Le vrai gouvernement est à Bruxelles ! - François Cocq

Tocsin
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30 sept. 2024
🚀 Le coup de marteau de François Cocq
Analyste politique, enseignant en zone d'éducation prioritaire,
Auteur notamment “La chimère de Macron contre la souveraineté populaire” (éditions Eric Jamet)
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le coup toxin et c'est coup toxin de
François coq bonjour François coq
bonjour Clémence bonjour à tous merci
beaucoup d'être avec nous ce matin
analyste politique ancien directeur de
campagne d'Arnaud Montebourg enseignant
en zone d'éducation prioritaire et
hauteur de je vais citer le dernier la
chimère de Macron contre la souveraineté
populaire aux éditions éc jamais alors
quel est votre sujet du jour
ben je vais essayer d'en faire deux et
c'est pour ça que je vais essayer d'être
ass assez succ mais je suis sûr que nos
amis qui sont dans derrière le derrière
l'écran savent de de quoi je parle le
premier je voudrais quand même vous
parler du discours de politique générale
que devrait prononcer normalement demain
le Premier ministre monsieur monsieur
Barnier et il ne vous a pas échappé que
nous n'aurons pas droit une fois de plus
à un vote de confiance une fois que
celui-ci aura prononcé son discours de
politique général vous savez c'est c'est
en général c'était l'usage et puis c'est
de moins en moins le cas et puis demain
ce sera pas du tout le cas et il faut
quand même que on voit un effet de de
structure et pas simplement une histoire
de une histoire de mode c'est tout
simplement parce que le vote vous le
savez ne repose plus aujourd'hui sur
l'adhésion ce que veut éviter monsieur
Barnier avant toute chose c'est le rejet
et avant même d'avoir à être confronté à
une motion de de censure et bien il ne
voudrait pas voir sa pseudo légitimité
s'étioler lors d'un vote de confiance
qui ne serait pas forcément gagné
puisque ce qui ce qui compte ce n'est
plus aujourd'hui l'adhésion le nombre de
personnes qui sont pour le nombre de
parlementaires et de députés qui vont
l'appuyer mais le nombre de
parlementaires qui pourrai à un moment
ou à un autre le faire tomber on est
donc là dans la conséquence immédiate de
l'espèce de vote barrage global que nous
avons connu hein chacun a voté contre
les deux autres blocs lors du des
élections législatives et du vote
sacrificiel qui a été imposé au aux
Français ce qui a une conséquence
immédiate puisqu'il n'y aura pas de vote
de confiance sur la déclaration de
politique générale j'insiste c'est que
ce n'est plus simplement la légitimité
des dirigeants qui est interrogé mais
c'est y compris la légitimité des
politiques qui sont mis en œuvre alors
vous imaginez bien que ça le le système
il trouve il cherche toujours des des
des parades pour malgré tout pouvoir non
pas affirmer une une légitimité mais
revendiquer une une assise dans les
élections c'est je l'ai évoqué la
question du barrage il faut faire
barrage contre les extrêmes que ce soit
le rassemblement national d'un côté ou
que ce soit LFI ou extrême gauche de
l'autre et puis par de là les les les
élections et bien on nous ressort
toujours le même piège celui de la dette
du déficit de la faillite de la charge
qu'on laisse sur nos enfants nos
petits-enfants et tout le reste
autrement dit c'est le discours de la
Grande Peur économique et vous l'avez vu
être ressorti à foison pendant toute la
semaine vous avez vu le côté anxiogène
qu'il y avait monsieur Barnier qui nous
dit la situation économique est beaucoup
plus dégradée que ça a été étaé dit je
le cite en l'occurrence vous aviez
entendu 48h avant le ministre de
l'Économie Monsieur Antoine Armand vous
savez he celui qui l la passation de
pouvoir disait je mesure la chance
d'hériter d'un tel bilan en caressant
dans le sens du poil monsieur le Maire
et bien Monsieur Armand dire en milieu
de de de semaine dernière que la
situation de nos finances publiques est
grave je le cite là encore et d'ailleurs
il s'est pas contenté de ça je vous
rappelle qu'il a annoncé que le déficit
public dépasse pour l'année 2024 6 % et
si vous me permettez une une incise
puisque j'ai évoqué monsieur Monsieur le
Maire à à l'instant si je donne quelques
chiffres vous savez qu'en 2023 le
déficit public avait d'abord été annoncé
à 4,9 % du PIB avant finalement de
s'établir à 5,5 % mais pour l'année 2024
c'est encore pire il avait été voté dans
le budget donc à la fin de l'année 2023
un déficit pour 2024 de 4,4 % qui en
début d'année 2020 24 avait été ramené à
5,1 % puis en milieu d'année à 5,6 % et
là le ministre de l'Économie nous
annonce qu'il dépassera les 6 %
autrement dit du côté de Monsieur le
Maire on est plus simplement dans un
dans dans un dérapage on est dans une
dissimulation d'État et peut-être qu'à
un moment donné il faudrait que les
parlementaires se saisissent de de la
question oui c'est vrai mais mais je
reviens à à nos moutons je vous ai
parler des déclarations de Monsieur
Barnier de Monsieur Armand de la dette
dont on nous rabat les oreilles
désormais depuis depuis quelques jours
3200 milliards d'euros 112 % du PIB il
faudrait s'inquiéter et puis le le le
nouveau levier qui a été sorti dans la
semaine c'est les taux d'empreunt vous
avez entendu qu'on nous a dit ah les
taux d'empreunt de la France à 5 ans
sont devenus supérieurs à ceux de la
Grèce les taux d'emprunt à 10 ans sont
devenus supérieurs à ceux de l'Espagne
sans réaliser qu'en réalité le taux
auquel la France emprunte sur le marché
primaire est inférieur au taux d'empreun
à qui qui qui qu'on connaissait il y a
simplement 12 12 mois et qui continue y
avoir beaucoup d'investisseurs qui
veulent et qui réclament de la dette
française si je vous dis tout ça c'est
que ce climat général est entretenu et
créé et qui a des concomitances et qui
devrai nous nous nous alerter votre
précédent intervenant vient d'évoquer la
question de la dette le le rôle qu'elle
pourrait jouer sur la scène
internationale mais sur la scène
internationale il y a un autre acteur
c'est l'Union européenne et si on jette
un coup d'œil au calendrier et bien
c'est ce que j'ai fait et on voit qu'il
est sacré concomitance avec les
élections et le discours actuel le 19
juin vous vous souvenez que la
Commission
européenne proposait d'engager des
procédures pour déficit excessif contre
SEP pays dont la France ou des
procédures qui ont été validées ensuite
par le Conseil européen le le 26 juillet
dernier je rappelle que ces procédures
ne sont plus appliquées normalement
depuis la crise covid et depuis la
guerre en en Ukraine et qu'elle pourrait
avoir des conséquences hein c'est-à-dire
que même si pour l'instant les sanctions
sont jamais directement tombées elles
pourrait aller jusqu'à 0,1 % du PIB
français c'est-à-dire 3 milliards
d'euros d'amende pour la pour la France
ça c'est pour les les les procédures
pour déficit excessif mais tous les pays
tous les états- membres devaient rendre
le 20 septembre c'est-à-dire hier devait
envoyer un plan
pluriannuel budgétaire et la Commission
présentera en novembre entendez bien une
contreprosition une
contreproposition au plan budgétaire de
chaque État vous rajoutez à ça les
recommandations qu'elle devra osé pour
corriger le déficit excessif avec de
nouvelles règles qui vont contraindre
les pays à baisser leur déficit de au
moins 0,5 points par an et vous voyez là
finalement
s'imbriquer le fait que la question de
la légitimité des politiques que j'ai
évoqué avec le discours de politique
générale de Monsieur Barnier nous dit
tout de suite que elle est écrasée par
le fait que Monsieur Barnier est en
train d'importer une politique
économique depuis Bruxells vous avez vu
le glissement qui a été celui de la
question des impôts qu'il a posé dès le
son arrivée à celui qu'on entend
désormais qui est qu'il faut restreindre
la surface du service public qu'il faut
baisser le nombre de fonctionnaires et
qu'il faut rentrer dans toujours les
mêmes politiques austéritaires autrement
dit euh le discours de politique
générale de Monsieur Barnier ne sera
jamais rien d'autre finalement que la
déclinaison du message que bruxelles
veut nous envoyer sur ces questions euh
économique on voit là une politique sans
légitimité qui arrive tout droit de
Bruxelles par la la bouche de Monsieur
Barnier voilà ce que je voulais vous
dire à la à la veille de ce discours de
de politique de politique générale et je
suis sûr qu'on aura l'occasion d'y
revenir une fois qu'il aura été prononcé
et comme vous savez que je je suis très
attentif au phénomènes globaux qui se
passe au sein de l'Union européenne et
que je manque pas d'en informer nos nos
amis auditeurs je voudrais juste dire un
mot si vous permettez sur les les
résultats des élection en Autriche hier
il y avait des élections législatives
qui ont vu la victoire de du parti FPE
d'extrême droite avec 29 % avec une
forte progression depuis les précédentes
élections la droite a fortement chuté et
passé de 37 % à à 26 % et le Parti
social démocrate a fait atteint son plus
bas historique en faisant en recueillant
à peine 21 % des des suffrages et les
vers qui sont actuellement en en
coalition gouvernementale avec la droite
s'effondre passant de de 14 à 8 % alors
votre conclusion sur ce sujet oui voilà
ce que je veux vous dire au-delà de ces
résultats c'est que l'Autriche est
finalement l'un des cas chimiquement pur
de la démocratie minoritaire qui est un
peu ma ma marotte et qui est je trouve
une grille de lecture intéressante dans
la période ce que je veux dire c'est que
en Autriche ils ont connu les grandes
coalitions les gros CS entre la
social-démocratie et la démocratie
chrétienne entre la gauche et la droite
de 2007 à 2017 ils ont connu un
gouvernement entre la droite et
l'extrême droite de 2017 à 2019 en 2020
ils ont eu un espèce de gouvernement de
tradition de trans transition
semi-technique de 2021 à 2024 ils ont eu
les gouvernements que j'appelle big tent
grande grand chapitaau
desésidéologisé entre la droite et les
et les verres et là ils en arrivent à la
victoire de l'extrême droite mais à une
victoire de l'extrême droite qui ne
devrait pas lui permettre de former une
coalition parce qu'ils ont un président
de la République qui devrait pas
permettre et mettre dans les mains du du
du vainqueur du du du FPE la possibilité
de former cette coalition on va donc
s'acheminé vers sans doute une un autre
type de coalition entre la droite la
gauche mais même d'autres forces
d'appoint puisque même gauche et droite
ne suffirait pas à s'en à s'en sortir
vous voyez bien le bazar monstre dans
lequel on est il n'y a pas d'issue à la
démocratie minoritaire dès lors que l'on
s'enferme dedans ce que je dis pour
l'Autriche vaut pour la pour la France
mais ça nous aurons l'occasion d'y
revenir merci beaucoup François coq mais
on voit dans tous les cas qu'à chaque
fois c'est quand même favorable aux
extrêmes et finalement au gouvernement
gouvernement technocratique qui finit
toujours par par être celui qui gouverne
merci encore François coq je rappelle
votre livre la chimère de Macron contre
la souveraineté populaire aux édition
Eric jamais merci et on vous retrouve et
on suivra en effet toutes ces politiques
ensemble
