Invité musique : N2A, artiste et "citoyen concerné"
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3 Vues de vidéo·10 janv. 2025
C'est un artiste engagé, un chanteur de reggae tchadien
qui fait vivre les revendications de ses concitoyens dans ses textes
Ngeita Ala Asko Alfred, M2A pour ses femmes, pour ses fans
et peut-être aussi pour ses fans.
Et avec nous sur le plateau, soyez le bienvenu.
Merci.
Merci d'être avec nous.
Alors vous préparez un nouvel album qui est intitulé
Le Citoyen Concerné, qui devra sortir dans les mois à venir.
En juin.
Et dont fait partie le single qu'on va écouter tout de suite
avant d'en reparler ensemble.
Politique.
On l'écoute.
M2A, on dit de vous que vous êtes un chanteur engagé.
On vous a aussi surnommé rappeur d'actualité.
Est-ce que c'est une description qui vous correspond ?
Je suis d'abord à la base rappeur.
J'ai converti un peu plus dans le reggae.
Après la rencontre avec Tika Ndiapakoli.
Déjà que le reggae c'est une musique que j'aime bien.
C'est des musiques qui m'ont influencé dès bas âge.
Donc je me suis dit pourquoi pas faire un album reggae.
Qui pourra me permettre de m'exprimer.
Avoir beaucoup de champs d'expression dans ma musique.
C'est pourquoi j'ai tenté l'aventure.
Vous avez tenté l'aventure.
Et vos thèmes sont effectivement politiques.
Mais pas seulement.
Mais dans ce clip politique, dans cette chanson.
De quoi est-ce que vous parlez ?
Dans cette chanson, je l'ai composée.
C'était pendant les élections présidentielles chez moi.
Parce que j'ai vu le climat des militants.
Qui n'était pas vraiment ce qu'il devait être.
Beaucoup de discours de haine.
Et nous en tant qu'artistes.
Je me suis dit pourquoi pas essayer de passer un message.
Pour leur faire comprendre la politique.
Les politiciens ne sont pas des ennemis.
Mais c'est juste des combattants d'idées.
Chacun essaie de convaincre le peuple à travers son programme politique.
Mais ce n'est pas des votes en guerre.
Donc essayer d'apaiser un peu l'esprit de ma jeunesse.
De comprendre la politique avant de se lancer.
De leur faire comprendre que la politique.
S'il y a aussi le jeu politique.
Il faut d'abord savoir la quintessence.
Avant de se lancer dans la chose.
Sinon, nous allons nous dérouter.
Et nous tromper de l'objectif.
Parce qu'après tout, nous sommes tchadiens.
Et quand il y a des discours de haine.
Ce n'est pas vraiment apprécié.
Raison pour laquelle j'ai dit.
Il faut que j'essaie de taper sur la table.
Avec cette chanson qui intitule la politique.
La politique est pour vous une façon de résister.
Tout comme la chanson au fond.
C'est une façon de résister.
C'est d'ailleurs le titre du clip qu'on va regarder.
On va parler de tous vos thèmes.
Résistance, on écoute.
Alors on ne le voit pas dans cet extrait.
Mais ce clip commence par un extrait du président français.
Emmanuel Macron.
Qu'est-ce qui vous a donné envie de parler de ces épisodes-là ?
Cette chanson, c'était plus au moment des événements.
Après le défi de Maréchal.
Et Maréchal était là pour dire qu'il n'y aura pas de dynastie.
Il n'y aura pas de monarchie.
Et qu'après, on sentait déjà ce vent de la monarchie.
Et je me suis dit.
Il faut que cette image lui rappelle ce qu'il avait promis au peuple tchadien.
Donc c'était un peu ça.
Et j'appelais au peuple.
Que ta liberté n'est pas de ton courage.
Et j'interpelle également les dirigeants dans cette chanson.
Que c'est le peuple qui est souverain.
Et il faut écouter le peuple.
Parce qu'il ne faut pas s'émerger de la frustration pour utiliser le peuple.
Pour pouvoir maintenir le pouvoir pendant longtemps.
Mais essayer de traiter le peuple avec beaucoup de classe.
Essayer de traiter le peuple avec beaucoup d'égalité.
Et c'est ce que j'ai vécu dans cette chanson.
Pour que nos dirigeants puissent faire usage.
Parce que moi à travers mes chansons.
J'essaie d'interpeller les consciences de nos dirigeants.
Pour qu'ils puissent rester attentifs à la demande du peuple.
Alors en tant que rappeur, chanteur ou reggae man d'actualité.
Vous suivez évidemment beaucoup l'actualité politique.
Vous avez vu que ces derniers temps.
Le Tchad a été au coeur de cette actualité.
Avec le retrait.
Vous l'avez sans doute vu dans notre journal.
Des troupes françaises de votre pays.
Comment est-ce que vous avez vécu ce moment.
Qui a été annoncé il y a quelques semaines.
Moi je pense que le vent de cette révolution a commencé.
Du Mali à Burkina.
Donc moi je pense que la nouvelle génération.
Est en train de revoir le logiciel des colons.
Des partenariats colonials.
Pour que nous puissions adopter les nouveaux partenariats.
Qui puissent vraiment être des gagnants.
Déjà j'avais fait une chanson qui était gagnant.
Pour saluer la révolution de certains pays.
Qui ont déjà pris cette décision.
Donc je me dis que ce vent.
Il faut qu'on essaie de renouveler le logiciel.
Essayer de revoir les choses.
Parce que ce n'est plus l'ancienne génération.
C'est une nouvelle génération.
Donc s'il y avait des partenariats.
Pendant les accords coloniaux.
Moi je pense qu'en ce moment.
Ce n'est plus ça.
Donc il faut revoir les choses.
Vous parlez de révolution.
Ça veut dire que vous pensez qu'un nouvel ordre.
En tout cas vous espérez.
Vous pensez qu'un nouvel ordre politique.
Que l'Afrique internationale puisse sortir.
De ces mouvements de départ.
De l'armée française du continent.
Moi je pense que c'est déjà au fait un pas.
Et après c'est là.
Moi je pense qu'ils vont également se mettre.
D'autres options sur la table de partenariats.
Parce qu'aujourd'hui.
L'Afrique aussi a besoin de se présenter à la télé.
Avec des gratte-ciel.
Avec des enfants qui sourisent.
Des enfants qui ne vont pas parler.
On ne va pas parler de malnutrition des enfants d'Afrique.
Mais une Afrique qui est indépendante économiquement.
Une Afrique qui peut décider.
C'est qu'elle peut faire.
Et voilà.
Moi je pense que c'est cette Afrique là qu'on rêve.
Et que le monde.
Tout le monde.
Le monde puisse aspirer au bien-être.
Moi je pense que c'est ça mon souhait.
Et si au fait l'Afrique arrive à prendre ce genre de décision.
Les dirigeants arrivent à prendre ce genre de décision.
Moi en tant que défenseur des droits humains.
En tant qu'artiste qui plaide pour le bien-être.
Je ne peux que saluer.
Merci à vous.
Je rappelle le titre de votre album.
Qui sortira au mois de juin 2025.
Le Citoyen concerné.
M2A.
Merci à vous.
On va terminer en musique.
Avec un autre de vos clips.
C'est dangereux.
Clips en duo.
Avec une autre sommité du reggae.
La Tiken Jafakoli.
C'est la fin de ce journal.
Merci de votre fidélité.
A demain.
Il ne t'a pas élu.
