Antifascisme : comment LFI fait le jeu de Macron - François Cocq

Tocsin
43 abonnés
1 Vues de vidéo·16 sept. 2024
La chronique de François Cocq
🔷 Avec Analyste politique, ex-directeur de campagne d'Arnaud Montebourg,
Ancien secrétaire général du Parti de gauche,
Enseignant en zone d'éducation prioritaire,
Auteur notamment de “Alerte à la souveraineté européenne”, et L’impératif démocratique, De la crise de la représentation aux Gilets jaunes, et La chimère de Macron contre la souveraineté populaire (éditions Eric Jamet)
Pour nous soutenir : https://www.tocsin-media.fr/soutien
www.tocsin-media.fr
[Musique]
le coup
toxin samedi dernier donc c'était la
fête de l'UMA et dans dans le cadre de
cette fête de l'UMA il y avait des
débats organisés et dont un débat où
François Ruffin intervenait il était
invité à échanger avec plusieurs autres
parlementaires du nouveau front
populaire il y avait Raphaël Arnaud pour
LFI Marie pochon pour les écologistes et
Nicolas sensu pour le parti communiste
alors thème des discussions et bien
notamment défaire le RN comment unir les
classes populaires un sujet qui estent
cher à François Ruffin et euh je
rappelle que ce débat intervenait après
la lourde charge du débuté François
Ruffin à la rencontre de Jean-Luc
Mélenchon et de la France insoumise qui
l'accusait d'abandonner par pur calcul
électoral je rappelle hein les électeurs
de la France périphérique au prix de
victoire écrasante du rassemblement
national VO c'était les mots de François
Ruffin et lui-même d'avoir comment dire
fait mais à coulepa et d'avoir exposé sa
honte d'avoir mené une campagne au fciè
dit-il en 2022 et en
2024 en effet il changeait ses tractes
en fonction de la population à qui il
distribuait les tractes et avant de
donner la parole à François coq voilà ce
qu'on a pu entendre justement pendant
cette fête de l'UMA face à François
[Applaudissements]
[Musique]
Ruffin
an
an nous sommes tous antifascistes voilà
ce que vous poulez entendre en italien
dans le texte François coq bonjour
bonjour Clémence bonjour à tous et merci
d'être avec nous aujourd'hui vous êtes
analyce politique je le rappelle ancien
directeur de campagne d' mondbour ancien
secrétaire général du Parti de Gauche et
enseignant en zone d'éducation
prioritaire je vais rappeler votre
dernier livre la chimère de Macron
contre la souveraineté populaire aux
éditions Eric Jama alors que s'est-il
réellement passé que pour pensez-vous en
effet de ce nous sommes tous
antifascistes contre François Ruffin
alors ben je vais je vais vous dire et
je vais vous essayer de faire le lien
avec vous savez quelque chose qui me
tient à cœur qui est la démocratie
minoritaire juste un mot si vous
permettez quand même avant je vous
aurais bien parlé moi ce matin du du
gouvernement de Monsieur Barnier hein
mais vous noterez que je ne peux pas le
faire parce que ça fait 11 jours que
Monsieur Barnier a été nommé et qu'il
n'y a toujours pas de gouvernement donc
je vous invite quand même à à à avoir en
tête que l'espèce de vide temporelle
qu'on a connu cet été avant la
nomination du Premier ministre
finalement se poursuit sous une autre
forme après la nomination du Premier
ministre et avant la nomination du
gouvernement et que tout ça aussi ce
sont des effets de la démocratie
minoritaire c'est-à-dire du fait que ce
n'est plus la ligne directrice qui a été
choisie par le peuple qui s'impose et
qui permet de nommer un Premier ministre
et qui ensuite fait son casting en
choisissant des ministres qui adopteront
et et qui valideront et qui porteront
cette ligne mais on fait d'abord le
casting pour quelle ligne politique on
ne sait pas encore et donc forcément le
temps s'étire et et s'allonge donc on y
reviendra dans une autre chronique mais
je tenais quand même à le signaler aller
alors je reviens sur la sur sur la fête
de l'UMA sur ce que sur ce que vous
venez de de dire à l'instant parce que
ça me semble ça me semble important vous
venez de repasser cet extrait où la
foule de lagagora c'est le Grand Lieu de
discussion à la Fête de l'Humanité se
met à scander non pas en soutien à
Raphaël Arnaud qui était présent sur la
scène mais bien à l'encontre de de de
François Ruffin pour le le clouer au
pilori d'une certaine manière cette
foule se met à à scander siamotouti
antifascisti euh et voilà le le genre
d'accueil qu'on a pu connaître à cette
fête de l'Humanité avec tout de suite
disons-le un renversement quand même des
des des polarités puisque je note que
quelques heures après c'est Dominique de
Villepin qui a été accueilli au même
endroit en grande pompe par le le public
de la fête de de l'humanité je rappelle
quand même que pour le peuple de gauche
en tout cas pour l'électorat de gauche
théoriquement Dominique de Villepin
c'est quand même celui qui a essayé de
faire passer en force le CPE qui a mis
en place l'état d'urgence en 2005 sur
les banlieux qui a pris isé Gaz de
France donc on voit bien qu'il y a un un
un renversement mais si je reviens sur
ce siamutouti antifascistique qui a été
lancé ce qui interroge c'est cette
utilisation abusive est devenue quasi
permanente dans la vie politique
d'aujourd'hui du fascisme du terme
fascisme pour disqualifier l'adversaire
si je le dis c'est que on a vu
apparaître non pas directement au moment
de l'élection de Monsieur Macron en 2017
mais dès 2019 la première élection
intermédiaire qui étaient les élections
européennes euh l'usage par Monsieur
Macron de cette partition de cette
dichotomie de l'espace politique en deux
blocs avec d'un côté vous vous rappelez
il y avait les progressistes c'était
c'était lui et les nationalistes c'était
tout le reste et euh c'était d'une
certaine manière en 2024 à l'élection
européenne suivante il a voulu faire le
bloc de la raison c'était lui et de
l'autre côté les extrêmes entendus comme
les fascismes c'était euh c'est c'est
c'était tout le reste autrement dit il y
a une pratique politique qui a été celle
de de Monsieur Macron qui a été de la la
la politique par assimilation parce que
non seulement ces extrêmes ça visent
d'un côté le rassemblement national mais
ça visait par RF rebond aussi l'autre
côté de l'échiquier politique qui était
euh qui était à fi mais je note que LFI
a adopté la même méthode si vous
regardez qu'elle a été la campagne des
élections européennes de LFI en en 2024
ils expliquaiit que euh monsieur Macron
il n'y avait pas de différence entre
monsieur Macron et le rassemblement
national et comme le rassemblement
national est qualifié par LFI de
fasciste et bien tout cela était aussi
des fascistes autrement dit on voit bien
que la tripartition de l'espace
politique qui est consubstantielle de la
démocratie minoritaire telle que la nous
la connaissons aujourd'hui avec les
blocages électoraux créer ce ce
phénomène cette tendance pour un bloc
quel qu'il soit à assimiler les deux
autres blocs à une même politique et a
essayer d'abord de la disqualifier et
comment on essaie de la disqualifier en
la déshonorant sous ce terme de fascisme
voilà aujourd'hui je crois une une
pratique politique qui est devenue assez
générale c'est un espèce de diable de
confort qui a été installé pour pouvoir
apposer l'étiquette du déshonneur sur
non pas l'adversaire politique mais ce
qui est devenu et ce qui est pensé comme
l'ennemi politique voilà ce que nous
connaissons sur la scène politique
depuis maintenant plusieurs années et on
voit que c'est tellement ancré dans les
pratiques que nous avons assisté à une
étape franchie ce ce weekend puisque ce
n'est plus simplement l'accusation de
fascisme qui est portée par un bloc
contre les deux autres mais c'est
l'acusation de fascisme qui est porté au
sein d'un même bloc parce que à quoi
avons-nous assisté au fait que depuis
quelques semaines il y a un débat qui a
un débat politique excusez-moi c'est un
débat politique entre François Ruffin et
Jean-Luc Mélançon sur quelle est la
stratégie à adopter est-ce que c'est la
stratégie de Monsieur Mélenchon depuis
2018 depuis qu'il a tourné c'est-à-dire
la stratégie du socle qui vise à
s'adresser spécifiquement à un électorat
j'en veux pour preuve les déclarations
de Monsieur Mélenchon la semaine
dernière lors de la manifestation pour
la destitation d'institution qu'il avait
organisé et Monsieur Mélenchon disait il
faut mobiliser la jeunesse et les
quartiers populaires tout le reste on
perd notre notre temps donc est-ce que
c'est cette stratégie du socle ou est-ce
que c'est la stratégie de la majorité
populaire qui essaie d'être portée par
François Ruffin autrement dit le rapport
de l'un à l'aututre à la démocratie
minoritaire et est-ce qu'on essaie de
s'en servir comme un raccourci stratégie
mélenchant ou est-ce qu'on essaie de
sortir de la démocratie minoritaire
stratégie Rufin et bien ce débat
finalement ne peut pas avoir lie lieux
parce que il y a une forme
d'excommunication politique qui est qui
est aussitôt pratiquée et qui très
honnêtement disons-le a déjà existé dans
le camp de la gauche cette cette ce fait
de travestir l'identité politique de
l'adversaire qui devient l'ennemi on l'
connu ça porte un nom en tout cas dans
le vocable de la gauche ça s'appelle le
stalinisme le fait de changer l'identité
politique de de de l'adversaire donc il
y a rien de bien nouveau et on voit bien
l'effet de manipulation avant que le
public de laagora de la Fête de
l'Humanité ne se metent à à à scander ce
ce ce slogan on a vu que pendant toute
la semaine les cadres principaux de LFI
ont traitait monsieur Ruffin de d'orot
de DEA on on parlait de de rougebrun on
même était le l'assimilé à Monsieur à
Monsieur zmour autrement dit il y a une
construction politique qui a été qui a
été faite donc une fois qu'on a noté
tout cela il faut bien qu'on se dise et
qu'on se pose et qu'on se dise que ces
références permanentes au fascisme sont
absurdes absurdes c'estàd qu'elles n'ont
pas de sens d'un point de vue de la
science politique mais elles sont
surtout d'un point de vue politique
dangereus en ce que et elles sont
dangereuses et contre prodoductives en
ce qu'elles pervertissent et affadisse
le sens du mot fascisme elle la fadisse
au point de le banaliser banaliser cette
manière de faire de la de la politique
ou plutôt de défaire la politique non
pas par l'addition par l'élargissement
par l'agrégation mais plutôt par la
disqualification de tout ce qui est
autre et finalement consubstantielle
pour moi je viens de vous le dire de la
démocratie minoritaire et de cette
stratégie des trois blocs tout ça est
terriblement nocif il faut en sortir au
plus vite car désormais chacun d'entre
nous devient potentiellement un fasciste
au regard des autres dans cette pensée
de la vie politique non pas la pensée
complexe mais une pensée qui finalement
est affreusement binaire alors vous
savez tout ça finalement c'est jamais
rien d'autre que ce que nous annoncait
pazzolini dans dans ses dans ses écrits
corsaires en 1967 quand il nous disait
que pour se protéger la bourgeoisie
inventera un antifascisme contre un
contre un fascisme qui n'existe plus et
bien je crois que on on y est ou en tout
cas on en est malheureusement pas loin
merci beaucoup François coq et vous avez
raison sur le fait que de toute façon
tout ça malheureusement je enfin je suis
pas sûr là vous dites ça instrumentalisé
tout le monde va s'y perdre mais est-ce
que la les les véritables citoyens s'y
perdent est-ce que eux ne sont pas un
peu plus lucides que l'Agora qui a crié
ce M toutti antifascisti c'est vrai
qu'on on se dit qu'il y a surtout un
décalage qui va être amorcé de plus en
plus important entre le bloc le fameux
le vrai Bloc populaire et puis les trois
quatre personnes qui ont crié à cette
manifestation et évidemment vous
continuerez d'interpréter tout ça et de
le commenter ici chez nous merci
beaucoup François coq je rappelle ancien
directeur de campagne d'Arnaud
mondtebourg ancien secrétaire général du
Parti de Gauche et hauteur de la chimère
de Macron contre la souverereaineté
populaire aux éditions éc Jama et puis
nous n
