LE GRAND DÉBAT / Augmentation des impôts : la fin d'un tabou ?
« Le récap » par Bruno Donnet
Lors d'une interview dans la matinale de France 2 le mercredi 18 septembre, le ministre de l'Intérieur démissionnaire, Gérald Darmanin, a jeté un pavé dans la marre qui pourrait bien perturber la formation du nouveau gouvernement. Il a affirmé qu'il était « hors de question » pour lui d'intégrer une équipe qui mettrait en place une hausse d'impôts. Il a ainsi laissé entendre que cette hypothèse avait été évoquée à plusieurs reprises par le nouveau Premier ministre, Michel Barnier. L'accroissement de la dette française peut-elle justifier une augmentation des impôts ? Si oui, qui doit payer ?
Invités : - David Amiel, député « Ensemble pour la République » de Paris - François Geerolf, économiste à l'OFCE - Marc Vignaud, journaliste économique à « l'Opinion » - Emmanuel Maurel, député « Gauche Démocrate et Républicaine » du Val-d'Oise - En duplex : Véronique Louwagie, députée « Droite républicaine » de l'Orne
LE GRAND ENTRETIEN / Laurence Rossignol : le procès de Mazan, révélateur des failles de la loi ?
Le procès de Mazan qui juge les 51 violeurs présumés de Gisèle Pélicot s'est ouvert à Avignon le 2 septembre. Pendant près de 10 ans, Dominique Pélicot aurait maintenu sa femme sous soumission chimique pour permettre à d'autres hommes d'avoir des relations sexuelles avec elle sans qu'elle le réalise. L'accusé a reconnu les faits et s'est publiquement repenti mais quelle sera l'issue du procès ? Plus généralement, faut-il introduire la notion d'absence de consentement dans la loi ? - Grande invitée : Laurence Rossignol, sénatrice socialiste du Val-de-Marne
LA QUESTION QUI FÂCHE / La France doit-elle reprendre le contrôle de ses frontières ? - Michaël Darmon, éditorialiste à « i24News » - Richard Werly, correspondant France/Europe pour « Blick »
Ça vous regarde, votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Myriam Encaoua, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.
bonsoir et bienvenue ravi de vous
retrouver au sommaire de savaugarde ce
soir le tabou de la hausse des impôts
prêt à sauter face à la gravité de la
situation budgétaire Michel Barnier ne
s'interdit pas d'activer le levier
fiscal les patrons de la Cour des
comptes comme de la Banque de France PLA
dans ce sens augmenter les impôts oui
mais lesquels c'est notre grand débat ce
soir c'est le procès de l'impensable
interview franc parl ce soir sur le
procès hors norme de Maan sur la
soumission chimique de Giselle pelic
notre invité est féministe ancienne
ministre elle réfléchit depuis des
années à la définition juridique du viol
la sénatrice socialiste Laurence
Rossignol sera avec nous dans la deuxème
partie enfin la question qui fâche ce
soir la France doit-elle comme
l'Allemagne reprendre le contrôle de ses
frontières tir croisé avec nos
chroniqueurs à la fin de cette émission
voilà donc pour le programme ça vous
regarde top
[Musique]
générique ironie de l'histoire c'est
donc un homme de droite qui lève le
tabou de la hausse des impôts le nouveau
Premier ministre Michel Barnier envisage
selon plusieurs sources de demander un
effort fiscal au plus fortuné Gabriel
Attal et géralde de daranin se cabre un
totem macroniste est-il en train de
tomber et puis surtout derrière toutes
ces postures quels impôts augmenter sans
casser l'attractivité bonsoir David
Amiel bonsoir merci d'être avec nous
député ensemble pour la République de
Paris le nouveau nom du camp
présidentiel bonsoir Emmanuel Morel
bonsoir bienvenue député du valdoise
ancien socialiste vous siégez
aujourd'hui dans le groupe communiste à
l'Assemblée nationale bonsoir François
girolf bonsoir ravi de vous retrouver
économiste à l'OF ce et bonsoir Marc
vigau Biram très heureux également de
votre fidélité à cette émission
journaliste économique à l'opinion merci
à tous les quatre un débat qui s'ouvre
comme chaque soir par le recéap signé ce
soir par Bruno
[Musique]
donet et bonsoir mon cher Bruno bonsoir
Miriam bonsoir à tous dans votre récap
ce soir un premier ministre déjà en
fchuse posture oui Michel Barnier n'a
pas encore formé son gouvernement mais
il est déjà dans l'embarras la faute à
impatient très mal en point qui a pour
nom l'économie française et pourtant
vous souvenez-vous de
ça si aujourd'hui nous avons un niveau
de dette élevée c'est pourquoi c'est
parce que j'ai sauvé l'économie
française c'était en juin dernier le
ministre de l'Économie gilet de
sauvetage en bandoulière pas peu fier de
nous annoncer qu'il avait sauveté à peu
près après tout j'ai sauvé les usines
j'ai sauvé les restaurateurs j'ai sauvé
les hôteliers j'ai sauvé le monde de
l'événementiel j'ai sauvé des emplois
des compétences la filière aéronautique
le hic c'est qu'à force de sauvetage
tous àzimut Bruno Le Maire a creusé la
dettes et les déficits publics du coup
ce matin pierre muscovicii le premier
président de la Cour des comptes a tiré
ici même à l'Assemblée nationale le
signal d'alarme si rien ne change le
déficit continua d'augmenter après 2024
si aucune mesure d'ajustement é prise il
pourrait s'élever à 6,2 % en 2025 ce
sera un dérapage de 60 milliards d'euros
et comme les oiseaux de mauvaise augure
volle bien souvent en escadrie ce matin
encore le gouverneur de la Banque de
France a lui aussi dressé un constat
sans appel en France nous avons trop de
dett et nous n'avons pas assez de
croissance François Villeroi de galau
est allé redire à la télé ce qu'il avait
déjà confié un peu plus tôt à nos
confrères du Parisien non sanslisser une
petite piste pour redresser les finances
publiques il ne faut pas exclure un
effort exceptionnel et raisonnable de
certaines grandes entreprises ou de
certains gros contribuables par exemple
tant qu'on n pas revenu sous les 3 % de
déficit aïe aïe aïe il faudra lever le
tabou sur les hausses d'impôts qu'il a
dit plus qu'une petite phrase il s'agit
là myiam d'un gros pavé dans la mar qui
n'arrange pas du tout les affaires de
Michel Barnier alors quel est le
problème avec ces Hauses d'impôts le
problème Myriam c'est que si le sujet ne
doit plus être considéré comme un tabou
par les tenant de l'équilibre budgétaire
pour le canal historique de la macronie
c'est une autre histoire c'est carrément
un totem une ligne rouge à ne surtout
pas franchir et Gérald daranin est allé
le dire on ne peu plus clairement ce
matin sur l'antenne de France 2 une
erreur de question que nous puissions
rentrer dans un gouvernement ou que nous
puissions soutenir à l'Assemblée
nationale puisque je vais redevenir
député un gouvernement qui augmente les
impôts bref pendant que les orthodoxes
d'une économie saine recommandent
d'augmenter les impôts ceux qui les ont
fait baisser de plus de 50 milliards en
7 ans refuse catégoriquement d'en
entendre parler effet collatéral de la
dissolution Michel Barnier et nous-même
vivons une époque dissolue merci
beaucoup bruneo donet David Amiel je
commence avec vous vous êtes sur la
ligne d'armanin vous aussi vous ne
participerez pas à un gouvernement
Barnier qui augmenterait les imp des
plus riches c'est clair ben je pense
qu'il faut être d'abord très clair sur
ce dont on parle est-ce que on peut
revoir la structure des impôts pour la
rendre plus juste plus efficace bien sûr
on a fait un certain nombre de pistes
j'en ai proposé moi-même sur la question
des super profits sur la question des
rachats d'actions sur la question des
allagements de chargge comment est-ce
qu'on les redessine pour permettre la
désmicardisation de la société frentend
que la porte est ouvert pour le maoniste
vous êtes est-ce qu'il pe comme réponse
au déficit public français à la dette
publque auquel votre reportage faisait
allusion une augmentation généralisée
des impôts en revanche je ne le crois
pas à quoi joue Gérald daranin qui a dit
tout haut ce que lui a dit Michel
Barnier en réunion de groupe vous y
étiez pas moi hier à l'Assemblée en
expliquant très clairement ben c'est
simple j'irai pas au gouvernement parce
que Michel Barnier veut augmenter les
impôts il a été très clair c'est c'est
quoi c'est c'est de la petite politique
non je crois pas ça d'abord c'est un
débat de fond c'est pas de la petite
politique que d'avoir un débat important
sur la manière dont on va
réduire d'un échange AC le MIN pas
augmenter les impôts le cas échéant
desquel par le enfin en tout cas ce
débal n'est pas médiocre je crois
qu'ensuite ce que Gérald daranin dit
c'est qu'effectivement une augmentation
généralisée des
rimpôts réponse à laitation de la dette
française ne serait pas approprié dans
un pays qui est d'ors et déjà le
champion d'Europe obligatoire et vous
citiez pardon vous citiez Pierre
Moscovici le président de la Cour des
comptes et François Viller de Galot le
gouverneur de la Banque de France l'un
et l'autre dans leurs interviews vous
avez montré seulement un extrait ont
insisté sur le fait que les
principal devait porter sur la réduction
des dépenses publiques donc la ligne
rouge pour vous et je fais circuler la
parole
c'est les impôts ne doivent pas
augmenter pour les classes moyennes
c'est bien ça mais par contre tout ce
qui est capital très haut revenu super
profit vous dites oui est-ce que c'est
ça est-ce que c'est clairement ça ce qui
est très important pour nous c'est que
il n'y ait pas d'affaiblissement ni du
pouvoir d'achat des classes moyennes qui
reviendraient d'ailleurs politiquement à
précipiter les classes poul dans les
bras du rassemement national et qu'il
n'y ait pas un affaiblissement de la
compétitivité de notre économie à un
moment où justement tous les efforts
doivent être dirigés vers la
réindustri la Chine mais Gabriel hatal
lui-même dans son gouvernement avait
préparé des mesures qui concernent le
rachat d'action ou l'amélioration de la
taxation des super profits ces mesures
ciblées là on en avait discuté une
augmentation générale des impôts nous
n'y sommes pas favorabl on va y venir
dans le détail quels impôts précisément
sur quel revenu Emmanuel Morel heureuse
nouvelle d'une certaine façon Michel
Barnier va peut-être piocher une petite
partie dans le programme de du NFP merci
le nouveau Premier ministre déjà
l'ironie d'hoire comme vous le disiez
hein vous avez un Premier ministre qui
est issu de la droite qui a passé toute
la campagne comme les macronistes
d'ailleurs a fustigé le programme du
nouveau front populaire en disant ces
gens-là vont augmenter les impôts pu
finalement ils se rendent compte mais
pourquoi on en est là parce que la
France a été très mal gérée ce que mon
collègue oublie de dire à la fois dans
l'interview de Monsieur ville roois de
Galot et dans le rapport de la Cour des
comptes c'est un constat sévère
accablant pour la gestion de Bruno Le
Maire avec une dette colossal avec un
déficit public qu'on nous annoncé à 4 %
et aujourd'hui c'est presque 5,6 % du
PIB bref la France a été mal géré et là
où je pense que nos amis macronist sont
gênés enfin nos amis c'est une façon de
parler hein c'est vous le disiez
d'ailleurs très bien à l'instant et
d'ailleurs de ce point de vue-là ce que
dit Darmanin c'est intéressant ils
veulent pas qu'on augmente les impôts
des riches pourquoi parce que
précisément ils les ont baissé alors on
voit tout de suite qu'il y a quand même
des nuances hein dans cette macronie
peut-être plus à
gaurence Canal officiel et vous dites
vous-même c'est un c'est un totem bah
c'est surtout il y a un tabou chez les
proches du président de la République
c'est revenir sur une série de réformes
qui a été fait au profit des plus aisés
et des grandes entreprises parce que
quand même une des raisons pour
lesquelles on en est là c'est parce
qu'il y a eu la réforme de l'impôt sur
la fortune parce qu'il y a eu ce qu'on
appelle la flat taxe pour les plus hauts
revenus parce qu' toute une série il y a
Aussie une série de cris des boucliers
tarifaires sur l'énergie alors
parlons-en alors pas trop longts parce
je voudrais faire circul milliards
d'euros alors qu' y avait une solution
beaucoup plus simple qui été emprunté
par d'autres pays européens qui était de
s'exonérer des règles absurdes du marché
européen de l'électricité par dogmatisme
Monsieur le Maire a fait exactement le
contraire et il a mis 45 milards pour un
bouclier tarifaire d'autres pays comme
l'Espagne pas fait bah oui d'accord mais
il a unera discion bien de comprendre
pourquoi on en est là avant de commencer
à rélchir sur les impôts c'est simple
c'est pourquoi faire et quels impôts
alors on y vient on y vient mais déjà on
entend quand même que finalement ce
tabou est en train quand même un peu de
de tomber il y a pas le choix c'est une
question je termine avec les politiques
et je vous donne la parole juste après
au aux experts bonsoir Véronique louvagi
et merci d'être en duplexe avec nous
dans la cour d'honneur de l'Assemblée
nationale la hausse des des impôts c'est
aussi une ligne rouge à droite on a très
clairement entendu Laurent vquier elle
est inévitable àos au yeux aujourd'hui
au regard de de nos finances
publiques alors juste rappeler
qu'effectivement la situation de nos
finances publiques est fortement
dégradée et que nous sommes dans une
situation alarmante cela a été redit par
le premier président de la Cour des
comptes ce matin mais il nous faut
absolument effectivement amorcer une
trajectoire de diminution de notre
déficit parce que ce déficit il conduit
à une dette qui devient aujourd'hui un
niveau qui n'est plus supportable et qui
n'est pas acceptable mais la réponse au
déficit excessif que nous avons ne peut
aucunement être une hausse d'impôt parce
qu'il faut soigner le mal rich même la
question des ha revenus ou ou des des
entreprise très profitable madameag
alors vous vous avez au niveau des
prélèvements obligatoires aujourd'hui un
niveau où la France est sur le haut du
podium il y a une acceptabilité par
rapport à l'impôt il y a un sujet
consentement à l'impôt il y a un ralebol
fiscal et si vous augmentez les impôts
vous faites peser ces impôts sur les
ménages ou sur les entreprises mais
est-ce que vous apportez une réponse à
la situation du déficit si nous avons un
déficit aujourd'hui très élevé c'est
parce que nos dépenses public notre
niveau de dépens publique est très
largement supérieur à celui de la
moyenne des autres pays européens à peu
près consensus des économiste madame
louvagi et pour une fois ils sont
d'accord c'est ma dernière question pour
dire que si si vous ne faites que
baisser les dépenses il y a 30 milliards
d'euros à trouver pour l'année prochaine
en 2025 vous cassez la croissance vous
plongez le pays dans l'austérité
qu'est-ce que vous
répondez alors il faut aller sur une
diminution des dépenses publiques avec
un bon dosage parce que effectivement il
ne faut pas étouffer l'économie mais il
faut évaluer les dépenses publiques il y
a des bonnes dépenses il y a d'autres
dépenses qui ont moins d'efficacité nos
dépenses publiques ont énormément
augmenté sur ces dernières années pour
autant est-ce que la qualité des
services publics a elle augmenté voilà
je pose la question aux uns et aux
autres et si vous ne soignez pas le mal
là où il est vous pouvez augmenter les
impôt l'année prochaine et dans 2 ans
nous nous retrouvons dans une situation
avec un déficit de nouveau important et
derrière une dette qui croit donc nous
ne pouvons pas nous exonérer de faire
une revue de nos dépenses bien compris
cap sur la baisse des dépenses la droite
est très claire et vous êtes sur la
ligne voqué et non pas sur la ligne
Barnier François gerérold vous êtes
l'économiste de ce plateau on a vu les
chifffres on est à 3000 milliards de
dettes près près de 6 % sans doute de
déficit c'est catastrophique
considérable oui alors est-ce que
l'économiste que vous êtes nous dit ce
soir c'est inévitable il va falloir les
augmenter ces impôts sur les traits haut
revenus sur le capital en tout cas si on
veut revenir effectivement à 3 % de
déficit et aussi bien pierre moscoviss
que François villor Galot ont ouvert le
fait que potentiellement les règles ne
seraient pas respectées à l'horizon 2027
mais qu'il fallait se donner 2 ans
supplémentaires pour revenir à 3 % mais
même pour revenir à 3 % 2029 ça fait de
l'ordre de entre 100 milliards et 150
milliards d'euros d'économie ou d'impôts
supplémentaires à trouver c'est
absolument considérable question c'est
est-ce qu'on peut faire ça uniquement
sur les dépenses même si on oublie les
effets économiques de multiplicateur du
fait de saavoir un effet négatif sur
l'activité économique ça me paraît juste
infaisable on sait que ça prend
énormément de temps on parle toujours de
diminution de dépenses dans la fonction
publique de l'école de l'hôpital de la
sécurité oui on l'a déjà beaucoup fait
l'hôpital est quand même déjà à l'os
enfin à mon avis il y a beaucoup de
difficultés déjà on a déjà fait beaucoup
d'économie la question c'est est-ce
qu'on peut vraiment économiser autant
d'argent sur si peu de temps à mon avis
la réponse est non alors la réponse est
non Marc Vigot expliquez-nous vous
suivez la préparation de ce budget pour
votre journal l'opinion au jour le jour
que veut faire Michel
Barnier bien alors bon il est dans tout
le processus de négociation politique
avec les partis qui peuvent
éventuellement constituer sa majorité
donc c'est extrêmement instable mais
effectivement Michel Barnier fait le
résonnement que ça va être extrêmement
dur de trouver suffisamment d'économie
par les dépenses l'année prochaine et
donc il faut en passer pour une petite
part pour une petite part j'insiste par
des par des hausses d'impôts en plus il
a parlé de justice fiscale puisqu'il
avait il a senti que dans le pays il y
avait un besoin de justice fiscale il a
dit l'expression hein dans la cour de
Matignon lors de la passation de pouvoir
qu'est-ce qu'il met derrière ce mot de
justice fisc alors c'est difficile à de
de savoir sur l'impôt des personnes on
ne sait pas encore quelles sont les
pistes qu'il explore ce qui est sorti ce
que nous on a comme information c'est
qu'il a un il a demandé à Bercy euh une
surtaxe de de penser à une surtaxe
d'impôt sur les sociétés pour les
grandes entreprises je vous rappelle
qu'Emmanuel Macron avait fait exactement
la même chose en arrivant il avait un
contentieux fiscal qui était hérité de
la période François Hollande et il a
fait pour boucher les trous il a fait
une surtaxe d'impôt sur les sociétés sur
les Grand impôt sur les sociétés pour
ceux qui nous regardent de toutes les
entreprises quel que soient leur prof
grandes entreprises les grandes
entrepris seil est à fixé évidemment euh
oui c'est la la CIP c'est le CAC 40 mais
ça sera peut-être un peu plus large il
faut regarder le seuil de chiffre
d'affaires en 2017 encore une fois ça
avait été fait donc il faudrait regarder
le chiffre d'affair qui avait été retenu
mais ça peut être une option et donc ça
ça permet de faire rentrer de l'argent
très très vite et ça a l'avantage de
faire rentrer de l'argent dès 2024 si on
choisit de prélever sur le ce qu'on
appelle le 5e à compte de l'impôt sur
les sociétés et donc c'est une solution
qui permet de redresser les comptes à
combien ça fait rentrer dans les caises
de l'État ça dépend comment c'est
calibré mais c'est plusieurs milliards
d'euros donc si on estime que c'est 20 à
30 milliards qu'on cherche pour l'année
prochaine si on récolte 5 milliards du
côté de l'impôt sur les sociétés c'est
déjà pas mal l'autre info qu'on sort ce
soir dans l'opinion c'est que Michel
Barnier il veut enfin comme beaucoup de
de partis dans le spectre politique
essayer de revoir les allaigements de
charge patronal qui sont très qui sont
très concentrés sur les bas salaires
parce que par qu'on a voulu créer
beaucoup d'emplois en diminuant les
charges sur les bas salaires et donc
aujourd'hui on se rend compte que
peut-être ça crée une trappe à c'est la
fameuse desmicarisation dont parlait
Gabriel c'est ces deux tomt dans le
totem si j'ose dire parce que là on est
sur la politique de l'offre qui
consistait à faire baisser le coût du
travail par des exonérations de chargge
sur les entreprises et là on touche à ça
et donc impô sur les sociétés en plus là
ça touche toutes les entreprises bon
toutes les grosses entreprises c'est
énorme ce que vous nous dites là ce soir
par
ich il veut en prendre une petite partie
il faut sair quees exonérations de
cotisation sociale ça pèse à peu près 75
milliards d'euros Michel Barnier ce qui
circule c'est qu'il voudrait en
récupérer de l'ordre de 4 milliards mais
dans l'objectif principal de cette
mesure c'est d'augmenter les
exonérations pour des salaires qui vont
de 1,2 à 1,6 mix c'està-dire des gens
qui ont été rattrapés par l'inflation
dont les salaires ont été rattrapés par
le SMIC qui é lui un l'inlation et donc
on veut accentuer les exonérations de
charg àes niveau de salaire pour inciter
les entreprises à augmenter les salaires
parce qu' aujourd'hui quand
fait rentrer des recettes et on essaie
d'augmenter les salaires et le pouvoir
d'achat en même temps c'est ça voilà et
donc dans cette vaste opération un peu
technique Michel Barnier se dit mais
tiens au passage si je reprenais
quelques milliards d'exonération de
charge ça serait un petit peu un dollor
pour les entreprise parce qu'il en
resterait beaucoup et qu'en plus il y a
beaucoup de Français qui sont dans les
niveaux de salaire visés où il y aurait
plus d'exonération de charg et donc ça
c'est une manière de bah de de de
prendre un petit peu de chaque côté et
d'arriver à à trouver quelques milliards
comme l'a dit Marc Vigot on parle de
trouver quelques milliards et 4
milliards si on pense la suppression ISF
par exemple donc on a beaucoup parler
d'Emmanuel Macron c'est aussi de l'ordre
de 4 milliards encore une fois l'ordre
de grandeur de ce qu'il faut trouver
d'ici 2029 si on veut revenir à 3 %
c'est 120 milliards si on fait ce que
Pierre Moscovici P à faire ou François
vil Galot ils disent de faire un/ers via
les hausse d'impôt et 2/ers les dépenses
un/ers VI les hausse d'impôt ça fait 40
milliards ça veut dire qu'il faut
trouver 10 fois la suppression d'ISF ou
10 fois attendez par ça c'est pour
revenir au 3 % tout le monde a bien
compris et nos téléspectateurs que
l'objectif des 3 % sera sans doute
repousé ouiav je remercie d'abord
François girof de remettre les ordres de
grandeur c'est très important parce que
cet objectif d'une centaine de milliards
d'ajustement à faire pas évidemment en
une année sur plusieurs années c'est pas
pour respecter les règles européennes la
règle des 3 % c'est simplement pour
stabiliser la dette publique en part du
PIB c'est ce qui avait été produit par
le Conseil on a bien compris qu'il va
falloir trouver beaucoup de milliards
c'est très important on a beaucoup parlé
on a beaucoup parlé on a beaucoup parlé
des mesures dans le début de ce débat
sur les riches la fiscalité du capital
et cetera les réformes qu'on a faites
ont coûté 4 milliards d'euros par an
Emmanuel Morel pense que ça n'a servi à
rien je pense que ça a été utile pour
notre économie en tout état de cause les
remettre en question ne résoudrait en
rien l'impasse budgétaire dans laquelle
nous som
Emmanuel Macron a choisi Michel barn on
est dans une cohabitation dite exigence
ce sont les mots de l'Élysée ça passe ou
ça passe pas pour le député que vous
êtes sur ces deux mesuresl la politique
de l'offre qui est quand même un peu
rabotée et l'impôt sur les sociétés vous
êtes prêt à voter oui ou non il va
falloir trouver une majorité dans cet
hémicycle il faut qu'on ait une
discussion sur les pistes précises j'ai
beaucoup de respect pour le travail de
Marc Vigot et de l'opinion mais je crois
qu'on est précisément dans ce moment là
on a besoin aussi d'avoir un dialogue
avec le Premier ministre qui l'annonce
queles seraient ses pistes de travail
ses orientations qu'on a un
chiffragen nouveau ce qui est pour moi
extrêmement important c'est que la
classe politique française ne soit pas
trop nombriliste dans le moment dans
lequel on est parce que c'est quand même
un peu dans cette période là dans
laquelle on est rentré depuis le mois de
juin on est dans un moment où on a deux
défis on a cette question de
l'ajustement budgétaire tous les pays
autour de nous le font le Royaume-Uni de
labor de la gauche de kirstarmer qui
vient de gagner les élections met en
place un plan pour réduire les déficits
c'est pas parce que Bruxelles lui
demande ils ne font plus partie de
l'Union europé diagn comis et puis a un
défi très important de
réindustrialisation de
réindustrialisation et donc une
augmentation par exemple massive de
l'impôt sur les sociétés atttion il faut
garder
l'ractivité pire moment pour nous vous
votez ou votez pas c'est une hypothèse
on est sur un débat télévisé vous avez
l'hémicycle juste oui ou non vous votez
ou pas si demain un gouvernement quel
qu'il soit quel qu'il soit me disait on
a une augmentation importante de l'impôt
sur les sociétés je voterai contre et
ben voilà c'est très clair Emmanuel
Morel je reviens sur la question des
exonérations de cotisation sociale je
dis pas charge moi je dis cotisation
sociale parce que c'est quand même du
salaire différé moi je pense qu'on est
allé beaucoup trop loin depuis François
Fillon mais ça s'est continué après hein
même hélas au début mais oui oui par
que déoncions les monant colossaux des
exonérations avec des effets très
limités moi je pense qu'on peut trouver
beaucoup plus que 4 milliards et et plus
largement dans ce qu'on appelle les aid
aux entreprises de façon un peu
indifférenciée bah il y a beaucoup de
choses à faire je vais vous donner un
exemple vous voulez aller beaucoup plus
loinmanu mais mais ceux qui nous
regardent se disent attendez déjà il
faut trouver des compromis donc sur ce
qui est proposé propose compromis plus
loin vous êtes capable déjà de VO
propose un compromis l'inspection
générale des finances c'est pas des
gauchistes he c'est pas le NFP ils
disent crédit impôt recherche pour les
entreprise 8 milliards d'euros c'est pas
très efficace il y a beaucoup d'effets
d'obben notamment pour les grandes
entreprises bah voilà je vous propose
une piste d'économie sur les aides aux
entreprises la Cour des comptes
elle-même la Cour des comptes hein
elle-même elle dit ça va beaucoup trop
loin donc là il y a un gisement mais ça
suffit pas il faudra augmenter à nouveau
la fiscalité des ménages les plus aisés
et revenir sur les les les largesse
fiscale du pouvoir sortant dernière
piste parce que faut quand même qu'on
dise la vérité le problème c'est quoi
c'est que notre croissance elle est àone
et quand on a une croissance de 1 % bah
dès qu'on coupe dans les dépenses
publiques il y a un effet récessif donc
ce qu'il faut faire c'est investir dans
l'avenir avoir confiance dans l'avenir
et là non plus c'est pas un gauchiste
qui le dit c'est Mario dragi Mario dragi
Super Mario
une grande confusion parce que Mario
dragi n'a absolument pas dit qu'il
fallait mettre 800 milliard d'argent
public par
antir 800 milliards dit qu' faut
colossal pour
rattraperort la très importantden
réalité le logiciel est en train de
changer saisissons cetteort RA il faut
soutenir à la fois l'investissement
public et l'investissement pr par il a
un budget il faut l'écrire et il faut le
voter peut-être 1493 sinon j'imagine que
vous ne serez pas content on va regarder
du côté des Français l'acceptabilité
elle semble plutôt à l'horizon lorsqu'on
leur pose la question de la hausse
d'impôts des plus riches la pilule elle
est un peu plus du à avaler pour les
principaux concernés Marion ber s'est
rendu à ne sur scène reportage
[Musique]
est- qu'il faut taxer les plus riches
oui pourquoi pas oui oui oui pourquoi
pas plus on gagne plus il faut il faut
payer il faut aider moi je suis pas
contre cette idée moi je pense que c'est
un geste que tout le monde doit faire
pour adresser les compes de la France
oui effectivement tous les gens qui
payent pas d'impôt en France les société
entre autres oui làdessus je suis
entièrement d'accord les gens très très
riches qui ont toutes les évasions fisc
de la Terre ce que nous on n pas pauvre
mais on n pas voilà si on est contraint
et forcé oui mais sinon pas vraiment non
mais je pense aussi que il y a beaucoup
d'économies qui peuvent être faites
voilà non il y a peut-être d'autres
moyens il y a des d'autres gadget à
faire pour pouvoir récupérer des fonds
je suis pas inquiet quoi qu'il arrive
mais bon ce qu'il faut c'est qu'on
conserve les capacités de pouvoir
investir et de pouvoir se développer et
si la pression fiscale est importante
tous les gens vont partir voilà tous les
gens vont partir c'est important quand
même parce que ça on peut le mettre au
bilan d'Emmanuel Macron
l'attractivité le retour des
investisseurs les enquêtes le montrent
François geréroff est-ce que c'est un
véritable risque si la fiscalité sur les
plus riches on va le dire comme ça de
façon un peu un peu globale est au
rendez-vous je pense qu'on peut
interroger quand même sur l'efficacité
de la politique de loveof jusqu'ici
jean-pisaniferri qui est un macroniste
historique qui avait fait le programme
économique d'Emmanuel Macron a quand
même dit qu'il avait été déçu du point
de vue de la politique de l' il
s'attendait à ce que les baisses
d'impôts amènent à plus d'activité
économique plus de productivité et que
on on s'y retrouve en terme de recette
fiscal sur les investissements étrangers
notamment euh la France est choisi
préféré parfois à l'Allemagne sur
certaines industries non oui oui mais
après on peut aussi critiquer les
investissements étrangers en se disant
quand quand des entreprises américaines
viennent sur le sol français estce que
ce serait pas mieux que ce soi des
entreprises françaises qui a les marchés
enfin c'est pas toutalement évident que
que l'attractivité est forcément
toujours une bonne chose mais en tout
cas je pense que la politique de de
l'offre il y a des rapports de France
stratégie par exemple qui montrent que
la fiscalité la baisse de la fiscalité
sur le capital sur l'ISF sur la flat tax
aussi dont on a pas parler euh en fait
on n pas éé aussi donc la f tax le fait
qu'on a diminué les impôts en gros sur
les dividendes à 30 % donc on les a
plafonné à 30 % quel que soit le taux
d'imposition de de la personne qui
touche les dividendes donc ça veut dire
que avec des cotisations sociales à 12,8
vous vous passez à à 18 % enent a
beaucoup sur mitigé selon François
girolf en matière de compétitivité cette
politique de l'offre n'a pas
rapporté voilà les les fruits semés
autant autant d'investissements qu'estce
compé moi je le conteste beaucoup ce que
dit François Giral il suffit d'ailleurs
de regarder les grands chiffres
macroéconomiques on a un taux de chômage
qui a baissé à un niveau absolument
historique on est quand même sorti de ce
qui était la malédiction française
c'estàdire le chômage des masses qui
depuis 30 ans accabler notre pays on a
eu effectivement ce regain
d'attractivité qui est extrêmement
important parce que les usines qui se
développent offrent des emplois et des
emplois souvent bien rémunérés aux
personnes qui ont la chance de pouvoir
travailler y compris dans des régions
qui avaient été fracassé par la
désindustrialisation je pense notamment
au nord et à l'est de la France
réindustrialisation VO pas dans les on a
eu et on voit d'ailleurs notamment cette
année des progrès nets en terme de
commerce extérieur qui montrent ce début
de réindustrialisation d'abord la
desindustrialisation a été stoppé et
maintenant on est dans une phase où on
est en train de remonter la pente et je
crois que c'est très important de ne pas
CER pour vous c'est une évidence Mar Vig
quand on on augmente les impôts sur le
capital sur les sociétés évidemment ça
fait rentrer des des recettes fiscales
nouvell mais ça envoie des signaux ça
envoie des signaux au marchés financiers
qui nous regardent ça envoie des signaux
au aux grandes entreprises multinational
est-ce que ça peut avoir un un effet de
freinage sur l'investissement non mais
surtout moi je je constate qu'il y a un
discours qui se développe qui serait
que on se retrouve dans une situation de
déficit public très élevé parce que
Emmanuel Macron a beaucoup baissé les
impôts et qui n'a pas financer ses
baisses d'impôts c'est vrai en partie
mais ça n'empêche pas que ce qui dérive
le plus ce sont les dépenses publiques
et à chaque à chaque le rapport vasmer
Bodo va être très clair là-dessus à
chaque fois que il y a une crise les
dépenses sociales en proportion du PIB
augmentent et franchissent un palier et
on ne revient jamais à la situation
intérieure je suis désolé mais par
exemple on prend les retraites c'est 25
5 % des dépenses publiques donc on peut
s'amuser sur des petites sur des petites
masses et faire des débats infini sur
les impôts mais les les retraites c'est
25 % des dépenses
publiques on est le pays d'e Europe
quasiment qui part le plus tôt à la
retraite même avec les dernières
réformes on passe plus de temps que les
autres à la retraite ça veut pas dire
pour autant qu'il faut être masochiste
et dire aux gens vous allez occuper des
métiers pénibles et cetera dans ce pays
on n'est pas capable de faire la
prévention de la pénibilité par exemple
les partenaires sociaux ont pas arrêté
de dire pant la réforme des retraites il
nous faut un fond pour la pénibilité il
nous faut prévenir la pénibilité faire
des actions pour la pénibilité à la fin
le gouvernement a fini par octroyer un
fond d'un milliard d'euros pour la
pébilité les les branches les
professionnelles le patronat les
syndicats dans chaque secteur économique
devaient s'en emparer pour définir les
métiers pénibles et financer des actions
pour que ça soit moins pénible et
adapter les postes et cetera et ben il
ne sait strictement rien passer donc
souvent on a un espèce de théâtre
national où on demande des choses et
puis à la fin on vous met 1 milliard sur
la table 200 200 millions par an là il y
a 200 millions en 2024 très concrètement
qui étai sur la table et ben devinez
quoi il y a 8 millions d'euros qui ont
été dépensés partir de ce moment-là
quand on fait ce genre de enfin quand
quand on voit ce genre de séquence on se
dit là on retombe à nouveau sur le débat
fiscal rappelons que c'est par la
fiscalité que François Hollande a fait
ses ajustements de déficit sans
précédent hein François Hollande
contrairement à ce qu'on pense il a
réduit le déficit énormément dans un
contexte qui n'était absolument pas FA
il l'a fait par les Hauses d'impôts ça a
le même effet récessif sur l'activité
que les baisses de dépenses c'est à peu
près les mêmes multiplicateurs on peut
débattre sur quelle dépense
qu Emmanuel Morel sur la question des
dépenses publiques c'est vrai que quand
on regarde l'état néficit on s'est dit
mais comment peuvent-ils porter cette
abrogation de la réforme des retraites
quand on analyse les masses de dépenses
que auquel correspond cette réforme on
se dit est-ce que c'est vraiment le
moment et est-ce qu'à gauche on nous
ouvre ce débat des dépenses est-ce que
vous aurez des propositions sur la
baisse des dépenses bah oui d'ailleurs
je vous ai donné un exemple tout à
l'heure le crédit d' recherche bah par
exemple non mais je pourrais multiplier
les exemples en fait c'est c'est une
question de
mod c'est des dépenses
fiscales les dépenses de fonctionnement
de l'État par exemple mais le problème
c'est aussi quel modèle social on veut
moi je suis pas d'accord avec Monsieur
moi je suis pas d'accord avec Monsieur
et je suis pas d'accord non plus avec
Monsieur Amiel quand il dit que tout va
bien dans le meilleur des mondes
possible on a gagné en attractivité a
plus d'industrie c'est pas vrai il y a
jamais eu autant de faillite
d'entreprise que chez cette année le
Nord et l'Est sont fracassés il y a des
territoires antiers
sontigur invsement étrangers quand vous
parlez des investissements étrangers moi
je suis désolé mais quand c'est des
Chinois qui viennent acheter des tares
françaises ou des Américains qui
viennent dans les secteurs stratégiques
je suis pas content c'est d'ailleurs
pour ça que j'ai été inlassablement un
un militant du made in France et de la
relocalisation industrielle on a des
désaccords sur quel modèle social
tellement de désaccords Emmanuel Morel
et David Amiel qu'on ne voit pas comment
le débat a changé c'est qu'il y a 10 ans
on discutait des délocalisations
d'entreprises françaises en Chine au
Maroc dans d'autres pays et maintenant
on en est à débattre pour savoir si
c'est une mauvaise nouvelle si des
entreprises étrangères Vinent s ça
continue à délocaliser mais on a
quelques pistes on a quelques pistes
grâce à Mar ce soir ce
débat on a quelques pistes on verra si
l'opinion avait avait bien bien
travaillé sur les hausses d'impôt voulu
moi ma question et c'est pour terminer
elle existe la majorité sur la fiscalité
dans l'hémicycle
le rassemblement national n'est pas
contre une hausse d'impôt sur les super
profits très clairement le NFP non plus
donc vous serez au bloc central
déterminant est-ce que vous pensez que
sur ce volet là il y a une majorité dans
cet hémicycle chaque groupe politique se
prononcera après vous n direz ma que là
sachant que vous JZ les arbitres r
restons évidemment très attachés à la
politique de l'offre et à la
restauration des comptes publics d'abord
par une baisse des dépenses merci on
s'arrête là c'est un marathon budgétaire
qui va commencer on a tout l'automne
pour en parler j'espère que vous
reviendrez merci à tous les quatre
bonsoir Laurence Rossignol bonsoir grand
plaisir de vous accueillir vous vous
êtes l'invité Fran parl ce soir pour
évoquer l'onde de choc du procès des
viols de Maan procès de société procès
de la masculinité on peut dire certains
procès qui interroge aussi sur la
définition légale du viol regardez c'est
dans l'invitation de ma Frémont
interview on vous accueille sur
l'estrade juste après
vous invite Laurence Rossignol vous la
sénatrice ancienne ministre des Droits
des Femmes c'est pour avoir votre regard
sur ce procès hors norme où la presse
internationale s'y bouscule tant
l'affaire est
retentissante partout en France des
rassemblements de femmes en soutien à
Giselle pic après tout on entend un peu
plus la parole des victimes mais
aujourd'hui il faut aller plus loin car
depuis 16 jours cette femme droguée
pendant 10 ans par son mari violé sous
soumission chimique par plus de 50
hommes avec l'accord de ce dernier s'est
opposé aux h clos de son procès il faut
que que cela se sache et que la honte
change de camp les accusés des hommes de
tout âge de toute profession décrit pour
certains comme de bons pères de famille
des monsieurs tout le monde qui nous
interrogent sur les relations entre les
hommes et les femmes et la banalité du
mal en fait j'ai mal au vendre parce que
je crois que j'ai j'ai mal au bide en
tant qu'homme c'est peut-être le premier
grand procès de la masculinité 51 hommes
accusés dont 35 considèrent que l'acte
sexuel qu'ils ont commis ne constitue
pas un viol au cœur de leur défense
l'absence du mot consentement dans le
code pénal on n'est pas en droit
américain c'estàdire qu'en France il ne
faut pas avoir recueilli le consentement
de la victime pour faire en sorte
nécessairement qu'il nit pas de viol il
faut pour qu'il y ait un viol que la
démonstration soit faite de l'intention
coupable de l'auteur si l'auteur s'est
trompé c'est mépris la Cour de cassation
dit toujours qu'il n'y a pas de VI il y
a un espèce de une hypocrisie euh qui
dit que peut-être il faudrait que
l'homme décide lui-même que c'est un
viol c'est une absurdité totale au-delà
des crimes jugés la violence de la
culture du viol se dévoile tout comme
les failles de la loi tout acte de
pénétration sexuelle tout acte
bucogénital commis sur la personne
d'autruie ou sur la personne de l'auteur
par violence contrainte menace ou
surprise aucune notion de consentement
donc ne figure dans nos
textes rebonsoir Laurence Rossignol on
sent tous que ce qui se déroule au sein
de cette cour criminelle d'Avignon est
un procès pour
l'histoire de quoi est-il le nom à vos
yeux alors on dit depuis quelques jours
c'est le procès du patriarcat c'est le
procès de la culture du viol c'est le
procès de la masculinité ou peut-être du
masculinisme qui est la version
politique offensive de la MAS ununité
toxique euh c'est surtout et avant
d'être le procès c'est un un moment de
de découverte je pense pour bon nombre
de Français de ce que sont la réal de ce
qu'est la réalité des violences sexistes
et sexuelles et en particulier des viols
et des agressions sexuel en fait les
gens découvrent que bah les violeurs
sont pas euh simplement des tuurs en
série exceptionnel des monstres c'est
pas des monstres c'est juste vos voisins
c'est pas le procès de monstres et de
quelques cinquant complices il y a une
une affreuse banalité du mal c'est ça
dans ce procès qu'on découv oui une
banalité du mal mais en fait euh je
pense que d'abord l'impact de ce procès
est très très important et je pense que
la moitié de la population française en
particulier les femmes sont quasiment un
syndrome post-traumatique c'est-à-dire
que on devrait presque accompagner euh
les les les femmes qui en fin de compte
découvrent ce qu'elles savent déjà un
petit peu c'est que les violeurs ne sont
pas des êtres exceptionnels que les
hommes enquels elles ont une totale
confiance peuvent les tromper et abuser
d'ell et en même temps il y a toujours
un aspect positif dans ce discours c'est
qu'en fait les femmes qui ont vécu des
viols qui ont vécu des agressions
sexuelles se disent en fait c'est pas
moi qui suis la cause de tout ça vous
savez le viol est exceptionnel dans sa
compréhension sociale et jdiciaire et
politique le viol est le seul crime qui
met en accusation la victime c'est le
seul crime dans lequel la victime se
sent davantage coupable que l'auteur et
là il y a quelque chose qui il y a une
vertu diraisje et les femmes se disent
ben en fait ce que c'est pas nous c'est
pas nous qui sommes c'est pas moi
personnellement qui suis responsable on
avait déjà un peu commencé ça avec Mitou
on avait bien commencé avec Mitou où les
femmes avaient pris conscience que les
agressions sexuelles au travail dans la
rue en fait n'était pas lié à leur tenue
la manière de se comportaiit mais que
c'était en gros le lot de toutes les
femmes et Giselle PCO la redit
aujourd'hui à la barre elle se sent la
coupable face à ces 51 prévenus dans le
box qui agissent comme des victimes dans
la manière dont ils se défendre c'est un
procès qui soulève des questions
vertigineuses philosophiques sociétal
médical aussi comment expliquer que les
gynécologues que les neurologues que
Giselle Pic a consulté n'ai rien pu
détecter on a l'impression que la
soumission chimique personne ne sait la
reconnaître dans notre pays d'abord
parce que elle est elle est à tabac
bruit elle est en dessous de la ligne de
flottaison de la conscience on l'imagine
pas et c'est vrai que bon nombre d'entre
nous quand on a découvert cette affaire
il y a plusieurs mois quand elle a été
rapportée par le monde à l'époque on
était sidéré moi je je me rappelle avoir
dit je pensais tout savoir et avoir déjà
tout vu tout lu sur ce que les sur ce
que les hommes peuvent infliger aux
femmes clà j' avais pas pensé donc la
non mais c'est vrai la soumission
chimique elle n'est pas notre paysage
elle est un petit peu avec le GHB avec
les les les dangers auxquels sont
exposés des jeunes femmes dans en soirée
avec la drogue du violeur mais qui
aurait imaginé que le père de ses
enfants le mari l'h avec qui ont vit
depuis des dizaines d'années puisse
lui-même recourir à la soumission
chimique mais en fait ce que ce procès
nous dit est est est très utile à mon
sens et d'ailleurs c'est pour ça que
Giselle pedicot est aujourd'hui une
femme qui est qui carne quelque chose
qui porte quelque chose dans lequelle
tout nous toutes nous mettons beaucoup
beaucoup d'affect beaucoup de soutiens
c'est un peu comme les grands procès de
Giselle Alimi queim avait conduit ça
nous dit une chose c'est que en fait
notre société est extrêmement tolérante
à l'égard du viol ce que ça nous dit
c'est que les beaucoup d'hommes n'ont
pas compris encore ce qui'est un viol et
que la question du consentement qui va
revenir régulièrement vous allez venir
mais c'est ce que ce procès nous dit
aussi c'est que les femmes peuvent être
solidaires entre elles dans ce moment-là
et moi je suis assez donc il y a des
raisons d'espérer très ému par les
manifestations les soutiens et le ce que
ça porte et pour les hommes c'est
important aussi alors on en vient à
cette question du consentement les
accusé disent à la barre on ne voyait
pas où était le prier problème puisque
le mari était d'accord alors déjà cette
idée que le consentement Giselle PCO
pourrait exister par délégation de
Dominique p son mari ça on dit très très
long sur même la capacité à s'aveugler
sur l'existence de la violence conjugale
des vio au sein d'un couple ce que ça
nous dit surtout c'est que la culture
patriarcale fonctionne sur quelques
postulats le premier étant la hiérarchie
des sexes les hommes et les femmes ne
sont pas égaux la domination des des
femmes par les hommes et la dépossession
de leur corps et cette déposition de
leur corps elle structure toute
l'histoire du patriarcat elle elle a
plusieurs 7 il y a quelques mois on
parlait de la constitutionalisation de
l'IVG de quoi était-il question que les
femmes possèdent leur corps et leur
fonction reproductive de quoi parle-t-on
dans le procès pédicau d'une femme qui
dont qui a été dépossédée de son corps
et non seulement elle été dépossédée
mais quelqu'un d'autre en a pris
possession et d'un certain point de vue
l'a mis à disposition il l'a mis à
disposition donc on est vraiment dans le
paroxisme de ce que le patriarcat peut
produire comme culture comme idéologie
en matière de
dépossession de leur corps par pour les
femmes alors la notion de consentement
n'existe pas dans la loi nulle part dans
le code pénal sur ce ce crime de viol
n'est écrit noir sur blanc ce que c'est
que le consentement le mot n'existe pas
je ne savais pas que je violais répète
les prévenus dans le box des accusés
sous-entendu je n'en avais pas
l'intention je pensais que la victime
était consentante elle avait les yeux
fermés est-il normal que la charge de la
preuve du consentement revienne à
l'accuser on entendait Hine devinc la
journaliste qui va devoir affronter
Patrick pavord dans un procès à venir
dire au fond c'est comme si le violeur
décidait ce que c'était qu'un viol
est-ce qu'il faut réécrire la loi est-ce
qu'il faut introduire le consentement
dans la loi alors je pense qu'il y a
deux niveaux de débat de réflexion et de
débat il y a un niveau citoyen moral
quelle est la morale que nous devons
développer et puis a le deuxième niveau
c'est celui de la rédaction du Code
pénal aujourd'hui on fonctionne sur
l'idée en fin de compte toute femme est
présumée consentante dans le quotidien
de sa vie et devant la justice elle est
aussi présumé consentente puisque il lui
revient d'apporter la preuve de la
contrainte la menace la violence la
surprise ou aussi la contrainte morale
dit l'article suivant du Code pénal donc
le premier travail qu'on a à faire c'est
un travail d'éducation des hommes non
non une femme n'est pas consentante
quand elle est inerte non une femme
n'est pas consentante quandciidérée
quand elle ne criit pas quand elle ne
résiste pas quand elle AB par exemple
quand elle est quand elle est livvre
elle n'est pas consentante parce que en
fait l'idée qui est sousendue par les
avocats des prévenu c'est que le viol
nécessite forcément de la violence et à
défaut de violence c'est toujours
l'histoire elle ne s'est pas débattu
elle ne s'est pas débattu et donc on est
d'abord dans le volet éducatif et ce qui
se passe avec ce procès est extrêmement
important et franchement le le choix
qu'a fag le péico du du de
refuser en fait ce procès un procès
édifiant et puis après est-ce qu'il faut
modifier le code pénal alors quel est
votre avis là-dessus est-ce qu'il faut
écrire cette cette absence de
consentement dans la loi est-ce qu'il
faut définir ce que c'est que le
consentement ça va être très difficile à
définir ça va être très difficile moi
j'ai tendance à penser que telle que la
loi est rédigée aujourd'hui elle permet
de sanctionner et de condamner beaucoup
d'auteurs de viol mais vous l'avez dit
vous-même quand la victime est inerte ne
résiste pas ne se débat pas qu'elle est
sidérée qu'elle est parfois dans une
forme de dissociation elle même le juge
en général
considère les juges retiennent la
surprise aussi dans ce cas-là les juges
retiennent aussi la surprise c'estàd que
c'est elle a été surprise et c'est le
cas qui peut être retenu dans dans dans
c moi je pense qu' on peut pas passer
d'une présomption de consentement à une
présomption de non consentement il faut
arriver à trouver une rédaction mais
surtout une pratique de la justice et
surtout une compréhension collective les
femmes portent peu plainte parce que
elles savent que elles vont se faire
àchz menu dans le dans dans au tribunal
mais aussi parce que la sexualité du
viol est considérée comme normal c'est
ça qu'il faut avoir en tête et qu'il
faut faire bouger sinon le viol n'est
pas normal et aujourd'hui ce qu'on
entend chez ces hommes c'est que c'était
normal en fait et toute tout tout le
contexte dans lequel on est toutes les
représentations qu'on a font en fait de
la du fait de forcer euh de de de
demander de quémander la norme de la
sexualité donc si je vous comprends bien
la sénatrice que vous êtes pense que
c'est la société qui doit bouger par de
l'éducation de la formation plus que la
loi elle-même je pense que les les deux
bougent toujours ensemble la société
fait bouger la loi et la loi sanctuarise
les évolutions de la société euh
aujourd'hui il est clair que il y a une
demande euh forte que la question du
consentement sot inscrite dans la loi
est-ce qu'il faut totalement détricoter
le code pénal ou est-ce qu'il faut
peut-être tout simplement définir ce
qu''est le vio la loi la loi explique ce
qu'elle viole dans une rédaction assez
technique en fait c'est une pénétration
avec contrainte menace violence ou
surprise peut-être il faut commencer par
dire le viol est une est un acte sexuel
sans consentement voilà c'est ça
qu'est-ce que c'est qu'un viol c'est à
chaque fois qu'une femme n'est pas
consentante c'est un viol après il faut
aussi faire confiance à l'évolution de
la justice et moi je note quand même que
la J justice évolue elle retient
aujourd'hui des des critères des
approches qui n'étaient pas le cas il y
a 5 ans ou 10 ans on aura ce débat sur
le consentement il y a une mission
parlementaire he d'ailleurs qui a été
arrêté à j'espère qu'on aura quand même
qu'on aura quand même les travaux moi je
pense que sur le viol il faut faire
bouger un certain nombre de choses parce
que il y a d'autres trous dans la
raquette il n'y a rien sur les viols
sériels que vous ayez violé une ou 20
femmes c'est la même sanction il n'y a
rien sur sur la sédation justement il
faut préciser ça doit être des
circonstances aggravantes du viol donc
il faut reprendre cet article il faut
reprendre c moi je serais plutôt pour
l'enrichir que pour le détricoter'est-ce
que vous répondez au Garde des saut
démissionnaires Éric duomoriti qui dit
attention la mise en garde sur un
glissement vers une contractualisation à
l'américaine des rapports sexuel que les
femmes signent un document qui prouve
leur consentement cette mise en garde
est-elle justifiée ou pas si on allait
vers inscrire le consentement dans la
loi déjà cette histoire de
contractualisation à l'américaine vous
en avez vraiment entendu parler de du
fait qu'aux États-Unis les gens sont
obligés de produire des contrats écrits
commei ils accept d'avoir relation ça
c'est comme les c'est comme l'histoire
des États-Unis vous savez les hommes on
plus monter dans les ascenseurs avec les
femmes ils ont peur d'être ensuite
accusés d'agression sexuelle tout ça
c'est des fantasmes de français non la
question n'est pas la ce n'est pas celle
de la contractualisation la question
c'est que la justice puisse sanctionner
les prévenus et protéger les victimes et
que notre société rompe justement avec
cette culture du viol donc pour conclure
sur cette affaire de consentement il
faut que la loi évolue j'ai moi-même
déposé une proposition de loi il y a
plusieurs mois pour créer plusieurs
circonstances aggravantes nouvelles en
matière de viol et d'autre part il faut
probablement très probablement
introduire dans le code pénal tel qu'il
est aujourd'hui cette notion de cette
définition du viol une relation sexuelle
non consenti merci beaucoup merci la
viendrai je l'espère vous parlez de
cette future proposition de loi tout de
suite c'est la question qui fâche avec
nos chroniqueurs qu'on accueille je pars
par là au
[Applaudissements]
revoir chose et une nouvelle bande un
nouveau duo tir croisé ce soir avec
Richard Verly du quotidien suisse bli
bonsoir Richard PLA R de vous retrouver
et Michel darmond heureuse retrouver
éitoriiste à I2 news installezvous affz
vos arguments voici la question qui F
signé ce soir par Clément
per pour la question qui fâche
d'aujourd'hui c'est notre voisin
allemand qui nous a tout soufflé à
Berlin la coalition de gauche au pouvoir
vient de prendre une mesure inattendue
rétablir une pratique presque devenue
anachronique en Europe les contrôles au
frontières motif officiel renforc
sécurité intérieure face à une menace
terroriste accrue le 23 août à solingun
une attaque mortelle au couteau a marqué
les esprits perpétré par un réfugié
syrien en situation
irrégulière cela permet de limiter
davantage l'immigration irrégulière et
de se protéger contre les graves dangers
posés par le terrorisme islamiste et la
grande
criminalité motif officieux répondre à
la poussée du parti d'extrême droite AFD
arrivé il y a quelques jours en tête des
élections régionales du turinge dans
l'est du
pays ce virage pris par la coalition de
gauche fait en tout cas réagir non sans
sarcasme le très conservateur Premier
ministre hongrois Victor Orban
l'Allemagne a décidé d'imposer des
contrôles stricts à ses frontières pour
stopper l'immigration illégale
chancelier schz bienvenue au club en
France la décision allemande n'a pas
manqué d'attirer l'attention du
rassemblement nationalidment nous devons
durcir le contrôle aux frontières on va
plus durcir le ramener vous savez Jordan
Bard et Marine Le Pen sont pour ce que
nous appelons la double frontière
c'est-à-dire la frontière européenne et
nos frontières nationales rétablir ses
contrôles pourrait être une tentation
pour le gouvernement Barnier le nouveau
Premier ministre n'a-t-il pas parlé de
frontière passoir dès le lendemain de sa
nomination notre question qui fâche la
voilà la France doit-elle elle aussi
rétablir les contrôles à ses frontières
Richard verli c'est pas n'importe quel
pays l'Allemagne un pays fondateur de
l'Union européenne première puissance
économique des des 27 elle va faire
école elle peut faire école cette
décision doit-elle faire école oui elle
peut faire école elle peut faire école
parce que c'est l'Allemagne vous l'avez
dit parce que c'est un chancelier
social-démocrate à la tête d'une
coalition avec notamment des écologistes
donc oui un certain nombre de
gouvernements et d'ailleurs les
réjouissances de Victor Orban ne sont
pas du tout anodines ça peut faire école
Mar Le Pen ressort déjà double fr parce
ça VI d'Allemagne est-ce que c'est la
bonne manière de de prendre en main le
problème de l'immigration et notamment
de l'immigration illégale moi je dirais
seulement une chose les les éventuels
immigrants illégaux qui ne pourront plus
franchir la frontière allemande ils
iront où à votre avis ils resteront donc
dans d'autres pays européens à commencer
par la France donc ça n'est pas efficace
ça n'est pas efficace ça ne fait au
mieux
que c'est-à-dire que les les immigrés
qui seront refoulés ils attendront la
prochaine occasion de passer donc ce
qu'il faut faire c'est maintenant des
mesures qui permettent d'avoir des je
dirais d'envisager un calendrier un peu
plus à long terme que simplement la
fermeture temporaire des frontières ou
pacte asile immigration dont on a
vachement parlé pendant la campagne des
européennes et en même temps le chacun
pour soi pas de coordination elle est-ce
qu'elle est lourde politiquement cette
décision est-ce que c'est un tournant
elle est surtout dans les clous pardon
mais
suspendre l'immigration rétablir des
contrôles pardon plutôt aux frontières
temporairement après un événement
dramatique c'est dans les accords de
Schengen qui prévoi le fait que l'on
puisse lever donc établir des contrôles
on l'a fait en France
aè on le fait on le fait à chaque fois
qu'il y a un événement donc là on est
dans dans ce cadre là l'Allemagne n'a
pas annoncé qu'elle revenait sur les
accords de Schengen elle a dit je
rétablis en ce moment pour éviter
effectivement que l'on a encore une
menace terroriste donc on on est alors
tout le monde après évidemment
instrumentalise Orban et le RN et tout
ça et on se dit ça y est ça fait école
mais la réalité c'est que c'est pour
l'instant la bonne décisionement dans
les CL traitum en même temps quand on
regarde il y a les Pays-Bas il y a la
Suède le Danemark on connaît sa
politique migratoire donc il y a
d'autres pays qui l'ont fait avec
l'Allemagne et à chaque fois c'est pour
des raisons politiques donc ça veut dire
que même si on n'est pas dans
l'efficacité puisque vous l'avez bien
dit Richard c'est temporaire et en plus
c'est aléatoire ces contrôles on est
dans la politique mais la politique
c'est la démocratie c'est les élections
derrière oui évidemment mais les pays
que vous avez cité ne sont pas des pays
de première arrivée des migrants et donc
moi la question j'essaie de répondre à
la question qu'il nous est posée est-ce
que la France devrait le faire si la
France non non la France pourrait le
faire la France pourrait le faire et
peut-être d'ailleurs que Michel Barnier
va y réfléchir peut-être que ça va lui
sembler un bon argument politique la
réalité c'est qu'à partir du moment où
vous refoulez des gens la vraie question
c'est comment vous faites vous les avez
refoulés et ensuite si vous êtes
allemand vous les refoulez en France la
belle affaire ils vont rester en France
si vous êtes français vous les refoulez
où dans la mer c'est là c'est ce sujet-l
qu'il faut prendre en main autrement dit
on ne ferme pas les frontières sans
s'interroger et prendre des mesures sur
les conditions du refoulement ou de
l'accueil parce que je rappelle qu'une
frontière c'est pas seulement fait pour
refouler c'est aussi fait éventuellement
pour accueillir ouais le nombre de
naufragés en mer de migrants Méditerrané
dans la Manche a battu des des records à
nouveau m c'est vrai mais justement mais
c'est pas la France qui doit le faire
c'est c'est l'Europe qui doit qui doit
qui doit le faire parce qu'
effffectivement il y a un problème
général on le voit bien qu'il y a un
problème général avec les flux
migratoires on le voit dans tous les
pays et chaque pays réétablit et et
apporte sa propre solution politique par
rapport par rapport à ses marqueurs
personnels vous savez en France c'est
connu he quand quand la droite rien à
dire elle elle dit il faut suspendre
Schengen on l'a vu en 2012 he je peux on
peut vous raconter ça Nicolas Sarkozi
n'avait aucune idée du programme qu'il
allait présenter en 2012 et ces
conseillers lui disent on va faire
suspension de Shengen c'est parfait
marqueur de droite ça coche les cases la
salle applaudit ville peinte est en feu
mais en réalité ça na aucune espèce de
de je dirais de d'efficacité politique
parce que c'est l'Europe qui doit à un
moment donné se saisir de la situation
politique n la question c'est est-ce que
ça marche la solidarité européenne parce
que tout le monde comprend bien que
c'est aux frontières extérieur de
europeurope que la question migratoire
peut être traitée mais quand on voit que
tout le monde fait du chacun pour soi on
peut douter aussi de cette politique au
niveau des 25 alors il y a ce pacte
asile immigration qui a été voté adopté
qui commencera à entrer en vigueur en
2026 qui marque déjà des avancées en
terme de solidarité mais là où il n'y a
pas de solidarité il faut quand même le
dire c'est sur les mesures les plus
dures c'est-à-dire sur le refoulement
qu'est-ce qu'on fait de gens dont on ne
veut pas parce qu'on estime qu'ils ne
sont pas qualifiés pour s'intégrer dans
No nos sociétés qu'est-ce qu'on en fait
et de ce point de vue-là alors je sais
il y a la Convention de Genève qui est
interdit hein toutfoulement à la mer
Heinis oui absolument donc de ce point
de vue-l et je l'avais déjà dit ici moi
je pense que la voie qui est en ce
moment explorée par l'Italie où s'est
d'ailleurs rendu récemment le Premier
ministre britannique avec ses camps de
transit ou de refoulement en Albanie
c'est peut-être une option qu'il
faudrait regarder de plus près parce que
l'Albanie c'est un pays candidat à
l'Union européenne on a donc un levier
sur ce pays en terme de droits de
l'homme en terme d'économie qu'on n
absolument pas sur le Rwanda ou monsieur
Scholz le chancelier allemand veut
maintenant envoyer ces migrants comme
l'avaient imaginé les anglaisalbanie ça
peut TER Barnier oui B on sait pas
sûrement mais en tout cas ce qui est
intéressant c'est de voir à quel point
maintenant euh Georgia Meloni c'est un
peu la la la bande son et le showroom de
ce qu'il faut faire en terme en terme
d'immigration en Europe ça veut dire
aussi que c'est une évolution en disant
ça vous prenez acte effectivement d'une
évolution euh donc politique d'une
évolution des mentalités euh en Europe
et de quelque part la faiblesse de
l'Union européenne vis-à-vis de de ce
problème on est dans une a
postmondialisation c'est beaucoup moins
heureux qu'on l'avait imaginé par par le
passé et il y a effectivement des
problèmes à réglé vis-à-vis également de
la Turquie qui joue avec avec ses
migrants vis-à-vis de tous les pays qui
exercent également une pression
migratoire et là il y a une naïveté de
l'Union européenne qui se prétendait
être la grande au fond commission
géopolitique et de la maturité
européenne ça n'est pas le cas
impuissance et naïveté de l'Union
européenne vous êtes d'accord ce pacte
il va être appliqué en 2026 à partir de
2026 il y aura des pénalités financières
si vous ne prenez pas votre part à la
solidarité dans la répartition pour
soulager les pays de première entrée ça
sera un test en fait ce sera un test moi
je pense pas que l'Union européenne soit
naïve je pense que simplement l'Union
européenne elle fait avec des
état-membres qui en la matière n'ont pas
décidé ensemble de prendre le problème à
bras cor de la même façon parce que
Monsieur Orban sa solution elle est
simple c'est les immigrants chez vous
pas chez moi mais ça c'est pas européen
comment voulez-vous bâtir une Union
européenne avec des États-membres comme
ça donc ce qu'il faut c'est que les
États-membres sur un certain nombre de
solutions et je le répète je dis pas que
c'est une solution mais l'option
albanaise pourrait être une piste il
faut se mettre d'accord par exemple pour
ouvrir d'ailleurs on l'avait dit des
camps de transit d'accueil mais qui
seront aussi des camp de refoulement aux
portes de l'Union européenne mais ça il
faut le faire ensemble à 27 le mot de la
fin Michel Darmont vous qui observez
depuis des années notre vie politique
française Michel Barnier c'est quoi sa
religion en matière migratoire il a il a
été l'homme du de la négociation du
brexit du compromis en même temps il a
tapé très fort avec son moratoire sur
sur l'immigration dans dans la primaire
de droite que pense-t-il sur le sujet je
dirais que pour l'instant il doit
surtout repousser le fleu migratoire des
des des LR qui veulent tous rentrer au
gouvernement et de ce point de vue-là et
on n'est pas il est pas encore rendu
avant d'avoir sa propre religion sur ce
qu'il pourra faire il faudra le faire
avec les troupes qui seront autour de
lui et elles sont pas encore composées
merci les amis vous reviendrez si j'ai
bien compris la France ne doit pas
copier l'Allemagne et vous avez de bons
arguments pour ça c'est au niveau
européen vive l'Europe vive nos
chroniqueurs dans la nouvelle formule de
sa vous regarde pour voir ou revoir
cette émission il y a la chaîne Youtube
d' LCP ou le podcast de SAV regarde sur
toutes les plateformes d'écoute très
belle soirée documentaire Jean-Pierre
graassien à demain
[Musique]