Mes deux enfants sont de vrais miracles ! - La Maison des maternelles #LMDM

La Maison des Maternelles
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36 Vues de vidéo·11 janv. 2025
Bonjour Delphine, bienvenue sur le Dianopée de la maison des maternelles.
Alors franchement, vous avez une histoire absolument dingue à nous raconter ce matin.
Vous êtes la maman de deux enfants, rien qu'en disant ça, je spoil un petit peu.
Vous êtes la maman de Lou qui a 7 ans et de Liam qui a 2 mois.
Mais alors avant de pouvoir serrer vos deux enfants dans vos bras,
vous en avez vécu des péripéties, des déceptions.
Et au moment où vous y attendiez le moins, la vie vous a vraiment gâtée.
Comment vous vous êtes rencontrée avec Sébastien ?
En fait, on s'est rencontré sur internet.
Et vous avez vite eu envie d'avoir des bébés ? Ça a été le coup de fou ?
On a mis 2-3 ans avant de se dire qu'on voulait des enfants.
Et puis du coup, on a sauté le pas.
Mais vous étiez toute jeune ?
Moi j'avais 20 ans et mon mari donc 27 ans.
Et en fait, j'ai commencé à l'arrêt de la pilule,
du coup j'ai eu pas mal de douleurs dues aux règles.
Et donc j'ai consulté un gynécologue, une gynécologue,
qui m'a dit pourquoi à 20 ans on arrête sa pilule.
Pourquoi pas, vous l'avez dit ?
Voilà, exactement.
Du coup, j'ai continué nos essais naturels.
Et au bout d'un an, ça ne marchait toujours pas,
j'avais les douleurs qui étaient toujours présentes.
Donc on s'est dirigé vers un spécialiste de la fertilité.
Qu'est-ce qu'il vous dit ce spécialiste ?
Donc là, ils nous font passer pas mal d'examens,
donc échographie, on a spermogramme pour mon mari.
Et là, on découvre que tous les deux, on a des soucis.
Moi les ovaires polycystiques,
et que lui au niveau spermogramme, c'est pas très bon non plus.
Alors les ovaires polycystiques,
je vous renvoie à des tutos qu'Anna Roy a fait,
ça n'empêche pas totalement d'être enceinte,
mais c'est sûr que ça complique les affaires.
Donc on vous a dirigé vers la procréation médicalement assistée,
donc la PMA, assez rapidement.
Vous êtes passée au FIV assez vite ?
Oui, parce qu'on a fait une première stimulation par cachet,
qui m'a déclenché une hyperstimulation,
donc on a vraiment été dirigé sur les FIV,
pour qu'ils puissent contrôler l'ovulation et le développement folliculaire.
Et il faut savoir que vous en avez fait quand même beaucoup.
On les a toutes faites,
il y en a quatre de prise en charge en France,
donc on les a toutes faites.
On a fait les différentes FIV qu'il y a,
FIV, FIV-XI, FIV-IMPSI,
et à chaque fois en fait,
je n'arrivais même pas à la prise de sang,
je savais que mes règles étaient arrivées,
et du coup c'était un échec.
À l'ombre d'une grossesse ?
Non, on obtenait les embryons,
mais en fait ils ne prenaient pas.
Ça va, vous avez bien supporté ça en tant que couple,
parce qu'on sait que c'est très difficile,
entre les PQ et les déceptions.
La première FIV a été difficile,
parce que c'est vrai qu'il faut que l'homme trouve sa place
sur ce parcours,
parce que finalement c'est la femme qui a tous les traitements.
Et après, on a vraiment trouvé notre équilibre,
il y en avait toujours un pour soutenir l'autre moralement,
et puis physiquement pour moi,
parce que mine de rien les PQ,
ce n'est pas rien tous les jours,
plus les échographies, etc.
Donc c'est vrai que ce n'est pas simple au niveau.
Ce n'est pas simple et à un moment vous vous êtes dit,
il était question de faire une cinquième FIV,
même si elle n'est pas prise en charge.
Et là vous vous dites non, stop.
Non, on a dit, là ce n'est plus possible,
on ne vivait que pour ça,
et au bout d'un moment,
on avait vraiment besoin de vivre pour nous.
Donc là on a dit, on ne tente pas.
De vous retrouver.
Oui.
Parce qu'il faut quand même bien dire
qu'on n'a pas le droit de faire l'amour quand on veut.
Exactement.
On a une horloge tout le temps.
Donc bon, ça enlève beaucoup de romantisme,
et parfois même, ça n'a pas été votre cas,
mais parfois même ça enlève l'amour,
donc il faut faire attention.
Donc vous êtes focalisée sur de nouveaux projets,
notamment la construction de votre maison.
C'est ça.
Et puis à un moment, vous avez envisagé l'adoption.
Oui.
Parce que vous avez tiré un trait sur la grossesse
qui arrive naturellement.
Oui.
Alors comment ça s'est passé cette décision ?
Déjà on connaît le parcours de l'adoption,
puisqu'on a du coup le frère de mon mari et ma belle-sœur
qui ont adopté une petite fille au Vietnam.
Donc on avait déjà en fait ce parcours-là en tête,
et ce témoignage-là.
Mais nous, on voulait rester vraiment que en France.
Donc on a lancé le dossier,
on a fait la demande d'agrément,
du coup pour l'adoption en France.
Et puis après, vous êtes passée à autre chose.
C'est-à-dire que ça y est, vous aviez lancé ce projet,
et cette partie de votre vie était remplie dans cette attente.
Donc il y a la maison, il y a la vie quotidienne,
et puis trois ans se passent.
Trois ans, c'est très long.
Vous partez en vacances.
C'est très long, mais pour l'adoption, en même temps, c'est très court.
Et en même temps, c'est très court.
C'est ce que j'allais dire.
C'est-à-dire que dans votre malheur,
vous avez eu quand même une chance folle,
parce que vous partez en vacances,
et là, vous recevez un gratuit.
Et là, le téléphone sonne.
Et c'est le premier miracle.
C'est le premier miracle.
Donc là, le téléphone sonne.
J'avais enregistré tous les numéros, moi,
du coup, de l'aide sociale à l'enfance.
Donc je savais que c'était eux qui appelaient.
Et on avait fait la demande de modification d'agrément.
Et là, en fait, je dis à mon mari,
je dis non, c'est pour parler du coup de cette modification-là.
Je lui dis, roule.
Roule, tu peux continuer.
On ne s'arrête pas.
On y va.
On va en vacances.
Et là, la personne, au bout du fil, me dit,
écoutez, effectivement,
votre demande de modification a été acceptée.
J'ai bien la feuille sous les yeux.
Je l'ai signée.
Mais par contre, il va falloir faire demi-tour,
parce que vous êtes parent.
Et là, c'est vrai que j'ai encore l'émotion.
Mais voilà.
Donc du coup, on s'est arrêtés sur une aire d'autoroute
pour s'en remettre un peu.
Et donc, on est...
Vous avez des petits kleenex.
Non, ça ne va pas couler.
De parents d'une petite fille qui avait deux mois, c'est ça ?
Trois mois.
Oui, trois mois.
Et donc, on a fait demi-tour.
Et donc, le vendredi après-midi,
on a rencontré...
Donc, on est allés à l'aide sociale à l'enfance
pour connaître son dossier.
Elle est trop mignonne, mon Dieu.
Et là, vous aviez quoi ?
Deux jours, trois jours pour faire sa chambre ?
On a eu le week-end.
Alors, pour la chambre,
moi, j'ai eu un moment où ça a été quand même difficile,
cette attente-là.
Et du coup, j'ai eu besoin de faire sa chambre,
même si je savais que ça pouvait ne pas arriver
ou être très long.
Donc, la chambre était faite.
Et la chambre était faite.
On avait déjà tout le matériel pour sa chambre
qui était prête.
Et finalement, quand j'ai réfléchi aux dates,
on a fait sa chambre la semaine où elle est née.
Incroyable.
C'est vraiment...
Incroyable.
Cet instinct, voilà, c'est comme ça.
Ça ne s'explique pas.
Et alors, la rencontre avec cette merveille,
comment ça s'est passé ?
Et la rencontre, en plus,
on continue dans les choses incroyables.
C'est qu'on l'a rencontrée
le jour de l'anniversaire de mon mari.
Donc, c'était une super journée.
Et c'est vrai qu'on est arrivés
chez l'assistante familiale
et on voit ce petit bout-là dans son transat
et on se dit, c'est mon enfant, quoi.
C'est...
Là, tout de suite,
tout de suite, il y a un regard,
tout de suite, il y a une accroche, un lien.
Au départ, c'est quand même assez déconcertant
et puis finalement,
tout de suite, on se sent parent, en fait.
On a eu toutes ces années aussi pour s'y préparer
donc on sait que c'est le nôtre
et que ce n'est pas assez réel.
Et vous aviez totalement oublié
l'idée d'une grossesse naturelle ou pas ?
Non.
Ça reste toujours en tête.
Et puis, il y a tellement d'histoires
où on entend dire que
peu de temps après l'adoption,
les personnes tombent enceintes.
Donc j'y croyais encore
dans les deux ans après l'adoption.
Et puis finalement, on fait notre vie
et puis rien n'arrive,
pas de grossesse naturelle.
Oui, bien sûr, vous n'avez pas
de moyenne de contraception.
Non.
