir en plus que par rapport à une licence classique,
pour que ce soit un peu plus clair.
Non, en fait, c'est une excellente question.
Et là, en fait, je peux rentrer un peu plus dans le détail,
même de manière générale.
Dans la formation universitaire, on est limité sur le nombre d'heures.
Donc, beaucoup de formations universitaires,
je pourrais prendre le CMI informatique de Montpellier.
Donc, dans le CMI informatique, vous avez une licence informatique
et après, différents objectifs de master.
Ça peut être de l'intelligence artificielle,
ça peut être de la réalité virtuelle.
En fait, il y a plusieurs spécialités en informatique
et toutes sont soutenues par des CMI.
Donc, vous pouvez très bien dire,
je suis intéressé par l'informatique.
Il y en a d'ailleurs ailleurs, il y en a à Poitiers.
Donc, là-dessus, cette formation-là va vous former à l'informatique.
Le CMI, lui, vous permettra d'acquérir d'autres compétences.
Donc, les suppléments CMI pour ce genre de CMI,
ça va être la connaissance de l'entreprise.
Un niveau plus exigeant en français, en expression,
écrite et orale avec le projet Voltaire à passer.
Vous avez des suppléments en anglais
parce que vous devez atteindre la certification B2.
Vous avez plus de travaux de mise en situation,
c'est-à-dire que vous avez plus de projets à faire.
Et ces suppléments-là, sur Angers, en chimie,
ça va être un peu pareil.
C'est-à-dire qu'en L2, vous avez connaissance et vie d'entreprise.
Vous avez aussi de l'histoire des sciences pour la culture générale.
Vous passez plus souvent à l'oral,
que ce soit en histoire des sciences ou travailler plus en projet.
Vous avez la technique de communication.
Sur Angers, Noël 3, fond de la gestion de projets.
Vous êtes formé aussi au management de projets,
une compétence que l'on demande pour tous les CMI.
D'où, en fait, à la fin, vous êtes un cadre
avec déjà plus de compétences à l'oral.
Vous savez mieux vous présenter.
Vous avez une meilleure connaissance sur la structure des entreprises,
le dépôt de brevets, etc.
Comment gérer des projets ?
Et ça, finalement, en plus des compétences disciplinaires.
Et parfois, on rajoute effectivement des cours.
Par exemple, en chimie, si on rentre par le portail bio
ou par le portail math-physique,
eh bien, vous serez formé à de la microbiologie
si vous n'en avez pas fait, etc.
Voici le type de matière en plus, parfois.
Extrêmement clair.
Merci encore une fois, Thomas.
Malheureusement, on est un peu contraints par le temps,
donc on va avancer un petit peu.
Peut-être une question, une double question.
D'une part, en revenant sur les débouchés,
les types de métiers, on a bien compris,
mais un peu plus par rapport à un master classique.
Les types de débouchés, est-ce que ça change ?
Et peut-être aussi, quels sont selon vous les atouts de cette formation ?
Très bonne question.
Donc, tous les masters qui ont été sélectionnés
ont généralement de très bons débouchés.
Et donc, on parle d'une insertion qui est souvent au-dessus de 90%, etc.
Ce que l'on constate, quand on a déjà une formation support
qui vous permet d'excellents débouchés,
quel est l'avantage d'un CMI ?
Ce que l'on voit, c'est que comme vous vous présentez mieux,
vous avez tendance à trouver encore plus vite.
D'accord ?
Donc souvent, en fait, ça peut être...
Vous avez déjà l'insertion professionnelle dès le master 2,
voire dès le master 1.
Vous avez aussi une aisance et un recul
par rapport à votre portfolio de compétences
qui fait que vous vous en vendez mieux.
Vous avez la capacité d'être, en fait, avec le petit plus
qui vous permet d'avoir le poste que vous voulez
et non pas le poste qui est disponible.
Donc, on peut trouver ça à peu près partout.
Et comme vous avez connu et la recherche et les entreprises,
on a des CMI qui forment...
Qui forment, par exemple, exclusivement en entreprise,
qui forment, en fait, avec des poursuites en thèse.
Donc, c'est-à-dire, en fait, certaines personnes
décident de continuer avec le suite.
Ou des CMI qui avaient des masters
qui ont l'habitude de former des thésards
qui ouvrent à des entreprises.
Donc, en fait, en gros, l'intérêt de la formation CMI,
c'est aussi de vous permettre d'être un pied en entreprise,
un pied dans un laboratoire et vous permet de choisir,
voire même d'être l'interface, ce qu'on appelle une thèse-chiffre,
c'est-à-dire et en entreprise et en laboratoire.
Et on a une proportion vraiment non négligeable de CMI
avec une quantité de thèse aussi.
Donc, l'intérêt, c'est...
Vous êtes intéressé par l'université et par la recherche,
mais vous voulez un portfolio de compétences
qui vous permet de vous insérer quand même en entreprise,
je pense que les CMI, c'est justement ce profil-là.
D'accord.
Merci beaucoup encore une fois, Thomas,
pour votre participation à ce live.
On reviendra de toute façon sur TOTYS avec le prochain contenu
en lien avec le réseau Figure, évidemment,
pour vous continuer de vous présenter à ce CMI,
donc cette formation très intéressante sur cinq ans.
Peut-être juste une question qu'on avait reçue par mail.
On est bien d'accord que quand on va en CMI,
on n'est pas sujet à la nouvelle plateforme Trouver mon master ?
En tout cas, à une nouvelle sélection master ?
Alors, normalement, c'est toujours en discussion, par exemple, sur Angers.
Mais normalement, quand vous êtes inscrit dans le CMI,
si vous réussissez la licence,
l'accès au master correspondant vous est automatique.
C'est-à-dire qu'en fait, quelque part,
vous vous engagez, vous, sur le CMI.
Alors attention, ça, c'est une remarque ultra importante.
Quand vous rentrez dans un CMI,
vous n'êtes pas obligé de faire les cinq ans sur ce CMI.
Il existe des possibilités de passer entre CMI de compétences voisines.
D'accord, c'est-à-dire deux CMI,
on peut imaginer de la mobilité inter-CMI.
Et donc là, en fait, par contre, si vous dites,
ben voilà, moi, je voudrais faire ce CMI-là,
vous serez prioritaire dans les places du master.
Merci encore une fois, Thomas, pour toutes ces réponses.
Je te remercie pour le Réseau Figure, pour la participation.
N'hésitez pas, celles et ceux qui ont des questions
qui seraient intéressées par cette formation,
à vous rendre sur le site du Réseau Figure,
où je pense que davantage d'informations spécifiques sont données.
Et en tout cas, on se retrouve très prochainement pour de prochains contenus.
Merci encore une fois, Thomas.
Merci.
Merci à tous. Au revoir.