Nos forêts ont-elles la forme ? - Science En Questions

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8 Vues de vidéo·12 janv. 2024
Entre l’augmentation des températures, l'intensification des sécheresses ou la prolifération des insectes ravageurs, nos forêts ont du mal à garder la forme... Comment suivre leur état de santé pour mieux les protéger et pouvoir en profiter durablement ? Réponses avec François Morneau, conseiller technique de l'inventaire à l'IGN, et Noémie Pousse, chargée R&D spécialiste des sols à l'ONF.
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salut les sorciers salut marine salut
Lauren bienvenue dans Science en
question aujourd'hui on s'intéresse à
nos forêts cette ressource précieuse est
de plus en plus menacée par le
changement climatique entre
l'augmentation des températures la
multiplication des épisodes de fortes
sécheresse et la prolifération des
insectes ravageurs nos forêts ont du mal
à garder la forme alors comment suivre
l'état de santé de nos forêts comment
mieux protéger nos arbres et comment
gérer et exploiter les forêts plus
durablement quand la science est au
chevet des forêts ça commence maintenant
[Musique]
[Applaudissements]
[Musique]
vous avez probablement déjà vu ces
images sur les réseaux sociaux ou à la
télévision elle montre deux photos
satellites de la France celle de gauche
a été prise à la fin du mois de juillet
2021 celle de droite a été prise à la
même période mais en 2022 cette
comparaison impressionnante illustre
bien l'intensité et l'ampleur de
l'épisode de sécheresse que la France a
connu elle montre aussi les conséquences
directes du manque d'eau sur la
végétation et bien sûr sur nos forêts
cette situation est préoccupante car
elle fragilise les forêts et
malheureusement la pression du
réchauffement climatique n'est pas prête
de s'arrêter et les épisodes de
sécheresse sont amenés à se reproduire
alors pour mieux les gérer et suivre
leur état de santé de prêt il est
important de disposer de statistiques
sur nos forêts c'est une des missions de
l'hygiène l'Institut national de
l'information géographique et forestière
aujourd'hui nous avons le plaisir de
recevoir l'un de ses représentants
François Morneau bonjour bonjour
bienvenue sur le plateau de science en
question
vous êtes chargé de mission conseiller
technique de l'Inventaire Forestier et
alors même si on sait tous déjà ce
qu'est une forêt j'imagine qu'il existe
quand même une définition scientifique
ou en tout cas une déficience sur
laquelle tout le monde s'est mis
d'accord sur la forêt alors première
question qu'est-ce qu'une forêt alors
qu'est-ce qu'une forêt c'est une
question difficile en tout cas ce que je
peux vous répondre c'est comment nous à
l'inventaire forestier national on la
définit et on a défini comme un espace
avec un couvert boisé d'au moins 10%
donc c'est pas beaucoup donc les arbres
couvrent moins 10% et on va définir que
c'est une forêt si ces arbres sont
capables au moins d'atteindre 5 mètres
de hauteur sinon ça va être une lande ce
qu'il faut aussi c'est qu'elle ait une
surface minimum et cette surface minimum
c'est de 50 ARS 5000 m² très bien bon
ben au moins comme ça effectivement
plus de 20 mètres de large sinon c'est
autre chose très bien bon bah comme ça
on peut vérifier si on a une forêt dans
notre jardin mais je suis pas sûr que ce
soit le cas de tout le monde alors la
forêt française occupent un tiers du
territoire actuellement en France mais
comment elles évoluent alors elles
évoluent avec une progression
extrêmement marquée depuis 150 ans donc
évidemment les forêts sont constituées
des armes ce sont des individus vivants
il se développe et depuis effectivement
une une centaine d'années qu'on les
mesure et même plus que ça on a vu
la forêt recolonisée pardon les espaces
qu'elle avait perdu avant on voit une
image là avec deux cartes de la France
entre 1908 et 2020 on peut du coup se
rendre compte comme ça de l'évolution
exactement c'est localisé davantage dans
le sud-est alors on a on a effectivement
plusieurs phénomènes que ces deux cartes
nous montrent la carte de 1908 elle est
faite elle a été faite grâce à une
enquête qui s'appelait la statistique
d'Aubray puis la carte 2020 elle est il
suive évidemment des résultats de
l'inventaire et on voit des départements
par département sans l'ASM Moselle
évidemment parce que en 1908 avant la
guerre je n'en fais pas partie on voit
quel est le taux de boisement par
département si on voit que ça a
énormément évolué et que la forêt a
progressé partout et alors pourquoi elle
augmente est-ce que c'est un signe de
bonne santé alors c'est un signe de
bonne santé mais c'est surtout un signe
de l'histoire c'est l'effet notamment de
l'abandon des terres agricoles les plus
pauvres au profit d'une mécanisation des
meilleurs terres et ces terres
abandonnée ont été recolonisées par la
forêt il y a eu aussi des volontés de
programmes de boisement et puis l'autre
chose qui a fait baisser la pression sur
les forêts c'est que au milieu du 19e
siècle on est passé d'une énergie qui
était le bois à d'autres énergies
fossiles toujours enfin faux cils pardon
celle-là le charbon et le pétrole donc
évidemment le bois n'est pas une
leadersif fossile mais on la remplacé et
ça a mis moins de pression sur ses
forêts alors vous avez évoqué déjà
dessiné un des rôles de la forêt mais
elle elle a plusieurs rôles cette forêt
on en distingue trois principaux est-ce
que vous pouvez nous les rappeler alors
là la forêt a effectivement en général
trois rôles on les distingue il y a un
rôle écologique elle abrite une
importante diversité
une source très importante pour les tram
et pour les animaux elle a un rôle
économique elle est productrice d'un
matériau notamment le bois qui est
extrêmement important et puis elle a un
rôle social tout le monde a besoin
souvent d'une forêt pour aller se
balader faire un tour et donc on a
besoin de ces espaces boisés proche de
la nature dans lesquelles se ressourcer
très bien alors comme d'habitude dans
cette émission nous avons voulu tester
les connaissances du public et cette
émission n'échappe pas à la règle on est
donc allé dans la rue et qui fait de
notre mot mystère qui est cette fois-ci
faux et domaniale voici les réponses des
gens
[Musique]
c'est une forêt où il y a un grand
domaine je pense domaniale ça fait
partie des domaines je pense c'est c'est
des propriétaires qui ont des forêt
c'est ça une forêt de maniole non je
suis pas sûr c'est peut-être une soirée
qui appartient à un particulier il faut
qu'ils sont gérés par les domaines donc
par par l'administration française alors
je sais pas la proportion mais je dirais
que c'est une majorité des forêts
publics et je sais pas si je devais
deviner 60% des choses comme ça je crois
que c'est assez important les forêts les
forêts publics et peut-être 55 ans non
je dirais beaucoup plus de forêts privés
que de faire un public je crois que les
vraies forêts diminuent on augmente
beaucoup les forêts plantés avec des
arbres tout neufs mais qu'en fait ça a
pas grande intérêt pour beaucoup de
choses et que les vrais forêts diminue
beaucoup
c'est un département pas tous les 10 ans
alors il y a quelques bonnes réponses
mais encore un peu de confusion alors à
qui appartiennent les forêts françaises
les forêts françaises effectivement
elles ont plusieurs propriétaires on
distinguant gros les forêts privées et
les forêts privées c'est 75% des forêts
donc effectivement c'est largement et le
cas restant c'est les forêts de Manial
c'était l'objet de votre question les
frais de Montréal sont les forêts de
l'État et puis toutes les forêts des
collectivités en particulier les forêts
communales qui représentent la majeure
partie alors quelqu'un parlait aussi de
bonne et de mauvaise forêt il y a pas
vraiment de bonne et de nous restaurer
non il y a pas de bonne et mauvaise
soirée il y a des forêts de différents
types avec des essences plantés ou non
régénérer de manière différente avec des
modes on parle de sylviculture la façon
de conduire les peuplements qui peuvent
être différents et c'est souvent lié à
l'histoire de ces de ces forêts là une
des missions de l'hygiène c'est de
réaliser l'inventaire forestier
expliquez-nous un peu l'objectif de
cette inventaire alors l'inventaire
forestier national son but c'est
justement de décrire nos forêts au
quotidien et de nous donner des
informations sur ce qu'elles contiennent
leurs croissances la mortalité des
arbres énormément de paramètres pour
savoir si elles sont en bonne santé si
elle progresse si elle diminue quelle
est la quantité de bois qui est récolté
quels sont les espèces qu'elles abritent
la flore et puis on prend énormément
d'informations vous réalisez un
inventaire tous les combien de temps à
peu près alors l'inventaire il est
maintenant organisé selon un rythme
annuel c'est-à-dire qu'on a une sorte de
photographie chaque année grâce à cette
enquête et cette enquête elle a par
contre un recul temporel de 60 ans donc
maintenant on a 60 ans de données
accumulées grâce à l'Inventaire
Forestier qui nous permettent de voir
non seulement ce qui se passe maintenant
mais de le replacer dans un contexte
historique vous parlez d'enquête mais
très concrètement il y a vous utilisez
deux méthodes principales pour faire
votre inventaire il y a d'abord la photo
interprétation alors comment ça se passe
alors effectivement si on reprend la
base c'est une enquête parce que c'est
de la statistique c'est un peu comme on
est un peu l'Insee de la forêt on Éline
c'est des arbres et de la forêt et donc
on a ce qu'on appelle pour nous de la
première phase statistique et la
première phase c'est d'avoir énormément
de points qui sont disposés chaque année
sur l'ensemble du territoire et qui vont
être simplement observés par photo
interprétation c'est ça l'objet donc à
partir de de d'orthophonographie
produite à l'hygiène donc des images
prises par avion exactement des images
prises
orthophoto ça veut dire qu'elles sont
remises à plat comme une carte pour
coller avec les le contour de la carte
et on va demander à des photos
interprètes au bureau sur ordinateur
d'aller qualifier ce qu'il voit sur
chacun de ces points c'est à peu près 55
000 nouveaux points chaque année
c'est pas un travail si titanesque parce
que ça va plus ou moins vite et on
s'appuie sur des technologies comme
l'intelligence artificielle pour pré
classer ces points là et est-ce que vous
utilisez aussi des images satellites
alors pour le coup non pour cette phase
là il y a pas de comparaison possible
entre la qualité d'une image prise par
un avion qui est très bien résolué et
une photo satellite qui en général avec
beaucoup une bien moins bonne résolution
donc on voit beaucoup mieux les choses
et on utilise des photos aériennes un
peu particulières on utilise le canal
infrarouge ce qui fait mieux ressortir
les limites des justement des végétaux
et en particulier des forêts en
parallèle vous envoyez aussi du monde
sur le terrain alors effectivement cette
première phase c'est 55000 points ça
ferait beaucoup trop pour envoyer des
équipes chaque année sur le terrain tant
que statisticien j'en serais ravi mais
on n'a pas les moyens évidemment donc on
a ce qu'on appelle la deuxième phase et
cette deuxième phase statistique elle
comporte évidemment tout un ensemble de
points terrain on va envoyer nos équipes
pour vraiment aller mesurer nos forêts
mes urer les armes regardez la flore le
sol et autres et ça c'est à peu près
7000 points chaque année 7000 points de
nouveau chaque année
alors évidemment une grosse partie du
travail c'est d'interpréter ces données
et ça François c'est votre job et vous
allez nous raconter ce que vous apprenez
sur ces forêts à partir de ces données
c'est notre séquence sur son action
[Musique]
Lorraine tu vas nous faire le bilan de
santé complet des forêts on va essayer
en tout cas votre travail à vous
François c'est de donner du sens à cette
informe à cet inventaire de le faire
parler et alors l'inventaire nous dit
que la forêt progresse depuis plusieurs
années mais elle est pas en bonne santé
que ça on a un ralentissement de cette
croissance c'est ça alors effectivement
on observe énormément de paramètres
grâce à nos équipes sur le terrain ils
prennent au moins 200 informations par
point d'inventaire donc vous imaginez la
richesse après on compile tout ça pour
en sortir des statistiques pour avoir
des quantités et on observe à la fois
effectivement la surface forestière qui
s'étend le stock de bois sur le volume
de bois qui continue à qui continue à
augmenter considérablement on a gagné
50% en 35 ans c'est absolument
gigantesque mais en même temps on
regarde aussi d'autres choses on regarde
précisément la croissance des arbres on
regarde aussi la mortalité et on regarde
aussi ce qui récolté et c'est notamment
en regardant la croissance et la
mortalité qu'on s'aperçoit que dans les
dernières années les arbres poussent
moins vite
et qui a plus de mortalité en forêt donc
c'est là où effectivement les phénomènes
ont tendance à se ralentir par rapport
au à ce qu'on voyait jusque là la
première cause de ce ralentissement
c'est quoi alors a priori c'est
typiquement les conséquences du
changement climatique plus précisément
les successions d'épisodes de sécheresse
qu'on a eu ces dernières années qui
explique que les arbres poussent moins
et que certains ben ne supportent pas et
meurent
comment comment un arbre meurt de
sécheresse alors l'arbre il peut mourir
de sécheresse par au moins deux
phénomènes simplement quand il y a plus
d'eau dans le sol il a plu il a plu la
capacité de m’absorber et puis il peut
même avoir il peut y avoir des problèmes
de d'évaporation trop forte au niveau
des feuilles de de chaleur trop intense
au niveau de la canopée et du pied alors
tout ça ça peut provoquer par exemple ce
qu'on appelle de la cavitation
c'est-à-dire de la rupture de la colonne
d'eau entre les racines et l'extrémité
des feuilles ils passent la sève en fait
il y a des vulgaires il y a des bulles
d'air qui se créent et la sève ne peut
plus circuler donc
selon l'ampleur des phénomènes ça peut
conduire ça peut conduire jusqu'à la
mort de l'individu et ça cause de la
sécheresse aussi qu'on a des incendies
d'une telle ampleur ce qu'on a pu avoir
à l'été 2022 alors ça c'est un autre
phénomène effectivement les sécheresses
elles ont plein d'impact elles vont
effectivement assécher la végétation qui
sera d'autant plus facile à enflammer et
va prendre et d'où le notamment des
incendies qui se multiplient alors les a
vu effectivement de manière
impressionnante dans les Landes mais on
voit aussi que ces phénomènes là ce
généralise plus au nord et qui a de plus
en plus d'incendies pas de ceux de
l'ampleur notamment des langues mais un
peu partout en France en Bretagne en
Bretagne notamment
mais le on est d'accord qu'un incendie
se démarre pas spontanément tout seul il
y a il faut il faut y mettre l'étincelle
en tête les chiffres précis mais
effectivement je pense que c'est plus de
9 à 110 sur 10 au moins et pouvoir plus
qui sont d'origine humaine c'est-à-dire
qu'à un moment donné il y a bien un acte
qui qui génère cette incendie
l'ampleur dépend de l'état de santé de
la forêt c'est d'autant plus facile de
démarrer ce type de d'incendie que que
la végétation est particulièrement sèche
et déshydratée la sécheresse rend aussi
les arbres plus sensibles aux insectes
ravageurs et s'il y en a un en
particulier qui ravage nos forêts et
bien effectivement en tout cas on a eu
des épisodes récemment avec un insecte
qui a fait un petit peu les gros titres
qui s'appelle le scolyte et le scolyte
la petite bête qu'on voit là il est pas
très joli
c'est un insecte tout cortical qui vient
sous l'écorce et il vient manger le le
tissus conducteurs de l'arbre et c'est
insecte là normalement c'est ce qu'on
appelle un ravageur secondaire
c'est-à-dire qui s'attaque à des arbres
qui sont déjà affaiblis mais à partir du
moment il y en a trop il y a un
phénomène d'explosion de la population
et ces populations d'insectes sont alors
capables d'aller attaquer des arbres
sains et ça donne des dépérissements
massifs duoscolite c'est scolyte attaque
particulièrement on l'a vu dans les
plaines de l'est les épicéas et les
sapins est-ce que les par rapport aux
incendies on sait si c'est plus ou moins
d'arbres qui qui périssent à cause des
scolites ou des bioagresseurs des
parasites que les incendies a priori
comme ça j'aurais tendance à dire qu'il
y a beaucoup plus de mortalité avec les
bio-agresseurs les incendies de l'année
dernière sont un peu exceptionnels
c'était une année à part après en
lissant l'ampleur des incendies en
moyenne n'est pas si importante par
contre des dépérissements liés au scoli
tout des surmortalités ça reste des
phénomènes importants il y en a eu en
2009 dans les Landes après les tempêtes
et il y en a eu la récemment et ils se
sont des épisodes qui continuent avec
des pluations qui continuent sur les
épices
à l'été 2022 les incendies c'est qu'elle
part de la forêt qui a disparu
j'ai un doute mais on doit être à 70 80
000 hectares en France à peu près et
alors déjà le premier point c'est que
cette surface c'est pas une surface qui
disparaît la forêt c'est les arbres qui
ont brûlé
potentiellement une bonne partie de ces
surfaces là vont il va y avoir à nouveau
des armes donc ça sera un nouveau défaut
donc c'est pas une surface forestière
qui disparaît
et l'équivalent de cette surface là
c'est à peu près l'augmentation moyenne
qu'on a chaque année en forêt en France
on gagne à peu près 80 000 hectares de
forêts chaque année et depuis une bonne
trentaine d'années et avant le rythme
était plutôt à 50 000 hectares chaque
année donc c'est un rythme gigantesque
est-ce qu'il y a des disparités de
mortalité selon les régions selon les
types de forêt alors oui évidemment la
forêt française on a effectivement cette
carte de mortalité qui le montre alors
il y a un peu de la mortalité partout
mais en fait derrière cette mortalité
qui est plus ou moins forte sur les
zones on a des phénomènes qui sont très
différents et qui sont liés au fait que
notre pays est très divers il y a des
peuplements et des essences qui ne sont
pas réparties au hasard on n'a pas les
mêmes essences en montagne en pleine au
sud à l'est au nord etc en fonction des
climats et derrière cette carte de
mortalité se cache des dépérissements
évidemment de notre épicéen lioscolite
mais la première essence qui dépérit en
France et pour lequel on observe
d'almortalité c'est le châtaignier elle
est peu connue mais c'est plutôt lié
d'après le département santé des forêt
qui étudie ces phénomènes là en détail à
des abandons de gestion de peuplement et
dans ces peuplements-là se développent
des ravageurs des pathogènes qui qui
provoquent la mort des arbres et ce
qu'il faut s'attendre à le voir
complètement disparaître de notre
territoire le châtaignier pour l'instant
non il y a encore un stock important
mais pour vous donner un ordre d'idées
en termes de volume c'est 5% du volume
de bois vivant sur pied le châtaignier
mais par contre c'est plus de 20% du
bois mort
un petit peu de la métropole est-ce
qu'on fait des un inventaire forestier
par exemple dans les territoires
d'outre-mer alors pour le coup au sens
où on l'entend avec nos deux phases
vraiment un inventaire statistique non
pour le moment ce n'est pas le cas or
les dom-tommes représentent en surface
un tiers de nos forêts il y a à peu près
un peu plus de 8 millions d'hectares de
forêt évidemment dont 8 millions
d'hectares d'un seul tenant dans leur en
Guyane française et puis un peu plus
dans tous les autres DOM-TOM et avec une
grande diversité en plus avec une énorme
diversité et aussi un stock qu'on
imagine beaucoup plus important
autrement dit on peut imaginer que même
si ces DOM-TOM non que la moitié en
surface le volume de bois est à peu près
équivalent à celui qu'on a en métropole
avec 17 millions d'hectares donc ça peut
être gigantesque très important pour le
coup par contre on n'a pas d'équipe et
de protocoles pour les mesures et ses
points parce que c'est beaucoup plus
compliqué d'aller faire des placettes de
mesure et d'envoyer des équipes sur le
terrain quand on est en Guyane par
exemple
une fois que vous avez
enfin regard des informations apportées
par le l'inventaire forestier est-ce que
vous adaptez vos consignes pour
l'inventaire de l'année d'après
notamment les paramètres que vous allez
analyser sur le terrain alors oui en
partie alors il y a des choses qui sont
des points de réglage d'une année à
l'autre en fonction de ce qu'on a pu
voir et puis surtout
l'inventaire on a l'avantage d'envoyer
des équipes sur 5000 points par an et ce
qui est un coût marginal c'est de
rajouter une nouvelle mesure parce qu'on
a déjà des équipes qui font le
déplacement et c'est ce qu'on fait on
est en train de rajouter des tout un tas
un nouveau protocoles pour suivre
précisément la régénération les jeunes
tiges qu'on mesurait peu pour savoir ce
qui se passe justement à ces jeunes
stades on va aussi mesurer l'impact des
grands ongulés sur cette sur ces stade
là les onguliers les onguliers donc ça
va être ça va être tous les toutes les
sangliers le cerf le chevreuil etc
qui parlera aboutissement peuvent avoir
un effet sur sur la régénération des
forêts et puis on intègre aussi avec le
département santé des forêts dont la
mission effectivement et cette
surveillance des de nos forêts de
nouvelles variables pour décrire le pied
de nos arbres donc on va mesurer par
exemple à quel point le pied s'éclaircit
en gros les arbres peuvent dépérir mais
ils peuvent déjà montrer des signes de
souffrance liés à la sécheresse
simplement en perdant des feuilles en
perdant des branches il meurent pas mais
par contre il se
comment dire il se déplume si on prenait
l'image
faut avoir un
œil affûté en fait quand on fait de
l'Inventaire Forestier pour le coup oui
exactement les équipes de l'inventaire
sont des gens qui qui sont des
spécialistes des techniciens forestiers
qui savent décrire un sol d'écrire de me
faire des mesures de prendre l'ensemble
de la flore donc ils ont des
connaissances en botanique poussées et
puis il y a énormément de paramètres à
prendre avec des protocoles très précis
parce que tout l'intérêt c'est que ce
soit répétable et tout à fait comparable
partout sur le territoire et chacune
année à l'autre l'avenir de l'Inventaire
Forestier c'est peut-être le leader
c'est une technique qui est développée
par l'IgM c'est la télédétection par
laser en gros ça permet de scanner le
territoire français si je peux dire en
quoi ça peut vous aider dans
l'inventaire forestier quelles
informations ça vous apporte en plus
alors d'abord ce programme LEADER c'est
un programme gigantesque l'idée c'est de
couvrir à peu près en cinq ans on finira
en 2025 la couverture complète avec
cette fameuse technologie d'art de tout
le territoire tout le territoire donc
les forêts et en dehors et ça va
apporter énormément d'informations
le programme le leader il est aussi avec
des technologies qui vont nous permettre
d'avoir 10 points par mètre carré à peu
près en moyenne sur l'ensemble du
territoire donc des jeux de données
gigantesques et ça ça nous permet
d'avoir des informations à la fois sur
le sol et sur ce qui est au dessus le
sursol donc en nous en l'occurrence pour
nous les arbres et cette information là
notamment la hauteur la différence entre
le sol et la hauteur ça nous donne la
une estimation de la hauteur des armes
mais pas que sur les points on envoie
nos équipes sur tout le territoire et on
peut combiner ces informations pour
améliorer nos estimateurs et beaucoup
plus précis dans nos résultats
on va parler des outils et des méthodes
pour garantir la bonne santé des forêts
mais d'abord je voudrais qu'on revienne
sur leur rôle en tant que puits de
carbone et comme on est un petit peu
joueur dans cette émission on a demandé
aux gens de nous expliquer ce que ça
voulait dire écoutez
non je ne sais pas du tout mais quelque
chose qui est nocif plus de carbone nuit
par rapport à l'oxygène c'est ce qui est
c'est ce qui parce que en fait les
forêts ça on a il produisent du carbone
de l'oxyde de carbone je sais que
l'arbre les arbres en fait consomment du
CO2 tant pis on en aura mieux ce sera
donc peut-être que plus de carbone c'est
une autre façon de dire que en fait
grâce à Sephora on arrive à réduire
l'impact carbone
lié à l'industrie sur mon rue bah oui
puisqu'elle fixe le carbone de
l'atmosphère alors feuillage même si le
carbone est fixé par la photosynthèse et
donc par les feuilles donc c'est plutôt
dans l'écorce dans le tronc qu'il y a le
plus de carbone oui dans le sol parce
que les feuilles elles tombent ça crée
de l'humus et du coup ça contient plein
de choses beaucoup plus que les feuilles
qui sont plus en lien
comment faire un bon petit carbone
j'imagine avoir beaucoup d'arbres
beaucoup de matières organiques et
surtout pas trop pas trop l'exploiter
pas trop retiré du carbone retirer du
bois et maintenant c'est intéressant à
partir du moment où on fait grandir et
qu'on coupe et qu'on le retransforme pas
en gaz donc si on stocke dans les
maisons on stocke dans du mobilier dans
de l'infrastructure là c'est intéressant
si on se contente d'en faire du papier
et ensuite de le cramer c'est moins
intéressant
alors François pour expliquer ce qu'est
un puit de carbone on a besoin de
revenir peut-être à nos cours de collège
voire même de primaire puisqu'il faut
parler de la photosynthèse
expliquez-nous quel est ce principe
exactement le principe c'est comme tous
les végétaux et les armes sont des
végétaux les arbres font de la
photosynthèse et grâce à la lumière du
soleil ils vont être capables de fixer
le CO2 atmosphérique et le transformer
effectivement en molécule carbonée donc
le tronc l'ensemble du végétal est fait
de carbone qui a été fixé par la plante
grâce à la photosynthèse on entendait
certains dire ah c'est dans le tronc
c'est plus dans les feuilles non c'est
l'ensemble de la de la plante c'est
l'ensemble de la plante qui est fait en
partie de carbone et notamment beaucoup
dans un arbre qui est stocké depuis
l'atmosphère donc effectivement ils
absorbent c'est pour ça qu'on parle
depuis ils absorbent depuis l'atmosphère
le carbone
on s'est estimé quelle quantité ça
représente par an le carbone alors a
priori le carbone qui absorbé par les
forêts c'est à peu près 1/5 du carbone
qu'on aimait par ailleurs en France donc
ça ne suffit pas à compenser je crois
qu'il y a un de vos intervenants qui
disait à compenser des émissions mais ça
en prend déjà un cinquième ce qui est
quand même considérable mais ça n'arrive
pas à compenser tout donc si on veut
être neutre en carbone par exemple on
peut imaginer si est d'augmenter la
quantité de carbone absorbée par les
forêts mais on ne peut y arriver surtout
quand diminuant la quantité de carbone
émise et c'est tout l'objet des
politiques climat
alors on coupe des arbres pour exploiter
du bois c'est aussi à ça que cernophoré
mais il faut en avoir une gestion
raisonnée pour justement préserver ce
rôle là de bicarbonate complètement
alors pour le coup l'histoire de nos
forêts et leurs croissances montrent que
la gestion est très raisonnée et très
prudente puisqu'elles ont continué à
croître à s'étendre le volume à
augmenter donc ce que ça veut dire
concrètement c'est qu'on prélève
beaucoup moins que ce que produit ces
défauts
et après toute la question par rapport
au climat c'est de savoir ce que l'on
fait de ce matériau bois qui est riche
et qui est très utile ils ont parlé un
petit peu dans le dans le micro
des personnes interrogées qui étaient
très précises là-dessus il avait raison
en fonction de l'utilisation qu'on a de
ce bois et ben on va relâcher plus ou
moins vite le carbone qui est qui est
dans ses produits là et c'est là où
c'est extrêmement intéressant ce
matériau bois c'est que quand on coupe
des arbres par ailleurs la forêt
continue à pousser et évidemment
continue à capter du carbone sauf si on
a défricher mais on n'est pas dans une
situation en Amazonie et par ailleurs ce
matériau bois on peut l'utiliser de
manière durable pour la construction par
exemple dans des maisons dans des
meubles ça va durer longtemps on stocke
du carbone et surtout
ce carbone la plupart du temps on risque
ce bois qu'on va utiliser dans les
construction on va l'utiliser à la place
d'un autre matériau et si vous utilisez
du bois à la place d'un matériau
particulièrement émetteur comme le
ciment
enfin le béton et bien vous avez un
double effet bénéfique vous stockez du
carbone et en plus vous n'avez pas émis
une quantité gigantesque de carbone que
vous auriez dont vous auriez besoin pour
fabriquer votre votre parpain en béton
et le ciment qui va avec merci François
pour toutes ces précisions essentielles
cela ne fait plus aucun doute la forêt
française vit un véritable
bouleversement certaines essences
d'arbres ne sont déjà plus adaptées au
climat actuel et d'autres pourraient
l'être avec l'évolution des températures
et des sécheresses en 2020 dans le cadre
du Plan France relance le ministère de
l'agriculture et de l'alimentation a
annoncé une enveloppe financière
spécialement dédiée au renouvellement
forestier l'objectif aider les
propriétaires privés et publics à
adapter leur forêt au changement
climatique pour mieux atténuer environ
50 millions d'arbres pourraient être
plantés encore faut-il savoir qu'elles
essence planter ou les planter et si
elles seront toujours adaptées au climat
en 2050 pour répondre à toutes ces
questions nous allons recevoir une
nouvelle invité elle travaille à l'ONF
l'Office National des Forêts et elle
s'appuie sur les données de l'Inventaire
Forestier c'est notre séquence l'esprit
d'équipe
[Musique]
bonjour Noémie pousse bonjour bienvenue
sur le plateau de sciences en question
on est ravi de vous recevoir et
évidemment quand on parle de forêt et
bien on a envie d'avoir une
représentante de l'ONF l'Office National
des Forêts vous êtes chargés de
recherche et développement en sciences
du sol c'est exact c'est exact et
pour commencer on voudrait que vous nous
rappeliez quels sont les rôles de l'ONF
donc l'Office National des Forêts assure
la gestion durable des forêts publics
donc les forêts des collectivités et de
l'État les fameuses forêts domaniales
dont vous avez parlé tout à l'heure
assurer la gestion durable des forêts
c'est su venir aux besoins de la société
donc en bois notamment cette écho
matériaux de premier ordre mais aussi
préserver l'environnement accueillir le
public prévenir les risques naturels
toute cette gestion qui est
multifonctionnelle et sur le long terme
donc durable alors gérer une forêt ça
impose de réfléchir à son aménagement
sur des dizaines voire des centaines
d'années puisqu'on s'adapte à la au
cycle de des arbres avec le changement
climatique et ce qu'il y a des choses à
revoir sur la façon de gérer ses forêts
bien sûr déjà il faut s'adapter aux
crises donc les dépérissements massifs
que nous avons connus face aux crises
coliques au sécheresse répétée ces
dernières années aux incendies donc
s'adapter aux crises ça veut dire revoir
les documents de gestion durable de
manière urgente parce que on a des
milliers d'hectares qui sont ravagés par
ces par ces crises là il faut savoir
planter aussi des nouvelles essences
tester de nouvelles essences choisir des
essences plus résistantes plus
résilientes tout ça en ayant peu
d'informations sur ce qui va réellement
se passer donc ça veut dire arrive à
s'adapter rapidement à des crises de
plus en plus fréquentes
faut avoir des moyens pour faire ça et
justement pour aider les forestiers à
repeupler les forêts vous avez mis au
point à l'ONF un outil qu'on appelle
climescence comment il peut aider
concrètement les forestiers justement
dans cette tâche
donc cet outil a été mis en place par le
réseau mixte et technologique à force
l'adaptation des forêts au changement
climatique donc par l'ONF et d'autres
organismes comme Israël CNP fidf donc là
c'est vraiment forêt privé il faudrait
publique les instituts de recherche on a
travaillé tous ensemble pour créer cet
outil qui fait un état de l'art des
besoins des essences pour différents
critères la chaleur le froid le sec la
compacité du sol la pyrosité etc donc
c'est un état de l'art qui est forcément
ce qu'on peut à faire de mieux en état
actuel et ensuite d'essayer de prédire
ce qui va passer en climat futur sur
trois variables clés donc l'excès de
froid le besoin de chaleur et le déficit
hydrique ces trois variables clés de la
physiologie de l'arbre en fait qui
traduisent un stress pour la qui peuvent
traduire un stress pour l'arbre quand on
dépasse un certain seuil très
concrètement sur le terrain qu'est-ce
qu'on peut faire du coup avec cet outil
avec cet outil bah du coup on peut dans
qui se passe se situait d'un point de
vue déficit hydrique par exemple et se
dire bah là on climat actuel mon essence
est à peu près adapté mais par contre à
2050 2070 le risque de mauvaise
adaptation va être plus fort et par
rapport à mon autre parcelle c'est cette
parcelle qui est la plus urgente à
changer d'un point de vue soit de la
civiculture donc de la manière de gérer
la forêt soit carrément changement
d'essence et avant cet outil avant
climicence comment est-ce qu'on s'y
prenait pour choisir les essences avant
que les sens on avait une approche à
climat constant qui était basé sur des
typologies de station forestière donc on
se basait sur la géologie la topographie
la végétation pour dire à cet endroit
tel essence va être adaptée et si je
choisis telle essence à tel endroit je
vais la gérer de telle manière donc
éclaircir à tel moment puis après
alors éclaircir ça veut dire enlever
certains arbres
le principe de la forêt en général au
final c'est la forêt se débrouille toute
seule mais si nous on veut du bois pour
construire des meubles des charpentes
etc on veut un bois d'une certaine
qualité et donc faut qu'au début le bois
pousse l'arbre pousse avec beaucoup de
concurrence pour qu'ils poussent le plus
haut possible sans branche puis après on
va enlever un petit à petit pour qu'il
pousse après en circonférence en
diamètre voilà pour qu'il devienne gross
sans branche si je comprends bien
finalement avant ces outils c'était
beaucoup sur l'expérience en fait
c'était basé beaucoup sur des
expérimentations et des modèles déjà
mais qui considéraient que le climat
était constant ce qui a été le cas pour
moi un certain temps alors une autre
précision depuis le début de l'émission
on parle beaucoup d'essence d'arbres
peut-être que on pourrait rappeler aussi
ce que ça veut dire une naissance
d'arbres oui bien sûr mais je peux citer
par exemple enfin plutôt des exemples le
chêne pédonculé le hêtre l'épice et a
commun les sapins pectinés tout ça ce
sont des essences d'arbres qui vont
avoir des exigences spécifiques par
exemple le sapin pectiné l'épicéa vont
être des essences de montagne de climat
froid d'altitude les chaînes vont plutôt
être à l'aise en climat un peu plus sec
en pleine sur des sols assez
contraignants d'un point de vue hydrique
aussi qui vont être qui vont subir des
asphyxi par exemple dans le sol donc
voilà chaque essence va avoir des
exigences et nous c'est ce qui nous
intéresse pour adapter notre choix aux
conditions du terrain et non pas changer
le terrain pour produire du bois là
c'est vraiment dans le bon dans le bon
sens c'est vraiment la gestion durable
se base vraiment sur cette adaptation
au terrain et non pas l'inverse alors
pour construire cette cet outil clim
essence vous êtes basé sur plusieurs
types de données lesquelles en
particulier du coup on a utilisé les
données des inventaires forestiers
nationaux à l'échelle européenne donc
ceux de les données de l'inventaire
forestière nationale français mais aussi
des autres pays puisque par exemple le
pain d'Alep est présent dans le sud-est
de la France mais clairement en Italie
et en Espagne il subit des conditions de
sécheresse plus importante que ce nous
on peut avoir en France donc il nous
fallait caractériser vraiment la réponse
de chaque essence de manière la plus
large possible ensuite on a utilisé des
données de sol provenant du centre
européen des données des données
pédagogiques de sol pour savoir la
quantité d'eau qu'il y a dans le sol les
nutriments les minéraux etc alors non
c'est vraiment la capacité du sol à
retenir l'eau et à la restituer à la
végétation donc c'est un peu le pouvoir
tampon du sol par rapport au sécheresse
ou la taille du verre d'eau si on veut
et
cette donnée elle dépend un peu de la
texture est-ce que c'est plutôt argileux
plutôt limoneux plutôt sableux de la
présence d'éléments grossiers de
cailloux dans le sol et surtout de la
profondeur du sol ça va être vraiment le
critère numéro 1 et ensuite il nous
fallait des données de climat et donc on
a pris des données de climat mondial du
centre chelsa Suisse voilà pour parce
que c'était les plus adaptés donc on a
comparé forcément à la distribution des
essences données par l'inventaire
forestier national et c'était ces
données climatiques là qui nous
donnaient les meilleurs résultats
d'ailleurs c'est ce qu'on voit sur la
carte ici c'est la répartition
finalement de l'épicéa donc ça c'est les
informations que vous avez pu récolter
grâce à l'Inventaire Forestier pour ce
qui est du territoire français
exactement national alors grâce à toutes
ces données après il est possible de
finalement
de comment dire de tester la
compatibilité d'une essence avec un sol
et un climat donné et ça on peut aussi
le visualiser sur une carte c'est
du coup on peut visualiser la
compatibilité
d'un point de vue climatique seul et de
chaque essence sur des cartes en climat
présent et selon plusieurs scénarios en
climat futur là par exemple ce qu'on
voit à l'image donc c'est pour l'essence
l'épica commun l'épicéa commun donc par
exemple
tout simplement nous décrire ce qu'on
voit quels sont les couleurs et puis les
différentes on voit qu'il y a quatre
cartes à quoi correspond chaque carte
donc on a quatre cartes la première en
haut à gauche c'est en climat actuel
alors le climat actuel c'est du climat
déjà passé puisque forcément c'est des
données climatiques enregistrées donc
qui va jusqu'à 2013 qui n'est pas du
tout qui n'intègre pas les dernières
sécheresses il faut bien faut bien avoir
ça en tête donc en vert on va avoir des
zones compatibles d'un point de vue
climatique et seul pour le stress
hydrique donc le fameux déficit hydrique
pour l'essence qui est l'épicéa commun
là sur ces cartes là en jaune on va être
dans les zones seulement 2,5% des épicés
à l'échelle européenne subissent des
stress hydriques supérieures à la valeur
en jaune et en rouge seulement 1% des
épicés à communs européens subissent des
stress hydriques supérieures à cette
valeur là ensuite les trois cartes en
haut à gauche en haut à droite en bas à
gauche et en bas à droite vont être les
trois scénarios futurs donc là on a
plusieurs scénarios d'émissions de gaz à
effet de serre un scénario pessimiste et
un scénario intermédiaire et surtout
plusieurs modèles puisqu'une fois qu'on
a les émissions de CO2 il faut
transformer ses émissions de CO2 en
climat c'est à dire précipitation et
demande et vapo-transpiratives on va
préciser un petit peu avec cet outil on
peut du coup se projeter dans le futur
finalement donc on peut aller jusque
jusqu'où et qu'est-ce que ça apporte
finalement alors ici vous avez les
projections à 2050 avec l'outil en page
en 2070 les forestiers vont
principalement regarder 2070 puisque
quand on produit du bois c'est au moins
100 ans c'est sur au moins 100 ans et
2070 c'est même trop proche pour nous
pour prendre une décision parfaitement
éclairée
mais ça nous donne déjà une idée du
risque de maintenir une essence qui
n'est plus adaptée donc typiquement
l'épicéa on l'a vu avec les dernières
sécheresses du coup ça a été des
milliers d'hectares qui ont subi la
crise scolite à cause de ces sécheresses
et du coup ça nous permet un peu donc
c'est vraiment qu'une analyse de risque
puisque on sait pas quel est le scénario
qui va se produire on le saura jamais
enfin si quand on y sera en 2070 mais
mais du coup ça nous permet nous de
prioriser l'action puisqu'on ne pourra
pas changer les essences sur toute la
France en un seul en une seule fois donc
il y a trois scénarios si je récapitule
donc on peut observer
la compatibilité d'une naissance avec le
sol et le climat actuellement en 2050 en
2070 et ça pour trois scénarios
différents ces trois scénarios c'est
c'est quoi le pire le meilleur alors du
coup
c'est exactement ça on va avoir le pire
donc le pire scénario d'émission de CO2
avec le pire modèle qui transforme ses
émissions de CO2 en climat le
scénario optimiste donc un scénario où
les émissions de CO2 diminue
effectivement dans les années à venir et
des modèles assez optimistes et après un
scénario intermédiaire pour vraiment
avoir toute la gamme des possibles même
si cette gamme des possibles on le sait
c'est quand même un certain
mais clairement on s'est vraiment pas ce
qui va se passer voilà donc on prend un
panel le plus large possible pour
essayer de prendre le moins de risques
possible mais on sait que le risque zéro
n'existe pas j'imagine une autre
solution c'est aussi de de la
complémentarité entre les peut-être de
planter plusieurs essences au même
endroit pour si jamais il y en a une qui
tient pas le coup j'ai envie de dire
l'autre peut prendre le relais
exactement et des résultats de recherche
nous montre que que ça marche assez bien
par exemple entre le pin sylvestre et le
chêne Cécile ou le chêne pédonculé ou
effectivement lors d'une grossesse le
pin sylvestre va du coup mourir et
laisser la place aux chaînes donc ça
c'est une très bonne technique le
mélange n'est pas forcément facile à
gérer pieds à pied enfin à faire avec
des armes mélangées côte à côte du coup
on a aussi on teste aussi d'autres
mélanges par bouquet par parcelle des
îlots d'avenir on est dans
l'expérimentation en gestion c'est ça
c'est ce qu'on a
planter une petite surface avec une
essence qui n'est pas autorisée
actuellement pour vraiment la tester par
exemple planter du cyprès de la révisona
en Meuse pour la tester et voir si
vraiment c'est pas la solution du futur
pour l'instant ce n'est pas autorisé
donc faut vraiment expérimenter avant de
autoriser ce genre de plantation et on
le fait sur des petites surfaces en
contrôlant un peu tous les paramètres
environnementaux puisque bon produire du
bois c'est bien mais il faut aussi avoir
en tête tous les autres aspects de la
gestion durable en tout cas la
monoculture c'est clairement pas la
solution non ça les plantations d'épicéa
du fond forestier national donc
clairement montré puisque la crise
colite a surtout attaqué ces milliers
d'hectares plantés d'un seul tenant en
épicière
alors on a vu le cas de l'épicéa qui qui
subit toutes les attaques liées au
changement climatique et ce qu'il y a
d'autres essences en France qui sont en
difficulté
actuellement oui quasiment toutes on a
des dépérissements aussi dans pour les
chaînes le hêtre alors du coup qui vont
aux changements climatique exactement
oui il y a d'autres essences qui qui
dépérissent comme le frêne et là c'est
un pathogène donc là c'est pas
clairement attribuable au changement
climatique mais les chaînes le être
les sapins et autres c'est clairement
attribuable au changement climatique ça
couvre des surfaces moindres que les
pissiases c'est pour ça qu'on entend
beaucoup parler d'épicéa mais pour
certains collègues ça peut être quand
même impactant quand on voit toutes ces
parcelles des périr d'un coup c'est déjà
un chat et puis ensuite il faut arriver
à replanter
toutes ces parcelles d'un seul tenant
François ce travail de Noémie avec les
données de l'Inventaire Forestier ça
vous est utile aussi pour améliorer
votre travail alors oui effectivement on
a alors il y a plusieurs choses ça
permet de valoriser nos données et du
coup de montrer qu'on peut faire encore
plus que juste produire une information
ponctuelle comme on le fait nous et puis
à l'inverse le travail de Noemi alors
c'est une autre part qu'elle a pas
forcément monté mais lui permet aussi de
nous proposer des nouveaux indicateurs
construits à partir de données et qu'on
peut déployer après dans notre
inventaire pour fournir une information
nouvelle notamment des indicateurs de
sensibilité des sols à l'export de
matière on sait que les sont plus ou
moins riches mais évidemment si on
exporte tout ou partie du bois on
exporte aussi avec une partie les
minéraux et selon les types de sols il y
a des sensibilités qui autorisent ou pas
ce genre de travaux et on a des indices
qui ont été construits par Noemie et
qu'on a intégré un inventaire et qui
nous permettent maintenant de ventiler
la ressource par ces niveaux de risque
et d'indice par exemple très bien est-ce
qu'il y a pas aussi une nécessité à
mieux former les forestiers aux impacts
du changement climatique complètement et
c'est un des grands atouts de l'outil
clim essence c'est qu'il a été déployé
au sein de la forêt privée et de la
forêt public c'est vraiment un outil
multi-organisme il y a eu donc des
formations à distance qui ont permis de
sensibiliser énormément les collègues et
de leur apporter aussi des arguments
pour par exemple aller voir le
propriétaire que ce soit la commune
l'État ou un propriétaire privé lui
expliquer ce qui est en cours d'un point
de vue des changements climatiques et de
l'impact que ça peut avoir sur ces
forêts pour commencer à préparer
l'action puisque quand on a un
dépérissement c'est un peu trop tard et
il vaut mieux prévenir que que guérir
c'est très difficile vous y participez
vous à la formation oui alors moi je
participe sur les aspects seuls puisque
du coup on a parlé du pouvoir tampon des
seuls de la sensibilité aussi à ces
exports de matière au tassement
préserver les sols c'est préserver le
capital donc préserver le futur donc
c'est essentiel que tous les acteurs
soient sensibilisés à cette gestion
durable des sols donc on a un programme
qui a été lancé par la financé par
l'ADEME et qui est pareil
multi-organisme qui s'appelle hyper sol
avec des vidéos en ligne pour former
massivement le plus de personnes
possible merci merci Noémie maintenant
on va s'intéresser un peu moins aux
arbres et un peu plus à vous on va
découvrir votre quotidien et votre
parcours à tous les deux c'est l'heure
du 24 heures chrono
[Musique]
mais d'abord on retourne voir le public
on est nombreux et nombreuses à être
allés en forêt pour se balader cueillir
des champignons ou simplement prendre un
grand bol d'air on a donc demandé au
passant de nous parler de leur rapport à
la forêt écoutez ce qu'ils nous ont dit
randonner il trékait il dormir voilà moi
j'aime bien la forêt elle est souvent ce
que c'est très ressourçant ça me manque
beaucoup et enfin j'y vais souvent au
mi-saison et quand j'y vais pas ça me
manque beaucoup non pas forcément je
pense que c'est à la portée de tout le
monde il suffit de aussi intéresser
d'intéresser ses enfants ses
petits-enfants et je pense que tout le
monde peut
y travailler moi personnellement oui ça
me plairait bien
je pense qu'il faut être passionné un
peu passionné d'écologie de
oui de la nature en général passionné
par la vie en général dans le sens aussi
on travaille bien pour les forêts on
travaille aussi pour nous-mêmes donc bon
après être passionné des forêts de la
nature ça peut être bien enfin je pense
qu'il faut comprendre conscience aussi
que sans la protection de la nature nous
perdrons notre vie à nous aussi donc bon
voilà je pense qu'il y a des jeunes qui
sont nés en ville que ça peut intéresser
aussi qu'ils peuvent très bien avoir
envie de travailler dans la foi non il y
a pas forcément besoin évidemment quand
vous êtes propriétaire
c'est très compliqué parce qu'il faut ça
coûte cher d'acheter une forêt et de la
gérer après mais travailler dedans sans
être propriétaire je pense que de jeunes
ont de la ville
ou de la banlieue qui n'ont pas
forcément cette tradition peuvent très
bien s'intéresser non pour moi c'est pas
forcément lié ça aurait pu être mon
métier mais j'ai échoué
j'ai loupé les concours de d'agro j'aime
la nature dans le sens où bon j'habite
hors d'argent parisienne c'est pas très
loin de la campagne c'était pour pouvoir
respirer un peu maintenant je ne sais
pas du tout jardinier donc je me connais
pas du tout ma femme est meilleur que
moi donc je compte sur elle pour m'aider
à avoir un rapport à la nature beaucoup
plus importante voilà
je vous vois rien
qu'est-ce que vous en pensez de ce
rapport à la forêt est-ce qu'il faut
être forcément passionné pour travailler
dans ce domaine Noémie
oui enfin à l'OMF on est beaucoup
beaucoup de passionnés quasiment
exclusivement après je pense que ce
n'est pas exclusivement réservé aux
passionnés mais forcément être forestier
c'est être dans la nature quand même
beaucoup souvent dans des conditions
météo pas toujours clémentes du coup la
passion aide quand même aussi dans le
quotidien François vous en pensez quoi
est complètement moi je pense
qu'effectivement les forestiers
globalement c'est plutôt un milieu avec
des gens passionnés on arriverament par
hasard dans ces métiers là donc c'est
pas pour rien et puis aussi cette
dimension long terme qui est absente de
beaucoup de métiers quand on travaille
en tant que forestier on ne travaille
pas pour nous on travaille pour deux
trois quatre générations après et les
forestiers actuels ils récoltent les
fruits de génération qui ont travaillé
il y a 100 150 voire 300 ans donc on
s'inscrit dans un temps qui est aussi
différent et qui à mon avis dans surtout
actuellement avec les tout ce qu'on a
discuté sur les chambres mathématiques
il y a du sens
alors on peut se demander quel est le
parcours à effectuer pour pour
travailler à l'inventaire forestier
national François c'était pas forcément
une évidence dès le départ puisque vous
avez commencé par des études de
mathématiques et de physique si je ne
dis pas de bêtises après par contre vous
avez basculé sur les études de biologie
vous avez fait une classe préparatoire
et c'est là que vous avez découvert
l'école nationale du génie rural des
eaux et des forêts à Nancy en plus de ça
vous avez suivi une formation en
écologie avec une thèse sur les forêts
tropicales en Guyane puis vous avez
rejoint l'inventaire forestier national
à quel moment vous avez su que vous
vouliez étudier la forêt à ça après un
petit peu de temps dans mon cas le temps
que je découvre que c'était possible en
fait j'ai mis du temps à découvrir qui
avait des formations qui menaient on a
vu une intervention là dans votre
micro-trottoir de quelqu'un qui a fait
ses concours on est passé par là mais on
a eu plus de chances que lui en tout cas
c'était mon cas et il m'a fallu un peu
de temps c'est pour ça que j'ai commencé
par effectivement la physique et les
maths parce que c'était des matières et
des choses qui m'intéressaient mais par
contre les métiers après ne me parlez
pas du tout et donc c'est justement pour
avoir des métiers qui avaient du sens
pour moi que j'ai basculé sur la
biologie et notamment sur l'école
forestière et vous Noémie vous avez
aussi fait une classe préparatoire en
biologie vous êtes aussi entrés à
l'École Nationale des du génie rural des
eaux et des forêts et ensuite vous avez
fait une thèse sur le tassement des sols
forestiers aujourd'hui vous vous situez
un peu à l'interface entre le monde de
la recherche et celui des gestionnaires
forestiers c'est quoi les défis de cette
position particulière
alors il y en a beaucoup
puisqu'il faut arriver à comprendre un
peu les deux mondes et arriver à les
faire communiquer et c'est deux mondes
qui sont qui ont pas du tout le même
quotidien on est dans le milieu de la
recherche
la notion du temps n'est pas du tout la
même que en gestion courante ou il va y
avoir plein d'urgence à gérer et en même
temps les gestionnaires ont besoin de
connaissances pour avancer et ne pas se
tromper puisque effectivement comme
François l'a rappelé le forestier
résonne à long terme et pour raisonner à
long terme si on n'a pas on n'est pas
assis sur un socle de connaissances
assez solide c'est quand même compliqué
donc voilà il faut arriver à comprendre
les deux mondes les faire communiquer et
ça c'est assez c'est un challenge de
chaque jour mais c'est ça qui est
passionnant aussi
le terrain mais aussi vous fait de
l'analyse de données vous faites les
projets de A à Z c'est ça qui vous plaît
c'est ça qui me plaît le PLUS
effectivement d'aller sur le terrain
rencontrer les gestionnaires essayer de
comprendre leurs questions les traduire
en question de recherche collecter la
donnée puis après l'analyser
et valoriser cette donnée là ensuite ces
analyses là en formation en support
divers et variés articles le rapport etc
ça fait vraiment participer à l'ensemble
de la chaîne et c'est passionnant chaque
jour est différent et vous François vous
allez un peu moins sur le terrain mais
même on était au même en étant au bureau
pardon vous travaillez avec des
chercheurs à l'international à l'échelle
européenne mais pas seulement est-ce que
conseiller technique de l'Inventaire
Forestier c'est aussi parfois un métier
politique alors un petit peu oui
effectivement je suis moins je suis
passé un peu par le terrain mais j'en
suis ressorti
l'aspect politique c'est moins
directement politique mais c'est dans le
conseil politique et l'appui aux
politiques publiques en fait on est
vraiment là pour observer ce qui se
passe le décrire voir dans le cas avec
les liens avec les naissances essayer de
projeter après dans des avenir possible
et ça c'est des supports essentiels pour
imaginer des politiques à l'échelle
nationale et aussi à l'échelle
européenne d'où le fait qu'on travaille
parce que vous l'avez vu avec Noemi on a
besoin de donner sur l'ensemble sur des
échelles plus vastes que le que le
territoire français et les problèmes de
dépérissement et de changement
climatique ça n'arrête pas aux
frontières donc en fait les
problématiques qu'on a et les outils
qu'on a développés sont relativement
proches entre les pays au moins
l'échelle européenne et je vous pose
cette question à tous les deux en
quelques mots qu'est-ce qui vous plaît
le plus dans votre métier par exemple
Noémie c'est que chaque jour j'apprends
de nouvelles choses
[Musique]
[Musique]
des bonnes volontés
en fait c'est un des rares métiers où on
cherche à comprendre le vivant pour
s'adapter et non pas imposé une
fertilisation une irrigation etc nous on
cherche vraiment à comprendre comment
fonctionne l'écosystème pour voilà
l'accompagner et non pas le modifier et
ça c'est passionnant puisque du coup
chaque jour on apprend on apprend plus
même un forestier de terrain va
apprendre énormément de choses au
contact de du milieu dans lequel il
travaille donc
une petite précision en préparant cette
émission en rigolant vous avez dit qu'il
fallait vous appeler capitaine docteur
Noémie pousse capitaine pourquoi c'est
comme ça que qu'on appelle les personnes
qui travaillent à l'ONF si c'est que en
fait les eaux et forêt étaient encore de
l'armée et du coup on a encore les
grades de l'armée voilà et donc mon
corps mon mon statut d'ingénieur me
confère le grade de capitaine
alors ici on a on a l'habitude de
raconter les anecdotes de nos invités
sur ce plateau Noémie être pédologue
c'est parfois donner de sa personne sur
le terrain et ça peut être une activité
salissante est-ce que vous avez une
histoire à partager par rapport à ça par
hasard et alors j'en ai plein mais il y
en a une en particulier où il fallait
que je décrive une fausse donc une
fausse c'est un trou creusé pour
observer le sol et il s'avère qu'il y
avait une couche d'argile un peu
imperméable donc avec de l'eau qui
stagnait dans la fosse on n'arrivait pas
à vider la fosse donc il a fallu y aller
quand même descendre dans la fosse avec
du coup j'ai été une bouée de secours
pour les bousiller qui était tombé dans
le piège de la fosse remplie d'eau et
qui n'arrivait plus à sortir donc il
m'escaladait pour sortir de la fosse et
après moi il a fallu que je sorte de la
fosse alors là c'est c'est très
technique faut bouger légèrement le pied
d'avant vers l'arrière pour arriver à
s'extraire de l'argile donc c'est comme
ça une fois qu'on a sorti un pied il
faut surtout pas le remettre parce que
sinon ben en fait il a un nouveau
prisonnier donc faut arriver à sortir un
pied puis l'autre et voilà et puis
progressivement sortir de la fausse donc
des fois ça prend très longtemps et
ensuite arrive l'épreuve de l'hôtel et
là c'est très compliqué de se faire
accepter heureusement là du coup le logo
peut aider
et vous François c'est plutôt une
rencontre marquante que vous voulez
partager avec un professeur de
statistiques en école forestière pour le
coup c'est pas une anecdote mais c'est
une rencontre qui était vraiment
importante pour moi et déterminante donc
ce professeur je l'ai eu en école
forestière c'était mon prof de
statistique et puis il a fait partie de
mon comité de thèse et il m'a recruté à
la fin de ma thèse pour me faire venir à
l'inventaire dont il était devenu le
directeur technique et c'était un moment
où l'inventaire a vraiment changé du
tout au tout ces méthodes notamment
statistiques et toutes ces toutes ces
toutes son approche et donc j'ai
participé avec lui à la mise en place de
cet outil qui est absolument magnifique
qui s'appelle l'inventaire fonciation et
qu'on continue de porter et on continue
de le porter maintenant après son décès
parce que malheureusement il nous a
quitté un peu prématurément il y a
quelques années
donc j'ai toujours une pensée émue pour
Jean-Christophe parce que sans lui c'est
sûr que ma vie et notamment ma carrière
professionnelle aurait absolument été
différente
très bien alors maintenant non c'est un
peu plus sur vous et c'est pas fini
place au coup de cœur de nos invités
[Musique]
alors marine j'imagine que nos invités
sont des grands amateurs de balades en
forêt et oui Noémie votre hobby est en
lien avec votre métier non seulement
vous étudier la forêt mais vous y courez
aussi vous faites du trail depuis des
années est-ce qu'il y a un exploit une
victoire dont vous aimeriez nous faire
part mais justement cette photo c'était
le la course des volcans et j'ai gagné
un Saint-Nectaire complet
que j'ai pu partager avec mes collègues
forestiers qui étaient nombreux à courir
ce jour-là
c'est un beau prix un beau prix et vous
François vous êtes aussi sportif puisque
vous êtes un cavalier vous avez même
votre propre cheval est-ce que l'amour
de l'équitation ça vous est venu comme
moi exactement ça m'est venu justement
par des premiers cours quand j'habitais
dans la Nièvre avec mes parents juste à
côté des forêts de Manial et les
premiers cours ils étaient
essentiellement à se balader en forêt et
donc il y a eu un lien assez direct
entre entre le cheval et le et la forêt
donc ça commence là et puis depuis
effectivement j'ai pas arrêté j'ai même
j'ai même un petit peu accéléré les
choses jusqu'à acheter un cheval et donc
la forêt vous a donné envie de faire de
l'équitation est-ce que l'équitation en
retour les longues balades en forêt on
contribué à votre envie de travailler
sur les forêts oui je pense je pense que
ce lien il se crée à ce moment là il se
crée aussi à l'enfant avec les balades
qu'on fait les cueillettes de
champignons pour le coup je suis une
famille de cueilleur de champignons donc
c'est un lien très fort et puis oui le
lien avec le cheval le plaisir qu'on
peut avoir incroyable aller galoper en
forêt si vous l'avez jamais fait je vous
le conseille
on note le Conseil bon c'est déjà la fin
de l'émission merci à tous les deux
merci Noémie merci François de nous
avoir partagé votre métier merci pour
cette balade en forêt merci à vous
d'avoir regardé cette émission de
science en question on vous dit à très
vite ciao les sorciers
[Musique]
[Applaudissements]
[Musique]
