Essais nucléaires français : un vétéran raconte les risques pris - 16/05/2024
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LCP - Assemblée nationale
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24 mai 2024 #LCP
Essais nucléaires en Polynésie : le témoignage effarant d'un vétéran sur les consignes de sécurité de l'époque : "Elles disaient que 90 secondes après le tir, il n'y avait plus aucun risque." Le vétéran Jean-Luc Sans revient sur les règles de sécurité appliquées lors des essais nucléaires français en Polynésie, dans les années 70.
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#LCP
il y avait une consigne qui disait que
90 secondes après le tir j'ai encore les
les documents 90 secondes après le tir
plus personne ne risque carriè monsieur
sens qui était là-bas dès 1971 embarqué
sur un navire de guerre vous pouvez dire
concrètement comment comment ça se
passait vos vos vos moyens de protection
individuel ou pas quand il y avait un
essai nucléaire qu'est-ce qui se passait
qu'est-ce qu'on vous demandait de de
faire une pas faire ceux qui était les
plus proches leur demandait de se
retourner au moment de l'explosion
ou alors de porter des lunettes style
lunettes de soudeur pour éviter le flash
et puis après euh il y avait une
consigne qui disait que 90 secondes
après le tir j'ai encore les les
documents 90 secondes après le tir plus
personne ne risque rien ça c'était au
moment du tir donc il y a le flash le le
souffle bon et dans le dans les 2hes
3hur qui suivaient euh tous les
bâtiments rentrés dans le lagon de
Murois on trouve dans les rapports du de
2007 dans le rapport à lionmie de 2006
et dans les documents secret défense que
nous avons fait lever en 2013 le temps
de réaction du lagon on sait que le
lagon était radioactif c'est en suspens
des suspensions radioactives dans le
lagon au moins pendant 21 jours après le
tir or pour rassurer le personnel tout
le monde était obligé autorisé à se
baigner à partir de 4e ou 5e jour mon
expérience personnelle je me rappelle
d'un tir qui s'appelait le tir Encelade
où mon bâtiment était suffisamment
éloigné et on reçoit une alerte comme
quoi euh ben il y a une retombée
radioactive donc on avait une pluie
radioactive qui nous arrivait dessus
immédiatement alors en plus Ctait un des
rares bâtiments qui était équipés pour
parce qu'il faut savoir que 80 % des
bâtiments n'étaient pas équip équipés
pour subir les les retombées
radioactives ou chimiques et on regarde
au PC au centre de sécurité on
s'aperçoit qui a un manomètre qui qui
monte en pression ça veut dire qu'il y a
des bus qui sont bouchés et là mon chef
me dit sens il faut que tu aillees boire
bon vu qu'il pleuvait et qu' en plus il
y avait learrosage en pluie bah je suis
descendu au poste je me suis mis en
maillot de bain j'ai pris un masque de
plongé et puis j'ai été débouché les
buses donc je suis monté sur le pont
avec ma clamonette j'ai sorti mes buses
j'ai soufflé dedans parce qu'il y avait
un peu de sel j'ai refermé et en même
temps que je rentrais par les par par je
rentrais rejoignais le bord je quittis
le pont il y avait les équipes de
décontamination qui passaient à côté
avec les compteur
gger je ne peux pas vous dire si j'étais
contaminé ce jour-là je n'en sais rien
je peux vous certifier que je sais pas
où est mon dossier médical mais je n'ai
jamais eu ne serait-ce qu'une analyse de
sang ou une analyse d'urine pour
contrôler si j'avais une contamination
quelconque je vois au travers des
dossiers que je représente devant le
cven il y a des gens par exemple qui
étaient manœuvriés sur le bedoc et d'un
témoignage qui disent que ben ils ont
transporté euh des agents du CEA en
tenue chaude c'est-à-dire avec masque et
ainsi de suite et eux ils étaient en
short avec le bachier et puis il les a
menai sur les lieux de décontamination
des des des des incohérence comme ça je
pourrais vous inciter euh 10 volumes
