Découvrez l'histoire de Massamba Sosickx, chorégraphe et danseur passionné de breakdance et de hip-hop. Originaire de Trappes, il partage son parcours inspirant depuis ses débuts avec le groupe Black Bomber jusqu’à ses engagements actuels au sein de la Fédération Française de Danse et de l'association "Strict Hip Hop".
Massamba nous parle de ses valeurs : paix, unité, amour et dépassement de soi, qu’il transmet aux jeunes pour leur permettre de s’épanouir à travers l'art et la danse. 🌟
Retrouvez dans cette vidéo : ➡️ Son engagement dans les Yvelines, cœur de la culture urbaine. ➡️ Ses projets avec Strict Hip Hop à Trappes. ➡️ Son message inspirant sur l’intelligence du corps et la recherche de soi-même.
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C'est une recherche de soi-même et d'accepter la différence des uns et des autres et d'avancer ensemble.
Et ça, c'est vraiment la mentalité typique du 78, vraiment donner le meilleur de soi-même.
Bonjour, je m'appelle Massamba, je suis chorégraphe au sein du CCNRB.
C'est le Centre Chorégraphique National de Rennes et de Bretagne.
Et à la fois référent du breaking dans la FFD, Fédération Française de Danse de Versailles.
Le breaking, c'est un art qui sort des Etats-Unis depuis les années 70
et est arrivé en France dans les années 80.
C'est sorti à la télé avec Sydney et c'est de là qu'ils ont commencé à prendre les valeurs.
Peace, love, unity and having fun.
Paix, unité, l'amour de soi et pour que tout le monde soit ravi.
Du coup, ça a permis à tous ces jeunes de quartiers défavorisés, entre guillemets les banlieues,
de pouvoir s'exprimer ensemble à travers les différentes disciplines qui composent justement cette culture.
Donc la danse, le DJing, le graffiti.
Il y a aussi le beatbox.
Puis voilà, à travers ça, ça leur a permis de se fédérer
et de trouver justement comment s'émanciper et d'exister eux-mêmes.
Alors j'ai débuté à Jean Massé, à l'école Jean Massé.
C'était mon prof de maths.
Lui, il nous avait fait un stage avec Black Bomber.
Et il y a un de nos anciens qui lui habitait Jean Massé, qui est Ifradia,
qui était là et nous ont appris notre première vague.
Et depuis, je suis tombé dedans comme Obélix dans sa marmite.
Et donc de là, c'est parti.
J'ai assisté à plusieurs événements.
J'ai assisté à plusieurs entraînements.
Et petit à petit, j'ai fait partie de la fête de Trappes.
De la fête de Trappes, j'ai commencé à intégrer des troupes,
des ateliers faits par Black Bomber qui m'ont permis de connaître la scène
et tous les corps de métier qui sont dans la scène.
Et petit à petit, j'ai été remarqué.
J'ai fait des castings.
Je suis rentré dans le corps artistique au niveau de la danse hip-hop.
Moi, à un moment, j'étais justement dans tout ce qui est compétition.
Donc, je représentais le 78 pendant au moins plus de 15 ans au niveau de Paris.
Et petit à petit, j'ai fait plusieurs compétitions.
J'ai gagné plusieurs coupes.
Et à un moment, vers les années 2000, je me suis dit non, il faut que je revienne
et je rends un peu ces valeurs du 78.
Donc du coup, moi, en revenant, il y avait déjà des amis à moi
comme Drew et Dips, alias Dips, qui eux, ils avaient déjà créé une association.
Cette association s'appelle Strict Hip-Hop.
Et à travers ça, j'essaie de rendre un peu toutes ces valeurs
qui m'ont été justement transmises par mes anciens de Black Bomber
comme Christian Coudin, Jean-Gemad et tout, et Ifradia,
qui aujourd'hui a aussi sa compagnie,
et les transmettant justement à ces jeunes
pour qu'ils puissent s'épanouir autrement à travers l'art.
Et eux aussi à être dans la recherche d'eux-mêmes
en passant par les traits du hip-hop.
Et après, s'ils veulent, ils peuvent continuer dans le contemporain
comme d'autres arts artistiques ou classiques, comme ils veulent,
mais en passant par le hip-hop.
Mon quotidien, c'est rencontrer les jeunes
et de vraiment leur transmettre ce que j'aime,
mon amour qui est le hip-hop,
et leur transmettre justement ce fait de se découvrir
par l'intelligence du corps
et d'accomplir ce que nous sommes,
et surtout d'arriver à son rêve.
Parce qu'on est tous artistes quelque part,
et il faut se trouver.
Et par rapport à la société, souvent on est bloqué
parce qu'on a des directives et des obligations
qui nous obligent à mettre de côté ce côté artistique qu'il y a en nous.
Mais on a de la chance d'être dans le 78
qui lui permet cela, d'être dans la découverte de soi-même,
d'aller au plus profond de soi-même
et qui justement met des infrastructures pour cela.
Les projets et les activités du moment de Street Hip-Hop,
c'est de donner des stages de toutes les danses,
en partant du hip-hop, afro, breaking, etc.,
pendant toutes les vacances.
On fait aussi une danse par enfant,
pour ceux qui veulent découvrir cet art,
et à travers leur corps, l'intelligence du corps,
et l'épanouissement de ses valeurs.
On a tout un programme, en fait,
que vous pouvez découvrir sur Street Hip-Hop,
la page de Street Hip-Hop Battle.
Ça se passe à Trappes, à Jean-Baptiste Clément.
Et s'il y en a d'autres,
s'il y a d'autres villes qui veulent élargir ça,
on est prêts, on est ouverts
à pouvoir faire des partenaires,
et pouvoir faire ça aussi dans leur ville,
s'ils ont des lois à nous prêter,
ou à nous donner,
et qu'on puisse trouver un accord sur ça,
sur les valeurs et la transmission.
Mon plus grand souvenir,
c'est mon premier spectacle.
C'est les Scarabées.
C'était un atelier qui a été fait par Black Bomber.
Il y avait Ifraja qui participait.
Je ne me rappelle plus trop c'était qui le prof.
On était à Juri Gagarine,
et on avait la finalité de finir aux Scarabées.
Et c'est là, la première fois que j'ai appris,
c'était quoi le jardin,
et je m'en rappellerai toujours.
Et ça m'a permis d'avoir
cette cohésion
avec d'autres écoles,
et qui ont permis une correspondance artistique,
et qui nous ont permis
à nous tous d'accomplir tout ce qu'on avait
acquis pendant toute l'année,
avec les différents profs qui sortaient de Black Bomber,
et qui nous avaient transmis ça,
et on a pu faire un très beau spectacle
de fin d'année.
Aux Scarabées, je n'oublierai jamais.
Et merci les Scarabées!