GRAND DÉBAT / Nouvelle-Calédonie : l'apaisement est-il possible ?
« Le récap » par Marco Paumier
Lors de son discours de politique générale prononcé le mardi 1er octobre 2024, Michel Barnier a annoncé le report des élections provinciales de Nouvelle-Calédonie et le fait que le texte sur le dégel du corps électoral ne sera pas soumis au Congrès. Ce texte a été l'étincelle qui a déclenché une vague d'émeutes meurtrières, plongeant l'archipel dans une crise multidimensionnelle depuis le 13 mai 2024. Tiraillé entre loyalistes et indépendantistes, le Caillou se déchire sur le plan économique et social. L'économie néo-calédonienne subit des dégâts estimés à plus de 2 milliards d'euros et une perte d'un quart de son Produit Intérieur Brut. Face à ces annonces de Michel Barnier, le député loyaliste de Nouvelle-Calédonie, Nicolas Metzdorf, a annoncé voter la censure du gouvernement alors qu'il fait partie du bloc présidentiel. Le Premier ministre sera-t-il forcé de rétropédaler ?
Invités :
- Sonia Backès, Présidente de la province Sud de Nouvelle-Calédonie,
- Emmanuel Tjibaou, député « Gauche Démocrate et Républicaine » de Nouvelle-Calédonie,
- Patrick Roger, journaliste, auteur de « Nouvelle-Calédonie, la tragédie » (éditions du Cerf).
GRAND ENTRETIEN / Valérie Abécassis : chronique intime de la tragédie collective du 7 octobre
Né sous la plume de Valérie Abécassis, « Place des otages » est un témoignage glaçant de la tragédie du 7 octobre 2023. La journaliste retranscrit le déluge des feux du Hamas en Israël en esquissant le traumatisme dont souffre la société israélienne depuis cette date. Dès la première ligne, la narratrice donne le ton du récit qui permet au lecteur de se glisser dans la peau d'une mère française vivant à Tel-Aviv : « Ce samedi-là, le monde a chuté ». Elle résume les faits : « l'hébétude et l'effroi se sont emparés des deux tiers du pays pendant que le dernier tiers, au sud, était démoli par l'attaque surprise la plus barbare que le peuple juif ait connue en Israël au cours de son histoire récente. ». Tout au long de son ouvrage, Valérie Abécassis se confronte à une difficulté majeure : comment décrire l'impensable ?
Grande invitée : Valérie Abécassis, journaliste, auteur de « Place des otages » (éditions du Cerf),
LA QUESTION QUI FÂCHE / Gabriel Attal et Gérald Darmanin sont-ils les « ennemis de l'intérieur » ?
- Jean-Baptiste Daoulas, journaliste politique à « Libération »,
- David Revault d'Allonnes, rédacteur en chef de la revue « L'hémicycle »,
- Stéphanie Dépierre, journaliste LCP.
Ça vous regarde, votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Myriam Encaoua, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique.
Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.
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bonsoir et bienvenue je suis très
heureuse de vous retrouver dans
savourgarde ce soir le dossier ultra
sensible de la Nouvelle-Calédonie on
croyait la réforme du corps électoral
abandonné depuis le discours de
politique générale à l'assemblée de
Michel Barnier hier au Sénat le Premier
ministre s'est montré beaucoup plus flou
l'archipel est depuis des mois plongé
dans une très grave crise sécuritaire
économique social comment en sortir
c'est notre grand débat ce soir 7
octobre 1 an après notre invité ce soir
nous livre un témoignage personnel sur
la société israélienne depuis les
massacres du Hamas elle raconte
l'horreur la peur mais aussi l'espoir
journaliste française à té Aviv elsigne
place des otages aux éditions du SER
Valérie Abass 6 sera avec nous dans la
deuxème partie enfin la question qui
fâche ce voir Atal Darmanin meilleurs
ennemis de Michel Barnier le malaise
grandit entre le Premier ministre et ses
alliés macronistes notamment sur le
budget tir croisé à la fin de cette
émission avec nos chroniqueurs voilà
donc pour le sommaire vous savez tous ça
vous regarde top
[Musique]
générique assiste-t-on à une lutte
d'influence entre Matignon et l'Élysée
sur le dossier inflammable de la
Nouvelle-Calédonie les annonces du
Premier ministre au manifestement déplu
au président de la République on va
essayer d'y voir plus clair ce soir les
versions des discours de politique
général prononcé à l'Assemblée puis au
Sénat diverge alors est-ce qu'une
nouvelle méthode entre l'exécutif et
l'archipel est-elle encore possible pour
sortir de la crise calédonienne bonsoir
Emmanuel tiibaou bonsoir à vous merci
d'être avec nous ce soir vous êtes
député indépendantiste de
Nouvelle-Calédonie vous siégez ici à
l'Assemblée au sein du groupe Gauche
démocrate et républicaine et je le
rappelle vous êtes le le fil de
Jean-Marie chibaou la grande figure
historique de l'histoire du du caillou à
la fois ce artisan des accords de de
nous ma et j'en passe bonsoir Sonia
baques de de Matignon pardonnez-moi ça
commence bien vous êtes la présidente de
la Province Sud de la Nouvelle-Calédonie
vous êtes aussi ancienne secrétaire
d'État à la citoyenne enfin bonsoir
Patrick Roger bonsoir on a besoin de
votre éclairage ce soir sur ces
processus de négociation sur la crise
dans l'archipel vous êtes journaliste
des années pour le journal Le Monde et
vous signez nouvelle- Calédonie la
tragédie c'est aux édition du SER avant
de vous donner la parole le recap de ces
dernières heures sur le dossier avec
Marco poomier qu'on accueille tout de
suite
[Musique]
et bonsoir mon cher Marco bonsoir Miriam
ce soir vous revenez donc sur une
annonce qui en a surpris plus d'un oui
mardi à la tribune de l'Assemblée Michel
Barnier a pris soin d'avoir je cite un
mot particulier pour la
Nouvelle-Calédonie avec vous le disiez
une annonce porte le projet de loi
constitutionnel sur le dégel du corps
électoral adopté en mai dernier par les
assemblées parlementaires ne sera pas
soumis au Congrès comme le mera le
président de la République aux élus de
Nouvelle Calédonie comme il a
l'intention de le faire en les
réunissant au mois de novembre annonce
salué sur les bancs de la gauche alors
cette réforme constitutionnelle de quoi
parle-t-on myiam on rembobine l'histoire
pour appel il s'agit d'élargir le corps
électoral le dégelé en en clair donner
le droit de vote pour les prochaines
élections provinciales au présidents qui
vivent sur l'archipel depuis au moins 10
ans oui mais voilà cette réforme c'est
le point de départ d'une insurrection en
mais dernier le caillou hein vous le
voyez connaît ses pires émeutes depuis
40 ans état d'urgence 13 morts dont deux
gendarmes plus de 2 milliards d'euros de
dégâts pourquoi parce que cette réforme
est vécue comme un coup de force par les
indépendantistes le peuple autochtone
canak a peur d'être marginalisé dans les
urnes alors Michel Barnier a-t-il donné
raison aux indépendantistes l'élu
loyaliste Nicolas metzdorf lui était en
colère vous pensez que ça apaise les
Calédoniens de leur dire en fait vous
n'aurez pas le droit de vote malgré les
4 mois de mobilisation vous vous êtes
fait attaquer pour que le droit de vote
soit retiré on vous a brûlé vos maisons
on vous a brûlé vos entreprises euh vous
avez tenu bon pour obtenir ce droit de
vote et puis finalement on le retire ou
on le fait pas et on donne raison à ceux
qui cassent et ceux qui brûlent pensez
que ça apaèse voilà et cet élu donc
loyalist de Nouvelle-Calédonie a une
nouvelle raison d'être en colère ce soir
oui pour une différence de traitement
c'était mercredi à l'Assemblée pendant
la séance de question au gouvernement
deux députés interpellent le Premier
ministre sur la Nouvelle-Calédonie
première question posée donc par Nicolas
metzdorf écoutez bien qui lui répond la
parole est à Monsieur François Noël
buffet ministre en charge des outr ma
deè question posée par vous Emmanuel
tibaou et qui vous répond
la parole est à Monsieur le Premier
Ministre autrement dit le Premier
ministre prend le temps de répondre à un
indépendantiste mais pas à un loyaliste
il n'en fallait pas moins pour que la
polémique éclate alors ça c'est on va
dire une une fâcherie de forme est-ce
que on peut dire quand même que ce soir
cette réforme si contestée du corps
électoral est abandonn non myiam oubliez
tout ce que je viens de vous dire ou
presque ou presque car hier juste après
sa déclaration juste après les questions
au gouvernement plutôt Michel Barnier a
pris la direction du Sénat et bien pour
faire sa déclaration de politique
générale et laav2 était un peu
différente outre les sujets économiques
et sociaux du territoire que je viens
d'évoqué devont être abordé
l'organisation et les compétences des
pouvoirs locaux la composition du corps
électoral et son élargissement pour les
prochaines élections provinciales vous
l'avez entendu hein le Premier ministre
se contente de parler de composition du
corps électoral et de son élargissement
c'est tout bon Myriam c'est un peu
confus cette réforme constitutionnelle
est-elle abandonnée suspendue peut-être
que ce débat vous aidera à y voir plus
clair je l'espère merci beaucoup Marco
Pomier Emmanuel tiibaou première
question que savez-vous est-ce que cette
réforme électorale est abandonnée
j'imagine que vous avez dû voilà faire
marcher vos vos réseaux peut-être
appeler Matignon ou même l'Élysée est-ce
qu'on peut dire que ce ce dégel du corps
électoral est pour purement et
simplement
enterré
alors déjà merci de l'invitation mais je
vous en prie comment sur le le projet de
réforme constitutionnelle ce qui a été
dit c'est qu'il ne serait pas soumis au
Congrès h HM de Versailles donc enterré
pardon donc abandonné euh abandonner
c'est c'est euh c'est vous qui utilisez
ce terme moi j'ai je reprends juste les
termes de Monsieur Barnier euh le s'il y
a pas de congrès il y a pas de réforme
vous vous me l'accordez ben je je sais
pas moi je peux pas parler à la place
des gens pasêre clair oui non mais c'est
c'est factuel ce que je dis après à
partir du moment où il y a un report des
élections provinciales on est obligé de
de de réfléchir à dans quelle mesure
ceux qui vont se prononcer pour les
élections provinciales euh vont être
consulté donc ça nécessite d'une manière
ou d'une autre les bien sûr un travail
sur la les listes électorales c'est là
où sur la composition du corps électoral
je pense que c'est c'est c'est
l'explication de texte qui a été donné
dans la la version 2 qui a été au Sénat
voilà au Sénat c'est parce que de toute
façon ces élections vont se tenir qu'il
faudra de toute façon définir les
contours de qui pourra voter à ces
élections j'essaie de suivre je ne suis
pas spécialiste non mais c'est voilà
c'est bien expliqué que c'est aussi du
fait des des contraintes juridiques qui
sont rattachés à au calendrier dans
lequel on est placé aujourd'hui on nous
a dit voilà 15 décembre après ça le le
le on est obligé de de reporter les
délais aujourd'hui étant ce qu'ils sont
la nécessité de reporter implique
nécessairement qu'on travaille sur donc
c'est la deuxème annonce les élections
locales provinciales sont reporté ça à
l'année prochaine ça on le sait celle-là
est pas remise en cause Sonia baquez
vous vous êtes vend debout he j'imagine
depuis le discours à l'Assemblée on va
prendre cette version là hein Michel
Barnier a quand même dit si je suis vos
informations qu'il n'y aura pas de
congrès en fait concrètement tout le
monde sait aujourd'hui parce que ça a
été dit par le Conseil d'État en
décembre 2023 que le corps électoral
actuel parce que il génère des je cite
des inégalités grave ne peut plus être
maintenu donc tout le monde sait et
c'est la précision qui est apportée au
Sénat par le Premier ministre qu'il
faudra un élargissement du corps
électoral parce que vous avez des
citoyens en NouvelleCalédonie sont venus
si je peux me permettre d'explication
simple en fait on a 25000 personnes qui
étaient susceptibles d'être inscrites
sur ces 25000 personnes il y avait 13000
personnes né en Nouvelle-Calédonie donc
c'est on parle pas de gens qui viennent
d'arriver et cetera et encore sur ce qui
reste on en a la moitié de ce qui reste
qui sont des conjoints de citoyens
calédoniens donc ce sont clairement des
gens qui sont installés on n'est pas en
train de parler d'une arrivée massive de
nouvelles personnes qui voudraient voter
donc l'élargissement il est
juridiquement inévitable sans doute
politiquement inévitable la question
c'est sous quelle forme jusqu'où on va
et c'est le débat le Congrès le le le
Sénat et l'Assemblée s'était prononcé
sur un corps électoral glissant à 10 ans
si c'était présenté au Congrès de
Versailles en l'état ce serait ça sil y
a des discussions qui mènent à un accord
sur un élargissement sous une autre
forme ce sera un autre texte qui sera
présenté pour êre Patric Roger n'empêche
qu'on a l'impression qu'il y a une
petite lutte d'influence entre Matignon
et l'Élysée est-ce que est-ce que c'est
vrai que Michel Barnier a mis le
président de la République sur le fait
accombli il ne l'a pas prévenu de cette
annonce à l'Assemblée al sincèrement je
crois qu'il faut être raisonnable ne pas
mettre de la polémique là où il n'y en a
pas bah nous mais aucune polémique hein
là on essaie juste de de comprendre
comis et compris entre la la
l'explication de Michel Barnier à
l'Assemblée nationale et euh son
explication le lendemain au Sénat il n'y
a pas de contradiction de de fait de
fait la le projet de loi constitutionnel
est abandonné de fait de fait hein parce
que entre-temps il y a eu une
dissolution de l'Assemblée nationale le
projet de loi avait été voté dans un
premier temps à à l'Assemblée nationale
et au Sénat mais si maintenant on
convoquait de nouveau un congrès ce ne
serait pas les mêmes qui avaient voté le
le texte en première lecture à
l'Assemblée qui euh se prononcerait pour
confirmer leur vote euh au Congrès pu pu
parti des députés donc voilà le le
projet de loi constitutionnel est caduc
il est et Michel Barnier dit bien que
c'est en accord avec le président de la
République que le texte ne sera conr sur
qui Diver la PR prière chose il n a pas
de
contradiction Fe au poudre vous êtes
bien d'accord avec moi patri le le le le
feu enfin les bris était attisé depuis
très longtemps le le le projet de loi
constitutionnel a servi de déclencheur
hein
mais le le feu couvé depuis ce feu qui
couvait pour bien comprendre c'est un
feu politique c'est une révolte
politique pour des raisons aussi de
processus de décolonisation en cours et
de négociation avec l'État qui doit
rester impartial ou c'est un feu plus
large c'est-à-dire économique social
pouvoir d'achat il y a d'autres d'autres
sujets que le politique mais on a
l'impression vu de la métropole qu
connaî mal le dossier que c'est vraiment
une révolte politique est-ce que vous
êtes d'accord avec cette
analyse c'est une révolte politique pour
reprendre je je vous pose la question
pour reprendre au terme dans la mesure
où les
responsables
politiques de Nouvelle-Calédonie qu'il
soit indépendantiste ou non
indépendantiste depuis la sortie de
l'accord de numea
euh des référendums qui se sont
prononcés sur le maintien ou non de la
nouvelle 1998 hein euh non mais les les
référendum 2018
202 crov l'accession de de la nouvelle-
Calédonie à la pleine la pleine souver
noté hm hm euh les
euh responsables politiques
locaux je le dis devant Sonia bquz qui
qui est président de la Province Sud
chef de fil des des loyalistes euh n'ont
pas su assumer leur responsabilité n'ont
pas
su déboucher sur un accord global une
perspective de sortie de de l'accord de
numea j'ajoute juste une chose c'est que
dans cette révolte il y a aussi une et
aussi bien évidemment du côté du côté
indépendantiste une sorte
de remise en cause de discrédit des
responsables politiques
hein y compris du côté indépendantiste
aujourd'hui ceux qui représent et c'est
ça qui va être l'enjeu principal des des
mois des mois à venir aujourd'hui ceux
qui sont les responsables les
élus politique indépendantiste et et non
indépendantiste sont remis en cause par
une grande partie de de la population et
compris par la jeunesse indépendantiste
c'est ça qui se joue aussi dans les dans
les mois à venir Emmanuel vous avez
entendu Nicolas metzdorf qui siège
également à l'Assemblée nationale comme
vous et qui dit le Pr Premier ministre a
céder aux violences qu'est-ce que vous
lui répondez je vais pas lui répondre il
me on entend cet argument j'imagine que
vous êtes d'accord avec lui madame baquè
non mais je je suis très surprise de ce
qui est dit on a été attaqué le 13 mai
dernier avec exclusivement pendant les
quatre premières semaines des insultes à
caractère raciste en nous demandant de
rentrer chez nous alors que nous sommes
chez nous nés en Nouvelle-Calédonie pour
la plupart de plusieurs générations donc
c'est évidemment un conflit politique
enfin c'est évidemment et ça a été dit
par Patrick Roger tout à l'heure il y a
des déclarations qui ont mis le feu au
poudre ro mitan qui est fait partie de
l'Union calédonienne avec Emmanuel
chibbaou qui est président du Congrès a
dit on a atteint notre Cotat de blanc en
Nouvelle-Calédonie on vous reproche
aussi d'avoir
beaucoup sur propos raciste jamais en
tout cas il y a des propos qui ont été
considéré comme incendiaire le
donnez-moi lesquel le 14 juillet dernier
je vais mettre mes lunettes parce que je
vais pas me retrouver dans mes notes
mais je je crois que vous avez dit que
le monde Canac et le monde occidental ne
partageait pas les mêmes valeur ne
pouvaient pas vivre ensemble que malgré
170 ans de vie commune les antagonismes
étaient indépassables qu'il s'agisse de
leur manière de vivre en société qu'il
s'agisse de leur système politique
féodal pour les uns démocratiqu pour les
autres je vous cite madame bqu c'est la
réalité excusez-moi mais quand on
connaît le système caédonien le système
coutumier est un système féodal
c'est-à-dire que concrètement quand on
est du verbe naître chef on meurt chef
quand on est sujet on meurt sujet c'est
pas la société dans laquelle moi je veux
vivre je souhaite vivre dans une société
démocratique qui valorise le mérite le
travail parce que c'est comme ça que la
République m'a construite et donc je
suis pas en train de dire c'est pas des
propos c'est pas des propos racistes que
dire que nous sommes différents et je
pense qu'accepter nos différences c'est
au contraire régler les problèmes de la
Nouvelle Calédonie et je pense que c'est
respecter les respecter les Mélanésiens
vous voulez tous les deux sur ce plateau
on sait que vous vous êtes beaucoup
opposé vivant dire je pense qu'il faut
juste dire que ce qui est arrivé est un
conflit politique que effectivement il y
a des propos extrêmement violents et
racistes qui ont été tenus et c'est et
que ça a sans doute pas aidé
effectivement
emmanuelou qu'est-ce que vous répondez à
Sonia
baques vous suggérz une forme de racisme
antiblanc c'est ce que vous dites ah ben
c'est pas je suggère c'est vous avez
passé vous avez passé des images on
s'est fait traiter de salle blanc
pendant plusieurs semaines c'estce que
vous
répondez je sais pas je dirais que c'est
assez primaire de résumer un conflit
politique un conflit
ethnique
euh de dire que la société canak est
féodaleoute je je sais pas peut-être
madame bquess a des informations dessus
n on n'est pas dans un système de caste
ça a rien à voir avec le la féodalité le
moyen vousê s insulté pas du tout je
pense que c'est c'est la méconnaissance
c'est c'est de la méconnaissance je
j'accepte la méconnaissance c'est pas
c'est pas un mal en so mais ça ça veut
bien dire que dans notre pays voilà il y
a il y a une méconnaissance de la de la
société Canac société millénaire et
qu'aujourd'hui de d'identifier le le
fait que l'impasse nous oblige à
dissocier les indépendantistes d'un côté
et et et les d'ailleurs qu' vient les
viol monie tibaou vous les condamner
d'où qu'ell viennent c'est c'est
violence oui j'ai toujours condamné il y
a aucun aucune motion politique des
indépendantistes qui a fait valoir les
argumentaires politiques par la violence
alors on va essayer d'avancer sur ce
processus de négociation est-ce qu'il
est encore en cours déjà sur ces
derniers mois le président de la
République Patrick Roger s'est rendu sur
place rapidement mais il a fait le
voyage est-ce que l'État a manqué
d'impartialité dans ce dossier est-ce
que depuis que Édouard Philippe ne gère
plus quand il était premier ministre le
dossier revient de droit en général
c'est historique à Matignon il y a eu un
problème d'absence de neutralité c'est
c'est vraiment ce qu'on ce qu'on
retrouve dans dans les dans les papiers
quand on lit on a l'impression qu'il y a
eu un problème même de de gestion du
dossier par
l'État il y a un fait incontestable
euh le 13 mai est là
pour pour nous le rappeler euh
oui la la
méthode mise en œuvre
depuis depuis 2017 par par Emmanuel
Macron bien qu'il s'en soit réellement
emparé du du sujet de de la Nouvelle
Calédonie mais la méthode la méthode a
échoué hein pour diverses pour diverses
raisons bon je je m'excuse de de de le
dire devant Sonia baquez qui est écoutez
là pour l'instant c'est très apaisé donc
parlez-vous qui qui qui est ici aussi ce
soir mais c'est évident que la
nomination
de
Sonia gouvernement au
gouvernement bon auprès de de Gérald
daranin ministre intérieur et qui a fait
que dans une dans les négociations
elle était à la fois présidente de la
Province
Sud chef de fil des loyalistes et
secrétaire d'État au gouvernement il y
avait une sorte de mélange des genres de
confusion qui qui a renforcé l'idée que
l'État le gouvernement alors on va on va
laisser madame baquest répondre
là-dessus parce que vous ne découvrez
pas hein cette cette critique la méthode
en fait elle est viciée parce que vous
étiez à la fois jugé parti au plus près
d'ailleurs du ministre de l'Intérieur
qui avait repris le dossier Gérald
armanin est-ce que est-ce que vous
l'entendez ça aujourd'hui avec le recul
d'abord je l'ai déjà entendu mais c'est
quand même surprenant c'est au sens
comprenez je veux dire en fait ce qui
est surprenant c'est que euh les trois
référendum on fait que il y avait plus
de indépendantiste non indépendantiste
le sujet était différent il était de
trouver un nouveau statut on a voté
trois fois pour rester français les
Calédoniens la démocratie a parlé le
dernier référendum dans conditions on
décidé ils ont décidé de le boycotter
donc c'est leur choix et c'est on peut
pas peut vous voulez vivre ensemble il
faut bien à un moment donné se donner
les moyens d'avoir des des processus
institutionnels démocratique partagé il
y avait le covid manifestement ce
référendum il y avait pas de covid
dansalédonie en fait on a été sais pas
si vous savez comment ça s'est passé en
fait on avait des frontières étanches et
donc il y avait pas de covid en
Nouvelle-Calédonie donc concrètement le
référendum peut se on avait un taux
d'incidence inférieur à 50 je sais pas
si vous vous rappelez des chiffres donc
la réalité c'est que on pouvait
parfaitement tenir le référendum les
indépendantistes avaient intérêt à le
boycotter ils l'ont boycotté vous parlez
de ma ma nomination au gouvernement la
question qui se posait c'est est-ce que
une fois que la Calédonie s'est
déterminé sur son avenir il ne doit y
jamais y avoir de calédonien
représentant la France en étant en étant
membre du gouvernement ben moi je crois
que la Calédonie parce qu'elle a décidé
de rester française pouvait avoir un
membre du gouvernement que ce soit moi
que ce soit un indépendantiste peu
importe en fait mais la nouvelle
caédonie pouvait avoir un membre du
gouvernement et en nouvellecaédonie
comme la société est complètement
divisée effectivement il faisait partie
d'un camp c'était c'était forcément mon
cas mais j'ai jamais dans le cadre de
mes fonctions euh au gouvernement
mélanger ou parler de la Nouvelle
Calédonie jamais je je me suis occupé
Imagineer qu'on a pu le
ça et que d'une certaine façon ces
doubles casquettes ne soient pas
forcément à l'avantage de la négociation
enfin je veux bien mais on va pas jeter
la pierre au gouvernement de la au
gouvernement français non mais juste
gerérald armanin a essayé de parler
pendant 2 ans et demi avec l'Union
calédonienne nous on a été autour de la
table concrètement nous on y a été à
chaque réunion Gérald harmanin il est
venu fois il a réuni 10 fois les les les
les élus à Paris c'est pas nous qui
avons boycotté et le référendum et la
discussion donc nous on a été là à
chaque fois et pendant 2 ans et demi ils
ont refusé ce débat et à la fin encore
une fois c'est pas nous qui avons cassé
c'est les indépend on va venir à à à la
crise économique et à la situation dans
l'archipel pe permre de de de rajouter
un mot c'est effectivement ce dont je
parlais cette irresponsabilité entre
guillemets cette ou non prise de
responsabilité des élus locaux oui
effectivement pendant 2 ans et demi
après le le le 3è référendum il y a eu
de multiples tentatives de euh nouer le
dialogue de de mettre tout le monde
autour de la table et qu'est-ce qui
s'est passé pendant 2 ans et demi jamais
l'ensemble des interlocuteurs calédonien
n'a été capable de se retrouver autour
d'une même table parce que au sein des
indépendantistes comme au sein des
nonindépendantistes il y a des des
querelles inextricables et qui font que
les uns ne veulent pas voir les autres
ne veulent les uns ne veulent pas
s'asseoir avec avec les autres et donc
l'incapacité d'aboutir à un accord
global qui aurait peut-être permis
d'viter cette crise beau C ce mot
d'accord global pour les téléspectateurs
qui nous regardent on veut savoir ce
qu'on peut mettre dedans jusqu'où vous
pouvez déjà l'archipel est dans un
statut particulier d'autonomie ça veut
dire quoi accord global sans forcément
passer dans l'autodétermination et la et
l'indépendance totale ou alors avec une
date avec un processus dans le temps
parce qu'il faut le rappeler la
Nouvelle-Calédonie c'est une colonie de
peuplement et et et l'ONU dit que c'est
un état à décolonisé donc il y a un
processus de conciliation ou de
concertation qui est sur la table
aujourd'hui vous en faites partie
Emmanuel tibaou il y a madame Bron Pivet
et Monsieur Larcher pour l'assemblée
Sénat qui vont se rendre sur place
qu'est-ce que vous attendez de cette
mission de concertation précisément
aujourd'hui ce que j'attends c'est
d'abord de la méthode
euh parce que si on doit reprendre les
fils de la discussion c'est aussi
euh partir du principe qu'il y a des
démarches quis ont été engagées de part
et d'autrre par les loyalistes par les
indépendantistes par
l'État monsieur Darmanin est venu huit
fois il a rien amené au bout donc c'est
le signe que sa méthode n'était pas
bonne hm hm donc à partir de là le
dossier revienne à Matignon déjà vous
attendez que Michel Barnier soit
directement votre interlocuteur
ésé sén oui c'est une bonne chose
Monsieur buffet il connaî il connaî
notre Doss monsieur buffet c'est le
Ministre des outremèr voilà il était à
la la commission des lois monsieur
Larcher connaît notre dossier aussi je
pense que Madame buffet a fait plusieurs
madame bon le pivé a fait plusieurs
visites chez nous ça nécessite aussi des
clarifications je veux dire quand on
parle de de dire qu'il y a eu 50 morts
en Nouvelle-Calédonie pour le covid
c'est pas vrai
c'est pas vrai le taux
d'incidence à 50 quand on dit que les
indépendantistes ont fait la politique
de la chaise vide mais on décide pas de
boycotter les les les les les
discussions avec le gouvernement c'est
les gages dans lesquels le cadre dans
lequel les discussions sont se se posent
qui sont remises en question c'est pour
ça que je dis que ça revient à de est-ce
que vous êtes confiant ou vous avez
perdu tout tout espoir aujourd'hui parce
que là on va pas se tourner vers le
passé on essaie de de de réfléchir à ce
qui peutenir demain le l'avenir il
s'escrit il s'écrit aussi du fait de la
connaissance et la maîtrise du passé je
vois que Madame bques parle de la
société Cana on la qualifi de féodale
c'est bien le signe qu'il y a quand même
des une une incompréhension c'est là où
où où on se dit bah finalement il y a il
y a nécessité de reposer un cadre qui
est qui est nécessaire qui est celui de
dé alors parlons de ce cadre on essaie
de seter vers l'IEN où est-ce que vous
allez vous y participerez déjà madame
baques à cette mission de concertation
di c'est une question essentielle que
vous posez on y participera
euh aujourd'hui le FLNKS a voté une
motion pour dire mouvement
indépendantiste canak mouvement qui
regroupe l'ensemble enfin qui plus
maintenant mais enfin qui regroupa
l'ensemble des des mouvements
indépendantistes a voté une motion
disant queils ne veulent plus parler
avec nous ils ne veulent parler qu'avec
l'état donc déjà c'est un premier
préalable qui rend difficile la
recherche d'un accord global à part à
considérer que nous on n pas notre place
dans la discussion mais aujourd'hui nous
comme depuis 2 ans et demi nous serons
autour de la table nous avons fait des
propositions extrêmement avancées en
terme d'autonomie en terme de de de de
de travail de fond sur les
revendications des indépendantistes on n
pas eu ça en face parce qu'en fait à
chaque fois on a pas d'interlocu et
juste pardon si vous me
Perm juste sur la la question du
caractère féodal j'aurais plaisir à en
discuter avec Emmanuel mais concrètement
est-ce qu'on a bien des chefs et est-ce
qu'on a bien des sujets est-ce que c'est
vrai que vous vouvez parler qu'à l'état
qui vous est-ce qu'il y une motion
est-ce qu'il y a bien une motion qui qui
dit que vous voulez parler qu'avec
l'État et pas avec nous il faut c'est
une motion qui qui est posée parce que
le la le responsable de la colonisation
dans ce pays si on doit aller sur un
accord de décolonisation c'est l'état
français
oui ou non mais on est là ah bah oui on
est làà donc à partir du moment où mais
est-ce que c'est pas une manière de de
beauté en touche en choisissant vos
interlocuteurs on choisit pas nos
interlocuteurs demain si le président
Macron vient on discutera avec lui
demain si c'est le RN on disc on discute
avec tout le monde je veux dire par là
que vous savez a des loyalistes qui
vivent en Nouvelle-Calédonie donc ils
font partie de nous donc est-ce que
est-ce que on va dire une sorte de
négociation tripartite entre vous
loyaliste et l'État est possible c'est
ce que je dis c'est sur la méthode si
l'état reprend la main aujourd'hui et
qu'il veut les accords politiques ils
ont été signé à trois les représentants
des loyalistes les représentants du
FLNKS et l'État français donc c'est là
où on dit que le le le responsable de la
colonisation c'est l'état français
aujourd'hui on s inscrit dans un accord
de décolonisation la fin de l'accord de
décolonisation c'est marqué l'état
accompagne la nouvellecalononie vers sa
ple proc décolonisation absolument juste
une question sur l'accord global on sent
bien qu'on en est qu'au début d'une
éventuelle reprise des négociations
accord global qu'est-ce que ça veut dire
exactement Patrick
Roger ça veut dire qu'on peut y mettre
jusqu'à quoi précisément ça veut dire
que maintenant il faut imaginer euh
çaaurait peut-être et même certainement
dû être fait avant mais il faut imaginer
un une sortie de l'accord de de Nea donc
euh
concrètement donc quel quel quel quelles
vont être les relations entre l'État
français et euh et la et la
Nouvelle-Calédonie quel rapport quelle
relation de partenariat
quel bon il y a déjà énormément de
compétences qui ont été transféré à la
nelle à la nouvelle global c'est c'est
quoi précisément si c'est pas
l'indépendance je sais pasorganisation
interne ça va être ça va être l'objet de
la discussion effectivement la question
de la citoyenneté entre de
l'autodétermination de voilà c'est tout
et qui alors accord global qui inclura
effectivement aussi la question du corp
électoral je ve dire c'est une question
aussi qui est
posée aux indépendant c'est parfaitement
clair je voudrais qu'on garde un tout
petit peu de temps dans dans ce débat
pour parler de la situation économique
et sécuritaire peut-être que vous n'êtes
pas d'accord sur les interlocuteurs ou
les moyens de de reprendre un dialogue
mais par contre vous serez peut-être
d'accord sur l'aide que vous attendez de
de l'État parce que elle se chiffre en
milliards les agressions les violences
les l'économie calédonienne est à genoux
depuis le le début des émeutes en mai
dernier l'archipel reste sous très haute
tension comme nous le montre ce sujet
d'ine bon duel
regardez
tio bassin économique autrefois prospère
est devenu un village fantôme l'épicerie
n'ouvre désormais plus que le matin et
la station service est quasi à sec on a
plus rien et puis on est incapable de de
pouvoir ravitailler si demain les
ambulances ont besoin ben je peux plus
je peux plus rien fournir j'ai j'ai plus
rien le dispensaire a fermé depuis que
les deux médecins sont partis trop
dangereux seul le pharmacien résiste
mais pour combien de temps si je ferme
c'est simple j'ai rien d'autre ailleurs
je suis retraité
cludo tout ce que je possédait c'était
ici j'ai rien d'autre la mine
d'extraction de nickel faisait vivre
tout le village
mais elle a été incendi détruite pendant
les émeutes laant 450 employés
sous-traitants au chômage partiel la
mine ne rpond pas j'ai peur qu'il a une
désertification de la commune les G V
all chercher
ailleurs du
travail l'emploi qui fait vivre une
commune en réalité c'est tout l'archipel
qui est confronté à une situation
économique catastrophique je vous
appelle c'est franc de solidarité
RS oui c'est c'était pour vous dire
qu'on vient avec une poche de dré
alimentaire depuis plusieurs mois
Francis multiplie les livraisons de
produits de première nécessité dans ce
quartier sensible de
Na onit pas trop besoin c'est comme avit
les magasins tout ça comme la plart des
magasins qui rest les prix comm à monter
aussi du coup
peu la BAN alimentaire calédonienne
en situation de précarité c'est tro fois
plus qu'avant les émeutes j'espère que
le pire n'est pas ce qui va arriver mais
je ne souhaite pas que les gens
effectivement se mettent à à être
violent pour avoir de la nourriture
c'est pas le but beaucoup de routes sont
encore bloqué tout au long de l'île
empêchant les ravitaillements après les
émeutes surfond politiqu les autorités
craignent à présent des émeutes de la
fin
Emmanuel chibaou ça fait froid dans le
dos de voir
à quel point cette cette cette belle île
a été a été attaquée a été dégradée et
on sent vraiment la la détresse au Sénat
hier Michel Barnier a dit que il y avait
un nouveau soutien économique qui allait
arver il s'est décidé vous réclamez
4,2 milliards qu'avez-vous obtenu
exactement à l'heure d'aujourd'hui on a
on a juste des annonces on a juste des
annonces moi je suis à la à la
commission des finances là avec le
député mesdorf on s'est inscrit dans
cette commission aussi pour veiller à ce
que les engagements qui's ont été pris
dans le discours de politique général et
puis les les les les paroles de
solidarité qui ont été formulées par euh
les membres du gouvernement alors quels
sont les engagements sur la
reconstruction il y a pas eu que des
annonces quand même depuis depuis le le
mois de mai euh il y a eu des aides
d'urgence quand même qui ont été euh euh
débloqu débloqué par persy à hauteur de
400 millions d'euros c'est quand même
par
ensuite l'enjeu c'est effectivement
l'enjeu de la reconstruction de parle de
reconstruction déjà il faut mesur du
territoire et qui va s'inscrire dans la
durée et y compris donc qui devrait être
peut-être discuté dans le cadre du
prochain pro le projet de lo de finance
qui va déter les arbitrages ils se font
à au niveau politique sauf que vous
connaissez l'état de nos finances
publiques est-ce que vous faites
confiance au au gouvernement pour
débloquer une véritable envelope bud là
là vous serez forcément d'accord
là-dessus pour la reconstruction du
caillou pour terminer on est on est
d'accord je pense là-dessus on a voté le
même même plan même si Emmanuel est pas
au Congrès mais on a voté effectivement
la en fait on n'a jamais été autant
dépendant de l'état qu'aujourd'hui
c'est-à-dire que concrètement on est on
est en situation la collectivité que je
préside à la limite de la cessation de
paiement on paye plus la SQ pour 50000
personnes enfin on est dans dans une
situation
aux associations ce qui fait que les
associations aujourd'hui n'ont plus
d'argent public elles sont en train de
elles peuvent plus aider les plus
fragiles enfin la situation est est
catastrophique on a un effondrement qui
est démarré parce que aujourd'hui les
banques bah font appel aux hypothèques
personnelles des chefs d'entreprisees on
a si on si on compte le nombre d'emplois
perdus en les deux premières nuits parce
que c'est là principalement que ça s'est
passé c'est comme s'il y avait eu du
jour au lendemain 7 millions de chômeurs
en plus en métropole je sais pas si vous
vous voyez l'ampleur de la crise et
c'est absolument démentiel et donc on a
besoin absolument et je CIS je crois que
aujourd'hui à quel que soit le niveau de
l'État et des groupes parlementaires
qu'on a eu l'occasion de voir tout le
monde est conscient du fait que la
nouvelle Cie pe pas ça commencera la
reprise du dialogue par justement un
déblocage des fonds de l'État pour
reconstruire l'archibel on s'arrête là
merci merci à tous les trois c'est
toujours trop court vous savez ça veut
dire que quand on s'arrête et qu'on a
envie de continuer c'était bien merci à
vous merci et à bientôt bonsoir Valéria
abcassis grand plaisir de vous avoir
parmi mes invité dans un instant vous
êtes journaliste française à téaviv
journaliste culture vous avez basculé
après les massacres terroriste du 7
octobre en reporter de guerre et vous
signez un très beau livre un récit
personnel et documenté place des otages
aux éditions du SER dont on va parler
juste après l'invitation de Marion
Becker si on vous invite Valérie à
beccassis c'est pour témoigner de la vie
en Israël depuis le 7
octobre car vous avez écrit mise en mot
ce que vous avez vécu depuis presque 1
an les alertes à la roquette à 10h32 à
la trè sirène Surtel à vive ma fille est
arrivée elle lit parle écrit l'hébreux
elle a donc vu les mots has attaque
terroriste infiltration passé sur son
téléphone et elle a vu le fil info ses
mots jetés en rafale dans le salon et
sous les sirènes occupent tout l'espace
et je ne comprends pas je lui répète la
même chose mais de quoi tu parles
vient ensuite l'effroid et la stupeur
face aux images à l'horreur dans place
des otages vous vous livrez c'est votre
vérité à vous la journaliste installée
depuis 2010 à téavive après l'attaque du
7 octobre vous avez fait le choix de
rester et de poursuivre votre métier
vous lâchez votre émission culturelle
sur i24 news pour informer sur le
terrain vous êtes régulièrement en
direct depuis la place des otages ce
point de ralliment des
vous racontez dans votre livre comment
les familles des otages se sont mobilisé
pour demander leur libération puis vous
avez couvert les marches les
manifestations pour faire pression sur
Benjamin
netaniaah home c'est le cri de
raliment ce livre consigne également les
réflexions qui vous traversent votre
questionnement sur la vie et l'avenir
dans ce chaos en Israël comment va
grandir votre petite fille les enfants
lien dans cette vie rythmé par les
attaques au couteau et les attentats ce
sentiment d'insécurité plane tout le
long de votre récit et bienvenue sur ce
plateau Valéria abve merci cette journée
du 7 octobre qui vous a marqué à jamais
comme tous les Israéliens vous la
raconter de manière très personnelle
vous êtes avec votre petite fille ce
matin-là dans cet appartement un peu
déglingué d'un quartier du sud de téaviv
les sirènes commencent à retentir il est
6h30 du matin vous ne parlez pas
l'hébreu française ayant grandi dans une
Europe sans guerre ce matin-là vous êtes
à l'ouest vous êtes dans le brouillard
exactement merci déjà pour ce sujet pour
cette invitation euh oui ce matin-là
c'était du silence absolu et de de
l'incompréhension donc j'étais avec la
petite comme tous les vendredi soir ma
petite fille et ma fille venaient dîner
chez moi samedi matin à 6h30 on a
entendu cette sirène je la décrit dans
le livre espèce de mugissement un bruit
terrible qui qui vient du fond de la
terre on n pas compris on s'est levé
toutes les deux mécaniquement je me
souviens très bien de ce moment qui qui
restera toute ma vie on s'est levé on n
pas réfléchi il fait chaud donc on était
voilà on a mis un t-shirt un foul là et
on est descendu comme deux automates
sans se parler sans allumer la lumière
au premier étage de de mon immeuble qui
est un immeuble assez délabré c'est vrai
est-ce que vous n'avez pas d'abri
personnel par pas d'abri on on s'est
retrouvé toutes les deux là sur les
marches et on a attendu et c'est votre
fille qui parle Hébreux qui qui vous
sort un peu de la torpeur les alertes
tombent attaque TER hamass infiltration
vous changez d'abri il faut partir les
requettes s'abattent dans le sud de pays
il faut bien se figurer les choses
toutes les minutes c'est à peu près
toutes les heures sur téaviv et le pays
va plonger dans dans un effroi
absolument dingue en découvrant et vous
le décrivez bien dans le livre en direct
live l'épouvantable
oui c'est-à-dire que je pense dans
l'histoire de la retransmission en
direct on n jamais vu ça je cite de deux
exemples dans mais à part ça on l'a
jamais vu c'est-à-dire que on est
maintenant tous sur Instagram sur les
réseaux sociaux ce jour-là il y a plus
de 60 points d'entrées de terroristes
dans ce qu'on appelle l'otef le sud de
de du pays le sud d'Israël dans ces
frontières définies ils sont arrivés
comme ça par le sud il y a eu des
intrusions avec des ailes volantes donc
qui passaient sous les radars il y a eu
des intrusions avec des des tenaills
pour défaire des grillages pour rentrer
pour défoncer les grillage avec des
tracteurs voilà et donc il y a eu comme
ça une arrivée de plus de 1000 th
surarmé dans une violence dingue et qui
a remonté et donc ces images là et qui a
remonté aussi sur la nova Fest et ces
images là on a commencé à les voir donc
on a vu en direct et à la fois des
horribles images et en même temps des
appels au secours parce que les gens
étaient chez eux dans leurs abris et
communiquer et demander de l'aide ils
ont demandé de l'aide notamment au
présentateur télé c'est un tout petitu
éifiant c'est comme si on avait pu
discuter avec les victimes du batanou
voilà et donc en direct à la télévision
on passait des appels de gens qui
disaient ne t'inquiète pas ma chérie
papa arrive j'arrive on va essayer on va
venir te sauver et d'autres qui disaient
papa maman venez sauvez-nous aidez-nous
qui étaient terrés on les voyait
derrière des cactus on les voyez dans
des abris c'était c'était horrible je
vous en parle j'ai la chair de poule
parce qu'il y en a encore 110 qui sont
en otage encore dans ouis ce sentiment
même que en touchant l'écran des vies
pouvaent s'arrêter dès le 8 octobre vous
commencez à écrire vous prenez des notes
de journaliste culture je le disais vous
basculez reporter reporter en direct de
guerre donc vous n'avez jamais pensé
partir si si je l'écris bien sûr que si
bien sûr que si pour pourquoi mon
pourquoi pourquoi pourquoi ma petite
fille qui a 10 ans qui est une espèce de
porcelaine pourquoi elle vavre ça
pourquoi on est obligé d'aller on on a
dormi dans un abri le dans une maison le
premier soir le deuxème soir on a bougé
avec un sac des affaires pour que vous
restez pour travailler il y a un déclic
vous le racontez à l'aéroport notamment
voilà c'est ça il y a deux deux chos
trois choses la première c'est que le
père de ma petite fille est venue il a
loué un appartement avec un abri elle
était protégée la deuxième c'est que ma
fille m'a dit maman maman elle m'a fait
elle est née en France moi je suis pas
née en France elle est née en France
elle m'a dit maman si on part ils ont
gagné les gens qui sont morts pour
l'établissement de cet état ils sont
morts deux fois bon ça tiltait en même
temps ça rentrait pas c'est une
discussion qu'on avait parce que mes
amis me disaient rentre rentre à Paris
il y a pas de raison rentre à Paris et
ensuite j'étais le 3isème jour à
l'aéroport et donc à l'aéroport il y
avait un exode horrible horrible les
exodes dans les aéroports c'est
terrifiant et et et j'entendais de la
musique j'entendais des chants je dis
mais qui chante et donc j'étais aux
arrivées et aux arrivés j'ai vu une
allée de jeunes gens jeunes filles des
guitares des bonbons des qui
accueillaient tous les jeunes militaires
du militaires non des jeunes qui étaient
en vacances qui ont été rappelés qui
avaient reçu sur leur téléphone
convocation urgente ça m'a fait pleurer
mais c'était merveilleux de salalles de
ambiances donc ouais ils sont venus et
c'est voilà et je suis resté évidemment
évidemment alors ce qui frappe dans
votre dans votre récit c'est le sens du
détail vous arrivez dans la pire des
tragédies à trouver petite note d'humour
d'une une forme de de cocasserie je
dirais dans dans ce qu'il y a de pire
vous racontez par exemple à la morgue
sur ce site de Choura qu'on peut trouver
des infirmières épuisé jouer à des jeux
vidéos c'était dingue c'estàdire que
cette Morg c la Choura c'est l'une des
morgues c'était un spectacle
épouvantable il y avait d'abord de les
manifestations de solidarité il y avait
une vingtaines de juifs religieux noirs
ok des d'origine africaine qui étaient
là ils avaient allait des tables il
distribuit des sendout che des bonbons
des gâteaux à toutes ces familles qui
pleuraient qui pleuraient qui
attendaient avec une brosse à dents un
t-shirt une basket de faire matcher des
ADN est-ce que mon enfant est-ce que mon
père est-ce que mon grand-père que je
vois dans des corps en en plastique
blanc est-ce que ce serait là et dans
cette espèce de contexte de folie il y
avait des infirmières des gens épuisés
il y avait le le responsable de la
police qui fait 1,90 un homme Barac qui
se mettait à pleurer et à côté il y
avait des femmes épuisées elles jouaient
à térice et et au loin il y avait une
maçonneuse boîteuse batteuse pas
boîteuse batteuse pâac pâac et c'était
dingue une manière de de garder quand
même un filet de vie malgré tout qui
s'infiltrre c'estàd que moi j'ai noté
j'ai pas l'habitude de faire ce métier
de reporter de guerre donc je notais
tout ce que je voyais en me disant on
verra ce que je vais en faire et donc
c'est ça et vous décrivez aussi une
société israélienne qu'on sait quand
même du et fracturé qui bascule dans un
élan de solidarité et d'entraide
absolument incroyable ce sont des
kilomètres d'attente pour aller donner
son sang V ce sont des start-uppers qui
mettent leur réseau high-tech à
disposition pour les otages et pour
leurs familles alors cette place des
otages vous avez passé des heures chaque
jour décrivez-nous là c'est un un
endroit qui d'habitude est évolu à à
l'art contemporain parce que c'est
vraiment l'entrée du musée d'art moderne
de téaviv le 3è jour un un quelqu'un qui
avait perdu enfin pas perdu dont on
avait kidnappé la femme et les trois
enfants à posé sa sège en face du Musée
d'art moderne il y a le sujet de l'armée
alors vous savez quoi Valérie abcassis
on a son visage le voilà il s'appelle
Avishai brodou pancarte ma famille est à
Gaza avicha il a il a mis cette pancarte
ça moi ça m'a Meux parce que la femme
d'avichay et ses trois enfants ont été
libérés et voilà mais il y en a d'autres
et avicha assez rapidement toutes voilà
c'est merveilleux ils ont été vous vous
rendez compte c'est fou c'était dans les
cas des deux négociations et donc avicha
il a mis sa chaise à ce moment-là de de
de de tout le pays en tout cas de
telavive ont confluer des gens et qui
ont commencé à se manifester et après
cette masse s'est déplacée devant le
musée et ensuite assez rapidement ça
s'est organisé et cette plage c'est un
endroit incroyable de larmes de cris de
manifestation de commémoration on y
danse parce que la prof de danse de la
sœur d'une desotage vient donner des
cours de danse on y prie on y voit un
rabin tout seul avec un enfin Rabin un
ultra orthodoxe avec une une Corte de
bélier on y voit des babacou Laï qui
jouent de la guitare on y voit des
jeunes on y voit des personn j'ai vu des
évangélistes j'ai vu des des des
chrétiens c'est aussi grâce à cette
place que finalement la question des
otages s'impose à Benyamin netaniahou
dont on peut douter qu'au départ ça a
été sa sa priorité je voudrais vous
parler quand même d'un d'un moment dans
votre livre il y aurait plein de scènes
à raconter vous êtes dans le sud vous
êtes exactement en face de Gaza dans une
communauté agricole où travaillez
autrefois les Palestiniens et vous
entendez la guerre la vraie guerre celle
d'Israël a fait à Gaza des dizaines de
milliers de morts Gazaoui et vous avez
cette phrase c'est plus fort que moi je
n'ai pas de place pour l'autre côté mon
cerveau n'y arrive pas ça veut dire quoi
ça on ne peut pas reconnaître quand on a
vécu ça avec les Israéliens la douleur
de l'autre l'empathie est impossible
vous savez même les plus grands
militants pour la paix notamment
Grossman qui a donné une interview
aujourd'hui il y a à un moment donné les
mots nous n'avons plus les mots je par
même pas de camp politique nous n'avons
plus de mots nous n'avons plus eu de
mots c'était compliqué le suicide des
mots vous dites oui les mots se sont
suicidés en moi je n'avais plus de mots
donc j'étais là à néti à Sarah c'est là
que des terroristes sont entrés en aile
volante j'étais avec un type qui avait
voilà qui me montrait un abri qui avait
été
défoncé il me parlait des morts je
voyais ce village qui était merveilleux
à l'origine qui était complètement
dévasté et je vois en face des fumé je
n'ai pas de mot je ne peux pas mais je
le dis vraiment c'est c'est pas que j'ai
pas d'empathie c'est je n'y arrive pas
je n'y arrivais pas maintenant que je
suis en France les choses sont un peu
différentes parce que bien évidemment
qu'il faut penser la douleur sinon où
est-ce qu'on va aller bien sûr qu'il
faut la penser C douleur et je suis sûr
qu'il a une population palissienne comme
il y a une population libanaise comme il
y a une population iranienne qui ne
demande qu'à vivre avec nous c'est
évident mais là ce jour-là je ne pouvais
pas les c'était un c'est une forme de
franchise qui fait d'ailleurs l'intérêt
de ce de ce récit merci beaucoup merci
merci d'avoir place des otages c'est
donc à lire aux éditions du SER et je
crois savoir qu'il est sélectionné c'est
ça j'ai appris ça tout à l'heure il est
sélectionné sur la liste du renaudo
essai et donc voilà je suis à la fois
très heureuse en même temps j'ai envie
de pleurer parce que il y a beaucoup de
morts derrière ce livre beaucoup de
voilà de corps qui sont pas revenus donc
c'est une joie et et une vraie douleur
bonne chance à vous merci Valérie tout
de suite pour terminer c'est la question
qui fâche bien sûr avec nos chroniqueurs
qu'on accueille
[Applaudissements]
et une question qui fâche ce soir avec
des fines lames du journalisme politique
à ma droite Jean-Baptiste Daoulas de
libération bonsoir Jean-Baptiste David
revudallon de l'hémicycle et Stéphanie
des piieres ma consœur d'lcp on est prêt
voici la question qui
fâche la question qui fâche nous est
inspirée par la déclaration matinale et
cach de Gérald daran pour l'instant le
budget tel qu'il est annoncé me paraî
inacceptable pour l'ancien ministre des
comptes publes les hausses d'impôts
c'est non il au moins quatre
augmentations d'impôts la première c'est
la suppression des allements de charge
le deuxème sujet céit l'augmentation de
l'impôt sur les sociétés alors là il
faut bien savoir que nous sommes dans le
niveau de la socié de François Hollande
on retourne à l'air socialiste de
François Hollande c'est catégorique et
pourtant Michel Barnier n'a pas encore
présenté son projet de loi de finances
simplement les grandes lignes la
situation des Comptes demande
aujourd'hui un effort ciblé limité dans
le temps un effort partagé dans une
exigence de justice fiscale il n'y a pas
que géralde daranin qui s'inquiète il y
a aussi une grande partie des députés
ensemble et leur patron Gabriel qui ne
rate pas une occasion de marquer son
opposition
plusô nous fer rien soutiendr rien qui
puisse faire au prix de la croissance de
notre pays ce qui AG un peu lematique
Michel Barnier je ser
trèsentif
propositionéconomie supplémentaire
trs pour
faire déficite
que GAB c'est à qui dira le plus fort
nom comme une alliance de circonstances
entre deux hommes pourtant rivaux
Gabriel tal Gérald Darmanin sont-ils
désormais les ennemis de l'intérieur
pour Michel Barnier allez c'est vous qui
commencez une question qui Fage signé
par l'excellente Stéphanie des pieres
Jean-Baptiste Daoulas tiens si on
commence par Géral daranin pour bien
comprendre puisque c'est lui qui sur le
budget a dit que les impôts augmentant
ça ne passe plus il se réserve même la
possibilité de voter contre la loi de
finance c'estdire posture ou conviction
alors complètement posture parce que la
question qui est posée à geréral
Darmanin c'est pas de savoir s'il va
voter le budget c'est de savoir s'il va
voter la censure puisqu'on sait déjà que
ce gouvernement minoritaire il va devoir
faire appel à l'article 493 qui
désormais est quand même bien connu des
Français pour faire passer ce budget et
donc dans ces cas-là la question qui est
posée c'est pas est-ce que vous allez
voter article par article ou même est-ce
que vous allez voter pour le le budget à
la fin c'est est-ce que vous faites
chuter le gouvernement personne ne pense
que Gérald armanin va faire chuter
gouvernement donc Dav RAL pourquoi il
fait monter les enchères comme ça c'est
quand même l'ADN le bilan économique de
d'Emmanuel Macron il y a il y a que de
la posture il y a que de 2027 derrière
tout ça alors je pense que vous avez
raison de rappeler que s'il y a un totem
et un tabou qui anime le président de la
République c'est la préservation de son
bilan économique budgétaire et surtout
fiscal je veux dire le régalien à la
rigueur peu importe la composition du
gouvernement peu importe dans les deux
ou trois derniers mois qui ont présidé à
la à la composition à la nomination du
Premier ministre à la composition de du
gouvernement c'était surtout ce qui
l'intéressait c'était qu'on ne touche
pas à son bilan fiscal donc pourquoi
est-ce que Darmanin j'en viens à votre
question se positionne là-dessus je
crois pas que ce soit pour défendre
absolument comme un le bilan d'Emmanuel
Macron mais évidemment il prépare la
suite des opérations vous savez cette
majorité c'est comme une assemblée
générale de petits actionnairesin vous
avez le groupe baouist vous avez le
groupe d'eddouard Philippe vous avez les
LR vous avez les amis de Gabriel Atta
les amis de Gérald d'Anin et chacun et
bien quand il estime que son action
n'est pas assez rentabilité quand la
rentabilité n'est pas assez bonne et
bien il hausent le T mais je suis tout à
fait d'accord avec ce que dit
Jean-Baptiste évidemment il y aura un
493 évidemment ils ne voteront pas la
censure mais en attendant mettre un
petit peu de bazar çaou chacun construit
son identité politique fr son son
capital politique Stéphanie Despierre
Gérald d'Ana on a mis une couche il
s'est adressé à son groupe c'est ce
qu'on dit c'est que c'est une bataille
de leadership et il en ai une couche on
envoyé un message au député et là il dit
clairement la défense de nopposition
c'est la défense de notre groupe et donc
là il essaie de se poser en leader du
groupe on sait qu'il y a une rivalité
avec Gabriel oup de rivalité
effectivement beaucoup de rivalité et
donc là ça lui permet de dire à aux
troupes d'ensemble pour la r bah
regardez je défends le bilan je défends
ce pourquoi vous vous êtes battu voilà
je défends l'essence du macronisme en
refusant des hausses d'impôts sur les
sociétés et cetera et il le dit il est
urgent de défendre notre cohérence et
l'emploi il emmène beaucoup de députés
macronistes avec lui là-dessus bah une
grande partie des députés macronistes
parce qu'on sait qu'une partie de ceux
de la gauche sont partis de ce groupe là
et certains sont un peu ouverts à l'idée
de de taxer les plus favorisés les
ménages mais beaucoup sont quand même
rétisents à cette idée de taxer les
entreprises parce que ils sont dans
cette logique une frontiser les les
investisseurs jebap c'est une situation
qui est quand même assez cocasse puisque
hormis le fait d'être Rivau et de viser
2027 Gabriel Atal ils ont un autre point
commun qui est que sur les 7 dernières
années à EU2 ils ont été ministres des
comptes publics pendant 4 ans donc ce
déficit
de ou un ça va bien les leçons de
vouloir empêcher le nouveau Premier
ministre de régler la facture qu'ils ont
laissé c'est quand même assez cocasse
c'est aussi assez cocasse que
Renaissance qui se positionne plus à
gauche que les républicains est en train
de vouloir empêcher un Premier ministre
issu des républicains de mettre des
hausses d'impôts qui normalement est
Quême une hérésie pour la droite on est
on est un peu queup dessus tête aussi
de on voit absolument rien en réalité ce
que joue Gérald daranin et Gabriel Atal
c'est de dire que dans le bilan de
Michel Barnier ils ne prendront que ce
qui les arrange que tout le reste tout
ce qui est impopulaire ils vont le
rejeter et c'est quand même assez
confortable dans la position dans
laquelle il son c'est que Michel Barnier
fait le SAL le boulot et va régler le
déficit comme il peut et eux pourront
dire que pendant ce tempslà vraiment
c'est ha d' populaire c'est vraiment pas
eux c'est vraiment pas eux David Gabriel
Atal aussi he tout a très mal commencé
avec Michel Barnier oui ça a très mal
commencé avec la déclaration enfin le la
passation de pouvoir dans un premier
temps où l'impression que Gabriel Attal
faisait une déclaration de politique
générale enfin il a parlé pendant très
longtemps en soignant son bilan donc
première petite pique de Michel Barnier
la deuxième on vient de la voir c'est
quand même assez assez piquant tout ça
ce qui est intéressant puisqu'on est
dans l'économie permettez-moi d'utiliser
cette métaphore entrepreneuriale vous
savez les joint venture c'est une
association de deux entreprises ont pas
forcé qui sont parfois concurrent mais
qui peuvent avoir un intérêt à s'allier
bah puisqu'on parle d'amitié d'ennemis
et d'amis ben Géral daranin et Gabriel
at qui ne se supportaient pas dans les
derniers mois et des dernières années
j'étais à l'Assemblée mardi à côté
c'était très intéressant de les voir ils
étaient non seulement à côté mais copain
comm je dirais pas copain comme cochon
mais en tout cas ils avaient l'air
d'être extrêmement proches partageant
certaines exaspérations trouvant
visiblement que discours du premier
ministre était trop long et cetera donc
oui tout ça est quand même assez
inquiétant pour la solidité de la
majorité je rappelle que le budget c'est
quand même l'acte fondateur de toute
majoritéou pour les Français aussi qui
attendent un peu des hommes politiques
au niveau de l'intért Gén il y a pas que
les impôts il y a aussi la question de
la nonindexation des retraites on sait
qu'Emmanuel Macron il a particulièrement
soigné tous les retraités depuis 7 ans
bah là ils vont quand même perdre un peu
de pouvoir d'achat si le projet du
premierer ministre Darmanin il a dit OK
et Darmanin a dit ok mais il y en a
beaucoup qui renquent et puis surtout il
y a un deuxième sujet qui arrive c'est
l'imig et qui est déjà mise sur le
devant de la scène par Bruno retaillot
et ça attention deuxème point de
fracture très important dans la majorité
dernière question pour terminer le tout
àg ça ça va durer forcément oui
évidemment ça va durer et ça va pas
puisque plus on s'approche de 2027 plus
ça va s'intensifier et une des erreurs
de de Michel Barnier ou une des je
dirais une des fautes premières c'est
d'avoir laissé tous les poids lourds à
l'extérieur du gouvernement vous avez
tout ce dont on parle vous avez aussi
François Baou Laur en voqué Édouard
Philippe j'en pass des meilleurs ma
dernière question sera pour vous Stéphan
il a l'étoff il a la carapace pour
résister à tout à toutes ses flèches
Michel Barnier à tous ses fondeurs dans
son camp on va voir on dit que c'est
talent de négociateur son son son son
avantage son son argument premier pour
être amatignon après il va vraiment
falloir quiarrive à manager ses éegoos
on sent que tout le monde est très
éruptif et chaque fois s'engouffre dans
la brèche pour le contester donc il va
vraiment falloir qu'il y aille pas à pas
étape après étape comme un bon
montagnère qu'il est Mame à tous les
étages viv la savoix merci beaucoup pour
cette question qui fâche avant de se
quitter sachez qu'el CP est partenaire
du Festival de la fiction du
documentaire politique qui commence à La
Baule avec cette année LCP qui présente
les combats méconnus de Simon veake au
produit avec Nova production écrit par
Dominique missica l'historienne réalisé
par Caroline Duin ce film vous aurez la
chance de le voir sur LCP en janvier
avec évidemment un débat de Jean-Pierre
gracien ses invités c'est fini très
belle soirée à demain merci à vous
[Musique]