La maladie : mieux vivre la sienne, celle d'un proche, prendre soin - J'ai demandé à Fabrice

Fabrice Midal
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58 Vues de vidéo·7 déc. 2023
Dans cet épisode de J'ai demandé à Fabrice, je réponds à vos questions sur la maladie, la santé.
Mon site : https://www.fabricemidal.com
tous les thérapeutes que j'invite montre
justement comment se libérer de cette
illusion de volonté c'est très important
parce que quand j'ai une addiction que
je crois que c'est parce que je manque
de volonté j'en conclus que je suis nul
donc j'ai encore moins de courage et je
me sens encore plus mal donc c'est pour
ça que c'est très important quand je
comprends que si je suis addicte c'est
parce que je suis
victime que je suis prisonnier de
mécanisme de mon cerveau d'une mauvaise
compréhension de ce que je suis qui
m'entraîne alors d'un seul coup je peux
respirer
et là un chemin s'ouvre à moi quand on a
une maladie on a qu'une envie c'est de
ne pas la voir donc on est on crée une
lutte entre soi et la maladie et il faut
dissoudre cette lutte parce que cette
lutte nous épuise cette lutte nous
détruit et cette lutte nous coupe de la
vie or le le ce qui est important de
comprendre c'est que même s'il y a une
une maladie il y a aussi de la santé
qu'on est en rapport à la maladie de
manière juste on est en rapport à la
santé et que le le drame c'est souvent
pour nous si maladie il y a plus de
santé et c'est juste complètement crispé
mais là tant qu'un être humain est
vivant il est vivant il y a quelque
chose de de de Digne plein d'amour
quelque chose à faire quelque chose à
réaliser quelque chose qui donne sens
apprendre à avoir un rapport de
tendresse par rapport à ce qu'on vit et
c'est presque aujourd'hui un tabou parce
que quand on dit tendresse on se dit off
c'est cucu c'est mièvre ça n'aide pas
moi ce que je veux c'est gérer me
débarrasser de mon problème et avancer
et on se rend pas compte que c'est ça
qui en réalité un dénis de l'expérience
que nous sommes en train de vivre et qui
va absolument pas nous aider j'ai
demandé à
Fab bonjour bienvenue dans ce nouvel
épisode j'ai demandé à Fabrice qui est
réalisé à partir de toutes vos questions
que Rebeca tu rassembles merci d'être là
je je suis prêt bonjour Fabrice euh
alors aujourd'hui nous allons aborder le
thème de la maladie et de la santé qui
touche beaucoup de personnes que ce soit
pour eux ou pour leurs proches donc pour
la première question cela fait plusieurs
années que je suis addicte à diverses
substances je sais que vous n'êtes pas
médecin mais après avoir tout essayé je
cherche une piste est-ce que la
méditation pourrait m'aider alors voilà
moi c'est très important je ne suis pas
du tout médecin donc je peux pas du tout
parler dans ce cadrelà je suis vraiment
philosophe donc je peux juste parler de
ce que je comprends en tant que
philosophe et la question des addictions
est une question que auquel la
philosophie a a souvent pensé parce
qu'elle met en jeu un paradoxe tout à
fait
surprenant que je deviens prisonnier de
choses alors que ma volonté ne voudrait
pas donc ça c'est absolument central et
je suis très content de la question
parce que c'est quand même je dirais
c'est une des énigmes qui me hant depuis
20 ans pourquoi nous nous égarons autant
sur notre conception de la volonté nous
croyons que si je suis addicte je
devrais pouvoir résister or plus je
résiste plus je chute et donc la volonté
ne permet pas de vaincre une addiction
alors ça c'est absolument
disons central il faut que je développe
un peu parce que c'est tellement
surprenant nous sommes tous convaincus
consciemment ou inconsciemment et même
si nous ne le savons pas que tout est
une question de volonté c'està dire je
pourrais dire même moi qui depuis 20 ans
essaie de défaire la conception de la
volonté d'essayer de penser d'autres
approches la méditation foutez-vous la
paix et cetera je me rends compte que je
reste souvent prisonnier quand même que
avec la volonté on devrait pouvoir y
arriver et en fait c'est très important
de comprendre que c'est c'est on est
prisonnier d'une certaine idéologie nous
vivons nous un temps où on nous enseigne
depuis qu'on est enfant par la volonté
on doit y arriver et la volonté ça veut
dire quoi le contrôle parce qu'en fait
la volonté elle est réduite disons sa
compréhension philosophiquement céit ça
beaucoup plus de résonance c'est
beaucoup plus complexe mais aujourd'hui
dans notre langage volonté ça veut dire
je décide je dois avoir un résultat que
je contrôle parfaitement or ça ça n'est
c'est complètement du zoir alors il y a
tout un travail au 20e siècle de montrer
l'illusion de la volonté chez niet chez
Martin et de guerre et cetera de montrer
que là ça repousse sur une compréhension
complètement fausse de l'être humain
mais ce qui est absolument passionnant
c'est que les recherches en neuroscience
ont montré que la volonté nous épuise si
je dois résister à une tentation
euh par exemple avant une enquête on met
plein de
cookies c'est une évidemment une enquête
fait aux États-Unis qu'il y a des
cookies vous pouvez imaginer autre chose
des beau babas au Rome ou je ne sais
quoi et il y a plein de petits babasome
sur la table et on vous dit vous devez
pas les manger avant de répondre à une
question ben le fait de résister fait
que vous êtes beaucoup moins disponible
à répondre aux questions après vous avez
tellement résisté à ne pas manger donc
la capacité de résistance et de contrôle
qu'on a et au fond beaucoup plus faible
qu'on ne le croit alors on peut bien
évidemment l'augmenter mais c'est pas
par là qu'on y arrive donc il faut
changer radicalement de stratégie et
toutes les approches qui me semblent
aller dans le sens de ces découvertes
philosophiques me SEM passionnant
aujourd'hui il y a de nombreuses
approches thérapeutiques qui ne cesse de
mettre en avant les ressources hors de
la volonté qui nous permettent de nous
libérer de manière dont on est
prisonnier de tas de forces de tas de
formes d'addiction parce queil y a des
addictions à des substances il y a des
addictions à des tas de choses à mon
téléphone portable bon on a plein on est
tous on a tous des addictions en réalité
c'est que c'est une question très
importante parce que bien sûr il des
addictions beaucoup plus graves que
d'autres mais on a tous des addictions
et c'est important de voir
comment mettre en place des changements
et c'est au fond à quoi je consacre une
grande partie des dialogues que je fais
sur ma chaîne vous aurez remarqué que
sur ma chaîne la plupart des thérapeutes
que j'invite j'en invite souvent surtout
parce que moi comme je suis philosophe
je trouve ça intéressant d'inviter des
thérapeutes qui consonnent avec les
découvertes philosophie que je fais tous
les thérapeutes que j'abite montre
justement comment se libérer de cette
illusion de volonté c'est très important
parce que quand j'ai une addiction que
je crois que c'est parce que je manque
de volonté j'en conclus que je suis nul
donc j'ai encore moins de courage et je
me sens encore plus mal donc c'est pour
ça que c'est très important quand je
comprends que si je suis addicte c'est
parce que je suis victime
que je suis prisonnier de mécanisme de
mon cerveau d'une mauvaise compréhension
de ce que je suis qui m'entraîne alors
d'un seul coup je peux respirer et là un
chemin s'ouvre à moi et donc beaucoup
d'approches j'invite les gens à regarder
nombre de dialogues que je fais presque
tous parlent au fond de comment sortir
de l'illusion de contrôle comment
redevenir vivant parce qu'au fond quand
on veut contrôler quand on est pris par
une addiction c'est les c'est ça le
cercle vicieux j'ai une addiction je
veux contrôler j'ai une addiction ben en
fait c'est comme quand on veut faire un
régime on se dit qu'il faut qu'on mange
moins et évidemment on craque parce
qu'on en peut plus de se priver de
manger donc le fait de se priver va
faire qu'on craque tandis que si on
change notre alimentation on va pas
craquer parce que c'est quelque chose d'
entièrement créateur et positif et qu'on
n pas dans la restriction dans la
volonté dans la contrainte mais dans un
changement d'habitude donc c'est souvent
des changements d'habitude des questions
de rit de changement de de manière de
vivre qui entraînne euh les changements
donc c'est ça qu'il faut absolument
réussir euh à à prendre en vue c'est
vraiment soulageant de voir qu'il y a
une autre possibilité d'action en dehors
de de la volonté et qu'elles sont
absolument mais très puissante c'est ça
que les gens connaissent peu encore
encore ça que je j'en parle de de
nombreuxes entre eux donc la méditation
comme on comme on la propose parce que
par rapport à une addiction au lieu
d'être prisonnier du mécanisme qui nous
n va aller vers euh la pulsion ça nous
apprend à être à l'écoute mais plein
d'autres choses dont dont dont je parle
souvent ici euh permettent et sont
incroyablement aidantes et aujourd'hui
c'est ça qui est extraordinaire c'est
que on a beaucoup progresser dans la
compréhension de de de notre cerveau de
ce qui nous emprisonne et de et de quels
sont les vrais déclencheurs du mouvement
et au fond la clé de tout ça c'est
comment on redevient vivant parce que
les addictions sont des manières dont on
est coupé de la vie et c'est ce que
j'aime beaucoup appeler moi retrouver
l'énergie du bourgeon qu' a un il y a
quand on est dans une addiction c'est
comme sont des coupés de la vie on on
est et comment on redevient vivant
comment je parle du bourgeon parce qu'il
y a toujours une graine de vie en nous
qui est là et qui ne demande qu'à éclore
devenir une fleur puis devenir un fruit
et que écouter la vie écouter ce qui
jaillit en nous c'est tout autre chose
que contrôler gérer et cetera et que
c'est ça le mouvement qu'il nous faut
apprendre à vivre et donc on comprend
que guérir d'une souffrance ne peut se
faire qu'en se reconnectant aussi à la
vie à la santé et c'est ça qui est
crucial c'est que au lieu de se vivre
comme un addicte nul qui n'y arrive pas
on se vit comme quelqu'un qui a des
ressources en rapport à la vie et et qui
est juste et qui est c'est juste cette
vie qui est atteinte et qu'il faut
dénouer délivrer
revivifier la seconde question est la
suivante comment cultiver un état d'être
pour arriver à accueillir une maladie
héréditaire et arrivriver à une certaine
résilience quand dans le quotidien tout
nous ramène à cette
maladie alors là il y a plein de il y a
plusieurs pistes
la question c'est comment on entre en
rapport à la maladie et
ça c'est une vraie épreuve c'est un vrai
travail qu'on ne peut pas nier et donc
avoir une
maladie c'est une épreuve
c'est une limite une
frustration un
énervement une déception un
renoncement donc euh je crois que c'est
important
d'apprendre à écouter tout ça évidemment
pour moi ça c'est le cœur de la
méditation d'apprendre à avoir un
rapport de
tendresse par rapport à ce qu'on vit et
c'est presque aujourd'hui un tabou parce
que quand on dit tendresse on se dit off
c'est cucu c'est mièvre ça n'aide pas
moi ce que je veux c'est gérer me
débarrasser de mon problème et avancer
et on se rend pas compte que c'est ça
qui est en réalité un dénis de
l'expérience que nous sommes en train de
vivre et qui va absolument pas nous
aider et qui va au contraire créer
encore plus de frustration donc il faut
trouver une manière et c'est vraiment
pas pas pas facile c'est un vrai travail
il faut trouver une manière d'entrer
dans un rapport voilà je dirais de
tendresse à ce que l'on vit par exemple
si on avait un enfant et qui est malade
et qui est très en colère on lui dirait
pas tu es nul d'être en colère tu
devrais penser à autre chose on va
essayer d'écouter sa colère parce qu'il
est malade ou sa frustration je peux pas
jouer avec les copains mais si je veux y
aller donc on va
essayer
d'écouter les signes même les plus
absurdes soi-disant de ce que l'enfant
sent par rapport à sa maladie nous
devons avoir cette même attitude envers
nous c'està dire être à l'écoute de ce
que de ce qui nous travaille et c'est
pas évident parce parce que quand on est
quand on a une maladie on a qu'une envie
c'est de ne pas l'avir donc on est on
crée une lutte entre soi et la maladie
et il faut dissoudre cette lutte parce
que cette lutte nous épuise cette lutte
nous détruit et cette lutte nous coupe
de la vie or le le ce qui est important
de comprendre c'est que même s'il y a
une une maladie il y a aussi de la santé
et
ça Nietzsche a beaucoup insisté
Nietzsche souffrait de migraine absolu
ent atroce qui l'empêchait de se lever
qu'il conduisait à des souffrances
vraiment et il s beaucoup demandé
qu'est-ce que je peux faire avec cette
maladie disons chronique qu'il avait et
il s'est dit il faut que au lieu de
prendre ça contre pour que ce soit un
élément de ma de ma de ma résistance ou
de ma plainte contre la vie que j'en que
je découvre une plus grande habitation
dans le vie vivant et sentir qu'il y a
une ce qu'il appelle la grande santé qui
est plus importante que maladie ou santé
qu tant que vivant en tant que je suis
en rapport à la vie il y a quelque chose
de merveilleux ça c'est quelque chose
qui me frappe beaucoup qu'est-ce qui
rend heureux au
fond simplement le fait de sentir qu'on
est
vivant de juste d'être vivant avant
toute autre chose là on peut le faire
juste sentir que étant assis ou allongé
ou peut-être vous êtes debout en
m'écoutant vous êtes vivant sans rien
rien rien faire juste sentir la
merveille d'être vivant que toutite on
est pris j'ai tel problème j'ai mal aux
pied un tel est pas gentil mais juste on
revient à cet endroit-là il y a quelque
chose de de de
d'heureux être
vivant en tant que tel quand on peut
l'habiter quand on peut réhabiter ça est
une expérience
heureuse et c'est ça je crois que
perçoit enfin quiessaie que de de de
nous transmettre Nietzsche quand il
parle de de la grande santé comme
manière pour lui de de lutter
contre le découragement et au fond la
question centrale derrière la ce qui est
posé là c'est comment éviter le le
découragement comme cette au fond comme
la maladie fondamentale de notre temps
le découragement qui vient comme on peut
pas contrôler on est découragé mais non
parce qu'on peut pas contrôler
on peut redevenir à la vie et sentir
cette ce souffle ce souffle donc voilà
quelques pistes qui j'espère vont aider
la personne qui a posé cette question la
troisième question est la suivante on a
découvert en septembre un concert à mon
père de 78 ans il débute sa
radiothérapie ce ce mardi j'ai peur de
voir mon père s'affaiblir j'angoisse à
une épreuve de la vie encore plus dur la
méditation m'apporte de la sérénité
m'aide à accepter ma peur et mes
angoisses m'aide à accepter
l'incertitude liée à la maladie et à me
reconnecter au présent comment puis-je
accompagner mon père dans une démarche
méditative alors d'abord ce que je
trouve très beau dans le témoignage
c'est qui c'est bien de préciser que la
méditation l'aide à accepter ses peurs
ce qu'il faut comprendre ici c'est que
la peur est en rapport à l'amour s'il
n'aimait pas son père il n'aurait pas
peur donc la peur et
l'angoisse sont liés euh à l'amour il se
trouve que mon père c'est moins grave
mais à des soucis de de santé que j'apis
il y a quelques jours et je j'étais
frappé à quel point euh ça m'angoissait
ça m'inquiétait aussi je je me rends
compte que il y a aussi l'angoisse de
pas être à la hauteur c'est difficile
par rapport à un père qui nous a élevé
qui éta un point de référence de le voir
fragile et de se dire mais comment on
peut l'aider comment peut trouver la
juste place par rapport à lui parce que
notre inquiétude peut faire que on
devient trop euh moi je vois avec mon
père il a pas envie il est encore tout à
fait euh vaillant il a pas envie que
quelqu'un s'occupe s'occupe de lui mais
en même temps il a besoin quand même de
pouvoir en parler donc il y a un
équilibre là euh qui est qui qui est
subtile à trouver donc l'angoisse c'est
elle est lié à l'amour mais elle est lié
aussi à essayer de trouver la place
juste
et ça c'est très important
dans notre monde on nous fait croire que
l'angoisse est le signe d'une
défaillance l'angoisse est le signe
qu'on est en train de s'ajuster à la
réalité dans la plupart des cas donc
dans ce cas mon père est malade je me
sens angoissé c'està direire que ça me
dit je l'aime et quelle est la place
juste à trouver et ça va pas se trouver
tout seul parce que si je laisse juste
écouter ma peur je vais pas être à droit
si je fuis ma peur je vais pas être à
droit je vais être à droit je vais être
juste si je trouve l'équilibre entre
écouter ce que je sens mais répondre
comme il faut à la situation donc je
dirais c'est ça qui me semble central si
j'ai la place juste alors je vais aider
mon père donc je dirais pas dans le cas
qu'il faut avoir une attitude méditative
avec son père à moins que ce soit la
demande de son père c'est pas la peine
mais que si nous on est dans un rapport
qui nous on se relie à cette justesse à
cette confiance dans la vie dans ce lien
d'amour dans ce lien d'accepter de ne
pas contrôler l'autre de ne pas
contrôler la maladie parce que la
maladie ne se contrôle
pas on l'écoute on se relie on essaie de
voir comment la
guérir et ben là je trouve que c'est ça
l'attitude l'attitude juste qu'on peut
avoir et là c'est important de de de
souligner ce que je dis dans au fond
chaque réponse qu'on est en rapport à la
maladie de manière juste on est en
rapport à la santé et que le drame c'est
souvent pour nous si maladie il y a plus
de santé et c'est euh juste complètement
crispé mais là
euh tant qu'un être humain est vivant il
est vivant il y a quelque chose de de de
Digne plein d'amour quelque chose faire
quelque chose à réaliser quelque chose
qui donne sens la vie contient une
dimension de sens qui est important de
de célébrer donc je crois aussi que
c'est un moment de célébration de la vie
le moment où on doit accompagner un
parent qui est malade et qui demande une
redisposition profonde de la relation de
l'un avec l'autre et je trouve que ça
fait partie de l'apprentissage d'être
vivant est-ce que la méditation est la
philosophie peuvent m'aider à traverser
la maladie alors c'est deux choses très
différentes la méditation ça permet de
travailler contre la résistance ça
permet d'accueillir ça permet de se
reconnecter avec la vie c'est très
important mais la philosophie peut
beaucoup aider aussi parce que ça nous
libère de fausses conceptions et en
particulier ce que j'ai montré beaucoup
dans notre entretien la fausse
conception que il faut lutter contre la
maladie et qu'il faut être dans un
contrôle contre la maladie mais qu'il
faut absolument changer de perspective
et de reprendre cette perspective de la
grande santé et puis aussi la
philosophie nous aide à à entendre que
malgré euh c'est tout un discours
aujourd'hui de ce que j'appelle le
capitalisme psychique qui conduit à
considérer que être malade est une faute
est un on est moins considéré que un
être malade et tout autant un être
humain tout autant euh présent tout
autant digne tout autant et donc là
c'est un changement de perspective très
important il faudrait changer très
profondément la manière de voir la
maladie et la philosophie peut nous
aider à ce changement profond de de
perspective et ça c'est très très très
très important moi je suis plus je suis
particulièrement sensibilisé à la
maladie psychique parce que je suis tout
le temps en dialogue avec des
psychiatres que par mon travail sur la
méditation par la manière dont j'ai
formé nombreux thérapeutes don donc
c'est quelque chose que je connais mieux
et me frappe beaucoup le fait que
beaucoup de gens qui ont une maladie
psychique ont l'impression de pas être
tout à fait pleinement humain que
quelque chose fait défaut et je crois
que c'est très important de comprendre
que non que euh on peut tout être humain
a des singularités des particularités et
la maladie fait partie des singularités
des particularités qui nous constituent
tous et qu'il faut sortir disons ce
modèle normal d'un être parfait efficace
efficient qui serait bien et tous les
êtres qui auraient une forme d'handicap
et tout ça seraiit au fond des êtres un
peu moins un peu moins non c'est je
crois que la philosophie nous aide à
nous délivrer de cette vision là et de
changer notre perspective de ce que
c'est qu'un être humain et je crois que
c'est très très important et ça a des
conséquences aller au bout de ça
demanderit beaucoup de travail parce que
ça fait éclater énormément de nos
concepts sur ce que ça veut dire qu'être
un être humain et qu'est-ce que ça veut
dire qu'être en bonne santé et qu'est-ce
que ça veut dire être handicapé être
malade être
limité euh voilà je pense que ça tout ça
sont des réflexions que la philosophie
nous permet d'élucider et de ce point de
vu là en tout cas pour moi méditation et
philosophie se complèteent très bien et
c'est un peu ce que j'essaie de de
défendre donc je suis content de la
question qui qui témoigne un peu de ce
que j'essaie de transmettre ici ben
merci beaucoup merci Rebecca pour ton
travail et merci à tous pour vos
questions qui pou ça ça touche en plein
cœur c'est des questions réelles c'est
des questions de chacun d'entre nous
confrontés à à l'ampleur de de la vie
ben je vous remercie vraiment c'est
toujours merveilleux de pouvoir partager
de deune manière que j'espère le plus
sincère possible et je vous embrasse
tous
