Mickaël Dorian - Clip de rap à Meaux, des policiers visés : «Ils sont de plus en plus préparés
27 déc. 2024
Alors on va parler à présent de ce qui s'est passé à Meaux dimanche dernier lors du tournage d'un clip de rap, un clip de rap
non autorisé. La police est
intervenue lors de ce tournage et ils ont été pris à partie et visés par des mortiers d'artifices. Deux d'entre eux ont été
blessés.
On sera avec Reda Bellage dans un instant, on va l'appeler d'ailleurs Reda Bellage, porte-parole
Île-de-France du syndicat de police
unité. D'abord une réaction. Je sais pas si vous avez vu les images d'une extrême violence
sur les réseaux sociaux de ce qui s'est passé dimanche soir. Je précise qu'aucune
interpellation n'a eu lieu depuis dimanche pour le moment.
Vincent Roy, vous avez vu les images ? Oui, non, elles sont d'une très grande violence, mais
écoutez, on est toujours interdit face à ce type d'image. C'est-à-dire qu'on
se demande vraiment comment on peut en arriver à
une si grande violence dans des conditions comme celles-ci. Parce qu'il y a un clip de rap qui est enregistré, c'est interdit.
Enfin, je veux dire, le simple respect de la loi ne devrait pas conduire à ce type de comportement. Mais à chaque fois on répète
les mêmes choses. Vous vous semblez surpris ? Non, je suis à chaque fois surpris par un tel
déchaînement de violence. Qu'on se fâche, qu'on se mette en colère,
voilà. Mais là, c'est là, c'est ce déchaînement de violence qui me surprend.
Mais est-ce que vous ne pensez pas qu'il y a un problème aussi de société ?
Tout à l'heure, dans le flash info de Guillaume Dominguez, il a terminé en parlant d'une série
Squid Game. Moi, je n'ai pas vu cette série. J'ai vu quelques extraits. C'est une série qui cartonne sur Netflix.
Mais c'est extrêmement violent Gautier !
Vous n'allez pas me faire le coup, c'est à cause de la série au cinéma.
Non, non, non. Je ne suis pas en train de dire...
Non, non, non.
Parce que c'est pas un film de Comte à Tarantino, ça n'a rien à voir.
Gautier, je ne suis pas en train de dire que c'est à cause.
Ça n'a rien à voir. Moi, j'ai grandi avec les films de Comte à Tarantino, j'ai jamais tapé des mortier d'artifice contre les policiers.
Là, c'est vous qui ne me laissez pas terminer. Je ne suis pas en train de dire que c'est de la faute des séries violentes ou des jeux vidéos.
Je dis juste que si aujourd'hui on produit des séries avec une telle violence, c'est qu'il y a une demande et c'est qu'il y a peut-être
une certaine...
Des séries comme ça, plus ou moins grand public avec autant de succès, avec autant de violence...
Des films violents, des jeux vidéo violents, des séries violentes, il y en a toujours eu, moi c'est pas...
Ça n'a pas déresponsabilisé ces jeunes...
Il faut décorréler...
Non, ça ne déresponsabilise rien du tout puisque je dis que ce n'est pas ces séries qui ont causé ça,
je dis que c'est une violence de la société qui existe et qui est latente et qui peut expliquer justement
le fait qu'on produise aujourd'hui de telles séries.
Ce n'est pas toutes violentes comme ça, à ce point dans les années 60 par exemple.
Ni 70, ni 80.
Mais vous vous rigolez, les films du Nouvelle Hollywood étaient hyper violents.
C'était ma présence.
Arrête de dire non Philippe, c'est mon courant de cinéma préféré le Nouvelle Hollywood, donc je connais les films par cœur.
Les films du Nouvelle Hollywood étaient hyper violents.
Il y a toujours eu de la violence au cinéma.
Ce n'étaient pas des films grand public, des séries comme...
Ça dépend de l'école.
Le parrain de Francis Ford Coppola, ce n'était pas un film grand public peut-être ?
C'était violent, oui, effectivement.
Ah oui, mais il n'y avait pas... Non mais c'était violent, mais pas au point de certaines séries.
C'est pas le... On se trompe de débat.
À qui font peur les policiers ?
Aux honnêtes gens.
Les honnêtes gens ont peur des policiers, c'est tout.
Les délinquants n'ont pas peur des policiers.
La preuve, ils en blessent deux, ils les prennent pour cibles.
Ce sont les mêmes que pendant les émeutes.
Donc le problème n'a jamais été résolu.
Et on se retrouve toujours face à cette...
Alors là, en plus, c'était en marge d'un clip, vous l'avez dit,
du tournage d'un clip pour du rap.
Et donc, c'est toujours le même problème.
Mais le problème, ce n'est pas les séries ou les films ou les jeux vidéo.
Vous ne m'enlèverez pas de l'idée qu'il y a une montée de la violence globale
et une culture de la violence dans la société.
Non, parce qu'en fait, on a tendance à déresponsabiliser les gens
en disant que comme il y a les réseaux sociaux,
les enfants sont comme ça, ils voient de la violence.
Je ne suis pas du tout en train de déresponsabiliser les gens.
Il y a un discours qui dit que comme les enfants voient des jeux vidéo violents,
souvent c'est les jeux vidéo et les réseaux sociaux,
alors ils deviennent violents.
Alors que ça n'a absolument rien à voir.
Ça n'a aucun rapport.
C'est la culture de l'excuse.
On se dit que comme ils sont devant les jeux vidéo,
ils reproduisent ça, donc c'est la faute des jeux vidéo.
Sarah, ce n'est pas du tout ce que je suis en train de dire.
Je dis qu'il y a une culture de la violence qui est latente
et qu'elle fait produire davantage de violence,
que ce soit à la télévision ou que ce soit ailleurs.
On est avec Réda Bellage, qui est avec nous,
qui est porte-parole de l'Île-de-France du syndicat de police unité.
Bonjour Réda.
Bellage, merci d'être en direct avec nous sur Europe 1 cet après-midi.
Est-ce que vous pouvez nous dire exactement ce qui s'est passé dimanche soir à Meaux ?
Écoutez, apparemment, il y avait un clip vidéo
de jeunes dans un quartier de Meaux,
un quartier difficile,
et à l'arrivée des policiers,
ils ont été attaqués au mortier
par une cinquantaine d'individus.
Pourquoi est-ce qu'il n'y a toujours pas eu d'interpellation ?
C'était dimanche soir,
on est jeudi aujourd'hui.
Pourquoi ? Parce qu'ils sont de plus en plus
et de mieux en mieux préparés, tout simplement.
Ils connaissent comment...
Ils savent comment on fonctionne.
Ils se doutaient sûrement qu'on allait arriver
à un effectif réduit,
parce que plus ça va, plus on a un effectif réduit.
Et puis, eux, ils étaient en nombre.
En général, ils cachent leur visage.
En général, ils sont gantés,
préparés comme s'ils allaient accueillir
une...
des adversaires, en fait.
Et donc, du coup,
ils se préparent, ils nous attendent.
C'est malheureusement
quotidien aujourd'hui sur toute la France.
Ça veut dire qu'ils étaient en train de tourner.
La police est intervenue
pour mettre fin à ce tournage.
Et eux, ils étaient préparés, en fait.
Eux, ils attendaient les policiers.
Toujours.
Ce qu'ils savent très bien,
c'est qu'ils ne déclarent pas,
parce qu'ils vivent avec leurs propres règles,
dans certains quartiers, je dis bien.
Là où, comme vous le disiez tout à l'heure,
il y a des honnêtes gens,
ou des honnêtes entrepreneurs qui veulent s'en sortir,
ou des honnêtes producteurs qui viennent des fois
de quartiers difficiles, qui eux sont un peu plus honnêtes
et essaient de s'en sortir. Eux, ils auraient fait une déclaration.
Eux, ils ne font pas de déclaration.
Donc, ils savent qu'ils sont en illégalité.
Ils savent que forcément, les forces de l'ordre
vont se dépasser sur place. Et là, ils vous attendent.
Et puis, des fois, même, je ne serais pas surpris
si dans le clip, au final, quand il va sortir,
il n'y aura pas cette vidéo-là, parce que
c'était peut-être prémédité.
C'est fort probable, même, ce que vous dites.
Oui.
C'est partie du clip et du tournage.
A mon avis, c'était effectivement,
ils l'ont peut-être même anticipé, vous voyez.
Les images qu'on a pu voir sont extrêmement violentes.
Oui, les images sont
extrêmement violentes, mais
malheureusement, je suis désolé,
mais on y est habitué, en fait.
Ce qui choque les gens, c'est parce qu'aujourd'hui,
avec les réseaux sociaux, on filme.
Pour certains, ces individus, même,
c'est devenu un passe-temps.
C'est devenu, même, le policier ou le gendarme
devient le fait d'attaquer ou
de s'attaquer aux forces de l'ordre.
C'est comme un trophée pour certains quartiers.
Ils disent, voilà, nous, on fait ça, voilà comment on les accueille.
Et donc, parce qu'ils savent
que nous, on ne fera pas
comme forcément une bande rivale,
alors qu'ils nous considèrent comme une bande rivale.
Ils savent que nous,
nos pouvoirs répressifs sont limités
parce que ce n'est pas avec un
lanceur de balles de défense
à un coup que vous allez riposter
contre des mortiers,
contre 50 individus, qui ont
certains des mortiers qui tirent du 380 coups.
Donc, vous comprenez que c'est un peu
disproportionné au niveau du rapport de force.
Il y a deux de vos collègues, Red Abélage,
qui sont blessés.
Oui, deux collègues à moi qui sont blessés, oui.
Dans quel état est-ce qu'ils sont, là, actuellement ? Est-ce que vous avez eu des nouvelles ?
Non, non, écoutez,
je pense qu'ils ont été…
Je ne vais pas vous cacher que je n'ai pas eu de nouvelles
directement, mais de ce que m'ont dit
mes collègues de Seine-et-Marne,
les blessures sont légères, et puis ils ont repris
leur service, comme on fait d'habitude, en fait.
À un moment,
vous, votre priorité, c'est de protéger,
c'est de faire votre travail, voilà.
Donc, vous le faites, tout simplement.
Et j'ai eu des craintes, malheureusement,
pour le
31 décembre, parce que, comme vous le savez,
l'année dernière, le
31 décembre a été, entre guillemets,
à peu près calme. Il y a eu des
violences urbaines, mais il y avait eu
les émeutes
de la Fernail.
Du coup, les individus avaient moins de
stocks de mortiers, et là, les craintes
qu'on a au niveau des forces de l'ordre,
c'est que là, du coup, ils ont été réapprovisionnés.
Donc, on s'attend à, quand même,
pas mal de tirs de mortiers sur
ce qui est le sport national
des délinquants, le tir au
mortier sur les forces de l'ordre.
On a Eric, au Standard Européen,
qui souhaitait réagir dans le Calvados.
Eric, bonjour, merci d'être en direct
avec nous dans On Marche Sur La Tête.
Vous êtes retraité de la gendarmerie, vous, Eric, c'est ça ?
Oui, absolument. Bonjour.
Bonjour à vous inviter, bonjour
aux auditeurs.
Absolument, je suis retraité
et je dois dire qu'aujourd'hui,
de toute façon, si on fait un peu l'analyse
de ce qui se passe, ça fait plus de 40 ans aujourd'hui
que la France, elle part comme ça,
dans la violence.
Je pense qu'au lieu
de dépenser des milliards
dans la guerre à l'Ukraine, je pense qu'on
devrait renforcer les moyens, déjà, de la police,
renforcer les moyens
de la justice,
construire des places de prison
et puis sanctionner, parce qu'aujourd'hui,
les outrages, les violences,
elles sont complètement banalisées.
Aujourd'hui, c'est des rappels à la loi,
à n'en plus finir, et ça,
j'estime que c'est profondément,
profondément,
mais c'est inadmissible.
Et tous les politiques, tous les gouvernements
qui se sont succédés depuis 40 ans,
c'est eux les responsables, c'est personne
d'autre. Et comment
on en arrive à dépenser
3 000 milliards,
mais où va cet argent ?
Et pour
finir, les atadams politiques
de nos juges...
C'est une interrogation légitime,
puisque c'est notre argent.
Oui, mais il nous revient
beaucoup. Vous êtes au courant qu'il y a une sécurité
sociale, qu'il y a une éducation nationale...
Quand vous utilisez les services publics,
je viens de vous citer les trois
vigèles les plus importants. Les personnes qui se trouvent dans le
quartier, les images qu'on a vues,
parce qu'effectivement, il y a les policiers, c'est terrible,
qui sont poursuites, bien évidemment, mais il y a aussi
les personnes qui habitent dans les immeubles
qui sont tout autour et qui ont assisté
à cette scène, probablement certains qui ont
filmé également. Ces gens-là,
vous croyez, quand ils assistent
à ce genre de scène, qu'ils n'osent même pas
sortir de chez eux pour acheter une baguette de pain,
pour sortir leur chien,
ou pour descendre, tout simplement, prendre l'air,
vous ne croyez pas qu'ils se disent qu'à un moment donné,
l'argent, les impôts qu'ils payent,
ils ne sont pas forcément super bien utilisés ?
Je ne crois pas que ce soit le problème.
Si, c'est la priorité.
J'explique pourquoi je pense que ce n'est pas le problème.
Il y a une loi de programmation
pour les forces de l'ordre qui a été
votée il y a deux ans,
qui prévoit 15 milliards d'euros de budget.
C'était fait sous le gouvernement.
Je crois que c'est Darmanin qui a porté cette loi,
justement. Et le problème,
c'est qu'on n'arrive pas toujours à recruter des policiers.
Mais les créations de postes, elles se font.
Donc, de dire que
l'argent public, on ne sait pas où il passe,
je trouve que là, ce n'est pas ça le sujet.
On est contents
quand il passe dans la sécurité sociale
qui est la plus généreuse du monde.
On est contents quand il passe
dans le système de retraite
qui est un des plus généreux d'Europe.
On est contents quand il passe
dans l'éducation nationale où on mène nos enfants.
Et donc, tout cet argent public
de dire qu'on ne sait pas où il passe,
c'est quand même une folie française.
On est le pays qui dépense le plus.
Il y a un truc qui est juste
dans ce qu'a dit Philippe.
Il y a un truc qui est juste dans ce qu'a dit Philippe,
c'est qu'on a du mal à recruter des policiers.
Vous avez vu comment ils sont traités.
Ils sont mal rémunérés, ils ont peur de sortir
leur arme. Regardez l'affaire Mahel, vous croyez ?
Et politiquement, parce que moi ce que je voulais
dire sur cette scène à mots, c'est
qu'il y a des beaucoup plus dangereux
que les jeux vidéo. La France Insoumise,
dans
Philippe Poutou. Philippe Poutou,
quand un commissariat est pris pour cible,
juste au moment des législatives,
il dit formidable feu d'artifice.
Les relais politiques de
ces émeutiers, parce qu'ils en ont, sont
beaucoup plus nocifs que n'importe quel jeu vidéo.
Vous croyez
vraiment que les jeunes écoutent
Philippe Poutou et écoutent
Jean-Luc Mélenchon ?
Je crois que
Jean-Luc Mélenchon est très écouté dans la jeunesse.
Je pense que les jeunes écoutent beaucoup plus Jean-Luc Mélenchon
que les jeunes qui ne votent pas, qui vivent en contre société,
qui sont dehors de...
Le problème, c'est que c'est ça la réalité.
Philippe, c'est des jeunes qui ne votent pas, pour l'essentiel.
Quand tu dis que la police tue, quand tu participes
à des manifestations où on entend que tout le monde déteste la police,
quand t'es hyper violent à la télévision
avec un policier comme Jean-Luc Mélenchon,
il a été sur le plateau de Cyril. Tu légitimes la violence.
Exactement. Mais je pense que
le degré de politisation
de ces jeunes est proche de zéro.
Tu te trompes.
Tu connais bien les quartiers ?
Non, je ne connais pas bien les quartiers, mais regarde,
il y a 64% des jeunes qui ont voté dans le 93
pour Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle.
Là, ton chiffre est juste,
mais sur les votants.
Et là, maintenant, il faut que tu ajoutes les abstentionnistes.
D'accord. Et moi, je te donne les votants, donc il y a des gens qui votent.
Je te dis qu'il y a beaucoup plus d'abstentionnistes
dans ces quartiers que partout en France.
Il y a un phénomène
qui est nouveau et qui date
il est difficile à dater
d'ailleurs, mais peut-être une vingtaine d'années.
Il y a 20 ans, la violence
était extraordinaire au sens
étymologique, c'est-à-dire hors de l'ordinaire.
Aujourd'hui, elle est ordinaire
en tant qu'elle est endémique.
Et c'est bien le problème. Jadis, elle était
l'exception. Il y a fort à parier
qu'elle devienne la norme. Pour enrayer
tout ça, il faut effectivement changer
les mentalités. Vous pouvez mettre autant d'argent
que vous voulez, ça peut peut-être commencer par l'école,
ça peut peut-être commencer par...
Il y a beaucoup de choses à changer.
Mais ce n'est pas en remettant de l'argent
que vous allez contrer. Et ce n'est pas
les discours de M. Mélenchon,
effectivement, qui remettent
deux sous dans le bastringue, comme on disait jadis.
Effectivement, ça joue.
Mais cette violence dont nous parlons,
elle était préexistante au discours
de Mélenchon. Bien entendu qu'elle est encouragée
et qu'il faut le dénoncer.
Bien sûr, mais
les films dont vous parliez, les séries
dont vous parliez,
elles ne sont que le reflet
de ce qui se passe. C'est le reflet du réel.
Je suis d'accord avec Vincent, il ne faut pas réinjecter plus
d'argent, ça coule déjà.
C'est juste qu'il arrive au mauvais endroit
et il est mal
utilisé. Il y a par exemple
beaucoup trop d'argent qui part dans l'administration
demandé aux soignants qui sont
sur le terrain. Combien
d'administratifs pour un soignant ?
Et c'est pareil partout.
Le millefeuille territorial, c'est une folie française.
On dépense
beaucoup trop, on dépense beaucoup trop mal.
On va remercier Eric
qui était avec nous et puis Reda Bellache
qui est toujours en ligne. Reda,
est-ce que vous partagez ce qui vient d'être
dit concernant l'argent
des Français pas forcément
toujours très bien utilisé et notamment pour les policiers ?
Et le rôle de LFI dans la violence aussi.
Oui, je suis d'accord
avec Gauthier sur le rôle
de LFI dans la violence. On a même vu
sur certains plateaux des images
où le
slogan, je vais appeler ça un slogan
malheureusement, la police tue.
Vous le voyez dans certains quartiers,
dans certaines attaques, dans certaines émeutes.
Et donc en fait, oui,
après je ne veux pas être poursuivi pour
diffamation, mais je peux vous dire que
il y a certains députés qui d'extrême
gauche sont en contact
avec les quartiers
et influencent verbalement
et discrètement parce que nous aussi, les policiers,
on n'est pas bêtes,
on a encore des policiers de quartier
et on sait ce qui se passe. Malheureusement,
on ne peut pas le dénoncer.
Évidemment, sans citer de nom.
Il y a des relais, évidemment.
Comment est-ce que ça fonctionne exactement ?
Expliquez-nous pour qu'on comprenne, pour que les auditeurs comprennent.
Certains députés
d'extrême gauche
influencent dans les quartiers,
sont en contact et disent ce qu'il faut faire,
ce qu'il ne faut pas faire, quand il faut le faire,
quand il faut arrêter de le faire. Voilà, c'est tout.
C'est où les monarques ?
Je ne serai pas poursuivi
pour diffamation, je ne dirai pas où ou comment,
mais je peux vous garantir que c'est le cas, en tout cas.
Après, au niveau du budget,
au niveau du budget,
alors oui,
il y a eu cette loi de ralentissement, mais aujourd'hui,
on est en plein dedans dans le budget.
Moi, je peux vous dire une chose,
je ne porte pas le guide de France, je peux vous dire qu'aujourd'hui,
auprès de certaines directions,
quand je demande quels véhicules ont été commandés
pour 2025, pour les brigades
d'anticriminalité, ceux qui vont sur le terrain
sur les violences urbaines, on me dit
pour l'instant, on ne peut pas commander.
Je pense qu'au niveau du budget, pour le coup, je ne suis pas
trop d'accord au niveau du budget aujourd'hui.
Ça se trouve, pour l'instant, en tout cas,
en 2025, on n'a pas
de voiture, nous, de commander.
Donc oui, il va y avoir un sacré problème,
parce que les collègues, ils ne vont pas y aller à pied.
Juste pour aller dans le sens de Reda Bellah, je connais très bien
un candidat macroniste qui s'est fait battre
par quelqu'un de la France Insoumise,
je ne citerai pas non plus son nom pour ne pas être attaqué
pour diffamation, et qui m'expliquait
comment ce candidat LFI se tenait
tous les quartiers de sa circonscription
et avait des relais dans chacun des
quartiers de sa circonscription, et comment il s'est
fait balayer, parce que ceux
qui étaient directement
implantés dans le quartier, donc pas le député
en question, lui-même allait voir les
représentants, entre guillemets, de ces quartiers
et eux passaient le mot d'ordre,
il faut aller voter pour ce député de la France Insoumise.
Ça, c'est le clientélisme, et notamment avec des réseaux
islamistes, pour dire les choses.
C'est une chose qui est parfaitement documentée.
En revanche,
le fait qu'il y ait des députés
ou des élus, de manière générale,
qui soient des meneurs de violence,
ça, c'est encore d'un autre registre.
Pardon, et j'aimerais que ça soit plus documenté,
parce que ça, je n'ai jamais vu un papier
là-dessus. Il y a des papiers sur
LFI et les réseaux islamistes, il y en a plein,
et toute personne qui veut se renseigner
peut parfaitement le faire,
sur le lien avec la criminalité...
Le lien avec la criminalité...
Il n'a pas parlé de meneurs de violence,
il n'a pas dit ce que tu as dit.
Non, ce que j'ai entendu, quand même...
J'ai quand même entendu qu'il y avait certains élus
qui mettaient carrément de l'huile sur le feu !
Bah oui !
Ça ne vous voyait pas, l'huile sur le feu ?
Non, non, non...
On était en train de parler des discours
tenus par un certain nombre
de membres de LFI. Là,
on voyait, d'après ce qui a été
décrit à l'instant,
on voyait des gens qui, sur le terrain...
C'est quand même ce que vous avez dit, Rudy.
Mais vous n'avez pas vu les députés de LFI
qui allaient rendre visite à des gardiens
à vue aux émeutes ? Vous n'avez pas vu ça ?
Vous n'avez pas vu, sur le terrain,
un député de LFI qui allait tenter de récupérer
les émeutiers, qui allait à leur rencontre ?
C'est une chose de faire de la com',
c'est une autre chose que d'être meneur de violence,
comme on l'a entendu.
Non, je suis désolé, c'est bien ce qu'on a entendu.
J'avais juste une question.
Allez-y, Philippe.
Qu'il ne puisse pas y avoir de commandes
sur 2025, dans la mesure où on n'a pas
de budget, et donc que les administrations
ne se lancent pas dans des achats,
parce que, pour l'instant, elles n'ont aucune visibilité
sur les moyens dont elles disposeront
en 2025, c'est, hélas,
normal et logique, et c'est lié au fait
que le budget n'a pas été adopté
au début décembre.
On espère que c'est transitoire.
Redabelage. Je voudrais qu'on
vienne, justement, sur ce manque de moyens,
sur le fait que la police a besoin de plus de moyens,
sur le fait que, c'est ce que disait
aussi tout à l'heure l'ancien
gendarme qui était avec nous,
Eric, sur l'antenne,
il nous disait que la justice, également,
avait besoin de plus de moyens.
C'est dans cette direction
que Gérald Darmanin souhaite aller, c'est ce qu'il a
prononcé, notamment, hier, lors de ce
premier déplacement.
Est-ce que vous pensez que ça peut être
le lien qu'il y aura
avec Gérald Darmanin,
entre Gérald Darmanin et Bruno Retailleau dans ce nouveau
gouvernement ? Est-ce que vous pensez qu'il va pouvoir
aller, justement, dans ce sens ?
Alors, moi, je
ne peux pas vous dire s'il va y aller ou pas.
Tout ce que je peux vous dire, c'est qu'à mon sens,
c'est quelqu'un d'expérience, puisqu'il a déjà travaillé
au ministère de l'Intérieur. Donc, il connaît
nos problématiques sur
l'aspect missionnel. Il connaît
nos problématiques, aussi, en termes
de moyens. Donc,
j'espère qu'il fera les choses en fonction
de ce qu'il a vécu. Voilà. Et après,
vous avez aussi M. Retailleau
qui soutient ses effectifs. Il l'a
démontré, même s'il n'a pas eu beaucoup de temps
jusqu'ici. Et puis, ils ont une
politique de soutien,
en tout cas, aux forces de l'ordre
pour aider à solutionner
cette problématique de violence, de délinquance.
Et justement, nous, on est
pour ces peines courtes.
Et je pense que, pour l'instant, vu ce que
j'ai entendu, on va dans ce sens-là.
Et j'espère que ça va y aller.
Pour moi, ce serait la solution.
Et non les paroles. D'accord.
Très bien. Merci beaucoup, en tous les cas,
Reda Bellage, d'avoir été avec nous.
Je rappelle que vous êtes porte-parole,
Île-de-France, du syndicat de police Unité.
Merci et à très bientôt.
