Christine a été aidante pour son mari atteint d'un cancer, tout en restant une maman présente pour sa fille durant cette période difficile. Aujourd'hui veuve, elle raconte comment elle a accompagné son mari, en étant à ses côtés pour lui montrer qu'il n'était pas seul dans cette épreuve.
En tant que mère, Christine a également dû être un soutien pour sa fille. Elle explique comment cette période, aussi difficile soit-elle, a renforcé leur lien, et comment elle a dû lui parler de la maladie, de la vie, et de la mort. Soutenir un proche malade, c’est être présent à chaque instant, même dans les moments les plus éprouvants. 🤍
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je ne lui ai pas dit au revoir j'ai
suivi l'ambulance je n'ai pas pris
conscience que c'était le dernier voyage
et là en fait un matin on m'a appelé on
m'a dit que c'était fini bonjour je suis
Christine je suis veuve j'ai perdu mon
mari qui est décédé d'un cancer au bout
de 4 années de lutte alors que notre
enfant n'avait que 4 ans ça a été une
découverte fortite lors d'une visite
médecine du travail radio des poumons
découverte de nodules et le diagnostic
est tombé tout de suite ça a été une
onde de choc puisque notre fille n'avait
que 6 mois pour moi le monde s'écroulé
c'était un désir d'enfant commun un rêve
commun une vie qui se construisait qui a
été fauchée de plein fouet il y a eu une
première intervention chirurgicale avec
pas de soins derrière ni radiothérapie
ni chimiothérapie donc on a eu 3 années
de vie un peu normale ponctué bien sûr
par les examens les suivis j'ai quand
même eu une une sacrée période de dénis
où je n'entendais pas la gravité des
choses mais néanmoins dès que je le
sentais en détresse et qu'il était
hospitalisé je lui rendis visite le
matin avant le travail sur ma posuse
déjeuner pendant la chimill et le soir
avant d'aller récupérer notre fille moi
je me suis efforcé de continuer la vie
d'avoir une vie la plus normale possible
pour mon mari pour qu'il ne se fasse pas
de souci sur la vie quotidienne donc je
travaillais je m'occupais de notre fille
ça a été très compliqué parce que que à
la fois en tant qu'adulte mon mari et
moi nous avions bien conscience de la
gravité de la situation sans néanmoins
croire à une issue fatale par rapport à
notre fille bah tout ça s'est passé
entre ces 6 mois et 4 ans effectivement
la compréhenstion de ce qui se passait
était un peu compliqué elle s'est
adressé à mon mari et elle lui a demandé
s'il allait mourir nous lui avons
répondu que non parce que nous n'y
croyons pas un seul instant nous on
était dans le combat dans la lutte donc
on lui a répondu du sincèrement
postérieurement elle m'a dit après le
décès de son père et de mon mari vous
m'avez menti et ça ça a été difficile il
a fallu regagner la confiance autrement
après 3 ans après il y a une récidive
massive gravissime et extrêmement rapide
et en fait ce qui s'est passé dans la
deuxième phase c'est que nous étions
tout un groupe de parents avec des
enfants à peu près du même âge nos
enfants avaient un suivi psychologique
de groupe et en fait un jour nous
revenons de ces séances en voiture ma
fille était dans le siège arrière et
elle me dit tu sais maman aujourd'hui on
a fait un jeu c'était donc un jeu de
plateau avec deux types de pions il y
avait des pions qui représentaient les
médecins des pions qui représentaient
les métastases elle m'a dit bah les
médecins ont tous perdu c'est les
métastases qui ont gagné aujourd'hui
j'étais au volant de ma voiture mes
pieds se sont mis à trembler sur les
pédales je crois autant que je me
souvienent j'ai dû m'arrêter pour ne pas
nous mettre en danger et là en fait le
message est passé par l'intermédiaire de
ma ma fille j'ai compris que il
préparait les enfants à une issue fatale
alors que moi à aucun moment je n'avais
entendu dire là c'est une question de
jour l'état s'est très vite aggravé il a
fallu transférer dans un autre hôpital
on m'a dit votre mari part en ambulance
suivez l'ambulance rendez-vous à la
clinique où nous nous rendions mais je
ne lui ai pas dit au revoir moi j'ai
suivi l'ambulance sauf que quand je l'ai
revu il était Sdé je n'ai pas pu lui
dire au revoir je n'ai pas pris
conscience que c'est était le dernier
voyage et en fait à partir de là bah il
était s daté donc l'équipe médicale m'a
dit vous pouvez lui parler dites tout ce
que vous avez à dire et là en fait un
matin on m'a appelé et on m'a dit que
c'était fini bah je me suis écroulé on
m'a mis ses affaires dans un sac il a
fallu que je rentre seul à la maison et
là j'ai dû appeler mon père au secours
je ne parvenais même pas à stationner ma
voiture et ma fille a vu tout de suite
que ça n'allait pas donc je l'ai isolé
et j'ai essayé de lui expliquer la vie
et la mort elle est restée enfermée dans
sa chambre dans un grand silence elle
m'a demandé à rester seule du haut de
ses 4 ans elle a compris j'avais de
l'émotion j'avais un profond chagrin
mais quand on élève une petite fille qui
de fait est enfant unique qui n'a que 4
ans qui va devoir grandir avec un seul
parent et ben on doit continuer la vie
est devant nous et je me suis efforcé de
lui faire une belle vie et elle elle m'a
empêché de sombrer dans la dépression
parce que justement il fallait que la
vie continue à tout prix quant à ma vie
de femme bah là on est face à une
problématique particulière le veuvage
cette violence là on n'y est pas préparé
il y a toute cette période là où on aime
toujours la personne qu'on a perdu
ensuite il va y avoir une période où on
va rechercher ce qu'on a perdu on
s'égare on se trompe les histoires ne
marchent pas et ensuite est venue pour
moi une troisième phase finalement ça a
été tellement difficile que je n'ai pas
refait ma vie j'ai toujours eu peur de
la récidive de cette histoire la peur de
perdre qui est encore extrêmement
présente en moi j'ai deux choses à faire
passer la première c'est ne pas hésiter
à dire à notre entourage que la
situation est dure et difficile et la
deuxième c'est rester debout et
continuer à vivre parce que ça ça aide à
la fois la personne qui est malade et
qui est en lutte et ça aide aussi tous
ceux qui sont autour de nous et qui
doivent continuer à vivre