Quelle galère pour avoir mon 2ème ! - La Maison des maternelles #LMDM

La Maison des Maternelles
79 abonnés
42 Vues de vidéo·10 janv. 2025
Il y a eu pas mal d'épreuves avant ça.
Une grossesse n'en est pas une autre.
On peut avoir une très belle première grossesse
et galérer un peu après.
Bonjour, Camille.
Merci d'être là, sur notre canapé.
Pourquoi c'est formidable que vous soyez là?
Vous avez vécu des galères.
Il y en a forcément partout chez les personnes
qui nous regardent.
Ca met du baume au coeur de voir qu'on peut garder espoir.
Vous et votre compagnon souhaitiez avoir des enfants rapprochés.
Mais il a fallu s'armer de beaucoup de patience et avoir
beaucoup de résilience.
Début 2018, après un an de relation avec Rafael, vous décidez de fonder
une famille.
C'est allé très vite.
- Camille: Je suis tombée enceinte un mois et demi
après cette décision.
J'ai la chance d'avoir une mère gynéco qui m'a fait
des échographies tous les dimanches.
- A.Lecaron: La chance!
- Camille: On a pu voir l'évolution jusqu'à l'aboutissement.
- A.Lecaron: Pour votre maman, ça devait être formidable de voir
sa petite-fille ou son petit-fils...
- Camille: C'était la première, une petite-fille.
- A.Lecaron: Elle vous a tout de suite dit le sexe
à 12 semaines?
- Camille: Elle l'a vu, mais on a attendu l'échographie
de confirmation à 21.
- A.Lecaron: A partir de quand le désir du 2e enfant
s'est fait ressentir?
- Camille: A peu près aux 9 mois de Nina.
On avait apprécié la parentalité avec elle.
On passait de très bons moments.
On était très heureux.
On voulait des enfants rapprochés.
On s'est dit qu'on lançait le 2e.
Effectivement, je tombe enceinte très rapidement.
- A.Lecaron: Est-ce que cette 2e grossesse démarre
comme la 1re?
- Camille: Dès que j'apprends la nouvelle, je file au cabinet
de ma mère.
A l'échographie, on ne voit pas de coeur battre.
On se donne le bénéfice du doute et on se dit que c'est un peu tôt,
peut-être, que les choses vont venir plus tard.
Le lendemain, j'arrive au travail et je me rends compte en allant
aux toilettes que je fais une fausse couche.
J'appelle une amie.
J'étais complètement perdue.
Pour moi, faire un enfant, c'était les doigts dans le nez.
Tomber face à ça...
Je ne m'y attendais pas.
- A.Lecaron: C'est un traumatisme.
Quelques mois après cette fausse couche, en mars 2020,
vous avez un nouvel espoir, mais qui va être rapidement balayé.
Encore une fausse couche?
- Camille: Je tombe enceinte.
Test positif.
J'attends un peu avant de faire une échographie,
de peur d'avoir déclenché une fausse couche précédemment.
Je m'arme de patience et j'attends un mois et demi pour faire
une petite écho.
On ne voit pas de coeur battre, là...
- A.Lecaron: Toujours avec votre maman?
- Camille: Oui.
On ne voit pas de coeur battre.
On voit des cellules mises ensemble,
mais ça ne ressemble pas à un embryon, surtout pas
à ce terme.
Ma mère me dit: "Ce n'est pas terrible."
Bon... Je rentre chez moi.
On était en plein confinement.
Le soir, elle m'appelle et me dit: "Va aux urgences gynéco."
Elle avait peur que je fasse une hémorragie.
Arrivée aux urgences gynéco, on confirme que ça ne donnera rien.
On me prescrit une IVG.
- A.Lecaron: Une interruption de grossesse, carrément.
Vous avez pris des médicaments?
- Camille: Oui.
- A.Lecaron: En moins d'un an, vous avez vécu une fausse couche
spontanée et une IVG, avec cet espoir,
et je crois que toutes les mamans qui nous regardent
savent ce que c'est, une envie folle d'avoir un enfant.
En filigrane de tout ce que vous viviez,
il y a cet espoir qui est à chaque fois déchu.
Comment vous avez réussi à traverser cela?
- Camille: J'étais vraiment déterminée.
Je me suis dit que j'avais réussi une 1re fois et que mon corps
savait le faire, que je devrais pouvoir y arriver.
Une fausse couche, ça peut arriver.
Il y avait cette 2e épreuve...
Je me suis quand même dit...
J'avais un soutien considérable de Rafael.
Ca ne m'a pas arrêtée.
Je me suis dit qu'on pouvait continuer.
- A.Lecaron: En 7 mois, vous avez enchaîné
3 fausses couches successives.
Ca a duré 9 mois.
C'est très long.
A chaque fois, on attend ses règles, on se dit
"pourvu qu'elles ne viennent pas"...
Vous décidez de vous inscrire en PMA.
Vous commencez par une batterie d'examens,
comme c'est le protocole.
Que révèlent ces examens?
- Camille: Monsieur fait ses examens.
Lui n'a rien. C'est agaçant.
De mon côté, suite à une hystéroscopie,
on a découvert que j'avais de l'adénomyose.
- A.Lecaron: C'est une forme d'endométriose.
- Camille: Oui. Ca fait un peu des trous de gruyère dans l'utérus.
Selon le gynéco, ça n'allait pas être handicapant.
Ca pouvait compliquer la nidation, ce qui pouvait expliquer
les fausses couches...
- A.Lecaron: Ca vous a soulagée d'entendre ça?
- Camille: Pas vraiment.
Il m'a donné comme conseil de me mettre en préménopause
pendant un an pour traiter l'adénomyose, sauf que
je voulais des enfants rapprochés.
- A.Lecaron: Vous avez refusé.
Quelques jours après votre 1er rendez-vous PMA,
vous faites un test de grossesse positif.
Vous êtes dans quel état d'esprit, forte de ce que vous avez vécu?
- Camille: Je ne m'emballe pas trop.
J'annonce à Rafael que je suis enceinte,
au détour d'un couloir.
On ne s'emballe pas.
- A.Lecaron: Comment évolue la grossesse, cette fois?
- Camille: Elle tient.
C'est plaisant.
Je préfère attendre, ne pas faire d'échographie
chez ma mère.
J'attends d'aller faire la T1.
- A.Lecaron: Ca devait être dur, pour votre maman,
d'être responsable de l'annonce des mauvaises nouvelles
à chaque fois.
- Camille: Je commençais à avoir un petit oeil,
à voir les échographies...
Je me rendais compte rapidement quand il y avait quelque chose
qui était un peu différent.
- A.Lecaron: Votre mère vous conseille une consoeur.
Vous allez la voir.
Que faites-vous en attendant ce 1er rendez-vous à l'hôpital?
Vous arrivez à ne pas trop vous investir?
- Camille: Pour l'instant, j'attends de voir ce que va me dire
l'échographiste.
J'attends là-bas.
Je vois un coeur qui bat.
C'était une bonne nouvelle.
Elle fait tous les examens.
Je vois qu'elle s'attarde un peu au niveau du coccyx.
Je me dis qu'elle veut nous dire le sexe de l'enfant.
En fait, elle s'y attarde un bon moment.
Je trouve ça bizarre.
Je lui dis: "C'est pas clair."
"Non, effectivement."
- A.Lecaron: Vous avez l'oeil au point de voir
que ce n'est pas clair?
- Camille: Ce n'était pas comme pour la première, pour Nina.
- A.Lecaron: Elle vous dit quoi?
Qu'est-ce qu'elle soupçonne?
- Camille: Elle nous a décrit qu'il y avait une masse accrochée
au coccyx.
Ce n'était pas le sexe qu'elle voulait voir
mais cette masse.
Ca ressemblait à une petite boule.
Elle nous a envoyés à Poissy...
- A.Lecaron: Pour un hôpital de niveau 3,
pour affiner le diagnostic.
En attendant, vous avez fait ce que ferait
n'importe quelle future maman: vous êtes allée sur Internet.
- Camille: Je suis rapidement tombée sur un diagnostic.
Est-ce qu'il était bon ou pas?
Je ne sais pas.
Je suis tombée sur un tératome sacrococcygien, une tumeur
qui s'installe au niveau du coccyx et qui grossit.
J'ai commencé à me renseigner sur ça.
Je me suis dit que si c'était ça, je ne pouvais pas m'investir
dans la grossesse...
- A.Lecaron: Que c'est dur!
Après, vous êtes allée à Poissy.
Qu'est-ce qu'on vous dit?
