Présentée par Agathe Lecaron, La Maison des Maternelles est le rendez-vous quotidien consacré à la parentalité et petite enfance. Dans ce magazine, l’animatrice et les spécialistes qui l’entourent ont pour ambition de répondre aux interrogations des jeunes parents, proposant ainsi une émission de service. En toute liberté, de façon positive et décomplexée !
Ça fait plaisir quand ils viennent nous voir, les invités. Ils ne font pas tous.
C'est le meilleur d'entre nous tous, Malik, de toute façon.
Vous vous défendez, vous savez.
Je l'aime beaucoup.
On l'aime tous.
On démarre avec la santé mentale.
Tiens, la transition est parfaite.
Chez les tout-petits, c'est l'actu mal-être.
Parler du mal-être, après un moment un petit peu sympa, c'est toujours un peu compliqué.
Mais c'est très important.
Santé Publique France est intéressée à la santé mentale de nos enfants les plus jeunes
et la photographie du mal-être est terrible.
Plus de 8% des enfants de 3 à 6 ans connaissent au moins une difficulté de santé mentale,
selon l'étude publiée.
C'est la première fois qu'une telle enquête s'intéresse aux enfants de l'école maternelle.
Alors, de quelle difficulté parle-t-on ?
Il s'agit de problèmes du point de vue émotionnel, oppositionnel ou d'inattention et d'hyperactivité.
Alors, quand on entre dans le détail de l'étude,
les garçons présentent plus de difficultés probables avec retentissement sur leur vie que les filles.
Et surtout, un chiffre à retenir, 13% des enfants scolarisés en maternelle
ont déjà consulté au moins une fois un professionnel de santé mentale.
Santé Publique France tient tout de même à prendre du recul sur l'interprétation de ces chiffres-là.
À ces âges précoces, les difficultés de comportement ou émotionnelles peuvent rapidement évoluer.
Rien n'est figé dans le mal.
Rien n'est terrible tout quand même.
Oui, voilà, rien n'est figé.
Par rapport à la génération de mes parents qui ne nous regardaient pas,
nous, on observe nos enfants.
On a été éduqués à regarder nos enfants, à les accompagner.
Donc, c'est vrai que dès qu'ils ont un petit peu de travers, hop, on va chez le psy.
Donc, on est aussi responsable.
Voilà.
Sans casser tout ce que vous venez de dire, bien sûr.
Non, non, mais il y a des chiffres et puis il y a l'interprétation.
Bien sûr.
On enchaîne avec un phénomène grandissant.
Et qui inquiète, c'est l'actu cour de récré.
Oh là.
C'est pas le bon jingle.
J'aurais pas mis pas la papa.
À la base, c'était un défi sur TikTok.
Le nouvel Ox est devenu un jeu homophobe qui envahit toutes les cours de récréation.
Le premier qui bouge est gay.
Les joueurs doivent s'y mobiliser le plus longtemps possible sous peine de voir leur orientation sexuelle questionnée.
C'est la journaliste Renée Grossard pour le nouvel Ox qui a mis en lumière ce questionnement sur ce nouveau jeu.
Donc, il s'installe.
Un jeu qui n'est pas né en France et qui est présent des Etats-Unis au Japon et qui est repris par de nombreuses personnalités.
Regardez les images que vous allez voir.
C'est un célèbre streamer américain, Aisho Speed de son nom, qui lance le jeu à l'ancien joueur de foot.
Zlatan Ibrahimović.
Les deux vont rester immobiles pendant de longues minutes.
Chez nous, les surveillants, professeurs et même les parents ont pu constater la récurrence de cette phrase stigmatisante.
Une stigmatisation qui peut pousser au harcèlement dans certains établissements.
La méthode préoccupation engagée a été mise en place.
Elle consiste à placer les élèves au cœur de la réflexion afin de les amener vers une prise de conscience de ce qu'ils vivent.
Et puis, à tous les enfants qui nous écoutent et qui nous regardent et qui entendent cette injonction de ne pas bouger, je donne un conseil.
Allez-y, bougez, vous allez voir, rien ne va se passer.
Après, c'est terrible.
Vous avez l'impression qu'au contraire, moi, la génération de mes enfants, tout était...
Des alertes ?
Non, mais c'est pour eux, c'est même pas un sujet, en fait.
Moi, j'ai un de mes fils qui m'a dit qu'un de ses copains était gay.
Ce sont les dérives des tendances sur les réseaux sociaux.
Et quand une tendance prend le pas sur un pays, elle arrive très, très souvent en France.
Je pensais que c'était pas ça, à l'origine, mais que ça avait déteint en un truc complètement nul.
Mais en fait, c'est même de base.
Et le pire, c'est qu'il y a même des variations de ces phrases-là.
Ça peut être « si tu bouges, t'es autre chose ».
On enchaîne.
On termine avec une tradition d'avant Noël, c'est la cue « j'ai plus d'idées ».
À l'approche de Noël, il y a une habitude installée que, lorsqu'on prend du recul, on se dit « mais d'où ça vient, cette idée ? »
D'où viennent ces petits lutins farceurs ?
Ces petits lutins qui se sont introduits dans les familles depuis le début du mois.
J'imagine qu'il y en a aussi chez vous, les petits lutins farceurs ?
Non, j'ai pas mis les lutins.
Vous êtes pas un type lutin farceur ?
Non, c'est vrai que je mets pas de lutins, moi.
Les lutins farceurs qui enchaînent les bêtises, qui observent le comportement des enfants qui rentrent chaque soir pour faire le compte rendu au Père Noël.
Cette tradition est inspirée d'un livre publié en 2005 aux États-Unis, où il était question d'elfes, à la base, qui supervisaient les enfants.
Mais avec le temps, les parents se sont pris de passion et de créativité pour accompagner ces lutins, comme vous avez pu le voir à l'image.
Sauf que ça rajoute une charge mentale supplémentaire.
Chaque jour, il faut trouver une idée originale.
Vraiment, ces lutins embêtent les parents.
Ils ne rendent service à personne, si ce n'est peut-être au Père Noël.
Bah oui, quand même, il faut penser à lui.
Il bosse en ce moment.
Ça fait des beaux souvenirs.
Ça fait des beaux souvenirs, c'est ce qu'il faut se dire.
Merci beaucoup à tous les trois.