Carnet de santé : qu’est-ce qui change en 2025 ? - La Maison des maternelles #LMDM

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Je les remettrai demain.
- H.Loussaief: Voilà.
Très jolies.
C'est quoi, l'idée?
Tout le monde doit venir avec des chaussettes originales?
- M.Perarnau: Mettez votre enfant dessus.
- H.Loussaief: Mon invitée est une infectiologue,
docteure K.Chemlal.
Vous venez nous parler de la mise à jour
du carnet de santé.
Bonjour. Bienvenue.
Vos chaussettes, ça va?
- A.Lecaron: On n'accepte que les gens
qui ont des chaussettes fantaisistes. Désolée.
Au revoir.
- H.Loussaief: Vous travaillez à la Direction générale de la santé.
On a souhaité vous inviter pour parler de ce nouveau carnet
de santé disponible depuis quelques jours.
Ca veut dire que l'ancien était trop obsolète?
- K.Chemlal: Tout à fait.
Cette réactualisation rentre dans le cadre des actualisations
régulières du carnet de santé.
La dernière édition date de 2018.
Nous réactualisons.
Il y a d'autres enjeux, des enjeux qui apparaissent au fil du temps,
des nouvelles recommandations, des avancées scientifiques.
- H.Loussaief: Vous parlez d'enjeux sociétaux?
Des nouvelles maladies?
- K.Chemlal: Il y a des nouvelles maladies, oui.
Il y a des nouvelles vaccinations.
Il y a des nouvelles recommandations.
Il y a des enjeux sociétaux comme par exemple
la protection de l'enfance et la loi sur les violences
aux enfants.
Je pense bien entendu aux écrans, aux troubles du sommeil
et aux thématiques de santé mentale, en particulier
chez l'adolescent.
Ce sont des nouveaux sujets...
Ce sont des sujets de préoccupation importants.
- H.Loussaief: Est-ce que le carnet de santé
a une date de péremption?
Est-ce qu'on fait un nouveau carnet au bout de 4 ans?
- K.Chemlal: Ce n'est pas tout à fait comme ça qu'on fait,
mais effectivement, tous les 4 ou 5 ans,
on réévalue les données et on se dit,
s'il y a beaucoup de modifications...
Il faut qu'on soit nous aussi à la page.
- H.Loussaief: Je me suis fait une mise à jour du carnet de santé.
J'ai un petit garçon de 3,5 ans.
Je me suis rendu compte que je n'ai pas assez feuilleté
si ce n'est les jours des rendez-vous.
La fonction d'un carnet de santé, c'est de faire du suivi,
de la prévention?
- K.Chemlal: Le rôle premier...
Ca représente le parcours médical de santé de l'enfant,
de la naissance jusqu'à la fin de l'adolescence.
Dedans, vous y trouvez la totalité des examens médicaux obligatoires,
tels que la loi le prévoit.
Et bien sûr, toutes les consultations
supplémentaires que vous êtes amenés à faire
lorsque votre enfant est malade.
Il contient 3 grandes parties: une partie conseil aux parents,
une partie examen médical...
Tous les examens dans cette édition sont détaillés.
Dans la précédente, on n'avait détaillé qu'une dizaine
d'examens sur les 20.
Là, tous les 20 examens sont détaillés.
Et une partie suivi de l'enfant, courbe de croissance...
Les vaccinations...
Et le suivi dentaire, les allergies...
- H.Loussaief: Vaccinations et courbe de croissance, je pense
que ce sont les pages les plus consultées
par les parents.
- M.Perarnau: On nous demande très souvent de les photocopier.
- H.Loussaief: Les pages de vaccinations peuvent servir
de certificat.
- K.Chemlal: Ce sont des pages officielles
que vous pouvez photocopier.
- H.Loussaief: Comment vous expliquez qu'on se fie
plus facilement à Internet qu'à un carnet de santé?
- K.Chemlal: Ce sont les nouvelles modalités de communication
D'aujourd'hui, en particulier pour les jeunes parents.
Nous, on offre une validation scientifique de ce qu'on écrit.
Tout est écrit via les recommandations.
Nous collaborons aussi avec des professionnels
divers et variés qui rédigent les messages
sur différentes thématiques.
- H.Loussaief: Dès les premières pages,
on voit que ce carnet est de plus en plus numérisé.
Il y a des QR codes qui renvoient vers monespacesante.fr.
- K.Chemlal: Nous réfléchissons à une numérisation
du carnet de santé.
En sachant quand même que la version papier
est une version importante.
Les gens sont attachés à ce document.
C'est quand même notre histoire.
On a tous plus ou moins feuilleté notre carnet pour voir.
C'est un outil papier symbolique, mais on réfléchit
à une numérisation aussi parce qu'il y a
des enjeux de traçabilité, de lecture.
Nous y travaillons.
- H.Loussaief: Dans les nouveautés de 2025, vous vous adaptez
à ce qui se passe en société, ces nouvelles maladies, des sujets
très importants pour nous.
Ici aussi, on parle beaucoup des troubles du neurodéveloppement.
Parmi les nouveaux rendez-vous obligatoires,
il y a ce nouveau rendez-vous à l'âge de 6 ans.
C'était important de le mettre?
C'est pour avertir les parents.
- K.Chemlal: Tout à fait.
Le carnet de santé est le reflet de ce qui est prévu en termes
de prévention en santé de l'enfant.
Il y a 20 examens.
Il y avait une espèce de trou dans la raquette.
Il y avait un examen à 5 ans, un examen à 8 ans...
Cet examen avait été recommandé par le Haut Conseil
de la santé publique et les instances de la pédiatrie
de l'enfant.
L'idée était de combler ce trou dans la raquette.
A 6 ans, c'est un âge important pour un enfant, qui rentre en CP.
C'est aussi une opportunité supplémentaire de détecter
des troubles de l'apprentissage, par exemple, et de faire le point
sur le développement physique.
Il y a actuellement du surpoids, voire des épidémies d'obésité
chez des enfants.
On surveille ça.
C'est aussi un âge où on fait un rattrapage vaccinal, à 6 ans.
C'était vraiment un point important qui manquait
et que l'on a donc comblé.
- H.Loussaief: Ce carnet de santé va de la périnatalité
à l'adolescence.
Une des autres causes nationales nouvelles,
c'est la gestion des écrans.
C'était important de l'inclure dedans.
Qu'est-ce qu'on trouve à propos de ce sujet?
- K.Chemlal: Des recommandations simples.
Pas d'écran avant 3 ans.
C'est un message que je souhaite porter.
Et des conseils.
Les écrans sont un peu partout.
On a validé scientifiquement que la surexposition aux écrans
à des âges très jeunes nuit au développement psychomoteur
de l'enfant.
Il y a donc des petits conseils.
Quand on part en voyage, plutôt que de donner
son téléphone portable, on essaye d'avoir un petit livre,
quelques crayons...
- H.Loussaief: On essaye.
- K.Chemlal: On essaye.
On sait que ce n'est pas facile.
On n'est pas là pour donner des leçons aux parents.
