Les Masters de l'ESIT (Université Sorbonne Nouvelle) - Thotis

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27 oct. 2024 #Thotis #Orientation
L'ESIT (Université Sorbonne Nouvelle) propose plusieurs Masters ! Découvre les, ainsi que leurs débouchés, atouts et leur organisation !
00:00 : Introduction
00:25 : Présentation de l'ESIT (Université Sorbonne Nouvelle)
2:20 : Présentation du Masters de l'ESIT et de ses 4 parcours
5:00 : Organisation du Master de l'ESIT
6:35 : Débouchés des différents parcours
9:00 : Les atouts de l'ESIT et conseils
11:35 : Conclusion
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#Thotis #Orientation
Bonjour à tous et bienvenue sur Totismaster dans cette conférence dédiée à l'ESIT,
une école rattachée à l'université Sorbonne-Nouvelle.
Et pour cela, j'ai le plaisir de recevoir Isabelle Colombac, qui est directrice de l'ESIT.
Bonjour Isabelle.
Bonjour Thibault.
Merci d'être avec nous aujourd'hui.
C'est un grand plaisir, merci à vous.
Alors Isabelle, pour commencer, est-ce que vous pourriez nous présenter l'ESIT ?
L'ESIT est une des plus anciennes écoles de traduction et d'interprétation en Europe,
sinon dans le monde en fait, et qui présente à peu près 300 élèves,
qui présentent des profils très variés, j'aurai l'occasion d'y revenir.
L'ESIT a été fondée en 1957 par Danica Selescovic, qui était interprète de conférence,
et qui a mis au point et formalisé une méthode particulière d'enseignement de l'interprétation d'abord,
puis ensuite de la traduction.
Cette méthode a été affinée par la suite, en collaboration avec Marion Heberer.
Et cette méthode repose sur une analyse particulière du sens et de la reformulation,
et ensuite la reformulation, qui s'éloigne des enseignements classiques de langue
fondés sur le couple thème-version.
Donc ce qu'on fait est vraiment très différent.
On a également des enseignements fondamentaux,
puisque des connaissances dans les domaines thématiques sont vraiment indispensables à l'exercice de nos métiers.
Et puis également l'acquisition d'une méthodologie particulière,
qui permet de développer des connaissances thématiques selon les mandats de traduction et d'interprétation.
Ensuite, nous avons un master Traduction et Interprétation, avec quatre parcours que je présenterai.
Mais également, nous vous offrons aussi de la formation continue,
donc le VAPP, nous avons deux diplômes d'université,
et puis également de la formation continue en formation courte.
Et puis, que puis-je dire aussi, c'est qu'après plusieurs décennies d'implantation dans les locaux historiques,
qui étaient autrefois le palais de l'OTAN et qui sont devenus ensuite le centre universitaire d'Aufin,
depuis un an, nous sommes au cœur du Campus Nation de l'Assemblée Nouvelle,
et donc nous avons des locaux flambant neufs, que j'aurai l'occasion de vous détailler un petit peu par la suite.
Merci beaucoup pour cette première réponse.
Vous l'avez déjà évoqué, mais dans cette conférence, on va se focaliser sur le master et ses parcours.
Peut-être vous présenter très rapidement avant de rentrer dans la partie admission.
Très bien. Nous avons donc un master Traduction et Interprétation
qui se décline en quatre parcours qui font l'objet d'admissions totalement indépendantes.
Le premier, c'est le parcours Traduction éditoriale, économique et technique,
qui est accessible.
Il y a deux filières d'admission.
La première, c'est la filière dite classique, avec une licence, quelle qu'elle soit.
J'aurai l'occasion d'y revenir, mais vraiment, ce qui compte, c'est d'avoir un bac plus trois dans n'importe quel domaine
ou d'être issue des classes préparatoires, parce que nous faisons partie de la banque d'épreuves littéraires.
Donc, notre concours est ouvert aux titulaires, à ceux et celles qui ont fait trois ans de classe préparatoire,
puisqu'en fait, il faut nouveau bac plus trois.
Donc, le mieux est de passer le concours à la troisième année de classe préparatoire.
Pour cette filière-là, l'admissibilité se fait sur dossier,
et ensuite, les épreuves écrites sont les mêmes pour toutes les filières.
Pour la filière licence, il y a une admissibilité écrite.
En interprétation de conférence, il y a des épreuves de français,
et ensuite, l'admission avec des épreuves orales qui puissent attester un petit peu les compétences linguistiques
et l'aptitude à reformuler un message entendu dans une autre langue.
Il faut aussi, là, c'est une condition très importante,
avoir effectué un séjour d'au moins douze mois dans un des pays de la langue B,
qui est une langue vers laquelle on interprète également.
En interprétation LSF, c'est le troisième parcours que nous offrons.
Donc, il faut avoir une très bonne connaissance de la langue des signes française.
Et puis, il y a des épreuves d'admission exclusivement orale et signée,
qui visent à vérifier les connaissances dans les deux langues,
et puis également à vérifier l'aptitude justement à restituer un message d'une langue à l'autre.
Et le quatrième parcours, c'est un parcours plus typiquement recherche en traductologie,
qui est accessible sur dossier, sur la base d'un projet,
et qui est accessible à nos candidats et candidates
qui ont un master ou l'équivalent en traduction,
un master 1 en traduction professionnelle,
et idéalement qui ont une expérience de la traduction professionnelle,
parce que notre vision de la recherche en traductologie est très ancrée
dans les pratiques professionnelles.
Donc voilà, je crois que je fais le tour des quatre parcours.
Merci. Alors, un master, quatre parcours.
Oui.
Est-ce que vous pouvez un peu revenir sur l'organisation de ces masters-là,
nous expliquer un petit peu une semaine de tips,
si on est un peu comme dans une licence, en Phi TD,
comment ça se passe au niveau de la pédagogie,
l'organisation globale et l'évolution du M1 au M2 ?
Moi, c'est beaucoup de choses.
Oui, surtout que c'est très varié selon les parcours,
qui encore une fois, préparent à des métiers qui sont certes connexes, mais différents.
Typiquement, les élèves de l'ESIT ont entre 12 et 20 heures,
alors pas exactement de cours, parce que, en tout cas,
entre 12 et 18 heures de cours selon les parcours et selon les semestres.
En interprétation de conférence, ils ont en plus à peu près
7 heures par semaine d'entraînement en équipe.
Donc ils passent leur temps en cabine à s'entraîner.
Vraiment, c'est comme des athlètes de haut niveau.
Il y a également des stages en traduction qui sont obligatoires.
Et en langue des signes, ils font des stages courts très régulièrement.
Donc, en fait, l'emploi du temps est vraiment très, très variable.
Il y a très peu de cours magistraux.
Les cours magistraux, il y a un cours qui est commun à tous les parcours,
qui est un cours de théorie, en lien avec la pratique professionnelle.
Il y a par ailleurs des cours magistraux de connaissances thématiques,
l'économie, le droit, les relations internationales.
Et pour le reste, c'est beaucoup de travaux dirigés.
Donc, en petits groupes, avec énormément d'entraînement,
c'est ce qui nous distingue aussi.
C'est que nos apprentis interprètent beaucoup,
nos apprentis traducteurs, traductrices, ils traduisent énormément.
Donc, voilà un petit peu ce que je peux vous dire sur l'organisation.
Merci beaucoup.
Alors, parfois, je présume qu'il peut y avoir des étudiants qui peuvent,
même si c'est des choses qui sont différentes,
hésiter entre plusieurs parcours.
Est-ce que vous pouvez peut-être revenir un peu plus
à travers le prisme des débouchés pour nous montrer un petit peu
quelles sont les grandes différences entre ces parcours,
vers quel type de métier on se prépare ?
Ce sont des métiers très différents.
Tout d'abord, la traduction, qui est le métier que je connais le mieux
puisque c'est le mien à la base.
Il faut avoir une appétence pour l'écrit, ça c'est sûr,
la communication écrite.
Donc, également, peut-être un peu contre-intuitivement,
avoir quand même une aptitude aussi à la collaboration
puisqu'on travaille beaucoup en collaboration,
même maintenant, même virtuelle.
Et puis, la connaissance de deux langues maternelles,
avoir une langue maternelle très affirmée puisqu'on traduit
vers sa langue principale ou maternelle.
C'est-à-dire la langue A, qui peut être une langue acquise,
mais qu'on manipule de manière extrêmement précise.
Et puis, la connaissance passive de deux langues, dont l'anglais.
En interprétation de conférences, d'abord, c'est de l'oral,
donc c'est très différent.
On n'a pas la même compétence linguistique à l'écrit et à l'oral.
Ce n'est pas non plus nécessairement le même type de personnalité.
Donc, il faut avoir effectivement une très grande aisance à l'oral
dans toutes les langues dans lesquelles on parle,
dans nos langues de travail.
Et puis, l'interprétation LSF, bien sûr, c'est non seulement
des connaissances des langues, dont l'anglais et signes français,
mais également des connaissances du milieu de la surdité.
Vraiment des profils très différents.
Ce qu'il y a de commun, en fait, c'est, on en parle assez peu,
mais c'est une capacité de résistance au stress.
Celle-ci est plus importante, doit être plus importante,
pour les interprètes, mais de ce que je connais aussi
du métier d'interprète, ce qu'en disent les collègues,
finalement, ce stress, pour eux, c'est de l'adrénaline.
Donc, en fait, lorsqu'ils ont leur portion,
pour les interprètes de conférences, de 30 minutes d'interprétation
en cabine, pour eux, c'est vraiment un grand choc d'adrénaline.
Ils aiment ça.
En traduction, le stress, c'est juste du stress
quand on travaille à l'écrit.
Il faut le gérer aussi.
Donc, voyez ce que je peux vous dire des profils différents,
et on n'a pas...
Alors, certains, certaines font d'abord le master en traduction
histoire d'acquérir un petit peu de confiance en soi.
Et puis, en profil, pour aller faire un séjour Erasmus
ou comme lecteur, lectrice à l'étranger.
Et ensuite, postulent au master en interprétation de conférences.
Il n'y a pas de passerelle entre les deux,
mais ils font les deux masters successivement.
Voilà.
On arrive déjà au terme de cette conférence.
J'aimerais que vous reveniez un petit peu plus
sur les atouts de cette école,
mais aussi donner quelques tips à celles et ceux qui nous regardent
qui souhaiteraient éventuellement candidater
pour une admission en septembre prochain.
Alors, tout d'abord, il faut savoir les dates, en fait.
Puisque pour la traduction, il est encore possible
de postuler jusqu'au 28 février,
puisqu'il faut pouvoir s'inscrire aux épreuves d'admissibilité et d'admission.
D'accord.
Donc, il faut aller voir sur le site de l'ESIT.
On tape ESIT sur Bonnes Nouvelles dans Google,
et on s'en sort très bien.
C'est jusqu'au 18 avril pour l'interprétation,
LSF et conférences,
et jusqu'au 26 juin pour traductologie.
Les métiers de la traduction et de l'interprétation
requièrent énormément de curiosité,
d'ouverture d'esprit,
d'adaptabilité,
des connaissances linguistiques, bien évidemment,
mais pas seulement.
Et en fait, le conseil que je donnerais,
c'est quand on peut prendre le temps de, je ne sais pas,
faire une pause, aller faire un séjour à l'étranger.
Bon, c'est obligatoire pour l'interprétation,
mais ça peut se faire dans le cadre d'études,
mais autre chose.
Éventuellement, prendre le temps d'aller travailler
pour avoir, j'allais dire,
cette expérience de la vie,
cette maturité qui permet de mieux aborder
les métiers de la traduction et de l'interprétation.
Donc ça, c'est un conseil que je donnerais,
c'est de ne pas se focaliser sur
le fait de finir ses études avec un âge donné.
En fait, il faut vraiment prendre le temps.
Et puis, l'ESIT, en fait,
c'est une école qui maintenant est dotée
d'équipements et locaux vraiment à la pointe.
On a 25 cabines d'interprétation.
Simple ou double.
Des équipements spécifiques pour la LSF.
Également pour la traduction,
qui permettent de mettre les apprentis traducteurs
dans un environnement numérique
qui ressemble à ce qu'on rencontre
dans la vie professionnelle.
On a un réseau national et international
très développé en recherche comme
avec les milieux de pratique.
Et puis, on a un environnement
qui, avec des étudiants,
qui ont des profils très variés
puisqu'il y a des étudiants
qui viennent de l'international,
dont le français n'est pas la langue A.
Et nous nous efforçons de conserver
aussi une offre dans une dizaine de langues,
ce qui fait une trentaine
de combinaisons linguistiques.
Des langues qui sont plus rares
dans les apprentissages,
bien qu'elles soient de large diffusion.
Je pense à l'arabe et au chinois en particulier.
On a beaucoup de mal à recruter
des cynisans ou des arabisans.
Et pourtant, il y a des grands besoins.
Et voilà, on cherche vraiment
à conserver cette offre.
Également l'italien, le portugais,
le russe, bien évidemment.
Voilà tout ce que je pouvais vous dire sur l'école.
En tout cas, nous sommes toujours disposés
à répondre à toutes les questions
que vous pourriez nous poser
en nous contactant via le site de l'école.
Merci Isabelle, en tout cas,
d'avoir répondu présent à notre invitation.
Merci à vous de m'avoir invitée,
c'est un plaisir.
Bon courage à toutes et à tous
ceux et celles et ceux
qui seraient intéressés par visite.
On vous invite donc à vous rendre
sur le site internet
comme cela a été mentionné.
On vous dit bon courage
et à très vite sur Petit Master.
Au revoir.
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