Eglise Saint-Sauveur de Toulouse : une nouvelle église pour le quartier de Borderouge

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4 Vues de vidéo·20 déc. 2024
Ce dimanche 15 décembre, les cloches de l'église Saint-Sauveur sonnent pour sa toute première
messe de consécration et de dédicace.
Ce jeune quartier du nord de Toulouse n'avait pour le moment aucune église.
L'archevêque de Toulouse, Mgr de Quérimelle, ouvre officiellement ses portes devant plus
de 400 personnes du quartier et d'ailleurs.
Ouvrez-vous, portes éternelles, laissez entrer le roi de gloire, que l'on ouvre la porte.
Une grande joie pour les fidèles du quartier, comme Cyril, qui y réside depuis 10 ans.
Heureusement, mon quartier n'a pas d'église pour le moment.
Il a une première nouvelle église, même à côté de la maison à moi, il n'a même
pas 5 minutes pour marcher.
Il a besoin d'une église pour la catholique, il en a vraiment besoin.
Il y a encore une vingtaine d'années, le quartier n'existait pas.
Il a subi une immense mutation urbaine et est encore en expansion.
Multiculturel et multiconfessionnel, il n'avait jusqu'alors pas de lieu de culte pour les
catholiques.
Pour le carême 2015, on s'était dit qu'on allait essayer de se réunir ici, dans cette
salle où on arrive, la salle paroissiale de Sainte-Germaine.
Les paroissiens des églises des environs ont donc commencé à se réunir dans cette
salle tous les dimanches le temps d'un carême, une messe dominicale qui a perduré
par la suite.
La salle ne pouvant contenir que 50 personnes, la communauté s'est vite retrouvée à
l'étroit.
En 2019, face à la demande des habitants, l'archevêque de l'époque Mgr Legal décide
de faire construire une église à deux pas d'ici.
Elle est financée par le diocèse ainsi que par un lègue providentiel et une grande
campagne de dons.
On nous a demandé quelle serait l'église de nos rêves, et là on a tous émis des
idées.
Il faut savoir que le cahier des charges qui a été donné aux architectes pour faire
leur projet, ils ont tenu compte de tout ce que nous avions dit, tous les souhaits qu'on
avait émis.
Le cahier des charges a vraiment été monté comme ça.
Une église ronde, un coin pour les enfants, un jardin, même le nom de Saint Sauveur choisi
par l'archevêque vient d'une liste proposée par les paroissiens.
Le lieu a été pensé pour accueillir une vie de quartier dans cette zone mixte et
populaire, comme l'explique le curé de l'ensemble paroissial, le Père Norbert Mwishabongo.
C'est aussi un quartier où vivent les gens, où vit cette population interculturelle
qui vient des cinq continents, qui a besoin aussi de célébrer, d'avoir un lieu pour
se recueillir, d'avoir un lieu pour déposer ce qu'ils vivent, ses joies, ses peines,
ses tristesses, ses défis, et donc c'était important.
C'est aussi important pour que cette communauté ait un lieu où, pour moi j'appellerais
comme un tremplin, dans cette lancée missionnaire.
Stéphane vit dans ce secteur et est impliqué dans la paroisse depuis longtemps.
Il habite désormais avec sa famille à l'étage de l'église pour assurer une présence quotidienne.
Pour lui, ce quartier a besoin d'un endroit pour se retrouver.
Avoir une église de quartier permet de créer une proximité, permet aussi de créer une
sorte de cohésion au sein du quartier, parce que les quartiers nord de Toulouse sont réputés
pour être des quartiers un peu plus compliqués.
L'église met à disposition ces salles pour des réunions, que ce soit des associations
laïques ou chrétiennes, s'il leur permet de pouvoir discuter, de pouvoir amener à
bien leur projet.
On a aussi des débats qu'on organise régulièrement avec les différentes confessions religieuses,
où on aborde différents thèmes, que ce soit des thèmes politiques, des thèmes de société,
pour marquer cette volonté que le vivre ensemble est toujours possible.
Un sentiment partagé par le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudin, présent à l'inauguration.
Il y a des personnes très très diverses, d'origines différentes, parfois de religions
différentes aussi, et donc c'est un élément de rencontre, de cohésion, et je crois que
dans les temps actuels, qui sont des temps difficiles, où il y a malheureusement beaucoup
de violence, beaucoup d'affrontements, c'est un facteur extrêmement positif, un facteur
de paix, un facteur de vie sociale, et comme un maire, j'y suis très sensible.
Ce dimanche matin, 18 mois après la pose de la première pierre, l'archevêque de
Toulouse effectue les gestes de dédicace et de consécration.
Il applique le saint crème sur l'autel et sur les croix de consécration, et allume
des bougies à l'autel, symbole de la présence du Christ dans ce lieu.
Pour lui, cette église sera surtout un phare d'évangélisation dans le quartier.
L'évangélisation, c'est aussi par la présence dans les quartiers nouveaux, et
donc oser être présent dans les quartiers qui pourraient être totalement indifférents
à la foi chrétienne, comme la ville de Toulouse grossit toujours plus, quand il y a des quartiers
neufs, il est important que les chrétiens soient là présents, et qu'il y ait une
certaine visibilité, pas une visibilité triomphante, mais une visibilité modeste
Un espoir partagé par les paroissiens.
Ça va permettre à chacun de nous de renforcer sa foi, la foi chrétienne, et vu que ça
nous manquait, les retrouvailles, et beaucoup, beaucoup, beaucoup de bonheur, que du bonheur
en fait pour ce quartier.
Une messe est désormais célébrée chaque dimanche à Saint-Sauveur, et bientôt quotidiennement.
Le lieu est ouvert tous les jours pour permettre aux paroissiens de faire vivre et rayonner
leur église dans leur quartier.
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org
