📍 Au sommaire de #LMDM ce mardi 10 septembre : 🥇 Maman et championne olympique 📌 Et aussi : 🗞️ Les actus d’Houssem Loussaïef 📹 Maman reporter de guerre 👴 Une crèche à l’EHPAD 🏉Activités extrascolaires : comment choisir ? 📚Stanislas, passionné d’histoire et journaliste en herbe
Présentée par Agathe Lecaron, La Maison des Maternelles est le rendez-vous quotidien consacré à la parentalité et petite enfance. Dans ce magazine, l’animatrice et les spécialistes qui l’entourent ont pour ambition de répondre aux interrogations des jeunes parents, proposant ainsi une émission de service. En toute liberté, de façon positive et décomplexée !
On se retrouve demain à la même heure et au même endroit.
...
- Les chansons, c'est pas fini.
La Maison des maternelles...
- A.Lecaron: Où cela va-t-il s'arrêter?
Bonjour, tout le monde.
A chaque journée nouvelle, un nouveau générique.
On est en direct.
Je m'entends en écho.
Si on peut éteindre mon écho, c'est gentil.
Je peux à tout moment faire...
J'ai Houssem pour me sauver.
J'ai aussi un producteur...
Il y a les producteurs véreux.
Ce n'est pas son cas.
Il y a des producteurs fous.
Toute la journée, il compose.
On est passés de J.Caza à J.Jarre!
- Y.Oughlis: On s'est dit qu'il allait rester tranquille,
mais pas du tout.
- A.Lecaron: J'en ai discuté avant l'émission avec quelqu'un.
D'ailleurs, c'était avec Yasmine!
"Il a fait le tour..."
Je vous invite à regarder sur nos réseaux, surtout
sur notre Instagram, l'hymne de "La Maison des Maternelles"
que J.Caza a composé.
- H.Loussaief: Commentez par téléphone.
On a reçu énormément de messages à ce sujet.
Votre prestation n'est pas passée inaperçue.
- A.Lecaron: Agathe Cruise!
J'espère que vous allez bien.
Dans un instant, ce n'est pas qu'on a une invitée de marque...
Tout le monde se l'arrache.
Et qui l'a eue? C'est nous, C.Agbegnenou!
Elle va tout nous raconter dans un instant.
C'est le Panthéon...
Elle est exposée au Panthéon.
Ca tombe bien.
Pour nous, c'est une espèce de madone.
C'est elle qui se bat au nom de toutes les femmes.
Elle est ultra engagée.
Elle a un métier un peu particulier.
Pourtant, elle ne lâche rien.
Le plus important, c'est sa fille.
On est tellement heureux de l'avoir!
Y.Oughlis, on est heureux de vous avoir aussi.
Puisqu'on parle de Panthéon...
- Y.Oughlis: La transition était toute trouvée.
Mon obsession dans la vie, c'est de déconstruire les clichés
sur les ados.
On les fait passer pour des flemmards,
mais pas du tout.
Je vous présente chaque semaine un enfant passionné.
Là, ce n'est pas un passionné de foot
comme nos enfants...
Il est passionné d'histoire et de journalisme.
- A.Lecaron: Mon rêve, d'avoir des enfants passionnés de ça!
Malheureusement, c'est le foot, les crampons avant tout.
A.Callet mérite sa chanson.
A.Callet est avec nous...
- A.Callet: Magnifique.
- A.Lecaron: Tout au long de cette année, il y aura
des nouveautés.
Vous allez découvrir un nouveau chroniqueur, pédiatre.
A.Callet est psychoclinicienne bien connue.
Aujourd'hui, de quoi on parle?
- A.Callet: Des bienfaits des activités extrascolaires
pour les enfants.
- A.Lecaron: Ce sera dans la 2e émission.
Restez sur France 2.
Houssem, vous avez une super invitée.
- Y.Oughlis: Une autre femme qui mériterait sa place
au Panthéon,
D.Olliéric, journaliste et reporter très connue.
Elle a passé des années dans les territoires de guerre.
Elle sort ce livre.
Comment expliquer son métier à ses enfants?
Elle nous expliquera tout.
- A.Lecaron: Restez avec nous.
Tout de suite, l'Actu d'Houss.
- Gare à la secousse, c'est les Actus d'Houss.
- A.Lecaron: Ca va être décliné avec beaucoup de rimes en "ousse".
- H.Loussaief: On démarre avec une grande première
au niveau national.
C'est l'actu santé.
Depuis le début du mois, l'Eurométropole de Strasbourg
a décidé de tester un congé de santé gynécologique.
On avait déjà entendu parler du congé menstruel.
Cette fois, la volonté de la ville de Strasbourg est d'accorder
13 jours annuels d'absence exceptionnelle
pour les agentes qui souffriraient d'endométriose ou de douleurs
menstruelles, de symptômes liés à la ménopause.
Il faudra présenter un certificat médical.
C'est la 1re fois qu'un tel dispositif élargi est testé
en France.
Ces sujets sont encore tabous dans le monde de l'entreprise.
Cette fois, cette première concerne les 4400 agentes de la collectivité
de Strasbourg.
On espère que d'autres municipalités suivront le pas.
Bravo, Strasbourg.
- A.Lecaron: Très bonne initiative.
- H.Loussaief: On enchaîne avec une proposition très sérieuse
que vous auriez pu faire, Agathe.
C'est l'actu "faites des gosses".
- A.Lecaron: Hier, j'ai dit "à refaire, j'en referais pas".
C'est trop stressant.
- H.Loussaief: Vous avez aussi dit que vos enfants sont les amours
de votre vie!
- A.Lecaron: Je les aime et c'est ça, le problème!
- H.Loussaief: Si vous deviez lutter contre la baisse
de la natalité, quelle mesure feriez-vous en priorité?
Une petite mesure...
- A.Lecaron: L'apéro gratuit pour tout le monde!
Ca nous aide pour nous reproduire.
- H.Loussaief: Vous n'êtes pas sociologue, Agathe?
Je vais vous parler d'un sociologue,
professeur à Sciences Po.
Il a proposé quelque chose d'assez similaire
à ce que vous dites.
Il propose que la CAF prenne en charge le montant qu'on alloue
à Tinder ou Meetic.
Dans une interview, il dit que la CAF pourrait mettre en place
une aide aux lieux festifs, bars et restaurants,
une petite allocation pour créer des couples.
Sinon, créer sa propre plateforme de rencontre.
Imaginez, vous dites à vos enfants: "Papa, je l'ai rencontré
sur rencontres.gouv.fr."
- A.Lecaron: Le jour où il y a le plus de naissances,
c'est le 24 septembre.
A votre avis, pourquoi? Nouvel An!
Au Nouvel An, l'alcool aidant, bien qu'il faille consommer
avec modération...
Ca se reproduit dans les chaumières!
- H.Loussaief: On finit avec l'enfant le plus rapide
du monde.
C'est l'actu "à ne pas reproduire".
- A.Lecaron: Oh non!
...
- H.Loussaief: L'enfant le plus rapide du monde,
oui, certes, mais il faut faire attention.
Si vous voulez reproduire ce qu'a fait le petit Zayn...
Il a pris une Lamborghini et a atteint
une vitesse de 300 km/h.
La prestation a été filmée.
C'est très étrange.
Il a un siège auto de conduite.
Je n'avais jamais vu ça.
C'est pour avoir accès au volant.
Son papa est juste à côté.
Il ne s'est pas réveillé un matin en se disant qu'il allait conduire
une grosse cylindrée.
Il est fils d'un champion de moto.
Son papa est champion du monde en MotoGP, en Moto 1, en Moto 2.
- A.Lecaron: C'est dans ces moments-là qu'on se dit
qu'il y a plus malheureux que nous: la mère.
Le mari à moto, le fils qui fait 300 km/h...
- H.Loussaief: Faites très attention.
- A.Lecaron: Trop de stress pour moi!
Heureusement, j'ai Aurélie.
Il y en a une dont le téléphone chauffe régulièrement,
et c'est bien elle.
Elle doit se dire: "Encore Lecaron.
Gaspard a fait une colère..."
Merci. C'était fort intéressant.
Il est temps de rejoindre C.Agbegnenou, la grande Clarisse
qu'on est heureux d'avoir sur notre plateau.
...
Merci de nous faire le plaisir d'être là.
En ce moment, les sportifs, tout le monde se les bataille.
On prend ça comme un grand privilège.
Vous êtes 6 fois championne du monde, 5 fois
championne d'Europe.
Vous avez décroché votre 4e et 5e médaille olympique aux JO
de Paris 2024.
On a tous regardé ça.
On a vibré avec vous.
On a été émus avec vous.
Nous, les mères, d'autant plus.
Vous vous battez tellement pour nous...
On entend tellement votre voix qu'on ne peut que vous adorer.
J'ai envie d'en savoir plus sur la façon dont vous gérez
votre vie d'athlète et votre vie de maman.
Prendre la décision de fonder une famille, quand on est
athlète de haut niveau, est-ce que c'est forcément
un sujet?
Est-ce que ce n'était pas un sujet pour vous?
Est-ce que ça se prépare et ça se réfléchit?
- C.Agbegnenou: Forcément, ça se réfléchit.
Il faut que ce soit entre les olympiades.
Dans ma tête, ce n'était pas un sujet.
C'était ça ou rien.
Mon envie de maternité a éclos.
Je n'en pouvais plus.
- A.Lecaron: Vous avez quand même attendu le bon moment.
Vous avez calculé votre coup.
- C.Agbegnenou: Il n'y avait pas trop de bon moment.
Le covid a repoussé les Jeux.
Quand je devais être à l'aise, ça m'a mis un temps imparti.
J'ai vite croisé les doigts...
J'en ai parlé à ma famille.
Tout le monde me disait: "Ca va être compliqué.
Tu as les Jeux dans 3 ans à Paris, à la maison, comment tu vas faire?"
Il fallait aussi parler aux sponsors.
C'était des choses qu'il fallait gérer.
J'ai dit: "C'est comme ça."
Je suis championne olympique à Tokyo.
J'ai envie de fonder ma famille et de revenir avec ma famille.
- A.Lecaron: Vos sponsors ont été avec vous?
- C.Agbegnenou: La plupart ont compris, ont suivi.
Il faut quand même en parler en amont.
Il faut leur dire que le sujet est possible aussi.
Ce n'est pas facile. C'est rare.
Il n'y a pas beaucoup de femmes sportives qui le font.
Il y en a un peu, mais pas énormément.
Il faut prendre le pari.
Mais la plupart m'ont suivie et portée.
Je ne peux que les remercier.
Sans eux, ça aurait été plus difficile de faire ça.
Après, je me suis dit: "J'espère que ça va arriver vite."
J'ai été enceinte assez rapidement.
- A.Lecaron: La grossesse, comment ça s'est passé?
Vous avez continué à vous entraîner?
- C.Agbegnenou: Oui.
Les 4 premiers mois, j'étais très fatiguée.
Entre la fin des Jeux, j'étais en dépression avec tout ce qui
s'est passé lors du covid...
L'assemblage des 2, plus tomber enceinte rapidement,
ça n'a pas fait bon ménage.
Mais une fois les 4 premiers mois passés, c'était top.
Je me suis entraînée jusqu'à 2 jours avant d'accoucher.
- A.Lecaron: C'était un entraînement tel
que vous le faisiez avant d'être enceinte
ou c'est adapté?
- C.Agbegnenou: C'est adapté.
Je ne pouvais plus faire de judo.
- A.Lecaron: C'est interdit?
- C.Agbegnenou: Il y a beaucoup de chocs et de chutes.
J'ai continué à me maintenir physiquement, à faire attention.
Ma gynécologue est à l'Insep.
Le médecin de l'Ile-de-France a été là pour tout gérer
et tout contrôler.
Chaque mois, on faisait une étape.
J'étais à l'écoute de mon corps.
Ca s'est très bien passé et mon accouchement aussi.
- A.Lecaron: C'était le 15 juin 2022.
Athéna a pointé le bout de son nez.
- C.Agbegnenou: Un accouchement douloureux.
J'ai décidé d'accoucher sans péridurale.
- A.Lecaron: C'est ça, les sportifs...
- C.Agbegnenou: Pas tous, mais c'est un challenge.
Ca fait très mal.
J'étais contente car tout s'est passé comme prévu.
Derrière, j'avais la pêche.
- A.Lecaron: On dit souvent que quand on accouche
sans péridurale, le post-partum est moins douloureux et moins long.
Vous avez pu reprendre l'entraînement doucement?
- C.Agbegnenou: Oui.
2 jours après, j'ai travaillé, j'ai recherché mon périnée
en essayant, allongée, sans pression, de le trouver...
Au début, je ne savais pas trop où était quoi.
Après une semaine, je commençais à ressentir.
J'essayais de gonfler et serrer mon ventre
pour avoir des mouvements.
Dès que j'ai senti que je pouvais faire ça, j'ai commencé le yoga
sans les planches.
J'ai commencé à retravailler mon corps. J'allais bien.
- A.Lecaron: Vous n'avez jamais eu peur de ne plus être au niveau?
- C.Agbegnenou: Pas tout de suite.
Quand j'ai repris la préparation physique,
à 1 mois et demi...
Je me suis dit: "Le challenge va être difficile."
Il a été encore plus difficile l'année qui a suivi.
Pendant un an, je me suis dit que j'avais peut-être vu trop haut.
Les entraînements étaient vraiment très durs.
- A.Lecaron: Il y a la fatigue des nuits, la fatigue
émotionnelle...
- C.Agbegnenou: Oui, avec l'allaitement...
Je continue d'allaiter Athéna.
J'étais à un niveau.
Je m'attendais à revenir au niveau assez rapidement.
En fait, non.
On part à moins 1000, où il n'y a plus rien,
plus d'abdos, où on tombe à chaque moment...
- A.Lecaron: Pour une femme qui a un métier traditionnel,
c'est déjà difficile de voir les changements de son corps.
J'imagine que pour une athlète de votre niveau, ça a dû
être compliqué.
- C.Agbegnenou: Oui.
Mentalement, il faut beaucoup de lâcher-prise et essayer
de trouver le moment où on gagne un peu et où on arrive
un peu plus à prouver.
Je ne m'attendais pas à descendre aussi bas.
- A.Lecaron: Vous pensez que des athlètes s'empêchent
de devenir maman, avec toutes ces peurs?
Vous en voyez autour de vous?
- C.Agbegnenou: Bien sûr.
Il y en a beaucoup et beaucoup trop.
Je les comprends.
Même les filles de l'équipe de France qui ont vu mon quotidien,
je ne sais pas si je leur ai donné plus envie.
C'est quand même du travail, de la fatigue.
J'ai décidé d'en faire encore plus et d'allaiter,
de l'emmener partout...
- A.Lecaron: On vous a beaucoup entendue sur le sujet
de l'allaitement.
Si vous, Clarisse, pouvez allaiter votre fille
en pleine compétition, ça veut dire qu'une femme en entreprise
peut le faire.
Vous avez conscience du point auquel vous avez aidé
les femmes?
- C.Agbegnenou: Je reçois beaucoup de messages de remerciements
de femmes et d'hommes, de papas aussi.
Ca me touche beaucoup.
J'espère qu'à l'avenir, ça pourra être créé dans les entreprises.
Ca doit être mis en oeuvre pour que les femmes
puissent allaiter...
Tout le monde n'a pas envie.
Il faut respecter les désirs de chaque femme, les besoins
de chaque enfant.
S'il y a des femmes qui ont envie d'allaiter
et qui reprennent le travail assez tôt, il faut mettre
des choses en place, des salles, des temps donnés...
Il y a des temps pour les pauses-café,
les pauses-cigarette...
Pourquoi pas des pauses-allaitement?
Je trouve ça logique.
Il faut que ça aille dans l'air du temps.
- A.Lecaron: Vous vous êtes battue quelques mois avant les Jeux
de Paris 2024 pour pouvoir dormir avec Athéna.
Ca paraît totalement légitime.
C'est long, toutes ces journées sans son enfant.
Qu'est-ce qui vous motivait?
- C.Agbegnenou: Pendant 2 ans, j'ai tout fait avec elle.
J'ai été autorisée à aller partout,
à pouvoir l'allaiter dans les salles d'échauffement,
en respectant les autres athlètes...
Me dire que je ne pouvais pas voir ma fille, me dire
que je devais la sevrer alors que c'était
un moment crucial...
Je n'allais pas la sevrer 1 mois avant les Jeux.
Si ça fonctionne et qu'on arrive...
On est une team.
Si on arrive à aller plus haut, plus loin et à continuer
l'allaitement, pourquoi la sevrer pour les Jeux à la maison?
Plutôt que de m'aider et de trouver des solutions...
Les solutions ont été finalement trouvées.
J'ai dormi à côté du village olympique, à l'hôtel.
- A.Lecaron: Il y avait d'autres mamans dans votre cas?
- C.Agbegnenou: Oui.
A l'hôtel, je voyais d'autres mamans, d'autres parents,
des papas...
C'était la rencontre entre les familles et les enfants.
C'était un beau moment.
Je me disais que c'était beau.
C'est un pari réussi pour Paris 2024.
J'espère que ça a été une porte ouverte pour les autres Jeux
et qu'on fera encore plus.
- A.Lecaron: On espère que Los Angeles va s'inspirer
de Paris.
- C.Agbegnenou: J'espère.
- A.Lecaron: Les prochaines étapes pour continuer à aider
ces mamans athlètes, c'est quoi?
Qu'est-ce qu'il faudrait faire tomber comme barrières
pour qu'elles puissent bien vivre leur maternité?
- C.Agbegnenou: Il y en a beaucoup.
Il faut être à l'écoute de chaque maman.
Chaque maman est différente.
Chaque besoin est différent.
Je suis marraine de SOS Préma.
Il y a des bébés qui ont des problèmes
dès la naissance.
Je suis une grande préma.
- A.Lecaron: Vous avez eu une arrivée dans la vie
bien particulière.
- C.Agbegnenou: Bien rocambolesque.
- A.Lecaron: Vous êtes née à combien de semaines?
- C.Agbegnenou: 7 mois.
Je suis tombée dans le coma.
Ils ont voulu me débrancher.
Avec mes parents qui ont poussé et qui ont maintenu
la respiration artificielle, je me suis réveillée un beau jour.
- A.Lecaron: Votre maman raconte que,
quand vous vous êtes réveillée, vous avez eu une grande inspiration
et que le médecin a dit: "Celle-ci, c'est une battante."
Vous l'avez prouvé.
Qu'est-ce qu'Athéna vous a apporté lors de ces Jeux?
- C.Agbegnenou: De la combativité.
Je l'emmène un peu partout.
Elle me suit, elle grandit...
A chaque voyage, à chaque compétition, j'ai vu
une avancée d'Athéna.
Des fois, elle me dit que c'est fatigant.
- A.Lecaron: Vous croyez qu'elle a conscience
de ce qui se passe, du fait que vous étiez une star
pendant ces Jeux?
Est-ce qu'elle a compris, avec l'émulation,
ce qui se passait?
- C.Agbegnenou: Elle a beaucoup dit: "Maman a gagné la médaille
...
- A.Lecaron: Bonjour.
Bienvenue.
On parle acné pendant le générique.
Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise?
On se demande si l'acné est héréditaire.
Quand on n'a pas eu d'acné, est-ce que nos enfants
vont en avoir?
Grande question.
N'hésitez pas à réagir par SMS ou sur les réseaux.
A.Callet, psychologue clinicienne qu'on adore dans cette émission.
On parle des activités extrascolaires.
- A.Callet: Exactement.
- A.Lecaron: C'est tout?
- A.Callet: J'attends la question.
Comment faire le bon choix et la bonne activité
pour vos enfants...
- A.Lecaron: Y.Oughlis, teasing.
- Y.Oughlis: Un enfant passionné qui a toute mon admiration.
A 14 ans, il a déjà créé...
- A.Lecaron: L'admiration de Yasmine,
ça donne envie de rester.
- Y.Oughlis: Il a créé 2 sites Internet dédiés à sa passion:
l'histoire.
Il a 14 ans.
- A.Lecaron: On y est.
Houssem, c'est le climax.
- A.Roy: Je suis entourée
de femmes talentueuses.
Il en manquait une plus talentueuse que vous.
C'est D.Olliéric, grand reporter.
Elle a été témoin de théâtres de guerre incroyables.
Elle sort un bouquin.
- D.Olliéric: Bonjour.
- H.Loussaief: Je ne vous mets pas de pression,
mais vous êtes une pointure dans notre métier de journaliste.
- A.Lecaron: On n'est pas bien.
- H.Loussaief: Journaliste grand reporter habituée
des terrains de guerre depuis 30 ans.
Vous avez connu le Rwanda et d'autres théâtres.
Vous avez sorti ce livre il y a quelques jours.
J'ai pris énormément de plaisir à le lire.
Dès la préface, on comprend que vous avez envie de témoigner
du monde.
Vous avez envie de voyager, de faire des aventures
de votre vie.
Pourquoi vous avez choisi ce métier?
Vous auriez pu travailler dans l'aviation.
- A.Lecaron: Ou dans le tourisme.
- D.Olliéric: Non.
J'ai toujours eu envie d'aller de l'autre côté du monde,
de l'autre côté de la nuit.
L'horizon n'a jamais été assez long pour moi.
Je suis nantaise.
J'allais à La Baule en vacances, puis en Espagne.
Il me manquait quelque chose.
A 19 ans, je pars au Chili alors que c'est une dictature.
J'ai envie de voir comment vivent les jeunes de 20 ans
dans un pays comme ça.
Ce n'est pas la guerre, mais c'est un peu compliqué.
Je passe une nuit au commissariat.
Je me fais arrêter.
Je manifeste.
Je veux raconter l'histoire des autres dans des pays
où c'est compliqué.
Quand j'arrive à France 2 en stage à 23 ans...
2 ans après, je vais voir la directrice de l'info
en lui demandant si je peux renforcer
le service de politique international.
Il n'y a que des cadors de 45 ans.
Ils me font une petite place et je reste.
J'ai commencé très jeune et j'y suis encore.
- H.Loussaief: Vous n'aviez pas d'enfant.
Sont arrivés les enfants.
Vous en avez 2.
Vous vous êtes dit que vous changeriez de métier?
- D.Olliéric: Je me suis un peu posé la question,
mais pas très longtemps.
Je me suis demandé pourquoi je devrais choisir entre mon métier
et mes enfants.
J'aime mes enfants infiniment.
J'aime mon métier passionnément.
"Je vais me débrouiller et faire en sorte de continuer
à faire ce que j'aime."
C'est de l'organisation.
Ma maman venait, des jeunes filles au pair,
des nounous...
Tout le monde ne peut pas s'organiser comme moi,
mais pour les mamans qui le peuvent, il ne faut pas
choisir.
Il ne faut pas abandonner son métier
parce qu'on a des enfants.
On peut faire les deux.
- A.Lecaron: Même quand on est athlète
de haut niveau.
- H.Loussaief: J'ai été journaliste sportif.
J'ai dû partir sur les compétitions pendant un mois.
Ce n'est que du sport.
Vous partiez presque aussi longtemps dans des territoires
très dangereux.
Vous n'avez pas eu le sentiment...
J'ai culpabilisé.
Mon enfant avait 1 an quand je suis parti.
Vous n'avez jamais culpabilisé?
- D.Olliéric: Si.
Je culpabilise encore, même s'ils sont plus grands.
Mon congé maternité s'est terminé quand mon fils avait 2,5 mois.
Je suis partie.
Au bout de 5 jours, on m'envoie en Afghanistan, mon pays de coeur.
Je me dis que c'est un peu rapide.
Quand je partais comme ça, j'imprimais plein de photos.
J'ai dû soûler toutes les Afghanes à montrer les 50 photos
de mon petit bébé.
C'est dur.
Je donne encore plus de temps au retour.
A la sortie de l'école...
Dès que je reviens, je prends des vacances.
J'étais bien plus présente que d'autres mamans
pour les sorties scolaires.
Je ne suis pas une mauvaise mère, même si certains ont pu le dire.
C'est comme pour les sportives.
- H.Loussaief: Quand vos enfants étaient
en âge de comprendre votre métier...
Comment on leur explique que maman voit des situations difficiles
et que sa vie est parfois en danger?
- D.Olliéric: C'est vers 7-8 ans qu'ils se disent:
"Tu pars avec des militaires.
Ca veut dire que ça tire.
Tu pourrais prendre une balle et mourir."
J'ai rapporté le gilet pare-balles et le casque lourd à la maison.
Je les ai fait essayer aux enfants.
C'est une bonne partie de rigolade.
On a fait des photos.
Ils disaient que c'était lourd.
Je leur montrais la trajectoire compliquée de la balle
pour que ça m'atteigne.
Je ne disais pas que ça ne peut pas arriver,
mais je leur disais: "T'inquiète, ça ne m'arrivera pas."
- H.Loussaief: En lisant le livre, ils vont savoir
que vous ne leur avez pas tout dit.
- D.Olliéric: Ils ont 20 et 22 ans.
Ma fille est en train de le lire.
Mon fils n'a pas commencé.
Je crois qu'il a un peu peur de commencer.
- H.Loussaief: Page 34, vous parlez
de ce qui vous est arrivé en Egypte.
C'est incroyable.
Des gens habillés comme des militaires
vous mettent en joue avec votre équipe et vous demandent
de baisser la nuque face à un mur.
Vous vous dites que vous êtes dans un peloton d'exécution
et que c'est fini pour vous.
Vous pensez à quoi?
- D.Olliéric: Je me dis que dans 30 secondes,
je suis morte.
Je pense à mes enfants.
Ils avaient 10 et 12 ans.
Je me dis: "Tant qu'à mourir, autant mourir dignement."
Puis je me dis que c'est idiot, puisque personne ne peut savoir.
Je me dis que si je demande à ce qu'ils ne tirent pas,
je me prendrai la première balle.
Puis je me dis: "Mince, c'est la rentrée scolaire."
Je visualise la liste des fournitures scolaires.
Mon fils rentrait en 6e.
Elle était encore plus compliquée...
Je me dis: "Mon homme ne va jamais assurer!
Il va acheter n'importe quoi."
Ca me met en rogne.
J'ai les yeux bandés et je me dis que ce n'est pas possible...
"Ma maman va venir de Nantes.
Une fois encore, elle va sauver la mise."
- A.Lecaron: La charge mentale des femmes!
- D.Olliéric: Là, je suis soulagée et je me dis qu'ils peuvent tirer.
- A.Lecaron: Pourquoi est-ce qu'ils n'ont pas tiré?
- D.Olliéric: C'est compliqué.
C'est un pays où les exécutions sommaires
sont arrivées.
- H.Loussaief: Si vous aimez les terrains de guerre et comment
on les raconte, c'est très intéressant.
Aujourd'hui, vous iriez sur ces territoires
avec vos enfants?
- D.Olliéric: Souvent, j'ai eu envie de les amener.
L'Afghanistan est le plus beau pays du monde.
Les gens sont extraordinaires.
Pas les talibans, mais les autres.
Vers 2005, la situation était un peu plus calme.
Je voulais les y emmener, trouver une nounou afghane,
une petite maison à louer.
Mon conjoint a dit non.
J'adorerais qu'ils découvrent ces pays que j'adore.
L'Ukraine est merveilleuse.
J'espère que quand il y aura la paix, on pourra y aller
en famille.
- H.Loussaief: Merci.
C'est très inspirant.
- A.Lecaron: Merci.
Tout le monde n'a pas la chance d'avoir des grands-parents
à côté de soi.
Certaines personnes âgées se sentent parfois très isolées
quand elles sont en maison de retraite.
Pour remédier à cet éloignement entre générations, quoi de mieux
que d'installer des crèches dans des Ehpad?
Meilleure idée du monde.
C'est l'idée de Tom & Josette, réseau de microcrèches
intergénérationnelles.
Nous sommes allés à L'Houmeau.
J'arrivais à lire ma fiche avant les vacances et maintenant...
Je ris, mais c'est dur.
- Super!
Je ferme le manteau?
Et voilà.
On va à l'Ehpad.
On est installés dans l'Ehpad de La Rose des vents.
On fait partie du réseau de crèches intergénérationnelles
Tom & Josette.
Les Tom, ce sont les enfants.
Les Josette, ce sont les résidents des Ehpad
ou établissements seniors dans lesquels
nous sommes implantés.
Bonjour!
Comment ça va?
C'est Lucas.
- Bonjour, les petits loups.
- On va commencer.
On va faire un petit jeu avec le gros ballon.
On envoie à une Josette ou à un José.
Toi, tu envoies à qui?
- C'est à toi, Lucas.
- Pouce!
- Ouais!
- L'idée est de ramener de la vie dans les établissements
de nos aînés.
Nous, en venant mettre le bazar avec les enfants dans les couloirs,
par exemple.
- J'essaie de faire attention à ce que l'activité
puisse être faite ensemble, que les enfants puissent guider
les personnes âgées, que les personnes âgées puissent
aussi montrer aux enfants des choses à faire
et comment les faire.
- On descend et on remonte.
- Vous dites au revoir?
On va rentrer à la crèche.
Hop!
Les repas et les siestes se dérouleront toujours au sein
de la microcrèche.
Les goûters peuvent être partagés les mardis
avec une psychologue de l'Ehpad qui vient ici avec une des Josette.
On peut avoir des temps de jeu libre ici ou balades au parc.
- T'as de beaux yeux, tu sais?
- Vous lui donnez quel âge?
- Quand ils sont tout petits, je ne sais pas.
- Il a 3 mois.
-3 mois!
Oh là là!
- Les échanges, il y a le verbal et le non-verbal.
Ca passe beaucoup par les regards.
Ils sont hyper précieux.
Vous voulez aller dans la cabane?
- C'est un peu juste.
- Je vais attraper ta petite main.
Attention, tu vas tomber.
- Ca me ramène en arrière.
J'étais la plus jeune de la famille,
mais mes grands frères et soeurs ne loupaient pas les jeudis
pour me confier leurs enfants.
- Regarde, elle l'a mis sur son gilet.
- A chaque fois qu'on les accompagne à la crèche,
leur attention se fixe, alors que certains
ont des défauts d'attention et ont du mal à entrer en lien
les uns avec les autres.
Créer des échanges avec les enfants se fait toujours naturellement.
Ca leur permet de se rappeler des souvenirs.
Ca sollicite pas mal de sens et de choses dans leur mémoire.
- A.Lecaron: Si, vous aussi, vous êtes tenté
de confier votre enfant à une crèche intergénérationnelle,
il en existe un peu partout en France.
On vous invite à vous renseigner sur Internet.
Il y en a plein.
Tout de suite, L'Instant tuto.
On m'interdit, dans l'oreillette, de chanter...
A quel âge un enfant peut commencer une activité extrascolaire?
Beaucoup de parents d'enfants tout petits nous regardent.
- A.Callet: A partir de 3 ans, on trouve des initiations.
Il y a de la baby-gym.
Ca leur permet de sociabilité, d'évoluer dans un autre contexte
que l'école, de travailler leur corps,
leur motricité.
- A.Lecaron: Vous pensez que c'est bien de les mettre déjà
tout petits?
- A.Callet: Ca fait une petite activité.
Souvent, les enfants ont besoin de se dépenser.
Ca ne dure pas longtemps.
Si ça leur fait plaisir, on peut y aller.
- A.Lecaron: C'est la découverte d'un autre univers que l'école.
Comment on choisit la bonne activité?
- A.Callet: Houssem est très intéressé.
- H.Loussaief: On verra pour les prochaines années.
J'attends les conseils.
- A.Callet: Il faut que vous essayiez de repérer
quel est le talent de votre enfant.
Tous nos enfants ont un talent quelque part.
- Y.Oughlis: Il ne faut pas lui faire faire ce qu'on a envie
de lui faire faire.
- H.Loussaief: Je veux éviter à mon fils de faire du foot.
- A.Lecaron: Tous les parents évitent et ils y vont.
- H.Loussaief: J'ai une batterie de sports que j'ai mis de côté,
dont le judo.
- A.Callet: Si vous êtes sportif, il faut réussir à partir du talent
de votre enfant.
- H.Loussaief: Comment on le décèle?
- A.Callet: Certains dessinent, au cabinet.
Ils ont un sens esthétique.
D'autres ont un sens musical.
On part du talent.
S'ils ont des facilités, ça progresse plus vite.
Ils ne vont pas abandonner.
Si vous prenez au pif ou un truc qui vous fait plaisir
et que l'enfant est nul, le risque est qu'il veuille arrêter
au bout de l'année.
Il y a des enfants qui ont commencé un sport à 6 ans et qui ont changé
tous les ans.
Ils arrivent à 12 ans...
Commencer à 12 ans en tant que débutant,
c'est compliqué.
Il vaut mieux avoir visé juste petit pour qu'ils progressent
super bien.
- Y.Oughlis: Moi, j'ai fait tous les sports.
Vous avez vu le résultat.
- A.Lecaron: Oubliez le foot.
On a parlé des bienfaits pour les tout-petits.
Quels sont les bienfaits des activités?
- A.Callet: C'est bon pour la santé.
Ca permet de se faire un groupe de copains au sport
et de se sentir appartenir à un groupe.
Ca permet d'être moins sur les écrans.
Les enfants qui font du sport sont un peu moins sur les écrans.
Les enfants qui n'arrivent pas à briller à l'école,
qui ont des troubles de l'apprentissage, peuvent briller
et être excellents dans leur domaine extrascolaire.
Ca booste la confiance en eux.
Les ados qui ont bien trouvé leur truc petits et qui ont tenu
jusqu'à l'adolescence ont une vie plus saine.
Ils sont moins sur les écrans, sur les sorties,
parce qu'ils ont entraînement ou match.
Ils vont mieux.
- A.Lecaron: Si on a un enfant timide, on lui fait faire
du théâtre.
Si on a un enfant sans amis, on l'inscrit...
On peut résoudre, avec les activités extrascolaires,
des empêchements?
- A.Callet: C'est un réflexe naturel de parents,
mais c'est une fausse bonne idée.
Si son talent, c'est le karaté et qu'on l'y inscrit
parce qu'il se fait embêter, c'est top, si on peut pallier
les 2 choses.
Si l'activité extrascolaire qui est censée être du plaisir
rajoute une autre difficulté à surmonter à l'enfant,
ça devient contre-productif.
- A.Lecaron: Mon mari surcharge.
On se demande
quand mes enfants ont le temps de faire leurs devoirs
ou de s'ennuyer.
Il y a des vertus à l'ennui et à ne rien faire.
Quelle est la fréquence idéale?
- A.Callet: Il n'y a pas de règles.
Des enfants n'en font pas, d'autres en font une fois,
d'autres 5 fois par semaine.
Il faut prendre en compte le plaisir de l'enfant, sa fatigue
et l'équilibre entre les devoirs et le sport.
L'un ne doit pas empiéter sur l'autre.
- A.Lecaron: Vous avez apporté un planning.
- A.Callet: A partir de 6 ans, les enfants ont des agendas
plus chargés que les nôtres et ont du mal à se repérer
dans la semaine.
Pour que ce soit moins stressant pour eux et pour que le coparent
n'oublie pas les activités, c'est bien.
"Tu te rappelles, ton enfant a une activité le mercredi."
L'enfant voit qui le dépose le matin, à l'école,
qui vient le chercher...
- Y.Oughlis: Je suis l'enfant d'Agathe et Houssem!
- A.Callet: Ca permet à l'enfant d'avoir des repères
et d'être moins stressé et de développer de l'autonomie.
"Demain, tu as foot.
Tu peux préparer ton sac?"
- A.Lecaron: C'est pas mal pour l'autonomie.
Les protège-tibias, on ne les retrouve jamais.
Les hurlements
dus aux protège-tibias...
Ca recommence.
Merci.
C'est toujours un bonheur d'être avec vous.
Vous nous donnez plein d'idées.
- H.Loussaief: En termes d'écriture, on n'est pas mal...
Un peu R&B...
- A.Lecaron: Vous nourrissez la bête!
- Y.Oughlis: La prouesse d'aujourd'hui, l'ado formidable
que je vous présente, c'est Stanislas.
Il a 14 ans.
Il est devant un fond vert.
Sa passion, c'est le journalisme et l'histoire de France.
- A.Lecaron: C'est le nouveau S.Bern!
- Y.Oughlis: Vous ne croyez pas si bien dire.
Il est fan de lui.
Je ne pensais pas que ça existait en France,
un ado fana de journalisme et d'histoire.
Eh bah si!
- A.Lecaron: Ou de S.Bern, c'est ça?
- Y.Oughlis: Je ne l'ai pas dit.
- A.Lecaron: Ce n'est pas évident, qu'un ado soit fan de S.Bern...
- Y.Oughlis: C'est un ado atypique, que vous allez découvrir ce matin.
Il ne se contente pas d'aimer.
Il a déjà 2 sites à son actif,
dont RamboliNews qui est lié à l'histoire de sa ville,
Rambouillet.
Il propose des sujets très bien faits.
Derrière tout ça, il y a son papa.
Il faut suivre la passion de nos enfants.
Nous l'avons suivi lors du tournage d'un de ses reportages.
- C'est parti.
On a tout.
On peut y aller.
On prépare le matériel
pour aller faire l'interview d'Anne-Claire,
qui travaille au château de Rambouillet.
- Bienvenue au château.
- Je m'appelle Stanislas.
J'ai 14 ans.
Je suis passionné d'histoire et de journalisme.
Je veux bien qu'on fasse un petit tour pour voir.
On arrive aux chambres.
Juste en dessous de la tour François Ier,
il y a un cabinet.
On a fait le tour, c'est bon?
On va pouvoir y aller.
Parfait.
Voilà mes fiches.
C'est très préparé.
J'ai déjà eu l'expérience de l'improvisation et ce n'est pas
la chose à faire.
- Vous travaillez toujours à deux?
- Oui. Je gère le texte et le montage,
et mon père est mon caméraman qui m'accompagne partout.
- C'est une grosse responsabilité.
Stanislas met tout son coeur dedans.
J'essaye de ne pas louper de plan car c'est toujours compliqué
de refaire.
On essaie de ne pas faire perdre de temps aux personnes
qui ont la gentillesse de lui prêter un peu de temps.
On essaye de faire au mieux avec nos petits moyens.
- J'avais pensé à ce que, au début, tu sois juste derrière moi.
Je monte les marches, comme si je venais d'arriver.
Bonjour.
- Bienvenue.
- Merci de nous accueillir.
C'est très gentil de votre part.
On est dans la salle de bains de l'empereur.
- Une 2e partie de l'exposition va être permanente.
- C'est ici que finit interview.
Merci beaucoup.
Je vous souhaite plein de bonnes choses
au château de Rambouillet.
Ca a très bien marché, le système de déambulation.
- Ce qui est intéressant, c'est la qualité du reportage.
Dès l'origine, quand il m'a contactée,
il m'a transmis ses questions.
Il avait des questions très pertinentes.
Je me suis sentie autant stressée que je l'aurais été
avec un journaliste professionnel.
L'exercice n'est jamais évident.
Il m'a mise à l'aise tout de suite.
Il a une approche très mature du sujet.
- Tu peux faire un petit travelling qui suit toute la façade.
Depuis la 5e, Je me suis passionné pour le journalisme.
Ma passion pour l'histoire remonte à très longtemps.
Je suis passionné.
Ca me plaît de faire ce genre de reportage.
C'est grisant.
On a tout.
On peut y aller.
On va voir ce que ça donne.
C'est pas mal.
- Je suis content qu'il puisse s'amuser
sur ces sujets.
C'est sa passion.
Il s'épanouit sur toutes ses réalisations.
Je suis fier et surtout content pour lui.
C'est lui en premier qui en profite.
- On tourne une vidéo pour mon autre site Internet.
Je fais ça quand j'ai le temps.
Il y a les devoirs et le rythme scolaire qui prennent
beaucoup de temps, mais dès que j'ai fini,
je fais un montage, un tournage, j'ai un texte...
C'est presque à temps plein.
Avant de nous intéresser à Ramsès II,
il faut placer un contexte.
J'aimerais travailler dans le journalisme audiovisuel,
peut-être plus dans l'histoire, la culture
ou le journalisme d'actualité.
Je vous dis à bientôt pour continuer
à découvrir l'histoire, tout simplement.
- A.Lecaron: Incroyable.
14 ans.
J'ai un filleul comme ça.
Il a 16 ans.
Il a réussi à faire de la radio en Belgique.
- Y.Oughlis: Ce qui m'impressionne toujours, c'est les moyens
qu'ils se donnent.
Ils y vont à fond.
- A.Lecaron: Et le temps!
- Y.Oughlis: Vous pouvez suivre ses aventures sur son site.
Il y a un 2e site.
C'est une chaîne YouTube, "L'histoire, tout simplement".
Ca peut aider vos enfants à découvrir certains passages
racontés par un ado.
Ca peut les intéresser plus.
Là, il raconte la vie et l'oeuvre de Ramsès II.
Lui, ça le passionne.
A quel âge il est mort?
- A.Lecaron: 30...
- Y.Oughlis: 90 ans.
- H.Loussaief: Vous avez dégainé très vite.
- A.Lecaron: J'ai confondu avec Akhenaton.
- Y.Oughlis: Je me suis dit qu'on pouvait peut-être
se faire un quiz.
On avait "Les Incollables", avant.
Où se trouve Aix-la-Chapelle?
- H.Loussaief: En Allemagne.
- Y.Oughlis: Quelle nouvelle forme d'écriture est inventée
sous le règne de Charlemagne?
- H.Loussaief: Charlemagne...
- Y.Oughlis: La caroline.
C'est pour enfants, visiblement.
C'est pas mal à faire avec nos enfants dans le train.
- A.Lecaron: Merci.
Le Petit bazar.
- H.Loussaief: J'aimerais rencontrer Steph.
Il a envoyé 2 messages et les 2 sont destinés à ceux
que vous ne voyez pas à l'antenne.
Bravo. C'est important de penser à eux.
- A.Lecaron: C'est beau.
C'est notre patronne, je pense, qui a envoyé ça.
- H.Loussaief: Enormément de personnes travaillent
derrière les caméras.
- A.Lecaron: Surtout notre producteur, au niveau
de l'habillage sonore.
C'est tout?
- Y.Oughlis: Un message de Marina.
- H.Loussaief: Vous voulez encore un message?
- Y.Oughlis: Voici une BD.
On s'intéresse à des héros de l'histoire qui ont raté
leur coup, qu'il s'agisse de la bataille d'Alésia
ou du Titanic, qui devait être
insubmersible et qui a coulé.
C'est rigolo.
On voit qu'on peut rater et devenir célèbre.
- A.Lecaron: Marie-Antoinette a bien raté son "cou" aussi.
- Y.Oughlis: C'est rigolo.
Les dates sont bonnes.
Les personnages historiques aussi.
- H.Loussaief: Un message a défilé en bas de l'écran.
Il demande pourquoi vous ne faites pas
une comédie musicale.
- A.Lecaron: Ne me chauffez pas!
Ne me chauffez pas!
On pourrait se fixer ça dans la saison.
On fait une émission où tout le monde chante.
Ne me chauffez pas.
- Y.Oughlis: Vous pouvez essayer de chanter l'appel à témoins?
- A.Lecaron: Non.
C'est un sujet difficile.
On l'abordera dans quelques semaines.
On a besoin de vous.
- H.Loussaief: Plus de 20 000 jeunes filles,
le plus souvent des mineures, se prostituent en France.
"La Maison des Maternelles" veut s'engager pour faire
de la prévention.
Nous voulons être présents sur ces sujets.
Venez nous expliquer le mécanisme que vous avez vécu
si vous êtes concernée, ce qui vous a fait plonger
dans cet univers et comment vous avez réussi
à vous en sortir.
On va en faire un sujet principal ici.
Ecrivez-nous par mail.
- A.Lecaron: Le prénom du jour.
En chantant, ça peut passer, par contre.
- Y.Oughlis: Félix est le prénom du jour.
Il plaît beaucoup à Agathe.
Son fils s'appelle Félix.
C'est un prénom d'origine arabe et latine.
Ca veut dire "heureux" et "chanceux".
- A.Lecaron: Dans tous les pays hispanophones, à chaque fois,
on dit "feliz".
- Y.Oughlis: A l'origine, c'est un surnom romain.
Plusieurs papes ont hérité de ce prénom au Moyen Age.
C'était populaire.
Un truc s'est passé et plus rien.
- A.Lecaron: C'est vrai.
On m'a beaucoup dit que ça faisait vieux,
mais je trouve ça très mignon.
- H.Loussaief: On pense à Félix Faure.
- A.Lecaron: Il a eu une belle mort.
Il faut se dire ça.
- Y.Oughlis: La cote est remontée dans les années 80.
Est-ce que ce ne serait pas lié au "Père Noël est une ordure"?
- A.Lecaron: La nounou de mon fils s'appelle Thérèse.
Merci. On se retrouve très vite, Aurélie.
Si vous avez raté l'émission d'hier,
beaucoup de moyens ont été mis dans cette émission.
Scannez le QR code.
Allez sur france.tv.
Demain, on parlera de l'incroyable histoire de Mélanie qui a accouché
chez elle dans sa salle de bains.
Vous pourrez revoir l'émission en ligne.
Je vous embrasse et à demain.
- Nous sommes mardi.
Mais les chansons, ce n'est pas fini.
Agathe chantera sa ritournelle.