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A bientôt ! :)
C'est la plus grosse maladie de ma vie.
Voilà à quoi ressemble cette énorme bouse.
En un seul mot, j'étais éclaté aujourd'hui.
J'étais dans une belle souffrance.
C'est vraiment un vélo de merde.
La pire journée de ma vie quoi.
C'est le top départ du triathlon taille Olympique.
1500 mètres de nage, 40 km de vélo, 10 km de course à pied.
Ah, c'est pas des blagues hein.
Je me suis pris le premier mur de ma vie.
Ça y est, il est l'heure de savoir ce que ça fait de passer 6 heures sur un vélo.
Je me prépare Ironman, c'est dur.
Il y a un peu trop de rebondissement là.
Je vais me mourir.
Ça me saoulerait de devoir annuler quoi.
Après presque 6 mois de triathlon,
ça y est, j'ai participé à ma toute première course,
l'Ironman 70.3 d'Aix-en-Provence.
J'étais au top de ma forme et fier de ma perf,
mais ça restait juste une épreuve intermédiaire
en route vers l'Ironman de Tallinn 3 mois plus tard.
Donc, la prépa continue.
Sauf que le pire était à venir,
et bien plus vite et plus fort que j'aurais voulu.
Ok, fin de sortie longue.
Dernière séance de cette 27e semaine de prépa.
C'est la semaine de reprise.
Après la semaine de repos que j'ai eue après l'Ironman 70.3.
Et en fait, on est parti à Naples quelques jours
à la fin de la semaine dernière et je suis rentré.
Et depuis, je tousse et j'ai mal à la gorge.
C'est un peu oppressant au niveau de la poitrine.
Et en fait, c'est un peu compliqué
parce que je me suis quand même entraîné toute la semaine
parce que c'est vrai que je n'étais pas sûr d'avoir quelque chose
et généralement, ça passe très, très vite.
Donc voilà, moi, je suis plus du côté du mec
qui va aller s'entraîner quand il ne devrait pas
versus le mec qui ne va pas s'entraîner
alors qu'en fait, il devrait parce qu'il n'est pas vraiment malade,
parce qu'il n'est pas vraiment fatigué.
Ça, c'est mon problème et il faut que je me ménage quand même.
Après voilà, têtu comme je suis,
je continue comme si de rien n'était la semaine d'après
avec natation lundi et fractionner vélo mardi.
6 fois 5 minutes à 265 watts.
Il me reste 3.
Je vais les faire, mais alors putain, j'ai pas envie.
Oh là là, c'est reparti.
Mais bon, quand même, ça m'a tellement mis dans le mal
que j'ai enfin relevé les pieds en prenant un jour de repos mercredi.
Sauf que bien sûr, j'ai voulu forcer la reprise le lendemain
en me convainquant que ça va un peu mieux, heureusement.
Et donc, je valide la piscine
et je vais même courir ensuite,
malgré le fait que je me sente complètement vide.
Mais là, c'était l'effort de trop.
Bon, eh bien, ce truc ne m'avait pas manqué.
Petit passage chez le médecin finalement,
parce qu'il semblerait qu'il faille s'arrêter bronchite ou coqueluche.
On n'est pas complètement sûr.
En tout cas, c'est un peu la merde.
Ça tousse beaucoup.
Ça me bloque la respiration le matin.
C'est très désagréable.
Antibio pendant 7 jours.
Pas de sport conseillé pendant 7 jours.
Bref, il faut que je m'arrête.
Voilà, ça fait un test en plus dans cette prépa,
parce que là, ça devenait facile en fait.
Aller s'entraîner 2 fois par jour, c'est trop facile.
Ne plus s'entraîner maintenant, c'est le défi.
Et puis, revenir de la maladie encore plus fort,
ça sera le défi aussi.
Bon, on est le lundi 17 juin et c'est officiel,
c'est la plus grosse maladie de ma vie.
Truc de fou, vraiment.
Ça fait 9-10 jours, je ne me suis pas entraîné.
Chose incroyable.
La dernière fois que je n'ai pas fait de sport pendant 9 jours,
ça doit faire 20 ans, en fait, sincèrement.
J'ai fait une semaine d'antibio la semaine dernière
et tout le long de cette semaine d'antibio,
Donc, clairement, c'était nécessaire que je m'arrête.
Il semblerait que ça soit la coqueluche.
En tout cas, je ne le recommande pas.
C'est vraiment extrêmement pénible, c'est un truc de fou.
En fait, ça prend malheureusement une place importante dans cette prépa,
donc je suis obligé de documenter.
Et en fait, c'est juste terrible.
Tous les matins, je m'étouffe, je tousse, je ne peux plus respirer.
Il y a ce sifflement aigu que fait ma gorge,
parce qu'elle s'est tellement contractée
qu'en fait, tu paniques, t'essayes de respirer,
t'arrives pas à respirer.
Ah, c'est absolument terrible.
Heureusement, pour la première fois, ce matin, ça va un petit peu mieux.
Donc, on tient le bon bout.
L'avantage, par contre, de ne pas avoir à m'entraîner,
j'ai pu beaucoup plus travailler.
Par contre, qui dit travailler dit faire un peu de sport pour pouvoir filmer.
Donc, je suis quand même allé faire un peu de vélo,
allé faire un peu de nage pour filmer des images.
Et j'en ai profité en étant à la piscine
pour refilmer mon crawl une troisième fois
et pour faire à nouveau un petit test de 200 m le plus vite possible.
Et donc, c'était dans les conditions de la maladie,
cinq jours sans m'entraîner.
Bref, peut-être pas ultra représentatif, mais quand même.
C'est vraiment pas agréable sur la fin, putain.
J'ai amélioré mon temps quand même, heureusement.
J'ai fait 3 minutes 12 au 200 m,
là où j'avais fait 3 minutes 39 la dernière fois.
Sauf que la dernière fois, c'était quand même il y a quatre mois.
Donc, forcément, le progrès est vraiment pas énorme.
Et puis sinon, en plus de ça, j'avais un mariage à Prague ce week-end,
donc je viens à peine de rentrer.
Donc, quelque part, je suis quand même tombé malade au bon moment
parce que c'était juste après mon Ironman 70.3
et qu'il y avait ses vacances par-dessus là.
Et donc, quand même, cette semaine, on repart.
On reprend une semaine de reprise dans cette prépa progressive
avec seulement 10 heures de triathlon, ce qui me semble pas grand-chose,
alors que dans le fond, c'est quand même pas rien.
Mais on va faire zéro fractionné, on va faire que du doux
parce que c'est vraiment quand mon cardio s'élève que je suis plus pénalisé.
Et là, je rentre tout juste d'une heure d'endurance fondamentale à vélo
que j'ai fait tout doucement.
Ouais, petite reprise, j'ai pas toussé.
C'est de bonne ou dure, mais il faut pas que j'élève trop le cardio.
Ça s'est pas trop mal passé.
Et heureusement, parce qu'en fait, là, quand je regarde le calendrier,
c'est limite, je me dis, mais purée, mon Ironman,
c'est dans deux mois.
Dans deux mois, je dois me présenter à la compétition.
Je vais faire deux semaines d'affûtage avant,
mais il me reste plus beaucoup de temps pour m'entraîner.
Tout ce que je demande, là, c'est de pouvoir bombarder ma prépa
et de faire ça en beauté et d'être fier du résultat.
Alors bon, là, de toute façon, je suis malade, donc ça ne sert à rien.
J'ai pu me concentrer sur d'autres choses dans ma vie.
C'était très cool, sincèrement.
Il n'y a pas que le sport dans la vie.
Il y a le sexe aussi.
Pas complètement parti, comme tu vois.
Et justement, il paraît que c'est tout.
Ça peut durer des semaines et des semaines, donc on verra bien.
En tout cas, je touche du bois.
On s'y est en courant.
J'espère que ça va bien se passer.
Tu penses que je vais réussir à m'en remettre, Doudou ?
Ouais, moi, je pense aussi.
Easy, petit challenge en plus.
Et on se retrouve, du coup, une petite dizaine de jours plus tard.
Cette semaine de dix heures d'entraînement la semaine dernière,
c'est pas trop mal passé.
En fait, c'est surtout en course à pied que je suis pénalisé le plus,
parce que dès que je mets à courir, dès que le cardio s'élève un peu,
je ne sais pas, ça me donne envie de tousser.
Donc encore l'autre jour, j'ai dû m'arrêter deux fois pour tousser
pendant mon endurance fondamentale.
Donc voilà, je ne suis pas à 100%, mais il faut quand même faire le taf.
Ça me saoule un peu.
Déjà que l'Ironman, ça va être méga dur.
Je vais avoir déjà tellement d'occasion,
d'avoir du mal à rallier la ligne d'arrivée
dans le temps que je me suis fixé encore plus.
Alors si, en plus, je suis putain de fatigué,
que je tousse pendant trois mois encore.
J'aurais vraiment pas besoin de ça pendant mon marathon
à la fin de l'Ironman, en fait.
Mais bon, on voit jour après jour, reprise aujourd'hui des fractionnés.
Au vu de la séance et de ma condition, même le coach,
il a écrit que si jamais ça part trop en couille,
je peux terminer en endurance fondamentale.
Écoute, allons-y.
Ok, je suis en plein milieu.
C'est pas facile, mais le pire, c'est que je viens de recevoir un coup de téléphone.
Je réponds et le mec me dit,
« Bonjour monsieur, je travaille au gouvernement suisse.
Je vous informe actuellement que votre niveau de transpiration est illégal. »
Et j'en reviens pas, je lui dis, « Non, mais vous êtes sûr ? »
C'est vrai qu'il y a une putain de rivière dans mon dos, mais...
Bon, heureusement, je vais pouvoir remplir un formulaire, ça va bien se passer.
Je crois que ce ventilateur, c'est pas idéal.
Bon, en fin de compte, ça s'est pas trop mal passé.
6,5 sur 10, je dirais, en difficulté.
Ça fait plaisir.
On est reparti.
J'espère.
On n'est jamais sûr.
Bon, je sors de la piscine et ce qui est marrant, c'est qu'à la fin,
il y a quelqu'un qui me reconnaît et qui me dit,
« Oh Eric Flag, tu mens pas, tu viens vraiment t'entraîner. »
Bah non, je fais semblant depuis le début, putain.
Non, tu ne peux pas faire semblant de t'entraîner pour un Iron Man
et réussir à faire un temps décent à la fin, c'est pas possible.
J'arrive sur la fin de cette prépa et je peux te dire que là, j'y ai mis plus de 100 heures.
C'est sûr, je ne sais pas combien, il faudrait que je compte, ce serait marrant.
Nouvelle journée, nouvelle expérience dans cette prépa.
Pour la première fois, je vais aller courir après ma sortie longue vélo.
Petite nouvelle, à ce propos, je ne vais pas pouvoir utiliser mon vélo de contre-la-montre
parce que je vais aller le faire bike-fitter une deuxième fois ce matin.
Pourquoi ? Parce que j'ai remarqué ces dernières semaines
qu'il commençait à me faire un peu mal à l'extérieur des genoux
et ça, c'est pas du tout bon signe.
Je ne sais pas exactement ce qui se passe.
La douleur peut arriver assez vite, même dans une sortie d'une heure maintenant
et ça, c'est très mauvais.
Le truc, et c'est là que c'est intéressant,
c'est que mon autre vélo pour les fractionner ne me fait pas mal du tout.
Donc, il n'y a pas de doute, c'est ce vélo le problème.
Donc, ça m'a saoulé, c'est absolument pas possible que ça me fasse mal en fait.
Je vais refaire une vraie étude posturale et tout
parce que la première fois, c'était quand même un peu rapide.
Là, j'ai rendez-vous tout à l'heure, il faut que j'y aille vite
parce qu'ensuite, il faut que je rentre et que je commence mes 4h30 de vélo.
Mais du coup, je vais prendre mon autre vélo pour pas que ça me fasse mal,
Et en vrai, je t'avoue que parfois, franchement,
j'aurais préféré juste pouvoir faire semblant de m'entraîner au vu de ce qui se passe.
Ouais, j'étais parti pour 4h30 de vélo et après 12 minutes, c'est terminé.
Voilà à quoi ressemble cette énorme bouse
parce qu'il va falloir qu'elle rentre dans un Uber pour que je puisse rentrer.
Bref, après 12 minutes, mon pneu avant explose avec un énorme bruit.
J'avais mis une chambre à air derrière avant de partir.
En 12 minutes, j'ai réussi à la perdre.
Bref, je déteste ce vélo de route.
C'est vraiment un vélo de merde.
Il me casse les viandes ce vélo.
J'ai envie de le jeter à la première déchette que je vois.
Enfin bref, il m'a saoulé.
Et donc, ça termine les 4h20 qu'il me manquait sur le home trainer.
Vraiment la meilleure journée de ma vie.
C'est un peu chiant sur la fin, j'avoue là.
Les trois premières heures, ça va après, ça devient long quand même.
Mais bon, on fait le taf.
Il n'y a pas de concession à ce niveau là.
Malheureusement, j'aurais bien voulu.
Franchement, je te le dis sincèrement.
Et après ces 4h20, au moment d'aller courir,
sincèrement, je ne me suis jamais senti aussi vide de toute ma vie pendant un entraînement.
Très certainement, un des entraînements les plus durs ou les pires de cette prépa,
si ce n'est le pire.
Les trois premières heures sur le vélo, ça va.
Mais alors, après ça, c'était de pire en pire.
J'étais dans le mal à la fin, j'en avais marre.
Et ensuite, j'ai dû me changer pour aller courir 45 minutes.
Il fait 28 degrés.
Et là, j'étais dans une belle souffrance.
Sincèrement, c'était dur.
Je ne sais pas exactement ce qui s'est passé, si c'est juste une mauvaise journée.
En tout cas, niveau consommation glucide, j'étais bien, environ 60 grammes par heure.
J'ai bu beaucoup d'eau, il me semble.
Ce qui est certain, c'est que le jour de la course,
si je suis dans une mauvaise journée ou que je gère mal mes trucs,
ça peut vraiment être la pire journée de ma vie.
Oh là là, j'ai eu un tout petit avant-goût de la purge qu'une course de 11, 12, 13, 14 heures peut être.
Et là, je n'ai fait que 5h15.
Putain, j'ai vraiment une sale gueule en plus, c'est chaud.
Une prépa Ironman, c'est dur.
Heureusement que c'est ça que je suis venu chercher.
Je ne m'attendais pas à ce que ce soit facile.
Je suis servi.
Une bonne nouvelle là-dedans, c'est que ces sorties sont faites, elles ne seront plus à refaire.
Enfin, je dis ça, j'ai 2h de course à pied demain, normal.
Je suis en train d'entrer chez moi là, et en fait, je réalise,
peut-être que je me suis pris le premier mur de ma vie.
Putain, ça se fait en vrai, je ne m'étais jamais pris de mur.
Maintenant, je sais à peu près ce que ça fait.
Des nouvelles expériences, on a dit, c'est beau.
Je ne vais pas mentir si ces nouvelles expériences sont possibles à intégrer dans mon quotidien.
C'est aussi grâce à mon emploi du temps flexible dans mon travail.
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C'est un truc de fou.
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mais aussi à celle de belles vidéos comme celle de cette prépa Ironman.
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Bref, tu l'as compris, les jours se suivent et se répètent, mais souvent en pire.
Le seul truc cool, c'est qu'à force, ça devient limite normal de se dire qu'aujourd'hui,
il faut juste faire une heure de fractionné en course à pied après avoir roulé cinq heures à la routine.
Non, parce que bien sûr, j'ai cinq heures de vélo, mais il y a une consigne en plus,
c'est de faire le plus de dénivelé possible.
Samedi, j'ai un triathlon olympique.
J'espère que j'aurai le temps de récupérer un tout petit peu,
même si le but du triathlon, ça sera pas de faire une grosse perf,
mais c'est vraiment une énorme semaine.
La vue est belle et je tousse toujours et ça me casse les couilles,
comme si j'avais besoin de ça, tu sais.
Ah, l'été, ça avait manqué quand même.
J'ai froid.
Ouais, il a plu pendant une heure et demie à la fin.
Il faisait froid.
Bref, un peu misérable, je vais pas mentir.
Et maintenant, il faut aller courir, putain.
Eh ben, c'est terminé.
Et là, sincèrement, ça s'est plutôt bien passé.
J'ai trouvé mon rythme de croisière et ça me fait plaisir de voir que je suis arrivé à la fin
et j'aurais pu continuer.
Et là, franchement, je suis très, très, très content
parce que c'est un gros contraste avec le mur que je me suis pris la semaine dernière.
5h55 d'entraînement.
Et cette semaine de fou n'en était qu'à la moitié,
mais heureusement, j'allais pas la finir tout seul.
Tu sais, le cher Bas qui est de retour,
probablement pour la dernière fois avant la grand-man de Taline Tespère.
Parce que là, on arrive à la fin.
Bas est ici pendant trois jours.
On va faire le triathlon de Genève ensemble samedi.
Mais aujourd'hui, première vraie nage dans le lac pour moi
où il faut vraiment faire du volume.
On part sur au moins 3000 mètres.
Ça change de la piscine où tu fais des allers-retours
avec des planches et des éducatifs et tout.
Là, il faut juste nager.
On va voir ce que ça donne.
On va au bout là-bas.
T'es chaud ? On va au bout ?
On est prêt.
On est prêt, let's go.
Bon, du coup, j'avais 3200 mètres au programme
et on a fait 4000 mètres.
Putain, c'était trop stylé.
Franchement, tellement bon cadre, tellement bonne vibe.
On a fait des allers-retours jusqu'à une bouée avec le cher Bas.
On a fait 4 kilomètres.
On a même pu nager ensemble,
ce qui était vraiment, vraiment très, très cool.
C'est tellement plus sympa que la piscine.
Je me suis senti en paix.
Franchement, trop content, trop stylé.
Par contre, ça creuse.
On va aller se requinquer,
mais comme dirait l'autre, le taff est fait, putain.
Allez, on va manger.
Bon, et le lendemain, 2 heures de sortie course à pied
en endurance fondamentale.
Il nous reste 50 minutes,
mais c'est vrai qu'on est un peu fatigué sur la semaine là.
On boucle ça et rendez-vous demain.
Niveau cardio, aucune gêne,
mais alors physiquement...
On est trempé, c'était chaud.
La fatigue et la chaleur.
C'était un défi là quand même.
Et à peine rentré, il a fallu qu'on parte direct
au vu de ce qui nous attendait très tôt le lendemain.
Bon, ça y est, il est 23h20.
Je suis dans le lit, dans ma chambre d'hôtel à Genève
car demain matin, départ à 7h30
pour le triathlon de Genève de taille olympique.
Et l'idée ici, c'est de prendre de l'expérience sur un triathlon
parce que c'est le seul triathlon que je vais faire
entre mes deux Ironman.
De prendre aussi un peu de plaisir sur un format plus court
pour voir ce que ça donne.
Et enfin, le but c'est de s'entraîner quoi
parce que là, j'ai déjà 13h de triathlon cette semaine.
Demain, je suppose que ça va me prendre
autour de 2h40, 2h45.
Je ne sais pas trop en vrai.
Déjà, je vais très peu dormir.
La semaine a été très fatigante
donc on verra.
Ça va être sympa.
Allez, dodo !
Oh là là, fatigué, fatigué, fatigué.
Allez, let's go du coup.
Mais qu'est-ce que c'est que ces idées de se lever à cette heure-là
pour faire des courses ?
Je ne comprends pas.
Faites-les dans l'après-midi là.
Curé.
Hello.
Ah ouais, je suis platé.
Comment tu te sens mec ?
Prêt à donner la performance de ta vie ?
Ah ouais, là c'est une performance de...
Je n'ai pas l'impression que je vais faire un triathlon.
Allez, on y va, let's go.
Regarde-moi ce bazou quoi.
On est presque prêt.
Les 6h30, il faut qu'on aille récupérer le dossard
et comprendre comment ça marche.
La déraillée.
Mec, ce n'est pas le bon moment là.
Ce n'est vraiment pas le bon moment.
Tu as dû enlever ta chousse pour mettre ce truc.
Ah ouais, non.
Je suis encore vraiment très débutant dans ce sport.
Alors avec les poils, c'est limite
mais ça va tenir jusqu'à ce que je mette la combi
et ça va rester dans la combi après.
Mais l'idée est là.
On va essayer de le faire en moins de 3h
parce que grosse semaine, on va surtout s'amuser.
Ok, dans un petit quart d'heure,
c'est le top départ du triathlon en taille olympique.
Donc 1500 m de nage en 2 boucles.
Ça veut dire qu'on va devoir sortir de l'eau à l'australienne,
courir jamais fait.
Donc je vais suivre les gens.
On va espérer que ça va bien se passer.
Si je nage en 2 minutes au 100 m, je suis content.
Le coach a dit RPE 7 maximum.
On va essayer d'inspecter ça.
Une fois qu'on a terminé, c'est parti pour 40 km de vélo,
2 boucles de 20 km.
400 m de dénivelé positif au total.
Et ensuite, on revient pour 10 km de course à pied,
2 boucles de 5 km.
Franchement, je ne suis pas trop pour le vélo.
Au moins 30 km heure.
Et la course à pied, au moins 50 minutes.
Sincèrement, je vais y aller au feeling.
Le but, c'est de s'amuser, en partir avec base.
Ça va être une nouvelle expérience.
C'est transition bizarre où on a toutes les affaires par terre.
J'ai regardé comment les autres ont mis leurs affaires.
Je n'ai aucune idée.
Je verrai sur le moment ce que j'ai oublié.
Et c'est parti.
Il y a une petite appréhension quand même
car ça ne reste que ma deuxième course.
Mais sinon, quel bon mood c'est
que de participer à un triathlon pour le plaisir,
avec un pote,
à la fin d'une longue mais belle semaine.
C'est trop stylé.
Ils vont ensuite enchaîner avec 40 kilomètres
pour la fin de cette liste de kilomètres
avant la fin de l'équation de l'élégance de classe.
Trop bizarre.
Allez Eric.
Allez, let's go.
On repart là.
On repart.
Allez Eric.
Allez, j'aimerais qu'il y ait un petit peu plus d'ambiance ici.
Vous êtes fatigués ce matin ou bien ?
Je lève.
Allez, on y va, on y va, on y va.
On fait du bruit, on accueille.
Eh oui, c'est la difficulté de ce parcours de natation.
Il faut sortir.
S'en remettre sur les jambes.
Oui, ça fait mal au mollet.
Ça va dans quelques instants.
C'était sympa.
Autour des bouées, quel bordel c'est.
Je prends des coups de pied et tout.
Condition parfaite.
C'était vraiment très sympa.
J'ai perdu le temps sur la première boucle.
J'ai pas nagé droit mais j'ai nagé assez bien.
Les pieds trempés dans les chaussettes,
avec un peu de terre.
Ça réveille.
Quand je suis sorti de l'eau à l'australienne là,
le cardio s'est emballé de fou.
Première boucle, le retour,
je sais pas du tout aller droit.
Je suis à un moment donné, je lève la tête,
je suis tout seul au milieu de la boucle.
J'ai ça, le dossard.
À l'arrière.
Merde.
Je suis mal organisé là.
Putain, j'ai mal casqué la jugulaire, tout ça.
Un mot que j'ai appris en triathlon, la jugulaire.
Allez, c'est parti.
Le petit gel.
Allez, vélo, c'est parti.
La particularité de cette boucle de 20 kilomètres
à faire deux fois,
c'est qu'elle te réchauffe directement tout le corps
avec la grosse montée du parcours
qui fait à elle seule tout le dénivelé
et dans laquelle il faut bien doser l'effort
avant de rallier la partie plate du parcours
dans la belle campagne genevoise
de ce magnifique pays qu'est la Suisse, bien sûr.
Et c'est là le meilleur moment
pour prendre le temps de se ravitailler au besoin.
J'ai du mal à me retenir en fait.
Ensuite, c'est vers la fin de la boucle
qu'on retrouve 2-3 belles descentes bien raides.
Et vu que je connais pas du tout la route,
je prends des précautions quand même
tout en notant dans ma tête
à quel moment je vais pouvoir foncer tête baissée
pendant la deuxième boucle.
Puis on rejoint le bord du lac
pour terminer les derniers kilomètres.
30 kilomètres, ça se passe bien.
J'ai des jambes.
J'essaye de pas trop pousser
mais c'est dur de jauger j'avoue
parce que j'ai pas envie de me ménager de fou non plus.
Il n'y a pas de ravitaux donc là j'arrive à sec
mais c'est bientôt fini
donc franchement un bon moment.
Ça tombe bien, c'est pour ça que je suis venu.
Franchement, très sympa ce vélo.
Ouais, on va pas partir trop fort.
Course à pied.
Je pense que je vais commencer tout doux
enfin sans prendre trop de risques
et si après 5 kilomètres ça passe,
on accélère un peu
mais là je me suis fait plaisir sur le vélo en tout cas.
Eric !
Allez, allez !
Je sais même pas s'il manque un truc sinon.
Ok, let's go !
C'est bon ?
Cette ambiance tous ensemble sous la pluie,
c'est juste tellement stylé
et je tiens à rappeler qu'en triathlon,
il y a plein de courses encore plus courtes que celle-ci
et accessibles à n'importe qui.
Je peux que recommander d'essayer.
Vraiment, il n'y a pas besoin de faire des longues distances
pour profiter, au contraire.
Franchement, pas mal pour l'instant.
Je devrais pouvoir accélérer sur la deuxième un petit peu.
Putain, il pleut tellement, sa mère !
Le vent et la pluie là, c'est un beau finish.
Je suis bien, j'ai un peu la flemme d'accélérer
même si je pourrais, j'avoue.
T'es au combien là ?
6,3 là.
Ok.
Je suis plutôt bien.
Merci, merci.
Et on va finir comme il faut quoi.
Il y a moyen de faire moins de 2h45
donc on va aller les chercher quand même.
Plus gros beau gosse que les caméramans
qui font pareil en portant un truc sous la pluie.
Allez, courage Eric.
Allez, merci.
Allez, je vais essayer de choper Basse sur le chemin là.
Je l'ai vu avant.
Il est là le port.
Allez, go !
Putain, c'est beau ça.
Oh, c'était beau.
J'ai vraiment pris beaucoup de plaisir.
Heureusement, pas de pluie sur le vélo.
Parcours magnifique, ambiance magnifique.
La nage, beaucoup de gens.
Un peu la soupe pour tourner au bouet là.
Des petits coups de pieds par-ci par-là.
Trop stylé.
Le vélo, très bon feeling.
J'avais peur d'être parti très vite, très fort
mais en course à pied, je me suis temporisé
et puis à la fin, j'ai pu pousser un peu.
Magnifique organisation, magnifique moment.
Les bénévoles, très très gentils.
Ils t'encouragent tous quand tu passes.
Ça s'est fait, ça en fait une de plus.
Elle est belle.
Une deuxième médaille de triathlon.
Certainement pas la dernière.
À la maison en plus, à Genève.
Vraiment une magnifique expérience.
Pour conclure, un sacré bloc d'entraînement.
Je peux te dire que j'étais quand même bien content
d'avoir une petite semaine de décharge ensuite.
Pendant laquelle déjà, bah j'ai pu aller chez le dentiste.
Franchement, c'est pas dommage.
Mais aussi où j'ai reçu et testé ma nouvelle montre
parce que la batterie de l'ancienne
aurait jamais tenu tout l'Ironman.
Et je dois dire, j'en suis très satisfait.
Par contre, je te préviens,
elle n'a pas de fonction pour guérir la touffe.
Ok, on est le 15 juillet
et dans moins de six semaines,
l'Ironman sera terminé, j'espère.
Sur ces six semaines,
les deux dernières, ça sera de l'affûtage.
Donc il reste quatre semaines,
un gros bloc pendant lequel il y aura une semaine de récup.
Et trois semaines les plus intenses de ma vie.
D'ailleurs, j'ai les yeux sur les deux prochaines semaines qui arrivent.
Un petit 15h cette semaine,
16h15 la semaine prochaine,
il y a de la grosse session de nage.
Il y a des gros fractionnés vélo à allure Ironman.
Il y a un six heures de vélo
plus une heure de course à pied dans la même journée.
Et il y a de la sortie longue en course à pied
de plus de deux heures.
Bref, c'est pour ça qu'on a signé.
Je tousse encore, ça me saoule.
Mais on va faire le taf parce que plus le choix.
Dernière ligne droite, c'est parti.
Bon, je viens solennellement de terminer ma toute dernière nage
dans cette piscine qui m'a accueilli depuis huit mois
et qui va fermer pour la suite de l'été.
Dernière séance d'intervalle.
J'ai dû faire 8 x 100 m,
16 x 50 m.
Ça s'est super bien passé,
c'était la meilleure séance.
3 400 m en tout, la plus longue que j'ai faite.
C'est pas encore terminé,
mais il y a des signes que c'est le début de la fin.
Et je peux te dire que je suis content quand même d'arriver au bout
parce que ça a été une sacrée épreuve personnelle
que d'apprendre à nager à peu près correctement ces derniers mois.
Et jusqu'à la fin de cette prépa,
j'ai encore découvert des exercices
qui ressemblent à première vue à de la torture.
J'ai dû m'attacher les pieds avec un élastique
et faire 1 600 m.
Et c'était terrible.
Au début, vraiment, j'étais vertical dans l'eau.
C'est-à-dire, le but, c'était en fait de s'exposer les épaules.
Et au début, j'avançais tellement lentement
qu'en fait, c'était horrible.
Et ensuite, tu commences à comprendre comment ça marche.
Bon, le pool boy, il aide.
Et sur la fin, j'étais pas limité par mon souffle.
J'étais limité que par mes épaules.
Et c'était le but.
Et en plus, je me suis amusé.
Franchement, passer de la frustration à l'amusement,
en fait, c'est un peu comme mon histoire avec la natation depuis le début.
Et c'est la même chose avec plein d'autres choses dans la vie.
Faut s'accrocher au début quand t'as envie d'abandonner.
Et après, ça peut même devenir amusant.
Incroyable !
Et pour le coup, c'était un plaisir sur ces dernières semaines
de varier le décor avec une séance sur deux que j'ai pu faire dehors.
Bon, c'est la fin d'une petite nage dans le lac.
Il fait très chaud,
mais je mets la combi pour être en condition d'Iron Man.
Un petit 3400 mètres.
Je n'ai pas été très rapide.
Pas trop mauvais feeling,
mais c'est vrai que je suis commencé à fatiguer un petit peu sur la fin.
Et en parlant de fatigue,
j'ai clairement découvert un nouveau monde à ce propos.
Je suis complètement lessivé après cette nage.
Il est 20h30 et je vais à la Muscu,
mais je ne sais même pas comment.
En fait, je sais comment j'y vais.
J'y vais juste parce que ça fait 15 ans que je suis entraîné à aller à la Muscu.
Mais là, je suis explosé.
Donc, je dois choisir.
Qu'est-ce qui est le moins pire ?
Entre le sentiment de ne pas être allé à la Muscu sur la fin de cette prépa
et le sentiment de me forcer à y aller à 8h30 quand j'y pépais.
Voilà, je suis dead.
Il y a beaucoup, beaucoup de travail.
C'est les semaines de sport les plus intenses de ma vie.
C'est dur.
J'ai fini le vélo et je suis en train de le fractionner.
Deux fois 1000 mètres et puis 4 kilomètres à l'heure Iron Man.
C'est vraiment dur.
Ce ne sont pas des blagues.
Alors bien sûr, c'est désagréable.
C'est difficile.
C'est même parfois épuisant.
Mais une chose est certaine,
c'est que je m'améliore à courir en étant déjà fatigué,
ce qui est le but.
Et que tout ce que je vis à l'entraînement
ne pourra plus être nouveau ou imprévu le jour de la course.
Ça va, tu te sens comment là ? T'es saoulé ?
J'ai envie de mourir.
J'en ai tellement marre de cette chaleur.
C'est terrible.
Ouais, t'as l'air de bien transpirer là quand même.
Allez, c'est bon.
Ça m'a saoulé.
Faut aller te doucher du coup.
Oui, j'y vais, laisse-moi, ça m'a saoulé.
Plein le cul.
Si lorsque je commence mon marathon d'Iron Man,
je me sens pareil qu'au début de cette sortie-là,
ça va être la pire expérience de toute ma vie.
Pas d'autre issue.
Et c'est dans cette belle énergie que j'attaquais ensuite
la plus grosse semaine de toute la prépa.
3400 mètres pour attaquer cette semaine dans une nouvelle piscine extérieure.
En un seul mot, j'étais éclaté aujourd'hui.
C'était nul, voilà, nul.
Ça arrive un peu trop souvent en ce moment.
Je suis un peu fatigué, mais bon, voilà, c'est la vie.
Et forcément, c'est là que m'attendaient les séances les plus longues,
celles qui me semblaient tellement inaccessibles encore quelques mois plus tôt,
mais que la régularité et le travail au fil des jours avaient finalement rendu possible.
Bon, aujourd'hui est un grand jour, purée.
Hier, j'ai nagé plus que la distance Iron Man.
Un peu plus de 4000 mètres.
Ça dépend de quelle montre je me réfère,
parce que j'ai nagé avec les deux pour comparer un peu ce qu'elle disait.
Mais je suis pas mécontent, bon feeling.
Et aujourd'hui, je pars pour faire un peu plus que la distance Iron Man à vélo.
On m'en a parlé avant même que je commence cette prépa.
Et ça y est, il est l'heure de savoir ce que ça fait de passer 6 heures sur un vélo.
Et bien entendu, j'en profite pour faire un truc un peu connu par ici en cyclisme.
Je vais aller faire le tour du lac Léman à vélo.
Alors, il y a entre 180 et 200 kilomètres.
Je ne connais même pas la route.
Je vais y aller un peu comme ça, on va voir.
J'espère qu'en 6 heures, j'arrive à le faire.
C'est l'heure de se lancer.
Il est beau ce pays.
Bonne condition.
On est vendredi, donc pas trop de trafic.
Il fait un petit 29 degrés, mais à part ça, c'est parfait.
OK, on est à Evian.
C'est joli la France aussi.
Bon, du coup, j'ai fait presque 3 heures de route avec une bonne vitesse.
Franchement, très bon feeling.
Je me sens très bien.
Petite pause là en France à un carrefour.
J'ai dû laisser le vélo entre guillemets sans surveillance pendant que j'allais chercher mes trucs.
Je n'étais pas ultra rassuré parce que si on vole mon vélo là, c'est un peu la merde.
Mais tout s'est bien passé.
Je mange, je bois, je ravitaille et je repars.
Franchement, je passe un bon moment.
Et on est à Genève.
De retour à la maison ou presque.
4h30, 146 kilomètres.
Je refais une petite pause parce que la purée, la ligne droite sans fin depuis Genève.
Il fait 30 degrés à 16 heures, plein soleil.
Ça commence à bombarder.
Je commence à sentir un peu la fatigue là.
Donc je recharge parce que 4 litres et demi, ce n'était pas assez.
Donc j'en reprends et je repars.
Ça, c'est la maison dans laquelle j'ai passé 22 ans de ma vie.
Dans laquelle j'ai fait mes premières vidéos.
Et je n'étais pas passé devant depuis des années.
Ça fait bizarre.
Putain, maintenant je fais du vélo.
Qui l'eût cru ?
Et voilà, je suis devant chez moi.
Tour du Lac Léman, 172 kilomètres en un peu moins de 5h20.
C'était un drôle de goût d'avoir encore 40 minutes à faire.
Mais bon, on est là pour ça.
Allez, on va courir.
T'as cru quoi ? Que c'était fini aujourd'hui ?
Putain, loin !
Bon, cette journée de fou est terminée.
Je viens de courir une heure en plus après le vélo là.
Il fait tellement chaud.
J'en ai tellement marre là d'être dehors là-dessous toute la journée.
C'était dur le run.
Heureusement que l'Ataline, normalement, je serai en meilleure forme avant de commencer.
Et il fera moins chaud parce que là, sacrée journée.
Et c'est la fin de cette semaine des enfers.
Avec la plus longue sortie course à pied de toute la prépa.
Et c'est plutôt bien passé.
Des accélérations tout le long.
Je suis allé courir à 20h pour éviter la chaleur.
Oh là là, il y a des sacrés trucs à trouver dans la difficulté auto-imposée
et dans l'espoir d'endurance que, personnellement, j'ai eu du mal à trouver ailleurs jusqu'à présent.
C'est beau et c'est dur en même temps.
C'est fou, c'est fou.
Et après tout ça, tu t'imagines sûrement que c'était enfin fini.
Et bah oui, c'en était bel et bien fini de ma santé d'esprit.
Bon, je viens d'arriver à la piscine et en fait, je réalise à quel point le triathlon m'a matrixé.
Pour moi, la piscine n'est pas un endroit pour s'amuser ou pour profiter.
La piscine est un lieu pour s'entraîner.
Le vélo n'est pas un moyen de transport.
Le vélo est un outil pour s'entraîner.
Mais que font tous ces gens là ?
Je comprends pas.
Personne nage, tout le monde s'amuse.
Vivement le retour à la vraie vie un peu après aussi.
Ça commence à faire long cette prépa.
Plus sérieusement, après près de neuf mois, après tous ces efforts.
Pile au moment où je pensais moi aussi finalement voir le bout de cette prépa.
Devine quoi ?
Oh, j'en ai plein le cul.
On est le samedi 3 août.
Dans exactement trois semaines, j'ai mon Iron Man.
Yes !
Là, ça fait deux nuits de suite, je me suis réveillé, j'ai la gorge en feu.
Je tousse, bah encore plus.
Parce que j'ai jamais arrêté de tousser depuis cet épisode que j'ai eu il y a deux mois.
Sauf que ça me dérangeait pas plus que ça.
Bref, c'est la merde quoi.
Je suis à nouveau malade.
Ça casse un peu les couilles parce que j'étais à nouveau bien quoi.
J'étais à nouveau bien.
C'est fou hein.
Vraiment, jusqu'à l'Iron Man 70.3.
Vraiment, la montée, tout va bien.
Toujours tout va bien.
Et depuis, ça s'est pété la gueule.
Je suis tombé malade.
Je me suis battu pour remonter cette putain de maladie.
Et dès que je me sens à nouveau au sommet, c'est-à-dire au-dessus de ce que j'étais avant.
Bah, je me reprends un truc.
Bon bah, on va voir ce que j'ai du coup.
Bon, on est le lendemain.
J'ai passé une troisième nuit terrible où je me réveille toutes les deux heures
parce que ma gorge me fait mal.
Je sais pas.
J'ai des antibios à nouveau pendant une semaine.
La dernière fois, ça n'a servi à rien.
Mais bon, on sait jamais.
Là, c'était censé être la plus grosse semaine de ma prépa qui arrivait.
17h30 de triathlon.
Alors, on a décidé avec le coach clairement que ça n'allait sûrement pas se passer comme ça.
Le plus important, si c'était possible, c'est les sorties longues de fin de semaine.
Donc, on va y aller au jour le jour.
On verra demain matin comment je me sens.
Et puis, on procédera voilà comme ça.
Mais ouais, ça me casse les couilles quand même.
Voilà, bon, forcément, j'en demande pas mal à mon corps ces derniers mois.
Donc, je me doute que les défenses ne sont peut-être pas au sommet du sommet.
Il y a des trucs qui traînent de fou.
La moitié de ma famille a chopé ce truc.
Ah, ce que je sais, c'est que je suis...
Voilà, moi, j'ai envie d'aller faire cette course en fait.
Ça fait 9 mois que je me casse le cul.
C'est vrai que ça m'embêterait d'arriver le jour de course
et de ne pas pouvoir juste montrer un peu le travail que j'ai fait ces 9 derniers mois quoi.
Ça me saoulerait d'arriver à 50% et comme ça me saoulerait de devoir annuler quoi.
Mais bon, c'est pas encore question de ça.
On va voir ce qui se passe.
Bon, c'est l'heure d'une petite update sur tout ça.
Lundi, je me réveille et tout d'un coup, presque plus de symptômes.
Vachement bien dormi pour le coup.
Franchement, je suis le premier surpris.
Mais je me dis bon, on va tenter une petite sortie de 2 heures tout tranquille à vélo
qui est passée super bien.
Mardi, je ne suis pas allé à la piscine pour être sûr.
Mais j'ai quand même fait une bonne petite séance de muscu là qui a fait du bien.
Et hier, à nouveau, 3 nuits de suite, plus aucun symptôme.
Je tousse encore un petit peu.
Mais franchement, c'est pas pire qu'avant que je retombe malade.
Et donc, j'ai décidé de tenter l'entraînement prévu ce jour-là.
Allez, dernier intervalle du dernier fractionné de ces prépa putain.
Et franchement, ça s'est super bien passé.
Alors évidemment, c'était méga dur.
C'était plus ou moins le dernier fractionné.
Donc, j'ai dû me reclure dans ma petite happy place.
Là où rien ne peut m'atteindre sur mon home trainer.
Mais bon, j'ai l'habitude depuis 9 mois.
Mais franchement, j'étais très content d'avoir pu valider ça.
Je suis même allé courir une heure après.
Histoire de valider que I'm back.
Ça monte, ça descend assez vite là, j'ai l'impression.
Putain, il y a un peu trop de rebondissement là.
Et je suis super content.
A la limite, je ne m'attendais pas vraiment à ce que ça disparaisse aussi vite que c'est venu.
Mais clairement, je ne vais pas me plaindre.
Parce que là, du coup, je suis en forme.
Je suis hypé à nouveau comme jamais.
Pour finir le taf que j'ai commencé à faire depuis un moment maintenant.
Et j'espère qu'il n'y aura plus de surprises d'ici la fin.
Parce que là, j'en ai un peu marre.
Je conclue gentiment cette semaine.
Je ne vais clairement pas me pousser plus que ça.
Le but, c'est de faire le volume tout doux.
Évidemment, ça ne sert plus à rien de me buter.
On n'est plus là pour s'entraîner.
On est là pour ne pas se désentraîner avant l'échéance finale.
Et ça commence tout de suite.
Parce que là, j'avais ma plus longue nage.
4200 mètres.
C'est validé.
C'était long, c'était pénible.
Je n'avais pas envie, voilà.
Un petit 6 heures de vélo et 184 kilomètres qui sont faits.
Suivi par une heure de course à pied à allure Ironman.
Sous 32 degrés là.
J'en ai marre.
Mais 7 heures de training validées.
Et le lendemain, c'est sur un bon 20 kilomètres que s'achève cette 37e et dernière semaine de prépa.
Ça y est, il ne reste plus que quelques jours d'affûtage avant que je décolle pour l'Estonie.
Et que j'ai l'occasion de fièrement me présenter à l'épreuve finale l'Ironman.
C'est la prochaine vidéo.
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