L'INTERVIEW L'adjoint au maire Olivier Bonn← : "La premi│re construction d←marre lundi ¢ Pissevin"

Objectif Gard
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8 août 2026
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Du coup, là, on se vouvoie.
Alors, là, on se vouvoie, oui.
Alors, je vais vous dire pourquoi nous nous vouvoyons,
si vous le souhaitez, il n'y a pas de problème, avec grand plaisir.
Parce que quand on est dans une émission de télé comme ça,
si on se met à se tutoyer,
du coup, c'est moins concernant pour les gens.
D'accord.
Voilà, c'est pour ça qu'y compris, sur les télés nationales,
les gens se vouvoient, même s'ils se tutoient dans la vie,
parce que ça évite aux gens d'avoir juste une discussion entre amis.
Ou une discussion entre journalistes et politiques,
et que les gens se sentent un peu moins concernés.
Très bien.
Vous savez tout ? On y va, monsieur Bonnet ?
On y va.
Corentin, vous avez la parole pour les premières questions.
Et oui, pas de questions de coquines de Coralie ce soir,
mais pas mal de questions.
Alors, Anim, la transformation des quartiers Pissevin,
Chemin-Bas et Mase-de-Mengues se poursuit,
avec un cap, on en parle régulièrement,
c'est l'amélioration du cadre de vie, évidemment,
pour les habitants de ces quartiers,
dans le cadre du nouveau programme national
de renouvellement urbain.
Parlons d'abord de Pissevin.
Où est-ce qu'on en est ?
Alors, Pissevin,
Pissevin, c'est le gros,
le gros des trois quartiers,
en termes de rénovation urbaine.
C'est 470 millions d'euros.
Oui, 470 millions d'euros.
On voit quelques images.
Pratiquement, oui, ça c'est
les premières démolitions
des parkings,
ça c'est
le Pollux.
Oui, il y a pas mal de choses.
Oui, il y a beaucoup de choses.
En fait, c'est 470 millions d'euros,
mais c'est aussi 16 000 habitants, donc c'est énorme.
Aujourd'hui, Pissevin,
il y a de la démolition,
il y a de la réhabilitation,
il y a des constructions, il y a beaucoup de choses.
Qu'est-ce que je peux vous dire ?
Je peux vous dire que
on attend avec grande
impatience la construction de
deux immeubles, qui sont
le premier, l'immeuble
GGL, qui va être en bordure
de Kennedy.
À la place de l'ancien carrefour ?
Oui, absolument.
Là, je peux vous annoncer que
les travaux vont démarrer le 16.
Ah, très bien. Le 16 décembre.
D'accord, lundi prochain.
Je crois que les habitants
et les habitantes attendaient ce moment
depuis de nombreuses
années. Ça y est, on y est.
De la reconstruction d'un immeuble ?
La construction de cet immeuble, oui.
Pourquoi la construction de cet immeuble ? Parce qu'en fait,
dans la transformation
de ce quartier, il faut qu'on démolisse
absolument la galerie Chat-Wagner.
Mais dans la galerie Chat-Wagner,
vous avez des commerçants.
Et ces commerçants, il faut pouvoir les reloger.
Pour les reloger, on a décidé de construire
deux immeubles aux deux extrémités.
L'un qui est proche de Kennedy
et l'autre qui est en bas vers la station ESO.
Pour ceux qui connaissent un peu le quartier.
L'un qui est fait par GGL en haut
et l'autre par une
promoteur locale qui est STS,
Stéphanie Sagnard.
C'est deux immeubles qui vont avoir
des habitats sociaux.
Pratiquement 80 sur l'un et 25
sur l'autre vont pouvoir héberger
les commerçants de la galerie Chat-Wagner.
Dès que ces immeubles seront
finis, c'est-à-dire grosso modo
juin
2026,
on va pouvoir déplacer
nos commerçants de la galerie Chat-Wagner, ceux qui restent.
Y compris
les pharmacies. En bas d'immeuble.
En bas d'immeuble et le
grand immeuble qui s'appelle
les Angloreaux. Et à partir de là,
finir la démolition de la galerie Chat-Wagner.
Galerie Chat-Wagner qui a quand même
considérablement évolué.
Puisqu'on a démoli grosso modo
jusqu'à
Bécaru à peu près.
C'est-à-dire la moitié de la galerie.
Toujours sur Pissevin, il y a un sujet
qui fait polémique. C'est la destruction annoncée
de la médiathèque Marc Bernard.
Alors que sa rénovation
récente avait coûté 1 million d'euros.
On a vu qu'il y a eu des papiers dans la presse
récemment.
Est-ce que
quand on a entendu parler de gaspillage
de l'argent public, qu'est-ce que vous réagissez à ça ?
Alors,
il y avait quand même une page entière dans le Figaro.
Oui, je l'ai vu.
J'ai vu ça, oui.
Et derrière, tu as toute la presse à scandale
qui s'en est mêlée.
Alors déjà,
les travaux de rénovation,
ils ont eu lieu
il y a pratiquement plus de
15 ans. Ça, c'est la première chose.
Au début,
Jean-Paul Fournier, le maire de Nîmes,
était contre la démolition
de la médiathèque.
Parce que justement, investissement
de la ville et de l'État
dans la rénovation.
Mais, comment dire,
tous les gens qui font de la rénovation,
même dans votre appartement ou quoi,
savent que quand tu commences à
rénover quelque chose, c'est
jamais finalement
comme tu as envie.
Dès que tu commences à creuser
ou à faire des travaux, tu t'aperçois
au fur et à mesure des travaux,
qu'il y a des choses qui doivent changer.
Au niveau de la médiathèque, ça a été le cas.
Puisque quand on a commencé
à démolir les parkings
que vous avez vus tout à l'heure,
on s'est aperçu que finalement,
la médiathèque est posée
sur ces dalles de parking.
Il y a P2, P3, P4
à Nîmes, sur la dalle de Bussy.
Lorsqu'on aura fini les travaux,
la médiathèque serait
perchée sur des pilotis
à pratiquement 8 mètres de haut
qu'il aurait fallu faire
autour d'un mur de soutènement
de 7 mètres de haut.
En fait, tout ça...
Techniquement, c'était complètement injouable.
Si, c'était jouable, tout à fait.
Mais de garder la médiathèque
aurait coûté plus cher
que de la déplacer
sur un site neuf.
Donc, le maire
a décidé,
je pense avec plein de bon sens,
de la transférer.
Parce qu'il ne s'agit pas d'annuler la médiathèque.
Il s'agit de la transférer.
À titre personnel,
quand M. Fourney m'a donné
cette délégation,
au-delà de... Je ne savais pas au départ
qu'il y avait eu des investissements
de l'État, mais de garder
cette médiathèque
à 25 ans ou 30 ans,
on va revoir plus,
dans un espace où tout était neuf.
Je trouve que c'était
ni fait, ni à faire.
Oui, parce que le grand projet de PIS20,
peut-être que ce n'est pas assez dit,
c'est la reconfiguration de la centralité
du quartier.
Absolument. En fait, la place de Bussy,
aujourd'hui, où il y a la médiathèque,
où il y a la poste,
où il y a la galerie Richard Wagner,
tout ça, ça disparaît.
Ça va devenir un espace,
on avait appelé ça le parc aux cascades,
parce qu'il y a aussi un cours de l'eau qu'il faut aménager.
Et ça va être un parc
aux cascades, qui va être un endroit
très arboré
et très paysagé.
On va parler du Mass Domingue, on va parler du chemin de Badavignon,
parce qu'il y a aussi des projets dans le cadre
de la rénovation urbaine, mais Brahim, votre question
à notre invité. Ce n'est pas ma question, c'est un constat.
C'est une réaction. C'est une réaction
à ce qui est dit, mais ce n'est pas propre à M. Bonnet.
Vraiment, ce n'est pas propre au territoire
ni moi, c'est de manière nationale.
Moi, je pense que ces projets NPN-Rue
qui ont été pensés, ils sont has-been, c'est-à-dire qu'ils sont dépassés.
Quand on voit l'évolution, en fait,
des problèmes sociaux qu'il y a dans ces différents quartiers,
je pense que les élus
de territoire sont un peu en décalage
avec ce qui se passe réellement.
Quand vous voyez, en fait, que les différents réseaux,
après, je le dis en mieux ou en mal,
qui ont pris possession, en fait, de tous les coins,
tous les recoins, en fait, de tout ce qui se passe
dans ces quartiers, on est en décalage avec la réalité du terrain.
Oui, mais en fait, il y a une reconfiguration, quand même.
Parce que vous croyez que...
Non, mais la destruction de toutes ces barres,
le crime, la destruction de toutes ces barres,
et puis la destruction de Richard Wagner.
Où se trouvaient tous les chouffes ?
Si je peux terminer,
parce que je n'ai pas fini mon propos,
c'est juste de t'expliquer, Abdel,
que tout simplement, si quand même
on met de belles peintures de façade
dans ces bâtiments,
qu'on les détruit.
Je dis mon avis.
C'est quelques centaines de millions d'euros d'investissement, quand même.
Alors, je veux dire,
est-ce que le taux de chômage dans ces différents quartiers
populaires ont baissé depuis ces 40 dernières années ?
Je veux vous le dire, non.
Est-ce que le taux de pauvreté dans ces quartiers
ont baissé dans ces différents quartiers ?
Je veux vous le dire, non.
Ce n'est pas une question de faire.
Je n'ai pas dit,
c'est là où vous prenez vos propos,
je n'ai pas dit qu'ils ne faisaient pas.
Je pense qu'ils sont dépassés
par rapport à ce qui se passe.
C'est-à-dire que si à un moment donné,
on ne règle pas ces problèmes sociaux
dans ces différents quartiers,
on aura le même type de problème
et on reviendra dans 20 ans
et on dira, mais qu'est-ce qu'on a fait ?
On va laisser Olivier Bonnet répondre.
Qu'est-ce qu'il faut faire, alors ?
Olivier Bonnet est en charge de la supervision
du projet de rénovation urbaine.
Je n'ai pas dit qu'il a mal fait.
Je peux bien répondre, mais il n'y a pas de question, en fait.
Ce n'est pas une question, c'est un constat.
C'est un constat.
C'est vrai que ces quartiers
ont un taux de pauvreté
qui est très important.
Après,
je ne vais pas faire de langue de bois,
comment faire pour
que ce taux de pauvreté
soit plus concentré
sur ces quartiers ?
Favoriser la réelle mixité sociale.
Je crois que c'est un vrai grand projet.
Même si je suis
un homme profondément libéral,
j'ai aussi ce côté très social.
Ça peut paraître paradoxal,
mais quand je suis
dans ces quartiers
de Pissevin, du Chemin Bas,
et que je vois toute la détresse qu'il y a,
ça ne peut que me toucher.
Mais après,
je n'ai pas la solution.
L'amélioration du cadre de vie
peut aussi participer.
Il y a la mixité sociale.
On a inauguré il y a deux mois
un premier bâtiment en haut
de Pissevin, où il y a des primo-accédants
qui viennent, à côté de familles du quartier.
Alors oui, c'est une touche, ça ne change pas tout.
Mais je veux dire, c'est prévu aussi.
Je vais te reposer...
Tu es journaliste, tu connais bien ton sujet.
Je vais te reposer une question.
Moi, sur mon territoire, je les connais, les chiffres.
Mais Anib, tu vas peut-être m'éclairer.
En tant que bon journaliste, je sais que tu es...
C'est quoi le taux de chômage, s'il te plaît ?
Ou avoir le goût, au Pissevin ?
C'est un indicateur.
C'est un indicateur très important.
Ceci entraîne cela.
Je veux bien qu'on améliore au moins
les bâtiments, qu'on fasse du quotidien.
Mais là, vous êtes en train... Juste, Brahim, je me permets.
Excusez-moi. Je me permets simplement.
Vous rentrez dans un débat qui n'a pas lieu là, ce soir.
On pose des questions sur...
En fait, ce qui intéresse les habitants, aujourd'hui,
qui regardent l'émission ce soir et qui vont la regarder
les prochains jours, c'est de savoir où nous en sommes
dans la rénovation urbaine.
Là, vous rentrez dans un autre débat qui est peut-être à côté.
Alors, on pourra peut-être débattre...
Non, mais on pourra débattre de la question
de la gestion de ces projets de rénovation urbaine
qui ne règlent pas les problèmes
par ailleurs, sociaux,
dans ces quartiers. Je suis d'accord.
Mais ça vaut le coup, peut-être, d'en débattre.
On le fera avec grand plaisir à la rentrée de janvier.
Donc, je poserai ma question tout à l'heure.
Et vous aurez droit à une question. Vous la posez immédiatement ?
Je peux lui poser direct. Je peux lui poser direct.
Allez-y, parce qu'on a notre quartier à voir.
Mais du coup, comme il va
réellement améliorer
ces bâtiments...
Le cadre de vie.
On va dire que c'est le rechargir-ni-moi,
monsieur Bonnet.
On vous l'avait déjà dit, monsieur Bonnet.
Vous avez bien fait venir ce soir.
Est-ce que demain...
Rechargir-ni-moi.
Est-ce que demain, monsieur Bonnet, vous serez en capacité
et vous aurez envie, ou ça va vous donner envie
d'y habiter dans ces quartiers ?
Alors, écoutez, ce sera un retour, parce que moi,
j'ai habité 17 ans là-bas.
Donc, je connais bien le quartier.
Après, est-ce que
j'ai envie d'y habiter ?
Ce que je peux vous dire, c'est que
j'ai participé au choix
des deux immeubles de GGL
et de la Porte des Arts.
Franchement, ce sont des immeubles
magnifiques.
Et...
Ils ont rien à envier à ce qu'on peut faire
ou ce que les villageois peuvent faire
dans le centre-ville ou dans les quartiers d'IUP.
Après, est-ce que j'y habiterai ?
J'ai ma maison...
C'est bien mieux une maison, c'est sûr.
Il n'a peut-être pas envie d'habiter à l'endroit où il travaille.
Même si moi, je passe beaucoup de temps
ici, je n'ai quand même pas envie de dormir
à la rédaction ou dans le studio.
Allez, Nicolas, votre question
à notre invité Olivier Bonnet.
C'est un approfondissement de ce que dit Brahim, parce que c'est très intéressant.
En fait, tous les deux,
vous aviez envie de débattre de ce sujet.
Pourquoi on m'a émis au milieu ?
Parce que
c'est très bien que l'État investisse et qu'il investisse
autant, même si on pourrait toujours
débattre des montants.
La ville aussi investit beaucoup.
Oui, tout à fait, mais on aurait aimé que l'État
mette plus la main à la patte au regard de l'urgence.
D'ailleurs, ce n'est pas pour rien
que l'État investit autant.
C'est devenu des quartiers prioritaires
au sujet de l'investissement au niveau national.
Ça veut dire que ça fait longtemps
que c'est une urgence et c'est très
bien qu'aujourd'hui, ce soit traité.
Après, sur la question de la rénovation urbaine,
c'est une très bonne chose d'améliorer le cadeau de vie, il n'y a pas de soucis.
Moi, c'est la question
de la planification qui m'intéresse.
Aujourd'hui, effectivement, comme le dit Ibrahim,
vous investissez pour rénover le bâti,
c'est très bien, mais en réalité,
si dans 20-25 ans, on se retrouve
dans la même situation de détresse sociale qu'aujourd'hui,
en réalité, ces investissements n'auront mené à rien.
Donc, on ne fait rien ?
Non, je ne dis pas ça. Je dis quelle est la part dans ces investissements
sur la réimplantation de services publics,
sur le développement économique,
sur l'attractivité du territoire pour les entreprises,
pour faire aussi travailler les personnes sur place.
Parce qu'aujourd'hui, c'est très bien
de construire des nouveaux immeubles qui sont neufs.
Le problème, c'est quoi ? C'est que derrière, il y aura de la gentrification
parce que les loyers vont augmenter, vous avez du neuf, du bâti neuf,
et aujourd'hui, vous allez juste
encore plus éloigner les populations
les plus précaires.
Alors, sur Pice 20, on va laisser répondre Olivier Bonnet,
mais juste après, on va parler du chemin Madameignan,
et il y a la reconstruction, enfin la reconstruction
quand même du groupe scolaire Léo Rousson.
Mais sur Pice 20...
Sur Pice 20, je pense que
les services de l'État
ne vont pas se désengager.
Je suis aujourd'hui
en plein pour parler
avec La Poste
pour justement maintenir un bureau
de poste sur Pice 20.
Quand je dis je, ce n'est pas je, c'est
Monsieur le Maire, Julien Plantier et moi-même.
On est en plein pour parler avec La Poste
pour, même si La Poste est devenue
une entreprise privée,
ils avaient au départ
un souhait, c'était de quitter
Pice 20.
On a réussi à les convaincre,
on les a un peu obligés, forcés la main,
de rester sur site.
Donc, c'est
un élément fort.
La création, malheureuse,
du poste de police, malheureuse
parce que, là aussi,
ouvrir un poste de police aux heures
de bureau dans un quartier où on sait
qu'il y a une délinquance
liée au trafic de drogue, c'était un peu...
Je ne vais pas dire que c'était couru d'avance,
mais tout le monde
pouvait penser que ça allait
finir comme ça. En revanche,
si on arrive
à avoir des ressources
policières
nationales supplémentaires
ou d'ouvrir ce poste de police
tout le temps, ça
réglerait le problème. Mais en tout cas,
comment dire,
les structures importantes
seront là. Et la médiathèque,
c'est pratiquement 1200m2
qui vont être, normalement, réinstallées au pied des tours
sur l'espace Espero.
Au niveau de l'attractivité des entreprises, est-ce qu'il y a quelque chose
qui est prévu dans le programme, tout simplement ?
Créer de l'emploi sur place, c'est aussi un moyen
de réduire
la délinquance.
Oui. Après, nous, quand on crée
des immeubles,
au départ,
les deux immeubles que l'on va créer, ils sont
essentiellement faits pour reloger les commerces
de la Galerie Chavannac qu'on souhaite dévonlir.
Sur l'axe Kennedy,
c'est un carrefour,
et il y a, dans un carrefour,
quatre coins. Le premier coin,
il va être utilisé par
l'immeuble GGL. En face,
ce sont les tours du Crous
qui vont être démolis
en avril, par
foudroyage. Il va y avoir
un immeuble qui va se construire à la place.
Là où, vraisemblablement, on aura la poste
et le bureau de police. Mais sur les deux autres
coins, notamment en face,
là où vous avez la ferme-école actuellement,
je ne sais pas si vous voyez, il y a des poules qui se
baladent sur le périphérique.
C'est de l'autre côté.
Là, on a aussi un projet de construction
où on doit
ouvrir
des espaces pour des entreprises.
Et vous avez, juste à côté,
le parc Kennedy
qui regorge d'entreprises. Après,
est-ce que les populations
locales,
entre guillemets, vous ne me prenez pas
sur les propos, est-ce que les populations locales
vont pouvoir travailler dans ces
espaces-là ? Je ne sais pas.
En tout cas, ce qu'on entend, je ne sais pas si c'est une erreur, mais
vous nous dites que le poste de police
de Pissevin pourrait se
retrouver à la place du bâtiment du Crous
sur un nouvel édifice qui serait
installé avec la poste. Oui, ce qu'il y a de clair, c'est que...
Parce qu'aujourd'hui, il est sur la galerie Richard
Wagner. Non, aujourd'hui,
il a trait d'union. Oui, il a trait d'union. Mais ça aussi,
ça va être démoli. Mais trait d'union,
la galerie trait d'union, si vous
voulez, elle va être... Le bâtiment de
GGL, il va être construit en deux phases.
La phase A et la phase B. La phase A,
elle commence, comme je vous l'ai dit, le 16.
Lundi prochain. Une fois qu'on
aura livré la phase A,
c'est-à-dire, grosso modo, en septembre
2026, on commencera
à les bâtiments,
la phase B. Et sur la phase B,
vous avez l'actuel poste de police.
Normalement, il pourra sortir
parce que les tours du Crou... En fait, l'enrue...
Ce n'est pas rassurant non plus.
On parle beaucoup de police, beaucoup d'endroits
pour consolider le truc, donc ça veut dire...
On améliore le cadre de vie,
donc à ce moment-là, tout va bien.
On végétalise tout ça, et puis on parle
moins de problématiques de sécurité.
Normalement, ça doit être rassurant.
On parle de 16 000 habitants. Est-ce que vous connaissez
une ville sur le département du Gard
de 16 000 habitants où il n'y a pas un poste de police
ou un poste de gendarmerie ? Moi, je n'en connais pas.
Non, mais je ne vous ai pas dit le contraire.
Donc c'est normal qu'on parle de poste de police.
Mais je dis quand même que dans le cadre de l'amélioration,
comme vous dites, de ces conditions de vie,
de cadre de vie, parce que je...
Je dis quand même, c'est particulier quand même.
On a besoin de ça. Vous voyez ce que je veux dire ?
C'est parce qu'on sait très bien que derrière tout ça,
il y a quand même des problématiques sociétales
et sociales avec un taux de pauvreté
qui est tellement haut dans ces quartiers-là
que même, je le répète parce que
vous me dites que ce n'est pas un lien, mais c'est un lien,
que ce n'est pas tout simplement en refaisant
les façades. Peut-être l'amélioration,
bien évidemment, de couper
un petit peu ces bâtiments, c'est-à-dire que...
Et là, vous avez raison, M. Bonnet. Par exemple, de passer
de 16 000 à 10 000, voire à 8 000, c'est bien plus
acceptable
que de ces grands ensembles
qui ont été pensés dans les années
70-80, qui ne sont plus adaptés.
C'est ce que je dis maintenant. C'est dans ce cadre-là
que je dis que ce n'est pas adapté.
Ces grands ensembles, ils ont été faits dans les années 60
pour répondre à un appel
du gouvernement de l'époque
pour pouvoir loger
tous les rapatriés
qui arrivaient. Et donc, il y a eu
un besoin de 800 000 logements
sur toute la France.
Allez, on avance, parce que sinon, on ne va pas pouvoir parler
du chemin de Badavignon et du
Masse-de-Mingue. Un mot, peut-être,
d'abord sur le Masse-de-Mingue. Les travaux sont peut-être
moins spectaculaires qu'à Pissevin,
mais il y a quand même une requalification de plusieurs
artères du quartier populaire.
La démolition est en cours.
C'est moins spectaculaire qu'à Pissevin.
C'est moins spectaculaire
parce que déjà, le quartier est plus petit.
Le quartier est plus petit parce qu'il y a à peu près
3 500 habitants. Mais,
pour ceux qui le connaissent,
c'est un quartier
très charmant.
Il est bordé
de pinèdes. Il y a des endroits
que je ne connaissais pas
alors que je suis nîmois depuis 60 ans.
Je ne connaissais pas le Masse-de-Mingue. Et franchement,
j'ai été surpris par
l'environnement. Alors, on retrouve
ces
grandes constructions des années 60
qui n'ont pas été rénovées ou très peu.
Et le quartier avait déjà bénéficié d'ailleurs du premier
programme en rue.
Donc, il y a un peu moins de travaux.
Ceci dit, on s'est concentrés
sur l'espace des grillons
qui a fait la une des
médias il y a quelques années.
Justement, encore une fois, à cause du trafic de drogue
où
c'est de la copropriété.
Cette immeuble des grillons va être en partie
on aide déjà
les copropriétaires
dans des travaux d'urgence.
Toute la galette commerciale qu'il y a devant
où il y a des commerces
qui font ce qu'ils peuvent va être détruite.
Les bâtiments municipaux
comme la crèche, la mairie
vont être relocalisés
un petit peu plus loin pour pouvoir mettre
au pied de l'immeuble des grillons.
Quand je dis un petit peu plus loin, c'est
50 mètres. On ne quitte pas le quartier.
La Poste restera également sur le quartier ?
Oui, on pense.
La Poste peut être dans une autre configuration
dans ce qu'ils font aujourd'hui.
Il faut savoir que la problématique
de la Poste, c'est que
aujourd'hui, l'Internet
les mails ont fait que la Poste
est en chute libre en termes de distribution.
Il y a beaucoup moins de courriers.
Mais ça reste un vrai service public quand même
pour les gens qui vont retirer de l'argent.
Ils sont en train de réfléchir à comment ils vont rester sur place.
Est-ce qu'ils vont rester avec un bureau ?
Il n'y a pas un risque de départ de la Poste
sur le masque de Mégondjian ou sur le chemin mât
rapidement ? Parce qu'il ne reste pas beaucoup de temps.
Abdel en a parlé, c'est d'abord aussi la reconstruction
du groupe scolaire Léon Rousson
au Côte d'Orville.
C'est à proximité du chemin mât.
C'est un grand ensemble.
Est-ce que la livraison est toujours prévue
au printemps 2025 ?
Les élèves rentreront
pour la rentrée ?
Non, ils vont rentrer.
Il y a des aménagements, des constructions de logements
en face du carré Saint-Dominique
que les habitants du chemin mât
connaissent bien. Il y a la partie
portale également et puis
il y a la partie du côté de la route d'Avignon.
C'est compliqué parce que
vous avez des sociétaires
qui parlent beaucoup.
Faire une demi-heure sur les trois quartiers
et sur grosso modo 800 millions d'euros d'investissement
c'est juste pas possible.
Si vous voulez que je rentre dans les détails
il faudrait pas une journée mais pas loin.
Ça m'intéresse les détails.
On pourra prendre un café
ou s'engueuler.
Chemin mât d'Avignon, parce que c'est important
là il y a un vrai programme sur le chemin mât d'Avignon.
Il y a des vrais programmes partout.
Partout où la ville
on peut faire quelque chose, on essaie.
Là on parle des trois quartiers mais dans le centre-ville
c'est pareil.
Sur le chemin mât oui, vous avez le portal
vous avez aujourd'hui
l'immeuble qui est fait par
Habitat du Gard
qui est l'immeuble Jacqueline Auriol
où il y a du logement social qui se crée
qui va être fini normalement en septembre.
On va démolir
un espace qui s'appelle
Herminier
qui va permettre de faire une voie
qui va traverser
tout le chemin mât.
Pendant l'été
on s'est aperçu
que les enfants de l'école Jean Moulin
sortent
tout de suite sur
la T2.
Il y a une grande ligne droite
et des fois les bus passent un peu vite
même si on a demandé à l'agglo
et on a toujours été entendu par l'agglo
on a demandé à ce que
les bus fassent attention
aux enfants. Mais ça ne suffit pas
quand vous avez une école maternelle
une école élémentaire qui sort
c'est compliqué. Donc on a décidé
et à côté on a un collège, le collège Romain-Roland
et donc on a décidé de faire
un énorme
place
où on va avoir les entrées
des trois établissements.
Sur le côté
que ce soit les écoles Jean Moulin
ou le collège Romain-Roland qui donnait
sur le portal derrière
mais tout ça va être délocalisé
sur ce grand
ce grand espace
et vous voyez
que dès lors qu'on parle de rénovation
tout le monde arrive à
travailler intelligemment puisqu'on est
arrivé alors qu'on n'est pas du même
camp si je puis dire
avec le conseil départemental
à trouver des solutions arrangeantes pour tout le monde
et à faire de cet endroit qui sera
un endroit sécurisé et très beau en plus.
Il y a deux questions pour terminer si vous voulez
bien cette interview Olivier Bonnet
des questions plus politiques.
La première finalement
elle est presque en lien avec votre travail
dans le cadre de la rénovation urbaine
parce que vous êtes au contact des habitants
de ces différents quartiers
qu'est-ce qu'ils vous disent ces habitants
à l'orée des municipales
dans quinze mois ?
Franchement rien.
C'est encore trop tôt.
Je pense qu'aujourd'hui
les gens pensent à leurs
problèmes de tous les jours
comment ils vont bouffer
comment ils vont travailler
comment ils vont passer leurs prochaines vacances
où est-ce qu'ils vont habiter
je crois qu'à aucun moment
ou alors c'est dans des réunions publiques que je fais
parce que j'en fais beaucoup
où j'ai un opposant qui arrive
pour mettre la pagaille
et qui me pose des questions qui n'ont rien à voir avec le sujet
mais sinon les gens
me parlent jamais
mais jamais
de la future municipalité
est-ce qu'elle sera de droite, de gauche, du centre
je sais pas où
Peut-être une question
qui a été essoufflée par Coralie cet après-midi
Eh oui parce qu'on voit qu'il y a quand même une guerre de succession
notamment dans le camp de la majorité
pour succéder donc à Jean-Paul Fournier
entre le clan Plantier
le clan Proust
est-ce que vous avez une préférence monsieur Bonnet ?
Vous attendez quoi de moi ? Que je démolisse un de mes copains ?
Non. En fait
je vais être très
j'ai pas trop l'habitude de faire langue de bois
moi vous savez j'ai préféré
Chirac à Mitterrand
j'ai préféré Sarkozy à Hollande
donc
Vous espérez qu'ils vont s'entendre ?
En fait je me trompe pas
de cible. Moi mes adversaires
c'est l'extrême droite et l'extrême gauche
c'est pas mes
camarades qui étaient avec moi
et qui sont avec moi sur la même liste
moi je verrai
à l'âge que j'ai aujourd'hui
d'un très mauvais oeil que
je serai très malheureux que ma ville
aille à l'extrême droite
le Front National
le Rassemblement National
le parti de la famille Le Pen
qui est antisémite
qui est raciste et fait tout ce qu'on veut
ou à l'extrême gauche
parce que pour moi
ce serait un retour en arrière
ce serait un non-sens
regardez, je préfère
rentrer dans les détails mais
il y a 60 ans
la ville de Nîmes était l'équivalente
de la ville de Montpellier
on a eu la mairie de
Jourdan
la mairie de Monsieur...
Clary
on a pris un
recul considérable, aujourd'hui
la ville de Montpellier est la 5ème ou 6ème ville de France
nous on est péniblement
la 20ème ville de France
on a...
donc j'espère et puis on voit
ce qu'on aime ou on n'aime pas
ce qu'a fait
Jean-Paul Fournier
la ville a quand même
en 25 ans totalement changé
on voit qu'il y a une certaine attractivité
il en est
très fier et il a de quoi
l'inscription de la maison Carré à l'UNESCO
c'est quand même fantastique
moi quand je vois ma ville, vous savez
je vais vous faire un petit aveu, j'ai mon fils qui faisait
des études à Lyon et on a été le week-end
dernier voir les fameuses
Lumières
il y a un monde
mais c'est un truc de dingue
c'est même pas la Feria
c'est même pas le boulevard Victor Hugo
un samedi soir de la Feria
c'est gigantesque
et quand vous arrivez enfin à la projection
sur une cathédrale ou sur je sais pas trop quoi
vous vous dites
mais c'est pas fini ici
en fait on a
quand vous voyez ce qu'il fait sur la ville de Nîmes
mais vraiment, c'est pas du chauvinisme
quand vous voyez les projections qui ont été faites
le week-end dernier à ville de Nîmes
n'ont rien à envier à ce qui se fait à Lyon
alors que c'est une
reconnue nationalement
voire internationalement
merci beaucoup Olivier Bonnet
d'avoir répondu à toutes nos questions
